Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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13 février, 2019

Atelier d’écriture du 11 février 2018

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DEVOIR : 5 mots extraordinaires :

Ysopet – Nolis – Amiteux – Meldois – Hiraeth 

Atelier d'écriture du 11 février 2018

D’après une histoire vraie :

Journal local du 30 janvier 2019

Il était environ 19 heures hier soir quand Nolis, une jeune femme de vingt-six ans s’est attablée à la terrasse d’un restaurant amiteux du centre-ville.
Devant le regard sidéré des clients, elle a commencé à se masturber pendant le longues minutes.
A la demande d’une famille également attablée, le serveur lui a demandé d’arrêter. Nolis l’a rabroué sans ménagement :
-       Je meldois où j’veux ! lui a-t-elle rétorqué avant que ce dernier ne la jette manu militari dans la rue.
La jeune femme s’est ensuite assise sur un banc public et a continué à s’adonner au plaisir solitaire.
La police, appelé d’urgence, a remarqué qu’elle était en jupe et ne portait pas de sous-vêtements. L’agent de police Ysopet a déclaré :
-       C’est quand nous lui avons mis les menottes qu’elle a, apparemment, atteint l’orgasme, sûrement une SM ! Elle s’est mise à crier : Hiraeth !!! et c’est pour cela que nous l’avons amenée au poste car elle représentait une dangereuse menace d’attentat (à la pudeur !).
Fabienne

Hiraeth !

Hiraeth, s’écria l’enfant dépenaillé. Il venait de se réveiller de sa sieste. L’air un peu égaré, il se tenait sur le seuil de la cuisine salle à becqueter, un pouce dans la bouche, l’autre trainant le drap de sa couche. A sept ans, la famille Amiteux s’accordait pour ne pas lui accorder l’âge de raison. Nolis soit qui mal y pense ! C’était atavique leur répétait la tante Meldois dont l’esprit était embouteillé.
Le père, Ysopet Amiteux, était affalé dans fauteuil comme lui à l’âge avancé, empire. Il attendait sans impatience le moment béni de sa prochaine flatulence. La mère raccommodait  des chaussettes de marque Emmental. Elle préférait les repriser avant de les laver, question d’ambiance.
Maintenant, tous les trois étaient quasi immobiles à l’heure du quatre-heures. Ils attendaient que le lait chauffe sur la gazinière, ou bouille, ou reste froid. Rien ne gazait vraiment bien chez les Amiteux.
Soudain, un éclair de lucidité dans un ciel canari (serein, si vous préférez). La mère articula :
- T’as compris c’qu’il a dit ?
- Non ! Pt’être bien qu’il est autriste répondit le père, un œil sur sa femme l’autre sur son fils.
Ce strabisme divergent était un des rares bienfaits de son dernier AVC.
- En tous cas, on a eu raison de ne pas en faire d’autres, de môme, rétorqua la cousette. On aurait pu avoir pire, un homo ! Tante Meldois dit qu’on est tous des homo sapin.
D’autorité, le père Amiteux voulut avoir le dernier bon mot :
- On finira tous comme ça, dans le malaise, quoi n’y faire.
L’enfant, lâchant brusquement toute sa fureur mais pas son pouce, hurla derechef : Hiraeth !
Grâce à sa vision latérale, le père comprit enfin. Le perfide chat siamois, Pirate, avait sifflé tout le lait.
Bertrand

 

Jovial et amiteux, Gaël, le bout-en-train de la petite bande, était le préféré de Lina. Les petites attentions dont il la couvrait sous couvert d’une affectueuse camaraderie la touchait  sans doute beaucoup plus qu’elle ne se l’avouait. C’est ainsi que, pas plus tard qu’hier, il lui  avait rapporté, de sa balade au bord de l’Hiraeth, un petit bouquet d’ysopets et de nolis, les premières fleurs du printemps meldois. Lina, en bon  petit soldat, l’avait remercié un peu comme elle aurait remercié  son cousin  Vic, le sourire aux lèvres mais avec une certaine retenue.  Vic aurait bientôt 18 ans, presque un homme en somme. Mais… quant  à ce simple petit bouquet de fleurs des champs… Hum ! Un observateur plus attentif aurait remarqué le rose qui gagnait les joues de Lina et la petite toux sèche pour cacher l’émotion. Le temps des amours n’était plus très loin…
Patricia

Le vrai sens de ces mots :
Ysopet : recueil de fables au Moyen-Âge
Nolis : fret ou louage d’un navire
Amiteux : affectueux, aimable
Meldois : habitant de Meaux
Hiraeth : Mot gallois qui signifie la nostalgie d’un lieu qui n’a jamais existé.


Exercice
: une photo d’Édouard Boubat

image

Le choc avait été brutal et le bruit assourdissant. Certains habitants du vieil immeuble s’étaient précipités à leur fenêtre pour voir de quoi il retournait. D’autres, effrayés, s’étaient réfugiés derrière leurs volets clos, tentant vainement d’évaluer l’importance des dégâts en jetant un regard curieux entre les fentes serrées qui leur masquaient une partie de la scène.
-     C’est la voiture de Bernard, j’te dis, s’écria Violaine tout excitée. Il conduit trop vite et je suis sûre qu’il était encore en train de  téléphoner.
-       Tu crois ?
-       Ah ben oui ! Tiens ! le voilà qui sort de sa Twingo. Il a l’air un peu sonné mais il est entier et il tient sur ses jambes. Il a eu du bol cette fois ! Pas comme l’année dernière quand il a écrasé le chien d’la concierge ; pauv’bête … Tu t’rappelles ? Quelle histoire !
-       Ah ! mais tais-toi donc ; j’entends pas c’qui dit… Ah ! Vla les flics, ça va barder…
A l’étage au dessous, Hortense, bouleversée se serre contre Gontran :
-       Quelle horreur ! Un accident ! Et juste devant chez nous… c’est pas d’chance ! Je vais encore faire des cauchemars…. Oh ! Voilà l’ambulance ; il doit y avoir des blessés ! Notre voisin n’a pas l’air trop mal, c’est déjà ça ! Tu comprends , pour les autres bien sûr, c’est triste mais nous, on les connaît pas ; alors qu’est-ce que tu veux, ça fait pas la même chose… Ils amènent un brancard… Regarde ! c’est une femme qu’ils sortent de la voiture… Ben, elle a pas l’air toute jeune ! pourvu qu’il n’y ait pas un gosse derrière !
-       Oh ! Toi… toujours à imaginer le pire… pour une fois dis-toi que peut-être il n’y a rien de grave. Tu vois, elle vient de s’asseoir sur le brancard et parle à quelqu’un ; le médecin du SAMU sans doute … pour une fois, ils ont fait vite. Je sais pas qui les a appelés mais c’est du rapide !
-       Hé ! T’as vu Monsieur Martin, notre voisin du dessous ? Il en perd pas une celui-là. Je suis certaine qu’il a déjà téléphoné à sa mère pour tout lui raconter. Ça va la distraire la vieille. À cet âge-là, des distractions, on en a pas d’trop… Il paraît  qu’elle demande tous les jours à son fils de lui apporter le journal et crois-moi c’est pas pour la politique ou les faits divers. Non ! Son péché mignon c’est la rubrique nécrologique. On m’a dit qu’elle a fait la liste de ses copines et qu’elle coche au fur et à mesure. Quant à l’autre voisin du dessous, celui-là, ah ! Il fait pas d’bruit mais jamais un bonjour, même pas un signe de tête. Comme il cause pas, on sait jamais c’qu’il pense et les taiseux, moi j’aime pas trop ça ! Surtout dans un petit immeuble comme le nôtre, ya pas d’raison ! Heureusement qu’il y a Carmen  car sans la concierge on saurait rien de rien.
Patricia

 Prendre l’air

 Derrière mes volets je prends l’air, que je veux, quand je veux, mais caché. Mes voisins sont plus ouverts. Debout, accoudés, assis, agenouillés, ils ont l’air d’avoir l’air. A y réfléchir, prendre l’air c’est décoller, s’envoler, fuir l’endroit et le moment. Evidemment dans l’ombre, personne, volets clos. Vous ne le savez pas mais moi, j’habite en face. Derrière les jalousies j’attends. Un jour cet immeuble prendra feu !
Bertrand

Isidore Turpin se disait supérieur à tous les gens de l’immeuble. Il habitait effectivement au troisième et dernier étage de cet immeuble sis au 24 rue des Martyrs. De par sa position privilégiée, il avait une vue d’ensemble sur tous les locataires et connaissait tout de leur vie.
Ainsi, il était le seul à savoir que Monsieur Jean, son voisin du dessous, était l’amant de Madame Maréchal. Les Maréchal étaient mitoyens de Monsieur Jean, ce qui était très pratique les soirs où Hubert Maréchal travaillait de nuit. Quand il était de quart, Monsieur Jean se glissait subrepticement dans l’appartement des Maréchal dont Odile laissait la porte entrouverte. Et là, c’était un vrai festival !!! La douce et timide Odile se transformait en tigresse. Isidore était aux premières loges et prenait des notes…
C’était beaucoup plus joyeux que chez sa voisine de droite, qui apparemment, ne vivait que dans le noir puisqu’elle n’ouvrait jamais ses volets. Était-elle toujours en vie ? Nul ne le savait… Sauf Isidore… Mais il n’était pas du genre à cancaner.
L’appartement à sa gauche était loué par Simon Cohen. Tiens ! Tiens ! Un nom bien de chez nous, se disait Isidore… Simon était souvent absent, ses affaires, disait-il… Mais quelles affaires ? Un mystère… En tout cas, ça devait bien rapporter. Il suffisait de voir son coupé sport…
Au premier, il y avait les Dupont. Et pour Isidore, Dupont rimait avec « con ». Faut dire qu’ils n’avaient pas inventé les boutons à quatre trous ni le fil à couper le beurre… Ils étaient moches, racistes, intolérants et très catho… ce qui va souvent ensemble. Isidore les détestait, mais bien sûr, quand ils les rencontrait dans l’escalier, il les saluait toujours, question d’éducation ! Et cependant, ils étaient tellement insupportables que personne n’arrivait à vivre à côté d’eux et c’est ainsi que les appartements du premier n’étaient plus occupés depuis bien longtemps.
Isidore, finalement, se sentait bien dans cet immeuble dont il était en quelque sorte le roi…
Fabienne

Exercice : je ne m’en séparerai pour rien au monde !

J’ai un vieux pull tout râpé aux coudes et son encolure baille sans aucune élégance. Les couleurs, très vives, quand ma mère l’avait tricoté, ont perdu de leur éclat mais il est chaud et si doux que le porter me fait l’effet d’un merveilleux câlin.  Oui, je sais, mon armoire déborde de vêtements mais, seul, ce vieux machin tout abimé, fripé, usé jusqu’à la corde, sait me réconforter. Je ne m’en passerais pour rien au monde !
Patricia

Zaza, c’est mon chien… Enfin, ma chienne, mais pas que…
Zaza, c’est ma sœur, ma fille, ma mère, ma confidente…
C’est la seule qui est toujours là, quand les autres s’en foutent de moi…
Elle me connait comme je la connais…
Et quand je suis triste, elle vient m’embrasser et me câliner…
Elle est là aussi dans tous mes moments de joie
C’est ma compagne et je ne m’en séparerai pour rien au monde !
Fabienne

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