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28 janvier, 2019

Atelier d’écriture du 21 janvier 2019

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:29

DEVOIR : Dans la boutique du Docteur Héraclius, on peut trouver une quantité d’objets bizarres, insolites et même très rares. Cependant, sa spécialité c’est…

philtre

Dans la boutique du Docteur Héraclius, on peut trouver une quantité d’objets bizarres, insolites et même très rares. Cependant, sa spécialité c’est le filtre d’amour. Il en a pour toutes les occasions et pour tout le monde car le Docteur Héraclius est un féru d’amour. Il voudrait que le monde entier s’aime, il a horreur de la haine, de la violence et trouve que l’amour est ce qu’il y a de plus beau chez l’homme et même chez la femme ! Alors, il fabrique des filtres, tous différents selon les destinataires. Sa plus grande réussite est le filtre moyen orient : pour que tous les arabes adorent tous les juifs. Malheureusement, son brevet n’a pas encore été déposé, mais il espère bien que ça ne saurait tarder…
C’est bien sûr grâce à lui que de grandes personnalités comme Marylin Monroe et Kennedy, Rainier et Grace Kelly, Maria Callas et Onassis se sont rencontrés et aimés. Mais  ce n’est nullement sa faute si certaines histoires ont mal finies, il n’en est pas responsable, les intéressés ont aussitôt cessé de boire la potion magique sitôt l’élu de leur cœur trouvé. Tout le monde sait pourtant bien que l’amour s’entretient et que rien n’est jamais acquis. Pour que leur amour devienne éternel, ils devaient en prendre un verre chaque semaine. Il l’a d’ailleurs bien recommandé à William et Kate.
Il se souvient que le filtre d’amour pour Maria Callas lui avait donné beaucoup de mal. Il avait dû y incorporer un chant de rouge-gorge, le souffle chaud de l’océan un soir d’été et de la poussière de diamant…
Comme j’aime beaucoup mon pote Arnaud, je suis allée voir le docteur Héraclius pour qu’il lui concocte un filtre pour qu’enfin il trouve celle qui fera battre son cœur. Il a mélangé beaucoup d’humour et de générosité, une pointe de romantisme (ça peut toujours servir) et du champagne. Il ne faudrait cependant pas qu’il tarde trop à venir le voir car tous ses breuvages ont une durée limitée dans le temps. Alors Arnaud, dépêche-toi. Si tu ne connais pas son adresse, je te l’envoie par mail.
Fabienne

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Dans la boutique du Docteur Héraclius, on peut trouver une quantité d’objets bizarres, insolites et même très rares. Cependant sa spécialité c’est… le fœtus !

Vous entrez et d’un seul coup d’œil selon votre accoutrement il vous juge digne ou non de vous recevoir avec affabilité. S’il estime que vous êtes apte à apprécier sa collection (et, croyez-moi, il est extrêmement perspicace !) il vous entrainera dans une petite pièce de son arrière-boutique pour vous la montrer fièrement. Là, dans une demi pénombre à peine teintée de lumière orangé, sont conservées dans des bocaux de verre remplis de formol, toutes sortes de formes étranges classées par ordre croissant de taille : tout petits fœtus de souris, d’opossums (minuscules) de serpents (beurk !) de dauphins (adorables…) de guépard (exceptionnels) de kangourous (une rareté) de baleines et d’éléphants (énormes !)…
Vous vous extasiez ? Vous manifestez votre admiration pour le Docteur Héraclius ? Alors vous êtes digne d’entrer dans le domaine le plus secret, l’endroit que seuls quelques initiés (dont je fais partie) connaissent. Vous vous acquitterez de la modique somme de 20 euros et vous signerez l’engagement solennel de ne pas divulguer ce que vous aurez vu : là, sous la tendre lueur des bougies, 331 fœtus humains atteints de malformations dorment, chacun sur son socle de velours rouge. C’était la « collection » de l’hôpital Saint-Antoine, collection tout à fait privée et illégale puisqu’on aurait dû incinérer ces petits corps souffreteux ou leur donner une digne sépulture. Quand cette macabre découverte a été faite, on s’est demandé comment se débarrasser de cet encombrant fardeau. Impossible de rendre ces enfants à leurs parents : il aurait fallu expliquer qu’on les avait conservés sans leur autorisation, et puis certains étaient là depuis plus d’un siècle ! Les fourrer sans plus de façon dans la chaudière ? Cela  évoquait les atrocités qu’on voulait oublier…
Le centre de tératogenèse a eu alors une idée lumineuse (et financièrement intéressante) : organiser une vente aux enchères secrète en contactant certaines personnes susceptibles d’être intéressées (et discrètes, cela va de soi). Les enchères sont rapidement montées et le Docteur Héraclius les a remportées. Il se murmure que l’hôpital a empoché quelque 150 000 euros (ce qu’Héraclius ne contredit pas) !
Vous avez tant insisté pour connaître le mystérieux Héraclius et son secret que je me suis laissé aller à la confidence… J’avais pourtant promis le secret… être parjure ? Impossible ! Vous comprenez ce qui va vous arriver maintenant ? Je vous prie de m’excuser mais c’est inévitable…

Je tâcherai de faire vite et bien, n’ayez pas peur.
Huguette

La plaque

Dans la boutique du Dr Héraclius, on pouvait trouver une quantité d’objets bizarres, insolites et même très rares. Cependant sa spécialité, c’était la coutellerie.
Que vous ais-je dit ? Ce n’est pas Héraclius, patronyme byzantin, mais bien Cornélius que se nomme mon ami, le mystérieux docteur Cornélius.
Replaçons-le dans son environnement. Comme pour tous les islandais, son patronyme vient uniquement de son père. Lui-même, son père, avait été prénommé à la naissance Oraefaajökull, le nom du plus haut volcan de l’île. Une taille de 57 cm explique peut-être l’enthousiasme des parents à l’état civil. Ceci dit Cornélius a donc un patronyme imprononçable et son prénom est devenu son nom d’usage. Ses enfants se nommeront Cornéliusson ou Corneliusdottir.
Le titre de docteur lui a été décerné deux fois. En philosophie ésotérique après des études de 4 ans. Il est aussi doctor of Arts d’une université suédoise. C’est dans ce pays qu’il a connu sa femme. Comme on pouvait le supposer celle-ci est grande, blonde et très indépendante. Elle refuse de vivre en Islande pourtant pays de l’équité femme-homme.
La soixantaine svelte, Cornélius porte beau et grand. Visage carré, glabre, basané comme un marin, il a le front haut des intellectuels. Ses cheveux blancs mais très denses sont courts et il n’a jamais besoin de se coiffer, même par grand vent. Son nez droit, un peu fort, est encadré de deux yeux étonnants, des yeux de chat. Ses prunelles bleues céruléennes deviennent vertes à la lumière artificielle. Elles sont en amande allongée. Il faut être grand quand on le regarde en face. Si on l’ose, on se surprend à rechercher la pupille verticale des félins. Ce viking musclé est élégant, distingué, même quand il porte un pull Lopi sur ses larges épaules. Le motif jacquard avec empiècement circulaire accentue cette impression de force flegmatique. Cet homme a tout pour plaire mais aussi pour intriguer.
Sa boutique m’avait été conseillée par des amis finlandais qui l’avaient visitée cinq ans auparavant, un lieu comme nulle part ailleurs. En 2008, la crise des subprimes avait mis  en faillite l’Islande et toute la famille de Cornélius. Des dizaines de ces normands avaient vu leurs économies se volatiliser et leurs banques calancher. Le suédois, comme on appelait mon ami, était alors rentré au pays. Il avait amené ses couronnes dont la valeur avait décuplé. Il racheta à un prix correct toutes les collections que sa nombreuse parenté avait accumulées depuis des siècles. Par tradition les vikings pillent, sans discernement.
Pour loger tout cela, il avait fait l’acquisition d’une très grande maison, en banlieue de Reykjavick. A l’étage, il habitait seul au moins la moitié de l’année. Le rez-de-chaussée avait une vingtaine de pièces d’exposition et les sous-sols étaient labyrinthiques. Il y avait même un abri antiatomique tout confort dont les parois vibraient à chaque éruption volcanique. Cornélius vous faisait visiter sa terrasse chauffée par géothermie, par tous les temps ou presque. Il était très fier de la vue à la fois sur la mer et sur les monts Akafiall.
Mais c’était un homme des cavernes. Tous ces objets familiaux mais aussi ceux rapportés de ses nombreux voyages lointains occupaient ses journées. Rarement, quand il hésitait sur le classement d’un item, il consultait par internet un aréopage d’une douzaine d’érudits disséminés dans le monde entier, le plus souvent dans des coins reculés.
Je vous ai parlé de coutellerie. Mais je ne saurais définir précisément sa spécialité. Parmi les néologismes possibles j’évoquerais lamologie ou encore plaquologie. Le deuxième mot, mal forgé, est le plus explicite.
De grandes tables vitrines exposent des couteaux de tous pays dans le magasin de Cornélius. Les outils nordiques,  inuit, lapons, sami sont privilégiés. Ils sont reconnaissables à leurs manches de bouleau avec des rondelles de corne de rennes ou d’autres cervidés. Néanmoins, il s’est vite passionné pour l’obsidienne. Cette pierre est le résultat d’une vitrification de silice à très haute température et à très haute pression, accouchée par le ventre de la terre. Rien de plus normal pour un islandais, qui plus est fils du grand volcan, que d’étudier ce matériau volcanique cabalistique. Par exemple, il avait visité les aïnous au nord du Japon, qui depuis des siècles, savent fendre l’obsidienne. A l’exemple des silex de l’homo sapiens, ils en font des lames. Cornélius s’était rasé avec ces feuilles naturellement affutées. Il savait que les chefs de tribus des temps anciens offraient des psychés d’obsidienne à leurs plus belles ou plus savantes maîtresses. Chez les mayas elles y lisaient l’avenir, miroir mon beau  miroir. L’obsidienne verte, celle de Teotihuacan était la plus rare. C’était celle des rois, celle de ceux que l’on regarde en face. Méfiez-vous de ces obsidiennes bleues faussement magiques que des gourous mercantiles vous proposent sur internet. Ce ne sont que des bouts de verre, de la verroterie, des colifichets pour les gogos que nous sommes.
J’ai connu Cornélius il y a sept ans. Il n’a plus de frères. Ses ainés ont gagné le Valhalla. Je suis souvent là, à ses côtés, le compagnon finlandais, l’homme des bois, l’allocutaire de ses silences.
Un soir il m’a montré cette pierre, la perle de sa collection. Une plaque triangulaire d’un pied de long, épaisse de 4 à 5 centimètres en son centre. Une base de dix centimètres à peu près, prolongée d’un court manche légèrement recourbé, du même… métal. C’est magnifique ! Ce noir luisant et puissant est magnifique. Que sais-tu d’elle ? Me suis-je extasié !
Je la tiens du petit-fils d’Amundsen, indirectement. La famille a fait faillite. Oui, cela n’arrive pas qu’aux islandais, aux norvégiens aussi ! Les marchands, avertis, ont vandalisés la maison du grand-père. Certains ont creusé dans le jardin. L’un d’eux sachant que j’aimais les obsidiennes m’a contacté. Dès que j’en ai vu la photographie, j’ai pris l’avion. Le magnétisme de l’objet m’avait déjà touché. Le bougre m’en a demandé dix mille euros. J’en aurais donné cent fois plus. Dès que je l’ai eue en main j’ai su…que je ne savais rien et qu’elle pourrait tout m’apprendre. Alors j’ai creusé, fouillé les bibliothèques. Où l’avait-il trouvée ? La famille Amundsen m’a reçu. Ils m’ont ouvert les archives personnelles du grand aventurier. Personne n’en avait voulu. Il semblait qu’on connaissait tout du personnage de légende célèbre dans le monde entier. J’ai retrouvé la description manuscrite de ce qui a fait sa gloire. En décembre 1911, il atteint le pôle sud. Le lendemain, c’est le retour. Le ciel est radieux ce qui est rare à cet endroit d’altitude balayé par les vents de neige.
Roal Amundsen aperçoit non loin un sérac de bonne taille aux formes aigues. Laissant ses quatre compagnons s’occuper des chiens, il se rend vers le bloc de glace bordé comme souvent par des crevasses. Dans l’une d’elles est fichée l’objet noir. Il le prend et le met à l’abri contre son torse, sous sa fourrure de loup. Un sourire se lit sur le visage craquelé par le gel, qui ne le quittera plus. Je suis persuadé, me dit Cornélius, que c’est grâce à cet objet que son expédition est revenue, contrairement à celle de Scott. Cependant, onze chiens sur cinquante deux avaient survécu, épuisés ou mangés.
Après une vie d’aventures incroyablement risquées, Amundsen est mort en hydravion, près de l’île aux ours, en Norvège. Quelque chose semblait le protéger.
La première fois que j’ai vu la pierre, elle m’a fait une impression farouche, entre l’admiration et la peur. Je n’ai pas osé la toucher. Cornélius peut en parler durant des heures. Un jour j’écrirai tout cela et vous en serez bouleversés. Quand Cornélius me le permettra.
Bertrand

boule

Dans la boutique du docteur Héraclius, professeur de sciences naturelles à la retraite, on peut trouver une quantité d’objets bizarres, insolites et même très rares.  Cependant, sa spécialité c’est  «  la boule à neige à mouvement perpétuel ». Inutile de la secouer !  A peine les flocons ont-ils atteint le sol qu’ils remontent lentement mais, grâce à un jeu d’optique, impossible de distinguer le mouvement ascendant ! Ainsi, les légers flocons semblent inlassablement achever leur course duveteuse sur les pentes immaculées d’une colline où, face à un chalet de bois, trône un éternel bonhomme de neige. Les clients en sont friands et c’est avec cet objet d’allure modeste mais dont les propriétés sont exceptionnelles que l’heureux propriétaire de la boutique a fait sa renommée. Et oui ! C’est qu’on vient de toutes les stations de ski environnantes pour ramener chez soi  ce souvenir original ! Et le plus étonnant c’est que le docteur Héraclius n’est pas un simple commerçant ou même un occasionnel inventeur de génie. Non ! Son arrière-boutique abrite toutes sortes de mécanismes extraordinaires. Tables et étagères en sont couverts. Chacun de ces étranges trésors ouvre des perspectives fantastiques et comme la tête du docteur Héraclius est encore pleine de rêves, l’humble boutique ne suffira bientôt plus pour accueillir tant de futures merveilles. En particulier pour sa dernière invention dont la taille imposante posera assurément un problème. Mais chut ! Ceci est une autre histoire…
Patricia

Exercice : Sur une feuille de papier, chacun écrit une phrase qu’il fait ensuite passer à son voisin qui rajoute 3 mots.
Les feuilles sont ensuite distribuées pour y écrire un texte commençant ou finissant par la phrase et contenant les 3 mots obligatoires.

1 – Le lait de ma nourrice était normand. Je n’en ferai pas un fromage – sourire – bleu – chaussure

Le lait de ma nourrice était normand. Je n’en ferai pas un fromage. Elle ma transmis son sourire. Par ailleurs, chose étrange, j’avais les yeux bleus et les cheveux blonds comme elle, alors que le reste de ma famille avait les yeux marrons et les cheveux bruns. Je grandis sans souci car elle me donna plus d’amour que mes parents et m’aima plus que mes frères et sœurs. J’étais le dernier d’une noble famille de neuf enfants.
A mon adolescence, mes parents licencièrent ma nourrice car ils avaient décidé de m’envoyer en pension. Ma vie changea. J’ai été mal dans ma peau jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans, jusqu’au jour où je la retrouvai. J’avais de nouveau chaussure à mon pied. Je la voyais régulièrement et elle me traitait toujours comme si j’étais son enfant.
Arnaud

2 – Il se réveilla en sueur. Un bruit l’avait tiré de son sommeil. A tâtons, il se leva, cherchant vainement le bouton électrique… Il ne le trouva pas. Il se rendit compte alors que, sous ses pieds, ne se trouvait plus al moquette habituelle – poire – poignée – ponte

Il se réveilla en sueur. Un bruit l’avait tiré de son sommeil. A tâtons, il se leva, cherchant vainement le bouton électrique… Il ne le trouva pas. Il se rendit compte alors que, sous ses pieds, ne se trouvait plus al moquette habituelle… non ! A la place, c’était du carrelage… froid…
Il avança doucement. Où était-il ? A la faible clarté de la lune à travers une fenêtre, il arriva devant une porte. Il appuya sur la poignée et se retrouva dans la cuisine. Sur la table, une corbeille de fruits.Machinalement, il prit une poire bien juteuse..
Il avait très envie de pisser. Mais où étaient les toilettes dans cet appartement qu’il ne reconnaissait pas ? Il reprit le couloir par où il était venu. Il y avait quatre portes, dont la dernière, celle d’où il venait, était ouverte.
Le première, c’était le bureau : ordi en écran de veille, jeux vidéo, enceintes audio, paperasse… Il la referma…
La deuxième porte ouvrait apparemment sur une chambre d’amis : lit deux places, sans draps. Chambre nue, sans aucune décoration.
Il en était sûr maintenant, la troisième porte ouvrait sur la salle de bain et  les toilettes.
Il ouvrit franchement. Quelle ne fut pas sa surprise d’y trouver… un poulailler !!! Les poules dormaient, mais à son entrée, quelques-unes commencèrent à caqueter. Soudain, un coq chanta à tue-tête… Et il se réveilla pour de bon, dans son lit… Quel est l’idiot de ses copains qui avait changé la sonnerie de son réveil ?
Fabienne

3 – Il avait fait tomber ses clés dans la poubelle du voisin, avant de partir au travail. Comme chaque matin, à 9h30, il analysait les déchets de la maison d’à côté – lunettes – apercevoir – sauna

Comme chaque matin, à 9h30, il analysait les déchets de la maison d’à côté. Chaussé de lunettes grossissantes, il les examinait un par un dans l’espoir de trouver la pépite d’or, le minuscule diamant que son voisin, aurait laissé par mégarde filer dans ses ordures. Car son voisin était un artisan bijoutier célèbre qui travaillait l’or, l’argent, le diamant et les pierres précieuses…
Ce matin-là, comme à son habitude, il ne trouva rien… Mais sans le savoir, il avait fait tomber ses clés dans la poubelle du voisin avant de partir au travail. Quand il s’en aperçut, c’était la fin de l’après-midi. Les éboueurs étaient passés… Il se décida à sonner chez son voisin, au cas où… Celui-ci le reçut dans son sauna :
- Entrez donc, cher ami, je vous attendais !
Désarçonné par cet accueil, il ne sut que répondre.
- Rejoignez-moi donc ! dit le voisin avec un sourire engageant… Et prenez un verre avec moi… Ne soyez pas timide !
- Heu…
- Je sais que vous me portez un grand intérêt
- Ben, heu…
- Je vous observe chaque jour. J’ai donc retrouvé vos clés.
- Ah ! Merci !
- Venez donc plus près, nous allons devenir amis. Je vois que mon métier vous passionne.
- C’est ça, oui…
- Je vais tout vous apprendre ! Détendez-vous ! Vous allez voir, vous adorerez !
Huguette

4 – Elle devait faire quelque chose mais elle ne se rappelait plus ce que c’était. D’ailleurs, depuis quelques temps, elle ne se souvenait plus bien… et même plus du tout – parapluie – miracle – souviens-toi

Elle devait faire quelque chose mais elle ne se rappelait plus ce que c’était. D’ailleurs, depuis quelques temps, elle ne se souvenait plus bien… et même plus du tout.
L’orage enflait et elle savait qu’elle devait impérativement sortir
- Mais bon dieu de bon dieu ! Où ai-je pu ranger mon parapluie ? Allez, Yvonne, fais un petit effort, souviens-toi !
Hélas ! Il n’y eut pas de miracle et Yvonne partit tête nue sous la pluie pour une destination inconnue, ne sachant même pas où ses pas la menaient…
Il fallut toute la débrouillardise de son fils Gontran pour la retrouver, dégoulinante et désespérée sur un banc du jardin public. L’orage était passé, mais dans sa tête, il grondait toujours.
Patricia

5 – Tout le bruit que fit cette histoire était parfaitement inattendu. La vie de Marie-Madeleine en fut bouleversée – vent – supposer – frire

En décembre 1999, une énorme tempête déferla sur la France. Des vents violents décimèrent des forêts entières, arrachant des chênes plusieurs fois centenaires.
Marie-Madeleine, une octogénaire alerte et vigoureuse habitait une maison dans un petit village vosgien, particulièrement isolé, sans aucun moyen de communication. Elle ferma toutes les issues – portes, fenêtres et volets – et, éclairée à la bougie, continua sa lecture. Elle relisait tout Victor Hugo…
A supposer qu’elle fût au courant des évènements, cela n’aurait rien changé à ses habitudes, pense-t-on.
Sur son poêle à bois, elle fit frire quelques pommes de terre, mais, passionnée par Victor, elle ne se rendit pas compte qu’une petite brindille avait mis le feu à son tapis. Le feu se propagea rapidement, embrasant la maison tout entière. Elle ne trouva son salut que dans la forêt pourtant dévastée. On la retrouva à demi gelée, dans le creux d’un arbre. Tout le bruit que fit cette histoire était parfaitement inattendu. La vie de Marie-Madeleine en fut bouleversée.
Marie-Hélène

6 – L’arbre était immense… et creux. Sur son tronc noueux, une sorte de visage apparaissait, surmonté d’une touffe de feuilles d’un vert luisant – tambour – naufrage – horizon

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A l’aube du troisième jour

Anatjari est né dans la tribu de Keano et il y a grandi, entouré de ses frères et de ses cousins. Ses sœurs et cousines, elles, grandissaient dans la tribu voisine, appeler Koane. Il trouvait que son enfance avait été heureuse et il était désormais temps pour lui de devenir un guerrier. Il devait partir le lendemain vers le grand rocher sacré. Il retrouverait là-bas d’autres jeunes de son âge. Un campement était installé depuis plusieurs centaines d’années. Les apprentis guerriers devaient y passer un an sous la surveillance du vieux sage Lone. Ensuite, il pourrait entrer dans la tribu des femmes en vainqueur et l’une d’entre elles pourrait le choisir comme époux.
Anatjari attendait ce moment avec impatience, alors il regroupa joyeusement ses affaires dans sa pirogue et se mit à pagayer vers l’horizon. Il rama pendant deux jours, pêchant du poisson pour se nourrir.
A l’aube du troisième jour, son embarcation fut prise dans des rapides. Anatjari n’était pas habitué à manœuvrer avec un courant si fort et il ne tarda pas à faire naufrage. Sa pirogue s’était cassée sur un rocher. Le jeune garçon fut emporté par le courant et il ne réussit qu’à rattraper son petit tambour qui dérivait à côté de lui. Le courant finit par le déposer sur la rive. Anatjari reprit son souffle et se reposa quelques minutes.
Il n’avait plus d’outils avec lui pour lui permettre de se faire une embarcation, même sommaire. Alors, il décida de s’avancer dans la forêt alentour, peut-être y trouverait-il une tribu…
Le jeune homme se fraya un chemin dans les branchages et les herbes hautes. Il prit garde à ne pas marcher sur un serpent ou un scorpion. Au loin, il entendait les cacatoès chanter. Il se dirigea vers leur voix car il y aurait sûrement des arbres à fruits à côté. Soudain, Anatjari arriva dans une sorte de clairière. Il y avait des milliers d’oiseaux perchés sur un arbre immense… et creux. Sur son tronc noueux, une sorte de visage apparaissait, surmonté d’une touffe de feuilles d’un vert luisant.
Claire

Exercice : A la manière d’une recette de cuisine, écrivez la recette du gâteau du bonheur

gateau-bonheur

Prenez une bonne base de pâte d’amour. Mettez-la quelque temps au frigo pour qu’elle ne dessèche pas ; puis, sortez-la et pétrissez-la bien de vos mains. Il faut vraiment y mettre tout votre cœur. Faites une pâte mixte : amour filial, amour maternel, amour de l’autre… ce sera plus facile à utiliser.
Montez de l’humour et des rires en neige pour qu’ils soient tout légers. Les étaler sur la pâte. Ajoutez-y une grosse part d’amitié. Elle nourrit bien, même si l’amour n’est plus là. Ajouter un soupçon de fantaisie et une pincée d’érotisme. Faire cuire au four longtemps, en alternant feu doux et feu vif.
Lorsque le gâteau a pris une bonne teinte et ne pourra plus retomber, sortez le et décorez le avec un peu d’argent. Oui, on le sait, ça ne fait pas le bonheur, mais ça aide.
Ce gâteau a une particularité très singulière : plus on le partage, plus il y en a !
Fabienne

Recette du gâteau qui fait un malheur !

Tout d’abord, la pâte. Beaucoup d’amandes, des tas d’amandes à faire jouir une aubergine. Des amandes enfarinées, malformées, écrasées avec leurs coquilles. Passer au mixer et le casser. J’ai horreur des robots ménagers. Ils fibrillent trop vite.
Une fois la pâte obtenue, l’étaler, avec beaucoup de trous. L’idéal serait un seul gros trou qui prendrait presque tout le moule. Mais c’est trop… ou trop peu. Arroser d’un café mal passé avec marc (Marc est imbuvable), type jus de chaussettes, elles aussi trouées. Mettre beaucoup d’Amaretto (les deux bouteilles de 50) pour le gâcher. Ajouter un dé de mascarpone pour faire envie sans faire croire. Remuer anarchiquement dans le moule l’appareil sans pareil. Faire dépasser sur les côtés pour salir le four.
Faire cuire 71 ans et voilà, c’est gagné !
Bertrand

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