Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

12 décembre, 2018

La Fête de l’atelier – 10 décembre 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:28

Prenez des amis géniaux, de bons petits plats, d’excellents vins ou Champagne et vous aurez une soirée TRÈS TRÈS RÉUSSIE !!!!

Au fond, Arnaud et Hélène, puis Bertrand et Patricia. De dos, Françoise et un bout de Marie-Hèlène

Au fond, Arnaud et Hélène, puis Bertrand et Patricia. De dos, Françoise et un bout de Marie-Hèlène

 

Au fond, Chloé, Huguette, magnifique et un morceau de Lucile sur fond de superbe coucher de soleil !

Au fond, Chloé, Huguette, magnifique et un morceau de Lucile sur fond de superbe coucher de soleil !

 

Là, on voit mieux Marie-Hélène et Françoise toujours de dos !

Là, on voit mieux Marie-Hélène et Françoise toujours de dos !

Un petit morceau de Loup, et tous les autres occupés à manger de bonnes choses !!!

Un petit morceau de Loup, et tous les autres occupés à manger de bonnes choses !!!

Un magnifique cadeau pour moi !!! Ils sont trop gentils mes amis !!! Zut, je m'aperçois que j'ai oublié de mettre la boite de chocolats !

Un magnifique cadeau pour moi !!! Ils sont trop gentils mes amis !!! Zut, je m’aperçois que j’ai oublié de mettre la boite de chocolats !

On n’a pas beaucoup travaillé !!! Forcément, pas le temps, mais on a quand même fait le devoir !!! (enfin, certains…)

DEVOIR : Tous les participants doivent écrire un conte de Noël se terminant par : « c’est vraiment une ordure ».

le-pere-noel

C’est vraiment une ordure !

En cette fin d’année 1980, le père Noël était dans une fureur paroxystique ! Un film venait tout juste de sortir, un film dont tous les enfants parlaient, qui les faisait rire aux larmes, et ce film c’était « le père Noël est une ordure ». Et quand le pauvre père Noël avait lu les lettres qu’on lui adressait, il avait constaté avec horreur que 89% des commandes  étaient le DVD de ce film…
Une telle offense était intolérable. Il en voulait à la terre entière : le réalisateur, les acteurs, les spectateurs, les parents et les enfants. Surtout les enfants !
Autrefois, se disait-il, jamais aucun bambin n’aurait osé prononcer cette phrase : « le père Noël est une ordure ». Autrefois, ah ! Autrefois, les parents savaient éduquer leurs enfants, perpétuer les belles croyances… On l’aimait et on le respectait, même quand on ne croyait plus en lui… C’était le bon temps, celui où dans chaque foyer, l’attendait un biscuit, un bol de lait chaud, un petit cadeau, une délicate attention.
Cet affront causa un tel bouleversement dans sa pauvre vieille tête qu’il en perdit la boule.
AH ! AH! Ils allaient voir ! On voulait le tourner en dérision, l’humilier, et bien rirait bien qui rirait le dernier, de dit-il en enfilant sa houppelande qu’il avait teinte en noir et en sautant dans son traineau. Les rennes ne le reconnurent pas et s’emballèrent, parcourant le ciel en zigzaguant à la vitesse de la lumière… Les quelques personnes qui levèrent la tête ce soir-là virent des éclairs zébrant les ténèbres d’une inquiétante manière tandis que les sabots des rennes martelaient la nuit  dans un vacarme infernal.
Le père Noël avait rameuté tous les lutins à son service et ils faisaient leur possible pour le suivre dans sa sarabande. Ils avaient pour mission de récupérer tous les jouets que tous les parents déposaient désormais sous l’arbre puisque aucun ne faisait plus confiance au vieux bonhomme. Pas un ne leur échappa, aucun foyer, aucune cabane, aucune hutte, même la plus pauvre…
Alors le père Noël, sous ces sapins vides, déposa une crotte de renne sur laquelle sa carte de visite était plantée. Tous les foyers, toutes les cabanes, même la plus pauvre  hutte, y eurent droit !
Puis il remonta chez lui pour tranquillement siroter un whisky de douze ans d’âge en savourant par avance  la sidération des enfants et leur déception. Il riait aux éclats en imaginant leurs bouilles en larmes…
Vous vous demandez ce qu’il fit de tous ces jouets collectés ? Vous croyez peut-être qu’il les distribua aux pauvres, aux sans abri, aux sans rien ? Que nenni ! Il les écrabouilla tous pour en faire des sculptures post-modernes qui allaient rivaliser avec celles de César.
Ce père Noël-là n’était ni Zorro ni Robin des bois, ce n’était pas un justicier, c’était vraiment une ordure !
Huguette

fauteuil

Ordure !

Non ! Ne me regardez pas. Je suis ignoble, repoussant. Non, vous-ais-je dit. Or çà, vous n’avez pas pu vous en empêcher. L’abjection attire le regard, puis les commentaires.
Jadis, j’étais beau. Le dos large, les bras puissants, les pieds délicats. J’avais un certain style. S’il fallait se sentir distingué, on me préférait. Voyez le désastre. Qui me reconnaîtrait ? Toutes mes anciennes photographies ont été détruites. Je suis hideux, sordide. Vous continuez de me contempler ? Vous avez l’esprit bien sadique. Ne ressentez-vous pas l’infamie ? Je ne suis plus qu’une balayure, une rognure, un coprolithe… Le pire est que celui qui m’a transformé en immondice en est fier.
Quelques heures, quelques jours, quelques mois plus tard. On ne sait, le temps ne s’écoule plus vraiment dans le monde de la laideur.
Je vis un rêve, un conte de fée ! Corice, ma belle marraine s’est penchée sur moi, du moins sur ce qu’il en reste. Étant son filleul, elle m’a trouvé un formidable prénom : Ulysse. Elle m’a promis que je serais célèbre, que je voyagerais beaucoup et pas seulement parmi les îles grecques. Étrangement, mais je ne lui en veux pas, elle aime beaucoup mon tourmenteur. Elle le désigne à tous comme Arman, mon amant. Elle l’a convaincu qu’il devait me montrer à tous, surtout dans cet état. Si vous saviez comme elle est belle. J’aurais tant aimé qu’elle me chevauche. Je sais pourtant que je ne partagerai pas son intimité, et pour cause.
Voilà ! C’est décidé. Mon phantasme, mon délire ambitieux se réalise. Nous partons tous pour Paris. Demain, par avion spécial, tout confort en première classe, dans la ouate. A l’abri du moindre accroc, du moindre choc. Je n’aurais jamais imaginé cela. Après m’avoir rendu immonde et même turpide, on veut maintenant me conserver in integrum. La moindre poussière nuirait à mon image. Quelle ironie !
Haut les cœurs ! Je vais être célèbre. Le clou de la revue, au centre de toutes les attentions, pendant trois mois. La plus belle salle, la plus vaste, nous sera réservée. Des dizaines, des centaines, des milliers d’amateurs, de curieux, d’intellectuels, d’esthètes passeront et repasseront devant le cube de verre transparent où je trônerai. Je lirai tout de leurs expressions. La surprise, le dégout, l’ironie, la peur, l’admiration, la réflexion, l’interrogation, jusqu’à l’extase métaphysique. Toutes les célébrités viendront faire leur cinéma devant moi. Cela va-t-il me rendre plus beau ? Si vous êtes affreux jusqu’au méprisable et qu’une seule personne au monde vous dise que vous êtes beau. Alors, alors…
Cette exposition des œuvres d’Arman terminera l’année 2010 au Centre Pompidou. Elle s’intitulera « Poubelles » au pluriel. J’en serai la star, moi Ulysse, le fauteuil cassé et carbonisé, coulé dans la résine noire, pour les siècles des siècles. Je vais choquer le bourgeois qui est en vous.
Quand vous sortirez de Beaubourg, je suis sûr que vous vous poserez la question : « c’était vraiment une ordure ? »
Bertrand

Il était une fois, très très loin dans le pays du froid et des glaces éternelles, un petit lutin qui s’appelait  Balthazar. Balthazar était un lutin mais un lutin très méchant qui ne pensait qu’à embêter les autres et à créer des disputes. C’est vrai que quand on connaissait un peu ses  histoires de famille on comprenait  pourquoi il était toujours, toujours en colère mais quand même, il était vraiment très méchant !
Ainé d’une fratrie de douze enfants, il avait dû aider sa pauvre maman, toujours dépressive et fatiguée,  à élever ses frères et sœurs car son père, ivrogne notoire ne travaillait guère et buvait toute sa paye.  Cet homme était si violent que lorsqu’il tabassait femme et enfants, il ne s’arrêtait  qu’à la vue  du sang giclant sur les murs  et, évidemment, quand il avait trop trop bu (ce qui arrivait quasiment toutes les fins de semaine), il ne distinguait plus filles ou garçons et violait au hasard, selon ses capacités, un ou  deux  membres  de sa famille.
Bien évidemment, ayant grandi dans cette ambiance délétère, la faim au ventre et la rage au  fond de l’âme il ne fallait pas s’attendre à en faire un enfant de cœur mais quand même Balthazar  était devenu très très méchant !
Une année, en souvenir de tous ces noëls qu’il n’avait pas fêtés, il décida de frapper un grand coup en cette période de joie et de ripaille qu’il exécrait.  Il prit donc la plume (en fait l’ordinateur parce qu’il était moderne et que ça allait beaucoup plus vite) et adressa un mail à tous les parents  les informant des difficultés exceptionnelles d’approvisionnement en jouets suite à de brusques avaries sur les chaines de montage des usines chinoises et indiennes. Les prix allaient donc monter en flèches d’autant que, compte-tenu de la pénurie, les jouets fabriqués dans les autres pays seraient également hors de prix. Avec ces fausses informations il espérait créer des mouvements de foule impossibles à gérer  et mettre le bazar  dans toutes les villes. Emporté par son désir de vengeance, Balthazar ne pouvait s’en tenir  à si peu de choses. Il fit donc courir d’abominables rumeurs : les jouets restant sur le marché seraient tous de piètre qualité et même dangereux.  Il paraitrait qu’on ait pu constater d’importantes  émanations toxiques dues à  certains composants. Des enfants auraient été hospitalisés… certains seraient même morts dans d’atroces souffrances… Quand aux petits enfants on leur révéla, sans ménagement, que leurs géniteurs étaient de fieffés menteurs. Cette histoire de père Noël n’était qu’une intox destinée à les berner et à tenter de les assagir.  Bref ! On les avait pris pour de sombres idiots ; il ne fallait donc faire confiance à personne et surtout pas aux parents, ces créatures malfaisantes qui infligeaient des punitions et limitaient les heures d’accès aux jeux vidéo. Comme balthazar l’avait espéré, ce fut une belle pagaille et un scandale mémorable !
Hélas ! Malgré  cette brillante action coup de poing destinée à lui servir d’exutoire, notre petit lutin méchant s’étouffait toujours dans sa rancœur. Ne connaissant rien aux vertus apaisantes du pardon et de la gentillesse, il ne pensait toujours qu’à nuire et à faire souffrir tous ceux qui avaient le malheur de s’approcher de lui. Avec les années, de grise son âme devint aussi noire et aussi sèche qu’un morceau de charbon. Le changer relevait désormais de la pure utopie et on pouvait dire sans exagérer qu’à présent, c’était vraiment une ordure.
Patricia

gilets-jaunes

Cette année, le Père Noël avait troqué son bel habit rouge contre un gilet jaune. Il fut évidemment tout de suite arrêté par la police… pour outrage aux bonnes mœurs : il pensait que le gilet jaune était suffisant et ne portait donc rien au-dessous.
Il fut relâché dans la journée, les policiers ayant, en ces temps incertains, d’autres chats à fouetter. Toutefois, ne pouvant le laisser filer ainsi, ils lui dénichèrent une jupe de policière. Il n’y avait plus un seul pantalon.
Le Père Noël, désœuvré et ne sachant comment occuper cet après-midi de décembre, entra dans un bar. Sûr que, s’il avait voulu, il aurait eu plein de travail ; c’était normalement la période où il faisait le plus d’heures supplémentaires. Mais là, il n’avait de goût à rien. Ce n’était vraiment pas une sinécure son métier : ne rien foutre de toute l’année, sauf surveiller ces imbéciles d’elfes qui bossaient pour lui, dans un coin paumé et glacial où il n’avait aucun voisin ou ami à la ronde, pas même un petit troquet. Alors, il trainait sur son canapé rouge en s’apitoyant sur son sort tout en dévorant des chocolats (d’où son embonpoint). Et puis, en une seule nuit, travailler comme un forcené, il en avait vraiment marre ! C’est pour ça, qu’intentionnellement, il mélangeait les cadeaux et refilaient des trucs vraiment pourris juste pour se marrer.
Alors, quand il poussa la porte du bar, il avait juste envie de faire la fête et de rigoler avec des potes. Sauf qu’il avait oublié qu’il était en jupe. Les types, déjà passablement éméchés, commencèrent par le charrier puis tentèrent de l’embrasser, tout en laissant égarer leurs mains sales sous sa jupe. Alors là, le Père Noël vit rouge et se mit à leur taper dessus, mais il eut vite le dessous car ils étaient nombreux. Ils le jetèrent ensuite dans le caniveau en disant « c’est vraiment une ordure » tout en lui crachant dessus.
Fabienne

Laisser un commentaire

 

Du cours en stock: le franç... |
lavieenprose |
Cahier de Français |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'3nvers de la caverne
| ASSOCIATION CORAMBE
| ylds