Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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31 octobre, 2018

Atelier d’écriture du 29 octobre 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:59

C’est bientôt HALLOWEEN !!!

Halloween

DEVOIR : Spécial Halloween

Vous devez passer une nuit dans un château hanté

chateau

Un château en T ? A choisir, j’aurais préféré une autre lettre !
Fabienne

Exercice : logo rallye
Commencer un texte par cette phrase :

Il enfila son jean, un tee-shirt et un pull aussi noir que ses longs cheveux qui tombaient entre ses omoplates

Puis, continuer toutes les 3 minutes à insérer les phrases suivantes dans le texte, afin qu’elles arrivent de manière tout à fait naturelle :

Il prit ses clés dans le vide-poches et sortit. Il ne fallait pas trainer car il devait arriver avant dix-sept heures, il leur avait promis. Sa voiture, puissante, avalait les kilomètres avec une facilité déconcertante. Il ne serait pas en retard. Ça y est,
-       Il arrivait presque ; la route commençait à descendre et à tourner, le virage prenait forme
Il se gara au bout du chemin, près de la maison.
-       Au loin, dehors, des tronçonneuses hurlaient, des arbres chutaient dans un fracas assourdissant
Il sonna et attendit. Personne ne vint ouvrir, alors, il poussa la porte qui n’était pas fermée
-       J’ai une drôle d’impression là, juste maintenant… comme si j’avais déjà fait ça
Il pénétra dans la maison silencieuse. Normalement, les enfants auraient dû lui sauter dessus avec des cris joyeux, sa sœur lui aurait dit qu’il avait l’air fatigué et qu’il devrait se reposer, prendre des vacances et son beau-frère lui aurait fait un clin d’œil complice… bref, la routine. Mais là, tout était différent ; la maison même semblait hostile, froide. Une porte grinça… c’était la porte de la chambre. Un courant d’air certainement. Pourtant aucune fenêtre n’était ouverte. Ses poils commencèrent à se hérisser. Où était sa famille ? Il pensa qu’il dramatisait trop vite et se calma. Peut-être qu’ils étaient tous cachés et voulaient lui faire une surprise…
-       C’est peut-être le point de vue le plus plausible, puisqu’il laisse encore place au hasard et d’une certaine façon à la liberté, se dit-il
Au fond de lui-même, pourtant il savait que quelque chose de grave était
arrivé.
Fabienne


Exercice
 : nuit de brouillard

dame blanche

 C’était une nuit de brouillard froide et sinistre. Il roulait lentement car il ne voyait pas à deux pas. Quand soudain, à sa droite, une forme blanche traversa la route… puis se retrouva, il ne sut comment assise à côté de lui. Quand elle tourna la tête vers lui, il se mit à hurler sans pouvoir s’arrêter et alla s’encastrer dans un arbre. Le dernier son qu’il entendit fut un ricanement horrible suivi d’un « bienvenue enfer ! ».
Fabienne

DEVOIR du 22 octobre : trouver une origine originale à l’expression : l’affaire est dans le sac

L'affaire

La bande des Chétifs

La bande des Chétifs s’est formée au XVIIème siècle. Le nombre de membres reste flou, mais nous savons qu’il a oscillé entre cinquante et plus de quatre cents au cours de son existence. Leurs plus beaux larcins furent sans aucun doute le vol des bijoux de la Castafiore et le meurtre de celui qui deviendra le fantôme de l’opéra. Mais surtout, nous devons à ce gang de l’ancien temps l’une des plus célèbres expressions françaises : l’affaire est dans le sac. En effet, pour caractériser l’objet de leur convoitise qui pouvait être un bijou, un meurtre ou même un enlèvement, leur chef, Lucien Malvaux, avait imposé d’utiliser le mot « affaire ». Ce choix devait permettre de ne pas attirer l’attention lors de discussion en public. Cette même formule était utilisée pour signifier discrètement que l’opération avait été accomplie. Les membres envoyaient ainsi un simple courrier précisant que l’affaire était dans le sac. Lorsque les services du roi réussirent enfin à attraper Lucien Malvaux, faisant ainsi tomber la bande des Chétifs en l’an 1683, l’affaire fit grand bruit. Tous les journaux de l’époque titrèrent « L’affaire est dans le sac » lorsque Malvaux fut pendu en place publique. L’expression ne tarda pas à être reprise par toute la population et elle a subsisté, sans changement, jusqu’à nos jours.
Claire

Je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître… Bref, une époque où il n’existait ni ordinateur, ni multimedia, ni quoi que ce soit qui ressemblât à un archivage dématérialisé.
Alphonse Dutour était un avocat connu et reconnu. Il était très minutieux et gardait donc toutes ses pièces justificatives. Mais il avait horreur du désordre. Il fallait donc qu’il trouve quelque chose pour ranger ces documents car on n’avait pas encore inventé l’attaché-case. Alors, il eut l’idée de faire fabriquer des sacs en toile de jute par sa servante, Germaine.
Pour chaque nouvelle affaire, Germaine cousait un nouveau sac. Au plus le sac était grand, au plus il y avait de preuves. Il vérifiait toujours tout et plutôt deux fois qu’une. C’est pour cette raison que ses clients étaient toujours acquittés. Quand sa plaidoirie était terminée, Alphonse levait le sac à la vue de tous et en fermait solidement les attaches, en disant : « et voilà, j’ai vraiment bien travaillé et l’affaire est toute dans le sac. On n’aura pas besoin d’y revenir ! ». Cette expression plut tellement aux autres magistrats qu’ils l’adoptèrent aussitôt et qu’elle passa à la postérité.
Germaine admirait son maître. Il était habile, beau parleur et surtout bien fait de sa personne. Après un an à son service, cette admiration se transforma en amour. Un amour d’autant plus fort qu’il était secret. Germaine n’en parla à personne, mais elle cousit un gros sac et à l’intérieur, elle y mit un cœur et un poème simple et naïf :

 Je t’aime tant mon Alphonse
Mais n’attends aucune réponse
Car cet amour doit rester secret
Je ne suis pas de ton monde
et ne le serai jamais

Ensuite, elle suspendit le sac très haut, afin que les rats ne le mangeassent point mais aussi pour que son maître ne le vit pas.
En rentrant du palais de justice ce matin-là, alors qu’il venait de gagner un nouveau procès – un homme qui avait tué l’amant de sa femme et qui venait d’être acquitté – Alphonse se rendit dans son bureau pour y déposer ses affaires. Il vit immédiatement ce nouveau sac et se demanda ce qu’il contenait car ce n’était assurément pas lui qui l’avait suspendu si haut. Contrairement à son habitude, il décida de monter à l’échelle pour voir ce qu’il contenait. Lorsqu’il découvrit le secret pas si bien caché que ça, il en fut tout ému. Germaine était fraîche, bien tournée et avait un joli minois. Avec un peu d’éducation et de beaux atours, elle ferait une épouse honorable. Allons donc, encore une fois : l’affaire est dans le sac ! se dit-il.
Fabienne

 

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