Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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20 février, 2018

Atelier d’écriture du 19 février 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:00

DEVOIR : un 5 mots
Paix – atelier – petit déjeuner – pluie – renouveau

bestsellers

La fortune vient en dormant…

La paix !!! Je veux juste prendre mon petit-déjeuner en paix… rien d’autre. Et pourtant depuis une semaine, ça tourne en boucle dans ma tête, comme une idée fixe. Je ne peux penser à rien d’autre : qu’est-ce que je vais bien pouvoir raconter pour mon devoir de l’atelier d’écriture ce lundi ? Vraiment, ma tête n’est qu’un trou noir, un vide sidéral et je n’ai rien à dire, sinon parler de la pluie et du beau temps… Et il y a de quoi faire en ce moment, si vous voyez ce que je veux dire… Mais bon, malheureusement, ce n’est pas le sujet et ma page reste désespérément blanche.
Ce n’est pas que je sois un écrivain – un écrivaillon, tout au plus – très prolixe, mais, habituellement, je trouve toujours quelque chose à dire, plus ou moins – plutôt moins que plus, d’ailleurs – intéressant. Oui, mais voilà, nous sommes déjà lundi matin et RIEN, nada, zéro ! ça me fatigue. Bon, il ne faut pas que je désespère… Je vais aller faire un tour et, si ça se trouve, je vais avoir l’idée salvatrice… Un joggeur insolite, un chien pas ordinaire, une vieille femme courbée par les ans, tout peut être sujet à écrire.
Promenade nulle, évidemment, avec la pluie, personne n’est sorti. On dirait d’ailleurs qu’il n’y a plus personne sur terre. Je rentre, de plus en plus abattue, prête, me dis-je à prononcer ce soir la phrase fatidique : « Je n’ai pas fait mon devoir… ». Ça ne m’est jamais arrivé ; en temps qu’animatrice, je dois montrer l’exemple. Une immense fatigue m’envahit et je m’allonge un peu. Je m’endors aussitôt et je commence à rêver. Un rêve extraordinaire… dont je me souviens de chaque détail après quatre heures. Oui ! J’ai dormi quatre heures !!! Je n’en reviens pas… Je me mets tout de suite à écrire… J’écris, j’écris sans m’arrêter. Les phrases viennent seules, comme si on me les dictait. Et je les trouve parfaites.  Le style est vif et enlevé, l’histoire passionnante, les personnages originaux. Je n’en reviens pas moi-même. Un véritable renouveau. Il faut que je m’arrête, c’est l’heure de l’atelier. Je vais lire les premières phrases… qui tombent pile dans le sujet.

Tout le monde a applaudi mon texte. Franchement, je n’ai pas l’habitude. De retour chez moi, je vais écrire pendant une semaine presque sans m’arrêter, juste pour ne pas mourir de faim, de soif ou de fatigue. J’ai enfin mis le point final à mon roman, car il s’agit bien d’un roman… de cinq cents pages. Je l’ai présenté à plusieurs éditeurs qui l’ont tous accepté. Il a fallu que je prenne un agent pour négocier le contrat le plus intéressant. J’ai vendu un nombre incalculable de livres qui ont été traduits en six langues. J’ai fait des tournées mondiales pour présenter mon œuvre. Maintenant, je vis de ma plume… Et je suis riche… Alors la prochaine fois que vous n’aurez aucune idée pour votre exercice, ne paniquez pas ! C’est peut-être le début de la fortune !
Fabienne

 


CYCLONE

Foutez-moi la paix !!
Malgré Gita et subséquemment sa pluie,
Malgré les Chinois et subséquemment le bruit,
Je veux un petit-déjeuner serein et silencieux…
D’autant que le renouveau de l’atelier est annoncé pour le lundi 19…
Georges

Exercice : artistes et faits divers

van-gogh

Le 24 décembre 1888 à Arles, la police récupère un homme au visage sanguinolent.
C’est Vincent Van Gogh qui dit s’être automutilé avec un rasoir.
Mais n’est-ce pas plutôt Gauguin qui lui a coupé l’oreille avec son sabre ?

 

La police s’est rendue au chevet du blessé pour l’interroger.
-       Monsieur Van Gogh ?
-       Oui
-       Ce matin, on vous a retrouvé dans votre chambre garnie le visage ensanglanté. Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est passé ?
-       Oui, Monsieur l’Agent, j’ai voulu tout simplement me raser et je me suis coupé l’oreille.
-       Pourtant, votre logeuse, que nous avons interrogée nous dit avoir entendu beaucoup de bruit chez vous hier soir.
-       Je vous assure, Monsieur l’Agent, il n’y avait aucun bruit chez moi. Elle a peut-être confondu avec mes voisins, un couple avec des enfants, pas toujours tranquilles.
-       Est-ce que vous aviez bu ?
-       Non. Enfin pas trop… Un peu quand même.
-       Et vous ne vous souvenez plus de ce que vous avez fait.
-       Oh si ! Je me souviens que mon ami Gauguin est venu me voir.
-       Mais vous aviez dit que vous étiez seul.
-       … C’est que… j’avais oublié
-       Et donc, ce Monsieur Gauguin est un ami ?
-       Oui, un ami peintre, comme moi… Nous avons évidemment discuté peinture…
-       Et vous n’étiez pas d’accord ?
-       Non, ce n’est pas tout à fait ça. Je pense qu’il me copie…
-       Vous vous êtres disputés ?
-       Un peu, pas trop… Enfin, je ne me souviens pas…
-       Ne serait-ce pas plutôt votre soi-disant ami qui vous aurait coupé l’oreille, avec son couteau.
-       Il n’avait pas de couteau, juste un sabre qu’il a sorti, quand je l’ai accusé. Mais je vous assure, Monsieur l’Agent, que jamais, il ne m’aurait fait de mal.

La police s’est rendue chez Monsieur Gauguin pour l’interroger et connaitre sa version des faits. La concierge a dit qu’il était parti pour un long, très long voyage, à Tahiti… Elle avait des étoiles dans les yeux quand elle a prononcé ce mot, puis elle a ouvert aux deux agents de la force publique. Sur une petite table, se trouvait un sabre ensanglanté. Mais L’oiseau s’était envolé de la cage.
Fabienne


Exercice
 : Il aurait fait n’importe quoi par amour….

caddies

Il aurait fait n’importe quoi par amour, et d’ailleurs, il l’avait déjà fait. Il l’avait amenée dans les plus grands palaces pour des séjours aussi ruineux qu’idylliques. Il lui avait fait goûté les mets les plus savoureux dans des restaurants étoilés. Il lui avait fait connaître le frisson de l’aventure. Oui, mais voilà, elle avait le chic pour distiller le chaud et le froid. A chaque fois qu’il croyait que cette fois-là serait enfin la bonne, elle l’avait quitté… pour des prétextes aussi incroyables que fallacieux. Puis elle était revenue et il avait encore dû la surprendre, encore plus que les fois précédentes.
On était le 7 février et elle n’était revenue que depuis la veille. Autant vous dire qu’il avait un max de pression pour la Saint-Valentin qui arrivait. Alors, il se creusa la tête. Il avait déjà tout fait… Et puis, il faut bien l’avouer, toutes ces extravagances l’avaient quasiment mis sur la paille. Il n’avait plus d’économies, il était s’était même endetté pour le Noël dernier, où il lui avait offert un safari photo en Afrique. Elle avait adoré ! Il la revoyait encore les yeux éblouis devant les éléphants, les girafes, les gazelles… Mais tout cela ne l’avait pas empêchée de partir début janvier car, soit-disant il était trop jaloux.
Il ne pouvait dormir, la chaleur suffocante et l’angoisse le tenait éveillé. Il se mit à la fenêtre de sa chambre, qui donnait directement sur le parking de Géant. Et là, il eut enfin l’idée géniale…
Le 13 février, dans la nuit, il sortit en catimini de l’appartement, sans réveiller sa belle. Au premières lueurs de l’aube, il la réveilla doucement et lui dit :
-       Viens voir… Viens voir comme je t’aime…
Quand elle se mit à la fenêtre, elle n’en revint pas. Il avait fait un immense cœur avec tous les caddys du magasin… Et cette magnifique idée ne lui avait coûté, après tout, que 100 francs.
Fabienne

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