Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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13 février, 2018

Atelier d’écriture du 5 février 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 1:48

DEVOIR : Ecrire une histoire façon conte pour enfants :
« Choupette la roussette et Milou le cagou discutent dans la forêt ».

cagou                    roussette

Panique en forêt

Ce matin, tous les animaux du parc des Grandes Fougères sont effrayés et anxieux. Aujourd’hui, dimanche 1er avril, c’est l’ouverture de la chasse. Roussettes et nautous se serrent, tremblants, à l’ombre des grands banians, tandis que cerfs et cochons sauvages se réfugient aux confins des limites du parc. Chacun espère échapper aux chasseurs sanguinaires, mais tous savent que ce soir, nombre d’entre eux seront morts.
Milou, le cagou est le plus énervé de tous. Il ne comprend pas cet engouement des humains à tuer les animaux. Il sait qu’il ne sera pas chassé et il a décidé d’aider tous ses amis.  Il va amener les chiens sur de fausses pistes et il préviendra les autres.
Dès l’ouverture, Milou se positionne sur une chemin passager et attend. Pas longtemps, un chien vient d’arriver et renifle les environs. Milou attire son attention. Le chien, un jeune fou, s’arrête et se met à aboyer. Alors, Milou ouvre grand ses ailes, relève sa crête et se met à aboyer plus fort que lui. Le chien lui saute dessus et le blesse à l’aile.
-       Mais enfin, espèce d’idiot, tu ne sais pas que je suis une espèce protégée ?
Milou est si énervé qu’il ne sent pas la douleur. Il monte sur son assaillant et lui donne des coups de becs. Le chien part en courant…
-       Kaï, kaï, Kaï…
Tous les autres chiens, croyant qu’il est sur une piste le suivent. Milou est soulagé, mais il a mal. Il ne peut plus marcher. Il se dit qu’il va se mettre sous une fougère et attendre le lendemain, fin de la chasse. Mais c’est sans compter sur Choupette, la roussette qui a assisté à toute la scène. Elle pousse un cri suraigu pour alerter ses copines. Deux d’entre elles arrivent rapidement et l’aident à transporter Milou dans un endroit plus sûr.

Milou a bien dormi cette nuit. Son aile va beaucoup mieux et il n’a presque plus mal, mais il parade devant ses amis, l’aile en écharpe et un rictus de douleur au bec. Tous l’admirent et le respectent car, grâce à lui, aucun animal n’a été tué.
Alors, Milou s’approche de Choupette et lui chuchote :
-       Oh, ma Choupette, tu es vraiment chouette
-       Je ne suis pas chouette, je suis roussette. Oh, mon Milou, quel bagou !
-       C’est normal pour un cagou.
-       Milou, arrête, arrête, tu vas me faire perdre la tête…
Fabienne

 

Choupette la Roussette et Milou le Cagou

Quand le Bon Dieu, presque satisfait de son travail  voulut affiner son œuvre et qu’il se pencha sur la Nouvelle-Calédonie, il  dut un peu trop se pencher et  sûrement tomber sur la tête. Vous ne me croyez pas ? Et bien écoutez…
Sur cette ile en forme de cigare, il existe des oiseaux baptisés « cagous » qui ne savent même pas voler et qui aboient tandis qu’aux branches se pendent de petits renards volants appelés  « roussettes ». Je vous avais bien dit que sur cette belle ile, il se passait des choses bizarres, mais là-bas les gens y sont  habitués et trouvent cette situation tout à fait normale, alors…
Un jour, nichée au cœur de la forêt du Parc de la Rivière Bleue, solidement pendue aux ramifications d’un chêne-gomme par ses courtes pattes, Choupette la Roussette observait avec attention les incessantes allées-venues de Milou le Cagou. Ce dernier, affairé, étudiait avec attention la moindre brindille tombée ainsi que chaque amas de feuilles, certain d’y trouver les délicieuses larves dont il faisait son ordinaire. Tout allait bien quand, soudain, catastrophe ! Un petit cochon sauvage surgit d’un gros buisson, bien décidé à faire de notre cagou un succulent plat de fête.
Choupette, toute tremblante, cria très très fort pour avertir Milou. Aussitôt, le cagou  partit  en courant pour tenter de se cacher dans les fourrés mais le petit cochon, affamé, le poursuivit, bien décidé à profiter de cet excellent diner. Au secours ! Au secours ! Pensait Milou affolé. Le cochon s’approchait dangereusement et allait se jeter sur Milou terrifié quand Choupette la Roussette, déployant ses ailes, fondit brusquement sur le petit cochon. Ne comprenant pas d’où venait l’attaque, surpris, il leva la tête. Vite ! Vite ! Milou en profita pour s’échapper et se cacher dans un tronc d’arbre creux.
Le petit cochon sauvage n’était pas content mais pas content du tout !  Il grogna très fort mais, prudent,  préféra s’éloigner du danger et abandonner sa proie. Ouf ! Milou était sauvé ! Il sortit prudemment de sa cachette, gonfla sa huppe grise et levant sa tête, aboya plusieurs fois en direction de Choupette ; c’était sa manière à lui de la remercier.
Et c’est ainsi que deux animaux, pourtant très différents, devinrent amis pour toujours.
Si,  par hasard, vous passez de bonne heure, tout près du grand chêne-gomme, vous aurez peut-être la chance d’entendre Milou le Cagou aboyer, comme il le fait chaque jour, pour saluer sa copine, Choupette la Roussette. Alors, bonne promenade…
Patricia

2/ Exercice : Après avoir joué les victimes pendant 3 mois, il avoue son meurtre !

assassin

La complainte d’un innocent assassin

 Je vous jure, M’sieur le Juge, je l’ai pas fait exprès
C’est pas la peine de m’accuser, me condamner.
Une dispute comme à chaque fois,
C’est pas la peine d’en faire un plat.

 Je suis innocent, je vous le jure
J’lai pas tuée je vous l’assure.

 Elle pouvait pas s’en empêcher,
Fallait toujours me rabaisser.
Mais cette fois-ci j’ai pas supporté
Alors, je lui ai coupé le sifflet.

 Monsieur le Juge, c’est pas un crime, ça !
Juste le ras le bol d’un pauvre petit gars.
Après, je me suis calmé.
J’ai même essayé de la relever.

 Je suis innocent, je vous le jure
J’lai pas tuée je vous l’assure.

 Sauf que cette fois-ci, elle bougeait pas trop
Il a même fallu que je la porte jusqu’à l’auto
Je lui parlais mais elle ne me répondait pas
Vous voyez bien qu’elle était fâchée après moi.

 Je l’avais doucement enroulée dans un drap
Puis j’ai fait un feu pour pas qu’elle ait froid.
On a dit que je voulais la brûler dans la forêt.
C’est faux, je voulais juste la réchauffer.

 Je suis innocent, je vous le jure
J’lai pas tuée je vous l’assure.

 Je savais pas qu’elle était si fragile
Qu’il ne fallait pas serrer son cou gracile
M’sieur le Juge, je vous l’ai dit,
Ça a dérapé, j’ai rien compris.

 J’ai toujours su pleurer,
Emouvoir les assemblées
Même ses parents pensaient
Que j’étais le gendre parfait.

Je suis innocent, je vous le jure
J’lai pas tuée je vous l’assure.
Fabienne

Il y a trois mois, trois si longs mois,
Ma femme a été mise en terre.
Ses parents pleuraient avec moi
Quand je piquais des crises de nerfs.
J’ai tant gémi et tant crié
Mais mes amis m’ont épaulé.
Ma femme a été mise en terre,

Et me  voilà  célibataire.

On dit qu’elle était coléreuse,
Qu’elle n’était plus guère amoureuse,
Qu’à la maison c’était bien elle
Qui le portait, le pantalon.
Que sous ses airs de Demoiselle
Elle cachait un cœur de dragon.
On dit ces choses… moi, je l’aimais…

Hélas ! J’ai du la découper
Et même aussi, la faire brûler,
Fallait bien s’en débarrasser !
On a fini par la r’trouver,
Elle était un peu abimée…
Ma femme a été mise en terre

Et me voilà célibataire.
Patricia


Exercice
 : drôle de métier :
Il était effeuilleur de marguerites

 effeuiller

Il était effeuilleur de marguerites. Il avait eu ses moments de gloire, mais à notre époque, il faut bien le dire, l’amour ne faisait plus recette.
Il attendait la semaine prochaine avec tout à la fois espoir et angoisse. Car bien sûr, c’était pour la Saint-Valentin qu’il faisait le plus recette. Enfin, ça, c’était avant, car depuis deux ou trois ans, seuls quelques rares clients le demandaient encore. L’année dernière, il n’y avait eu que deux amoureux qui avaient fait appel à ses services pour leur belle et lui avaient donné rendez-vous dans un restaurant. Il était arrivé en avance, et avaient vu venir le premier couple, main dans la main, se regardant dans les yeux, transis d’amour. C’était quand même magnifique, ça, non ? Alors lui, les avaient fait asseoir, les avait complimentés, leur avait raconté l’histoire de Tristan et Iseult. Ils avaient eu leur petite larme… Puis, il avait sorti la marguerite de sa poche. Il avait légèrement triché pour qu’elle finisse par « plus que tout ! ». Les amoureux, voyant là un heureux présage l’avaient remercié avec chaleur. Le jeune homme lui avait même glissé un bon pourboire dans la main.
Puis, il y avait eu ce deuxième couple. Déjà, à leur arrivée, il ne les sentait pas. Chacun pianotait sur son téléphone portable. Il les avait laissés s’asseoir et les avait observés de loin. Ils ne s’étaient pas adressé la parole de tout le repas, tout occupés qu’ils étaient à discuter sur le net avec des amis inconnus. Lui, avait attendu le dessert avant de faire son entrée. Ils avaient fait nombre de selfies. Il leur avait récité un très joli poème d’amour puis avait sorti à nouveau sa marguerite. Mais il avait eu beau essayer de tricher, la fleur avait décrété « pas du tout ! ». C’est là que la dispute avait éclaté et que chacun était reparti de son côté. Ils avaient failli en venir aux mains et avaient même oublié de le payer.
Il sortit une marguerite de sa poche, la jeta et soupira… Allons, il allait falloir songer à se reconvertir…
Fabienne

Conter fleurette

J’ai créé « Conter fleurette » il y a cinq ans maintenant et je dois avouer que je n’avais pas prévu un tel essor. Les gens m’ont pris pour un fou au début, bien sûr ! Vendre un service d’effeuilleur de marguerites, cela semblait ridicule. Et pourtant, le monde en avait besoin. Une grande majorité de la population vit en ville de nos jours, ils ne connaissent les fleurs que dans des vases ou des parcs publics. Impossible donc de les effeuiller. Mais quel plaisir de pouvoir s’imaginer à quel point l’être aimé nous aime en retour en arrachant les pétales d’une marguerite ou d’une pâquerette. Les gens ont besoin de poésie et c’est ce que je leur vends.
Nous avons désormais trente-cinq effeuilleurs qui vous livrent et effeuillent où vous le souhaitez. Certains clients nous demandent parfois d’effeuiller leur fleur eux-mêmes, nous les orientons alors vers un fleuriste car notre service est nécessairement « All inclusive ».
Nous prévoyons une croissance de dix pour cent par an sur les trois prochaines années, alors si vous aussi vous souhaitez devenir Effeuilleur de marguerites, envoyez-nous votre CV ainsi qu’une lettre de motivation. Venez rendre au monde sa poésie !

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