Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

18 janvier, 2018

Atelier d’écriture du 15 janvier 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:44

1/ DEVOIR : 5 mots extraordinaires à insérer dans un texte
Zain – quinaud – ithyphalle – stercoraire – vulgivague

100

Les cents soucis

Non mais ! Que lui arrive-t-il à mamy Nova, pardon mamy De Nova ? Mamy Cathy, maintenant je n’ai plus de scrupules à la nommer mamy Dé Cathy.
De tous temps, au moins depuis Bunuel, je la pensais vulgivague (ou vulvigage, je ne sais). Très vaguement esclave de ses sens. Très vaguement, car en fait qui se souvient de ses maris, amants ou copains ? Seul Yves S.L. avait sa place attitrée sur les photos people. Je ne suis pas sûr que ce quinaud l’amenait à Marrakech. Il est vrai que son sourire coincé, colgate regardol, rebutait plus d’un ithyphalle (ou ithyphallocrate, je ne sais plus très bien). Jusqu’à Rochefort (pas l’acteur à cheval, la ville pluvieuse) beaucoup de monde pense qu’elle est restée demoiselle. Néanmoins, n’importe quelle stercoraire de bureau, perchée sur ses hauts talons, vous dira bien en face : « Madame Catherine, c’est une vraie Française, une vraie femme honnête, elle… ». C’est complètement zain, zain ce manifeste des cents qui se voudrait manifeste des sens, ce pétage de plombs de nanties LVMH (nanties féministes ?) Elle aurait dû se documenter un peu, lire quoi ! Elle aurait appris que chez la souris, cour et agression sollicitent en partie les mêmes circuits neuronaux. Et chez le porc ? Libérer une autre parole, tu parles !  Je crains que ce droit à reconnaître aux mâles le droit à la drague, d’accord, au harcèlement, pas d’accord, et pire sans affinité (?), ne soit qu’un désir utopique pour cette grande bourgeoise réfugiée dans son for intérieur inexpugnable. Les femmes, toutes les femmes, méritent le respect.
Bertrand

médaille

Quinaud, bigleux et contrefait, mon homme vêtu de son plus élégant stercoraire, s’en fut à la cérémonie où, sans restriction pour son esprit spécieux et vulgivague, on lui remit, avec tous les honneurs, une précieuse médaille ithyphalle et un minuscule zain de bois précieux enchâssé dans une gangue d’ivoire du plus bel effet.
Voulant remercier comme il se doit le brillant aréopage qui le portait au pinacle, il se rapprocha du micro et, oubliant ses habituelles inhibitions, se lança dans un émouvant discours que d’aucuns jugèrent un tantinet trop long, eut égard à une dentition mobile un peu capricieuse et une élocution par trop hasardeuse. Prudente, j’étais sagement restée à mon domicile, attendant, sans trop de hâte, le retour du héros.
Patricia

maladie-grave

Il était atteint d’une vulgivague stercoraire, une maladie orpheline et ithyphalle qui le laissait tout quinaud et zain à chaque crise. Le pire était que cette saleté n’était même pas mortelle. Un genre de truc qui te bouffe la vie et qui peut durer une éternité, à moins d’un regrettable accident, bien sûr.
Fabienne

Et le vrai sens des mots :
Zain : se dit d’un animal (principalement cheval ou chien) dont la robe n’a pas de poils blancs
Quinaud
 : confus, honteux
Ithyphalle
 : (Antiquité) Représentation du phallus en érection, que l’on portait en procession aux fêtes de Dionysos (chez les Grecs) et Bacchus (chez les Romains). (Antiquité) (Par extension) Chants ou danses pratiquées lors de ces fêtes. (Didactique) Amulette de forme phallique que l’on portait autour du cou.
Stercoraire
 : qui vit sur les excréments
Vulgivague
 : qui se prostitue

 

Exercice : écrire une histoire à partir de cette photo :

photo

Rendez-vous raté

- Wonder woman m’avait dit : rendez-vous à 16 heures sur le socle de la statue du boulevard Voltaire. Je suis venu, j’ai attendu… et comme un con, je me suis gelé… Wonder Woman n’est jamais venue. Alors, je suis redescendu du socle et je suis parti me réchauffer.

- Bon sang, mais qu’est-ce que je suis bête, je n’aurais jamais dû lui donner rendez-vous sur le socle de la statue du boulevard Voltaire, par ce temps-là, le pauvre, il va se geler. Mais ça m’excite tellement quand il n’a pas d’habit. Oh ! mais il est déjà parti, c’est vrai qu’il est déjà 17 heures, à peine une petite heure de retard. Je vais essayer de l’appeler, peut-être va-t-il m’entendre. Hé, l’Homme invisible, tu es là ?
Fabienne

Dix ans, coincé sur ce socle sans grâce, à servir de perchoir et de lieux d’aisance  aux pigeons madrilènes ! Que voulez-vous, moi je n’en pouvez plus de rester là, figé, immobile depuis ce sort de pétrification lancé par Syrius, mon ennemi juré. A l’intérieur de ma gangue minérale, moi j’étouffais, je bouillais littéralement ; ça ne pouvait plus durer ! Et puis, je ne savais jamais d’où venaient ces passants affairés qui, inquiets,  me jetaient parfois un rapide regard, sans doute effrayés par mon air farouche. Pour passer le temps, J’essayais quand même de deviner leur destination, d’imaginer leur quotidien mais cette rêverie finissait par me frustrer car les vérifications m’étaient impossibles. Mais cette nuit, tout ça va prendre fin car j’ai pris la décision irrévocable de m’enfuir…
Je suis hyper concentré et bande le moindre de mes muscles. Je puise dans mon énergie vitale et tente le tout pour le tout. … C’est si dur…  mais peu à peu je parviens à m’arracher de ma prison de pierre. Mon corps se réchauffe et mes membres ankylosés retrouvent progressivement leur mobilité ; chaque pas est une torture. Je descends péniblement de mon socle et pars pour toujours, ne laissant derrière moi que les traces de mes pas lourds que la neige peu à peu effacera.
Plus jamais vous ne pourrez contempler la statue du grand inquisiteur ; tremblez pauvres gens ! Ma vengeance est en marche et nul ne sera épargné…
Patricia

Nous sommes l’armée souterraine. Aujourd’hui, à l’aube, nous allons sortir enfin. Rangés en ordre de bataille, nous allons conquérir la ville. Tous les habitants ont fui. Ils sont partis lâchement ailleurs pour sauver leur vie. Mais bientôt nous serons partout et nous les anéantiront.
Fabienne


Exercice
 : souvenirs de la galette des rois

gateau

Je n’ai découvert la galette des rois qu’à l’âge de 23 ans, quand je suis arrivée à Paris. Chez nous en Camargue, la galette des rois à la frangipane n’existe pas. C’est le gâteau des rois. Il est en forme de couronne, brioché et parsemé de fruits confits et de gros grains de sucre. Il y a bien sûr une fève, en porcelaine colorée. Quand j’étais petite, c’était surtout des personnages de la crèche. Le plus vieux de la famille devait le couper en parts égales et le plus jeune se mettait sous la table pour décider à qui irait chacune des parts. Sans triche, évidemment. Et bien croyez-le si vous voulez, pas une seule fois je n’ai eu la fève !
Fabienne

galette-roi-caramel1

Chaque année, c’était pareil ; Yvette tombait toujours sur la fève et se voyait contrainte, comme la tradition l’oblige, à payer à son tour une galette des rois. Le prestige de la couronne  parvenait de moins en moins à atténuer la désolation de son porte-monnaie. Lassée de ce règne interminable, elle décida que 2018 ne verrait pas  son énième couronnement. Quel que soit le sort qui, indifférent, s’acharnerait sur elle, personne n’assisterait cette année à cette funeste victoire.
Quand vint le moment de la dégustation, attentive, elle mâchonna sans trop de vigueur sa part de gâteau. Bientôt, elle sentit sous sa langue l’objet du délit. Elle prit alors un air détaché et avala une grande lampée de cidre doux, ingurgitant la fève en même temps que la boisson salvatrice.
Dans le cercle amical, on s’étonna : le pâtissier, distrait, avait-il failli à sa tâche ? C’est ce que, déçus,  les convives finirent par penser.  En tout cas, cette année, on dut renoncer à la photo traditionnelle et la couronne, pour la première fois orpheline, resta  sagement dans sa boite.
Patricia

Laisser un commentaire

 

Du cours en stock: le franç... |
lavieenprose |
Cahier de Français |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'3nvers de la caverne
| ASSOCIATION CORAMBE
| ylds