Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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24 janvier, 2018

Atelier d’écriture du 22 janvier 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:12

DEVOIR : écrire un calligramme (poème en forme de dessin) qui fait référence à la Nouvelle-Calédonie

Romance Calédonienne

Claire

Cagou

Fabienne

PatriciaPatricia

Exercice : 6 mots, 6 adjectifs
Piocher 1 mot et 1 adjectif et écrire une histoire

- Chemise                                              – frivole
- Calendrier                                          – suicidaire
- Cravate                                               -  timide
- Chaussure                                          – prétentieux
- Casquette                                           – optimiste
- Casserole                                            – colérique

chemises

Histoires de placard

La porte s’ouvre, je me fais toute petite. Je rentre les manches, heureusement elles sont courtes. Je me cache derrière mes voisines, je me fonds dans l’ombre du placard. Je sens les cintres remuer, une main se pose sur mon épaule, mais finalement elle se décide pour une autre. Ouf ! Je suis sauvée pour aujourd’hui.
Je suis une chemise timide et déteste sortir de mon placard. J’ai des petits motifs de zèbres sur fond bleu, alors à chaque sortie, je me fais tripoter, accompagné du classique : « Oh que ta chemise est originale ! J’adore ! ». Eh bien, pas moi. J’aurais aimé être discrète, blanche ou bleue, banale.
J’envie ma voisine, c’est une chemise verte, classique, à manche longue, mais tellement sûre d’elle. On dirait qu’elle est prête à se jeter de son cintre tous les matins pour être choisie. Incroyable, non ? Quand je lui ai demandé d’où lui venait sa confiance en elle, sa réponse a été : « Tout est dans le style, ma belle ! ». Ça ne m’a pas beaucoup aidée…
La porte s’ouvre à nouveau, mais cette fois-ci pas de tripotage. On est poussé, de manière un peu rude, il faut l’avouer, contre la paroi de gauche. Puis l’espace se libère à ma droite, et hop, une nouvelle voisine. Je jette un œil. Elle est blanche. Impeccable. Classe. Si « tout est dans le style », alors celle-là risque d’être prétentieuse. J’entends un « Bonjour », je réponds poliment.
-        Pouvez-vous me parler de notre propriétaire ? J’aime savoir à qui j’ai à faire, demande la nouvelle chemise.
-       Eh bien, José est plutôt gentil et drôle. Il fait attention à nous, mais on peut traîner longtemps dans la panière à linge sale. En fait, en général, il faut attendre que sa mère passe pour en sortir.
-        Je vois… Peut-être que les choses vont changer, car si j’ai bien compris, il m’a achetée pour un rendez-vous vendredi soir avec une certaine Cindy.
Les choses ont effectivement changé, Cindy est venue s’installer quelques semaines plus tard. Je l’adore autant qu’elle me déteste. Je ne suis plus autorisée à sortir du placard, elle a exhaussé mon rêve et ma vie est un véritable paradis. Merci Cindy !
Claire

casserole

J’aime cuisiner mais parfois les choses les plus simples deviennent complexes.
Ayant, pour la première fois, fait l’acquisition d’une plaque à induction, je dus longuement tâtonner pour exercer mes talents. C’est ainsi que pour débuter mon apprentissage, je me contentai de déposer une large casserole d’eau sur ma plaque toute neuve. J’optai pour le chiffre 9 (le plus élevé) qui me semblait le mieux approprié. Mon inexpérience conjuguée à ma distraction naturelle m’entrainèrent rapidement vers d’autres tâches qu’il me semblait possible de réaliser dans le délai habituellement imparti. Mal m’en prit ! En un rien de temps, le liquide de frémissant devint brûlant puis bouillonnant entrainant les débordements que vous imaginez. Affolée, je me précipitai vers l’objet du délit mais me prenant les pieds dans le tapis de cuisine, je donnai une malencontreuse impulsion à la casserole qui, écumante, se déversa entièrement sur le carrelage. Une demi-heure plus tard, après avoir tout nettoyé, je pestais encore contre cette casserole suicidaire.
Patricia

 

french

Son pied levait souvent la jambe car Lili était danseuse aux Folies Bergères Elle portait une robe à frou-frou et une chaussure tellement mignonne. C’était un amour de petit soulier, tout en dentelle et satin roses qui tournait et virevoltait sur la scène. Les mocassins noirs des danseurs étaient tous fous d’elle, mais il faut bien dire qu’ils se contentaient de lui faire la cour. Avec cette chaussure, aucune conversation profonde et métaphysique, aucun entretien sérieux ni politique, mais ça ne les gênait pas, bien au contraire. Quand ils étaient en face d’elle, on aurait dit qu’ils devenaient complètement abrutis.
Cette petite chaussure se contentait d’être belle et de plaire. Le mois dernier, les mocassins de Charly s’étaient pendus à leurs lacets, n’en pouvant plus des promesses jamais tenues. Les escarpins de autres danseuses avaient beau prévenir tous ces messieurs, rien n’y faisait. Ils la suivaient pas à pas. Ils avaient beau se dire que ce n’était qu’une chaussure frivole, elle leur faisait malgré tout perdre la tête.
Fabienne


Exercice
 : faire le portrait d’un héros ou d’une héroïne du quotidien.


enfants

Cette expression était courante il y a plus d’un siècle mais je trouvais qu’elle était réellement une « mère courage » de notre époque. C’était ma voisine. Elle partait faire des ménages de l’aube jusqu’au soir.
Ses trois enfants étaient d’une politesse qu’on ne rencontrait plus guère. Ils me disaient toujours bonjour, me proposaient leur aide pour porter un sac trop lourd. Ils ne criaient jamais, ne se disputaient pas, ne trainaient pas dehors. Je les trouvais juste un peu trop sérieux pour leur âge. Et je me demandais comment elle pouvait bien faire pour les élever aussi bien. Un jour que je lui demandais, elle me répondit simplement : « avec de l’amour, tout est possible ».
Aussi quelle ne fut pas ma surprise de voir un jour arriver la police et d’apprendre le lendemain par les journaux qu’elle avait été inculpée pour maltraitance. Je sus également plus tard qu’en fait de ménage, elle menait une vie de débauche.
Méfiez-vous les héros ne sont pas toujours ceux que l’on croit !!
Fabienne

 école

Mme DUMONGE, Josette DUMONGE, est institutrice dans une petite école de quartier.
Chaque matin, vers 6 heures, elle quitte son minuscule pavillon de banlieue pour endurer deux longues heures de train avant de s’engouffrer dans le métro parisien. Le soir, en rentrant, elle doit faire son ménage, surveiller les devoirs et la toilette de ses  deux marmots, préparer le diner, faire la vaisselle, faire tourner sa machine à laver, raconter une histoire aux enfants en leur souhaitant de doux rêves et arroser son géranium avant de souffler un peu devant une tasse fumante d’infusion de tilleul, promesse d’une nuit un peu courte mais réparatrice.
Le lendemain, rebelote, mais avant il lui faudra affronter la journée de classe. Chaque fois qu’elle pénètre dans le vieux bâtiment qui porte le nom pompeux « d’institut Clémence de Bringueville », elle est assaillie par le vrombissement incessant des voix mêlées de ses chers petits et quand elle rentre dans sa classe maternelle où 25 âmes l’attendent, c’est encore bien pire. Pour elle, c’est l’entrée du gladiateur dans l’arène  et elle sait par expérience que le combat sera difficile. Si une rage de dents ou un mal de tête la tenaillent, notre valeureuse mais discrète héroïne fera face, plaquant sur son visage le sourire qui saura rassurer et consoler les petits, orphelins pour la matinée ou la journée de parents qui, libérés pour quelques heures, voleront vers d’autres horizons.
Quand viendra enfin, l’heure de la sortie, épuisée, soulée de bruits et de cris, elle s’engouffrera à nouveau dans le métro bondé avant de grimper dans son vieux train de banlieue et d’attaquer à la maison le deuxième round.
Le nom de Josette DUMONGE ne figurera jamais au fronton d’un édifice mais il se trouvera bien quelques têtes blondes pour se souvenir d’elle quand, à leur tour, ils seront devenus parents.
Patricia

18 janvier, 2018

Atelier d’écriture du 15 janvier 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:44

1/ DEVOIR : 5 mots extraordinaires à insérer dans un texte
Zain – quinaud – ithyphalle – stercoraire – vulgivague

100

Les cents soucis

Non mais ! Que lui arrive-t-il à mamy Nova, pardon mamy De Nova ? Mamy Cathy, maintenant je n’ai plus de scrupules à la nommer mamy Dé Cathy.
De tous temps, au moins depuis Bunuel, je la pensais vulgivague (ou vulvigage, je ne sais). Très vaguement esclave de ses sens. Très vaguement, car en fait qui se souvient de ses maris, amants ou copains ? Seul Yves S.L. avait sa place attitrée sur les photos people. Je ne suis pas sûr que ce quinaud l’amenait à Marrakech. Il est vrai que son sourire coincé, colgate regardol, rebutait plus d’un ithyphalle (ou ithyphallocrate, je ne sais plus très bien). Jusqu’à Rochefort (pas l’acteur à cheval, la ville pluvieuse) beaucoup de monde pense qu’elle est restée demoiselle. Néanmoins, n’importe quelle stercoraire de bureau, perchée sur ses hauts talons, vous dira bien en face : « Madame Catherine, c’est une vraie Française, une vraie femme honnête, elle… ». C’est complètement zain, zain ce manifeste des cents qui se voudrait manifeste des sens, ce pétage de plombs de nanties LVMH (nanties féministes ?) Elle aurait dû se documenter un peu, lire quoi ! Elle aurait appris que chez la souris, cour et agression sollicitent en partie les mêmes circuits neuronaux. Et chez le porc ? Libérer une autre parole, tu parles !  Je crains que ce droit à reconnaître aux mâles le droit à la drague, d’accord, au harcèlement, pas d’accord, et pire sans affinité (?), ne soit qu’un désir utopique pour cette grande bourgeoise réfugiée dans son for intérieur inexpugnable. Les femmes, toutes les femmes, méritent le respect.
Bertrand

médaille

Quinaud, bigleux et contrefait, mon homme vêtu de son plus élégant stercoraire, s’en fut à la cérémonie où, sans restriction pour son esprit spécieux et vulgivague, on lui remit, avec tous les honneurs, une précieuse médaille ithyphalle et un minuscule zain de bois précieux enchâssé dans une gangue d’ivoire du plus bel effet.
Voulant remercier comme il se doit le brillant aréopage qui le portait au pinacle, il se rapprocha du micro et, oubliant ses habituelles inhibitions, se lança dans un émouvant discours que d’aucuns jugèrent un tantinet trop long, eut égard à une dentition mobile un peu capricieuse et une élocution par trop hasardeuse. Prudente, j’étais sagement restée à mon domicile, attendant, sans trop de hâte, le retour du héros.
Patricia

maladie-grave

Il était atteint d’une vulgivague stercoraire, une maladie orpheline et ithyphalle qui le laissait tout quinaud et zain à chaque crise. Le pire était que cette saleté n’était même pas mortelle. Un genre de truc qui te bouffe la vie et qui peut durer une éternité, à moins d’un regrettable accident, bien sûr.
Fabienne

Et le vrai sens des mots :
Zain : se dit d’un animal (principalement cheval ou chien) dont la robe n’a pas de poils blancs
Quinaud
 : confus, honteux
Ithyphalle
 : (Antiquité) Représentation du phallus en érection, que l’on portait en procession aux fêtes de Dionysos (chez les Grecs) et Bacchus (chez les Romains). (Antiquité) (Par extension) Chants ou danses pratiquées lors de ces fêtes. (Didactique) Amulette de forme phallique que l’on portait autour du cou.
Stercoraire
 : qui vit sur les excréments
Vulgivague
 : qui se prostitue

 

Exercice : écrire une histoire à partir de cette photo :

photo

Rendez-vous raté

- Wonder woman m’avait dit : rendez-vous à 16 heures sur le socle de la statue du boulevard Voltaire. Je suis venu, j’ai attendu… et comme un con, je me suis gelé… Wonder Woman n’est jamais venue. Alors, je suis redescendu du socle et je suis parti me réchauffer.

- Bon sang, mais qu’est-ce que je suis bête, je n’aurais jamais dû lui donner rendez-vous sur le socle de la statue du boulevard Voltaire, par ce temps-là, le pauvre, il va se geler. Mais ça m’excite tellement quand il n’a pas d’habit. Oh ! mais il est déjà parti, c’est vrai qu’il est déjà 17 heures, à peine une petite heure de retard. Je vais essayer de l’appeler, peut-être va-t-il m’entendre. Hé, l’Homme invisible, tu es là ?
Fabienne

Dix ans, coincé sur ce socle sans grâce, à servir de perchoir et de lieux d’aisance  aux pigeons madrilènes ! Que voulez-vous, moi je n’en pouvez plus de rester là, figé, immobile depuis ce sort de pétrification lancé par Syrius, mon ennemi juré. A l’intérieur de ma gangue minérale, moi j’étouffais, je bouillais littéralement ; ça ne pouvait plus durer ! Et puis, je ne savais jamais d’où venaient ces passants affairés qui, inquiets,  me jetaient parfois un rapide regard, sans doute effrayés par mon air farouche. Pour passer le temps, J’essayais quand même de deviner leur destination, d’imaginer leur quotidien mais cette rêverie finissait par me frustrer car les vérifications m’étaient impossibles. Mais cette nuit, tout ça va prendre fin car j’ai pris la décision irrévocable de m’enfuir…
Je suis hyper concentré et bande le moindre de mes muscles. Je puise dans mon énergie vitale et tente le tout pour le tout. … C’est si dur…  mais peu à peu je parviens à m’arracher de ma prison de pierre. Mon corps se réchauffe et mes membres ankylosés retrouvent progressivement leur mobilité ; chaque pas est une torture. Je descends péniblement de mon socle et pars pour toujours, ne laissant derrière moi que les traces de mes pas lourds que la neige peu à peu effacera.
Plus jamais vous ne pourrez contempler la statue du grand inquisiteur ; tremblez pauvres gens ! Ma vengeance est en marche et nul ne sera épargné…
Patricia

Nous sommes l’armée souterraine. Aujourd’hui, à l’aube, nous allons sortir enfin. Rangés en ordre de bataille, nous allons conquérir la ville. Tous les habitants ont fui. Ils sont partis lâchement ailleurs pour sauver leur vie. Mais bientôt nous serons partout et nous les anéantiront.
Fabienne


Exercice
 : souvenirs de la galette des rois

gateau

Je n’ai découvert la galette des rois qu’à l’âge de 23 ans, quand je suis arrivée à Paris. Chez nous en Camargue, la galette des rois à la frangipane n’existe pas. C’est le gâteau des rois. Il est en forme de couronne, brioché et parsemé de fruits confits et de gros grains de sucre. Il y a bien sûr une fève, en porcelaine colorée. Quand j’étais petite, c’était surtout des personnages de la crèche. Le plus vieux de la famille devait le couper en parts égales et le plus jeune se mettait sous la table pour décider à qui irait chacune des parts. Sans triche, évidemment. Et bien croyez-le si vous voulez, pas une seule fois je n’ai eu la fève !
Fabienne

galette-roi-caramel1

Chaque année, c’était pareil ; Yvette tombait toujours sur la fève et se voyait contrainte, comme la tradition l’oblige, à payer à son tour une galette des rois. Le prestige de la couronne  parvenait de moins en moins à atténuer la désolation de son porte-monnaie. Lassée de ce règne interminable, elle décida que 2018 ne verrait pas  son énième couronnement. Quel que soit le sort qui, indifférent, s’acharnerait sur elle, personne n’assisterait cette année à cette funeste victoire.
Quand vint le moment de la dégustation, attentive, elle mâchonna sans trop de vigueur sa part de gâteau. Bientôt, elle sentit sous sa langue l’objet du délit. Elle prit alors un air détaché et avala une grande lampée de cidre doux, ingurgitant la fève en même temps que la boisson salvatrice.
Dans le cercle amical, on s’étonna : le pâtissier, distrait, avait-il failli à sa tâche ? C’est ce que, déçus,  les convives finirent par penser.  En tout cas, cette année, on dut renoncer à la photo traditionnelle et la couronne, pour la première fois orpheline, resta  sagement dans sa boite.
Patricia

12 janvier, 2018

Atelier d’écriture du 8 janvier 2018

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:18

Troisieme-humanite

DEVOIR : un toast (d’après « La troisième humanité » de B. Werber)
Les humains peuvent-ils évoluer ? Parfois, ils m’inquiètent. Dois-je les aider ou les laisser livrés à leur sort ? Je ne peux pourtant pas les abandonner car j’ai un grand projet pour eux.

Depuis que je les ai créés, il semble que les humains s’acharnent à faire n’importe quoi. Par deux fois déjà, je les ai conçus. Par deux fois, ils sont allés eux-mêmes à leur perte, détruisant à chaque fois leur planète et l’humanité toute entière. Il semble qu’au bout d’un moment, le pire qui est en eux prend le dessus. Je me demande s’ils peuvent évoluer. Parfois ils m’inquiètent. Pourtant, je ne désespère pas. Cette fois-ci, je vais les mettre sur la Terre. C’est une bonne planète qui leur offrira tout ce qu’ils veulent, à condition qu’ils se donnent un peu de mal.

Bon, les débuts ont été assez chaotiques, mais ils sont arrivés à évoluer. Pas toujours dans le sens que j’aurais aimé, d’ailleurs. Toujours leur instinct de posséder, de régner… Ils sont prêts à tout pour ça : tuer, piller, détruire…

Dois-je les aider ou les laisser livrés à leur sort ? Je ne sais encore. J’aimerais qu’ils arrivent à se débrouiller par eux-mêmes. Ils ont hélas inventé à nouveau le pire : la guerre qui détruit, l’esclavage qui asservit, la torture qui anéantit, la religion qui divise au lieu d’unir… Comme les fois précédentes. Mais aussi, peu à peu, ils ont découvert de grandes choses. Le feu, tout d’abord qui leur a permis de se chauffer et de mieux se nourrir. Et puis toutes les grandes découvertes qui ont rendu leur vie plus facile… Peut-être et qui quelquefois font plus de mal que de bien. Mais je crois que la plus belle chose que je leur dois, c’est encore l’art. L’art sous toutes ses formes : poésie, peinture, musique… Mais cette fois-ci, je ne vais pas les abandonner à leur sort car j’ai un grand projet pour eux. Un grand projet qui va les sublimer, presque les diviniser… J’ai besoin d’eux pour réaliser ce grand projet. Il faut qu’ils s’y investissent totalement. Je vais vous expliquer ce qu’il en est… Réflexion faite, je pense que c’est encore trop tôt, donc chut ! Je ne peux pas vous en dire plus pour le moment !
Fabienne


Exercice 1
: décrivez une action simple de 4 points de vue différents
ex : quelqu’un qui se brosse les cheveux :
1.
  Point de vue de celui ou celle qui se brosse les cheveux
2. Point de vue de la personne qui regarde la scène
3. Point de vue de la brosse
4. Point de vue d’un cheveu

brossage

Lucie dans la salle de bain :
Faut que je me dépêche sinon je vais être encore en retard pour la réunion et Pignon va me pourrir. Je peux pas le voir, ce Pignon. Il se prend vraiment pour le chef. J’ai même entendu dire qu’il avait abusé de sa situation. Quel salaud !
Bon qu’est-ce que je vais mettre aujourd’hui ? On oublie les petites jupes sexy, faudrait pas en plus que je l’excite, le vieux pervers. Faut que je dise à Fabrice qu’il doit s’occuper des filles ce soir, je vais finir tard :
-  Ho ! ahisse ! u dras les fi ce soi…

Fabrice, son mari, se rase à côté :
- Lucie, je t’ai dit de ne pas me parler quand tu te laves les dents, je n’ai rien compris.

Wouah ! Elle est super belle ma Lucie. J’aimerais bien être à la place de sa brosse à dents pour explorer toute sa bouche. Elle a du dentifrice aux coins des lèvres. Diablement excitant, on a envie de lécher… Huit ans que je la connais et toujours envie d’elle comme au premier jour… Mais aussi envie de Clara, ma secrétaire. Super bandante, celle-là… Mais bon, rien à voir avec Lucie. Je ne l’aime pas, Clara. Du coup, ça compte pas…

- Oui, ma chérie, je prendrai les filles à l’école ce soir.

La brosse à dents se démène :
- Les dents, vous allez voir comment je vais vous brosser ce matin. Il faut que son sourire soit éclatant ! Je ne laisserai rien passer. Je frotte, je lave, je nettoie, rien ne m’échappera ! Et toi, la dent du fond, pas la peine de te cacher, tu vas y passer aussi !

La dent du fond qui en a marre :
-  Sale brosse, elle a vraiment une dent contre moi !!! Ah ! Ah ! Ah ! Que je suis drôle ! Non, mais là, y en a marre, c’est de l’acharnement, du harcèlement. Ah ! la vache, elle m’a encore fait saigner… Matin et soir, c’est toujours le même cirque. Je vais me plaindre…
Fabienne


Exercice 2
: le texte fendu. Compléter la partie droite de la page, de manière à avoir un texte cohérent.

texte fendu

Il s’est approché dans le couloir et la regarde, elle
s’arrête à quelques pas, regarde à son tour cet homme qu’elle ne reconnait pas et
se retourne. Il se glisse derrière elle et attend
que son visage dans l’ombre s’éclaire un peu. Il ne voit tout d’abord que les
bleus des fleurs. Il saisit son briquet et le jette dans le feu où brûle
l’arbre : la flamme vacille. Quelqu’un frappe à la porte.
« Qui est là…  » dit-elle inquiète et apeurée.
Immobile, son briquet à la main, il ouvre la porte
lorsque sa soeur avance vers eux, toute blanche,
la tête inclinée (ses cheveux étalés sur les épaules et les bras le
long de son buste). Il sourit à cette revenante qu’il connait si bien.
« Anne…
- Anne ! »
Le même appel, au même moment résonne dans la
maison, elle n’entendit que leurs deux corps qui se touchaient tête contre
tête, comme si elle ne le reconnaissait plus. Tout à coup, il est
dans ses bras, et sans parler, caresse son dos, hume
l’odeur de ses cheveux, un sourire aux lèvres.
 » Tu as eu peur, dit-il, te voilà à nouveau parmi nous.
Un hibou s’envola, quelques pas plus loin, puis sauta de branche
en branche mais ne toucha pas les amants qui revinrent
séparément.
 » Comment es-tu venu, ou plutôt revenu ?
- Comment cela, revenu ? Il avait cru qu’elle était le fantôme, mais c’est
lui qui disparut.
Fabienne

 

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