Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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28 novembre, 2017

Atelier du lundi 13 novembre 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 1:51

DEVOIR : un sandwich, écrire un texte qui commence par :
C’est pas grave, ça peut arriver à tout le monde

Et qui se termine par : … En rentrant chez lui, sans savoir pourquoi, il se sentait toujours merveilleusement bien.

Jardiner-avec-la-lune

Pas grave ?

–      C’est pas grave, ça peut arriver à tout le monde…
–      A tout le monde peut-être, et je m’en fous, mais à moi ! Non, c’est impossible, je refuse cette éventualité.
L’Ami lui fit alors remarquer que ce n’était pas une « éventualité » comme elle le disait, mais une ré-a-li-té. Et devant la réalité…
–      On ne peut que s’incliner, je sais, je sais… S’incliner et ac-cep-ter ! Qui a inventé pareille ânerie ?
–      Pas seulement accepter, mais adhérer pleinement, du fond du cœur.
Il en rajoutait, il se gargarisait de ses doctes paroles. Elle se sentait bouillir…
–      Et bien non, non et non ! Et si tu n’as que ce conseil à me donner, tu peux t’en aller, je me passe de toi et de ton amitié !
L’Ami s’en alla et elle remâcha son mécontentement : oui, ce qui lui arrivait était gravissime. Elle, qui habituellement réglait tous ses comptes, avec tous ses proches (et même d’autres plus lointains), de la manière la plus expéditive, la plus satisfaisante, par le truchement de l’écriture, venait de pondre un texte d’une mièvrerie navrante dans lequel elle ne tuait personne ! Personne, pas même un chien, pas même un moustique, pas même un dimanche ! Il y était question de fleurs et d’amour, de souvenirs et de nostalgie heureuse, bref, l’inspiration satanique venait de déserter…
–    Comment surmonter ce désagrément ?  se dit-elle. Et désagrément était trop faible, c’était objectivement une catastrophe car ces liquidations littéraires étaient son baume, son oxygène, sa thérapie, sa catharsis…
Tandis qu’elle cherchait comment résoudre ce problème, l’Ami téléphona :
–      Alors, ma Belle, tu es remise maintenant ? La diva a fini sa petite crise ? Il n’y avait pas de quoi en faire une montagne ! Ah, ah ! Elle est excellente, non ? Allez, viens plutôt m’aider à désherber mon gazon, je ne m’en sors pas ! Un peu d’exercice au grand air te fera du bien et au moins tu feras quelque chose d’utile…
L’imbécile ! Non seulement il ne me comprend pas, mais revoilà ses plates plaisanteries : pas de quoi en faire une montagne ! Parce que mon nom est Montagne ! On ne me l’avait jamais faite… Quel con, non mais quel con supérieur ! Si je le tenais là devant moi, je…
C’est alors que l’idée germa, se développa, prit ses aises, occupa tout son esprit pendant plusieurs minutes…
–      Alors, tu viens ?
–      J’arrive !
Quand tout fut fini, elle se sentit merveilleusement bien : la fameuse réalité dont on lui rebattait les oreilles venait de dépasser la fiction. Et l’Ami l’avait acceptée… malgré lui !
En rentrant chez elle, sans savoir pourquoi (ou plutôt si, elle le savait, mais chut !) elle se sentait toujours merveilleusement bien.
Huguette

macho

Macho… lapin

C’est pas grave, ça peut arriver à tout le monde… C’était la deuxième fois en une semaine qu’elle lui disait ça. Et cette pauvre idiote ne s’était pas aperçu que c’était parce qu’il n’avait déjà plus envie d’elle. Il était temps pour lui de la quitter. Pourtant, elle était belle, comme toutes les autres avant elles, là n’était pas la question.
Lui, ce qui lui plaisait, c’était la chasse, la traque. Et plus la proie était difficile, plus il en jouissait.
Il se souvint d’Irina, un Ukrainienne, maîtresse d’un magnat de la presse. Il avait mis plus de six mois pour arriver à ses fins. Il avait usé de tous les stratagèmes, même les plus compliqués ou les plus sordides, mais, comme les autres, elle avait fini dans son lit.
Quand elles commençaient à tomber amoureuses de lui, tout désir le quittait et il fallait qu’il s’en aille, qu’il rentre chez lui, penaud et contrit retrouvé sa femme Lucile. Lucile, si douce, si gentille, qui le connaissait si bien et qui lui pardonnait tout, à qui il racontait tout. Lucile qu’il aimait… peut-être. Il décida qu’il allait lui faire un enfant, pour l’occuper… Et comme à chaque fois, en rentrant chez lui, sans savoir pourquoi, il se sentait toujours merveilleusement bien.
Fabienne

Exercice : C’est l’anniversaire d’Huguette !!!

Huguette

C’est l’anniversaire d’Huguette

Enfin, le 13 arrivait ! Huguette guettait cette date, son anniversaire, avec très peu de patience. Car, si d’ordinaire, elle était tenue de tuer avec modération, ce jour-là, cette loi s’envolait aussi vite que les âmes qu’elle fauchait.
La nuit s’annonçait… Mortelle !!!
Pour ouvrir le bal, elle s’arma de son fusil à lunette et tira une balle entre les deux yeux du chauffeur de bus, dans le virage. Hop ! une douzaine de noyés pour commencer !
Ensuite, elle aperçut sa voisine arrosant ses plantes. Huguette fit tomber la dame du cinquième. Dans un éclair de lucidité, elle saisit son plat décoré et le lâcha sur le crâne de l’occupant du rez-de-chaussée, faisant ainsi taire un témoin potentiel. Mais déjà, le vieux du quatrième se penchait sur son balcon. Ni une, ni deux, Huguette empoigna la bouteille de Maggi et la fracassa sur le crâne en-dessous qui tomba sur le tas de cadavres. La pub n’était pas mensongère : « si vitre prêt, tellement bon ! ».
L’aventurière sourit, satisfaite. Quinze morts, pas mal ! Mais lassée et fatiguée, elle alla se coucher.
L’an prochain, elle se surpasserait !
Loup

Le 13 novembre

 C’est l’anniversaire d’Huguette Montagne.
Pour le cadeau, ce n’est pas compliqué :
Offrez-lui une bouteille de Champagne,
C’est son penchant, son petit péché.

 De son sourire espiègle elle vous remerciera
Et tuera un à un ses personnages
Puis pour se désaltérer elle boira
Deux ou trois coupes de ce fameux breuvage.

 Ne vous fiez pas à son air innocent
Et à son allure bon enfant,
Car sous ce sourire charmeur
Huguette est un serial killer.

 A la tienne, Huguette, et bon anniversaire !!
Fabienne

Pour ton anniversaire, Huguette
Nous sommes tous là pour faire la fête :
Houmous, pâté, pop corn, gâteaux,
Flutes au fromage, figatelli,
Pain, chips, vin blanc et Champomy,
Pour goûts contraires, champagne ou eau
Et un brainstorm comme alibi
En espérant souffle et esprit
Mais des élans d’inspiration nos panses lourdes ont eu raison.
Un seul cadavre sur ton balcon
Ma défunte imagination.
Patricia

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