Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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30 septembre, 2017

Atelier du 18 septembre 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 9:10

DEVOIR : demain, j’arrête !!!
Avec au moins 2 expressions « caldoches »

fête

Demain j’arrête la cigarette
La topette, de faire la fête
Ça plaira à la vieille

Demain j’arrête de faire l’enfant
De me prendre pour un Don Juan
Ça plaira à la vieille

Demain je vais être sérieux
Demain je serai un Monsieur
Ça plaira à la vieille

Mais c’est sûr que je vais pas y arriver
Parce que moi, j’aime bien me marrer
Atcha ! Tout ça c’est pas pour moi
Et lôngin, tant pis pour la vieille !

La vieille, elle est barrée,
M’a laissé tombé.
Maintenant, C’est « casse pas la tête »
Chaque jour est une fête
Et tant pis pour la vieille !
Fabienne

Demain, j’arrête !

Boulette, ou quoi ?
Vous oui ? Tant mieux. Passeque moi, non ! Je suis marré. Demain j’arrête.
Ma petite entreprise, rien qu’à moi, c’est un fin joli nakamal. Situé dans une pente abrupte qui domine Ste Marie (priez pour moi !), il dégringole en plusieurs terrasses arborées comme dirait un copain à Nénesse qu’a fait décoration extérieure. Des bancs et des tables en tek vous attendent dans une semi-obscurité sous un ciel étoilé. Fin poète le mec. Des fleurs partout en toutes saisons, c’est ce qui plait aux meufs. En fait quand les nanas viennent, les gars suivent ! Marre de ces nakamals  terre battue pour bourreurs de poules qui sortent tout juste du Camp Est. L’autre jour un enculé de Zor m’a fait la remarque : « c’est con ce Camp Est situé à l’ouest de Nouméa ! ». L’avait même pas compris, cet empété, que c’était à l’est de l’Ile Nou.
En fait, question nakamal, je connais faire. Le meilleur kava de la place. Direct d’Efaté, par une ancienne pilotine, petit bateau gros la cale, qu’a racheté Nénesse. Y s’occupe de tout jusqu’à mon garage, mon con. Accostage à Hienghène, coutume avec les « autorités locales ». Après y suffit de rouler à la douille jusqu’à Païta. Cubarder dans le fossé, même pas peur quand il mouille la boulette (au volant de Boulette Ma Woiture). De toute façon, son beau frère est gabelou. Y se fera pas dégomater.
En plus du kava, y a toujours un peu de kaï-kaï. Ca, c’est le boulot de la copine du moment. J’vous donne pas son prénom, j’m’en souviens plus. Mais carry la malabar se débrouillait drôlement mieux que bami pattes jaunes et encore bien mieux que bougna la ponoche. Saucisse purée, la blonde a duré deux jours. En ce moment c’est Poé. On est fin lovés avec la tahipouète. Radio cocotier a vite fait savoir que c’était la plus belle fille de Nouméa Sud.
Tout ça c’est bien beau, fin valab, mais depuis une semaine y a problèm ! Mon client commissaire, d’habitude un pète claquettes qu’a l’air de rien avoir dans le coco, m’a pris à part. Y m’a parlé mauvais. Oh ! Pas à cause des rouleurs de nems. Ils arrivent avec des pleins pochons d’herbes aromatiques des îles. Colombo, y sait aussi que je vends pas d’alcool, même pas de Number One, encore moins de bouteille carrée, sauf ma réserve personnelle. Les mecs qui sont fin canard dans la nuit, c’est qu’ils ont amené leurs propres provisions. Non, le coup d’ouest il a été causé par  quelques pourris qui ont dealé chez moi une poudre autre que la mienne. Plus blanche que blanche, si vous voyez ce que je veux pas dire. Y a deux nuits, sans rien me dire, ils avaient rallié le bétail. Un arrivage super ! Résultat, cette nuit là, trois consommateurs ont dévalé la pente et atterri sur la toit en tôle du voisin. Joli bruit dans le quartier ! Fin fâché, mon con, vu qu’il a été réveillé trois fois. Une fois par les corps en dérive (pas tous en même temps !). Une fois par les pompiers venus ramasser les ordures. Enfin par les flics au petit matin. Il attend la douane et la police scientifique. « Laisse taleur, m’a dit Nénesse, y vont pas nous faire au con. J’ai quelques copains Wallis, on va t’arranger ça. »
Ahou, pas dire, ça va être la guerre ! C’est la mort du petit commerce.
Demain j’arrête… Ou après-demain. !
Tcha !
Bertrand P.

 

Exercice : Dans la peau d’un sorcier, sorcière ou magicienne

sorcière

Je n’avais pas beaucoup étudié quand j’étais à l’école des sorcières, alors, j’étais une sorcière de seconde zone… Du coup, je ne savais pas faire grand-chose, mais quand j’ai pris mon envol et que j’ai eu mon premier appart, j’ai tout de suite vu l’avantage d’être une sorcière grâce au feuilleton « Ma sorcière bien-aimée » : tu remues un peu le nez (en trompette) et en cinq minutes, tu fais d’une porcherie, un appartement propre comme un sou neuf, douillet et accueillant… la fatigue en moins. Sûr que je n’y suis pas arrivée tout de suite et qu’il a fallu que je bûche sacrément en autodidacte. Après, j’ai voulu voir si j’avais des dons pour la sorcellerie parce que je trouvais ça trop top de transformer un mec qui t’a laissée tomber en grenouille ou de faire pousser un bouton juste sur le nez de la fille qui fait baver tous les garçons…
J’achetais des vieux grimoires dans des endroits mal famés et je m’entrainais sur ma petite chienne… La pauvre !! Je me souviens qu’un jour, par erreur, je lui ai fait une tête de chat… Ce que je ne savais pas, c’est que la sorcellerie n’est pas une affaire d’amateur et qu’on ne peut pas faire n’importe quoi. Un jour, alors que j’essayais de me venger d’une copine qui s’était moqué de moi, en la rendant cul de jatte, une lettre est tombée du plafond, comme par magie… C’était une convocation devant le « Grand Ordre de la Sorcellerie ». Et j’y ai été jugée… Jugée immature, stupide, dangereuse et complétement irresponsable, la magie étant, évidemment une affaire sérieuse. On a dit que je faisais honte à la corporation. Alors, on m’a enlevé tous les pouvoirs que j’avais. C’est pour ça que j’ai trimé pour écrire ce texte idiot.
Fabienne


Exercice
 : Je me souviens….

Ecrire l’instantané d’un souvenir qui vous a marqué. Avec le plus de détails possibles (bruits, odeurs, couleurs…)

perdu

Je me souviens de cet après-midi de décembre, ensoleillé et lumineux. Nous étions en vacances en France chez une amie qui habitait la banlieue parisienne. Sa fille et mon fils avaient tous deux cinq ans, il y a de cela plus de vingt-cinq ans. Morgan et Soizic, las d’écouter les grandes personnes décidèrent de faire un tour de vélo autour du pâté de maisons. Nous n’y vîmes pas là quelque chose de dangereux et leur donnâmes la permission de sortir. Un quart d’heure plus tard, Soizic revenait, en pleurs, elle avait perdu Morgan. Nous avons tout de suite pensé qu’il était tout près et qu’il s’était caché pour lui faire peur, mais nous dûmes vite nous rendre à l’évidence. Morgan avait bel et bien disparu. L’angoisse m’envahit, une angoisse terrible qui m’empêchait de respirer. Nous avons parcouru toutes les rues du quartier, puis nous nous sommes éloignés… Toutes ces maisons se ressemblaient. Je me demandais comment on pouvait habiter dans ce genre d’endroit où il est si facile de se tromper de maison… Au fur et à mesure que j’avançais, tout se brouillait, je pleurais, m’attendant déjà au pire. Le soir tombait, j’imaginais Morgan, seul, perdu… et j’étais encore plus inquiète.
Et puis, loin, très loin, j’ai vu une petite tache rouge. Morgan avait un anorak rouge. Alors, j’ai couru comme une folle vers cette petite tache. J’ai hurlé son nom. Il s’est retourné, son petit visage reflétait une immense peur. Il a laissé tomber son vélo et s’est précipité vers moi. Je l’ai serré si fort dans mes bras que j’aurais pu le casser, mais pour une fois, il se laissait faire, je respirais son odeur. Je l’ai embrassé, ses joues étaient toutes mouillées, il pleurait, de joie, comme moi.
Fabienne

En décembre 2010, coincé dans les bouchons, dans la voiture de mon père, à côté de l’école d’escrime, je pensais à la récente mort de Jacques Lafleur et au fait que l’année avait filé bien vite. J’écoutais du Sean Paul à la radio, en sentant et tripotant mes frites Mc Do (que je mangeais, par ailleurs). Je me concentrais sur le goût salé dans ma bouche, puis j’examinais le noir de l’intérieur de mes paupières closes…
Loup

Atelier d’écriture du 4 septembre 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 9:09

DEVOIR : un sandwich
La visite dura vingt minutes… à l’intérieur d’un corridor sombre.

Vous devez, en outre, incorporer au minimum 4 mots sur les 7 :
Normal – poli – en retard – sandwich – cachette secrète – silhouette – église


enfants

La visite dura vingt minutes, pas une de plus. Puis, tous ces messieurs en costume et chapeau reprirent vite l’ascenseur qui montait vers le soleil.
Ils étaient venus pour les nouvelles lois qui, soi-disant, allaient protéger les enfants. Mais ils nous avaient à peine vus, ne nous avaient pas parlé. Alors, comment sauraient-ils ? Comment sauraient-ils le travail harassant, commencé à cinq heures, dans la nuit et le froid piquant du petit matin. Ces heures interminables à pousser les lourds chariots. Il fallait toujours faire très attention pour qu’ils ne nous roulent pas dessus. Et puis, les retours, à la nuit aussi, où nous marchions en file indienne, comme des morts-vivants, tant la fatigue nous tenait. Quelquefois, il nous était même impossible de nous laver ni de manger ; le sommeil s’abattait sur nous et nous prenait en un instant.
Alors, comment pourraient-ils savoir tout cela, ces messieurs, si propres, si bien habillés ? Et puis, pour être poli, ce n’était pas des lois dont nous avions besoin, c’était de la santé et de la chance : la santé pour travailler dans cet enfer et la chance pour ne pas y rester.
A l’école, j’avais appris à lire et à compter, le minimum. Comme mes parents étaient pauvres, j’avais été obligé de travailler. J’avais neuf ans et ça faisait déjà deux ans que je travaillais dans la mine. De douze à quatorze heures par jour, six jours sur sept, parce que bien sûr, le dimanche, on allait à l’église. Et faut pas croire qu’on avait un traitement de faveur. Au contraire, pas question d’arriver en retard. En plus, comme on était petit et mince, on pouvait se faufiler partout où les autres n’allaient pas, se glisser dans les galeries les plus étroites. Je crois que les seuls plus malheureux que nous étaient les chevaux : quand ils descendaient dans le puits, ils ne revoyaient plus la lumière du soleil, on ne les remontait que morts.
Eté comme hiver, il faisait une chaleur infernale dans les boyaux. Nous travaillions presque nus, le corps malingre ruisselant de coulées de charbon noirâtres, les yeux rougis, peu habitués à la lumière du jour. On ne savait pas de quoi on souffrait le plus, la faim ou la fatigue. Pour manger, nous n’avions que deux tartines de pain dur, recouvertes de saindoux, une sorte de sandwich qu’on appelait le « briquet ». La peur, en revanche, était toujours là. Quelquefois, tapie au fond de nous comme une compagne : la peur constante de se blesser, de ne plus pouvoir donner le maigre mais indispensable salaire à la mère, d’être à jamais inutile. Quelquefois, la peur incontrôlable, comme un animal sauvage du coup de grisou.
Je savais ce que c’était, j’avais eu une alerte, l’année dernière. Je m’en étais sorti, mais mon compagnon, mon fidèle ami, le petit Marcel n’avait pas eu de chance. Il y était resté. Il venait d’avoir huit ans… Dès que j’avais vu la lumière des bougies qui vacillait, je m’étais jeté à corps perdu dans le premier passage que j’avais vu, à l’intérieur d’un corridor sombre.
Fabienne

La visite dura vingt minutes. Une durée classique pour ce type de consultation semestrielle. « Tout est normal », nasilla dans sa moustache le praticien plus tout jeune, lui non plus. Ces courts poils grisonnants devaient probablement camoufler une lointaine cicatrice de correction de bec de lièvre. A mon avis, mais je peux me tromper comme on dit trop communément, ce handicap jamais totalement surmonté devait expliquer sa hargne permanente. Avec moi, il restait poli. Mais l’infirmière au décolleté trop généreux et trop démonstratif pour son âge, en prenait plein la poire. Toujours en retard, ce couple improbable examinait une quinzaine de handicapés du cœur en une matinée stakhanoviste. L’un ou l’autre recevait-il les félicitations platoniques du soviet suprême de cet hôpital stalinien où j’avais été « opéré » deux ans auparavant ? Ce bâtiment datant des années cinquante ressemblait à une grande église avec une étrange tour qui le dominait. Au dernier étage se situait le bureau du directeur, une cloche lui aussi, qui donnait le bourdon à tout le personnel.

En sortant de cet édifice peu édifiant, mon malaise s’était amplifié. Non pas par le fait d’avoir été traité comme un vieux sandwich au beurre ranci. Après tout c’était l’usage pour tous les patients ou presque. On déroulait le tapis rouge seulement pour le sénateur Le Sagittaire. Une fois, en voyant sa lourde silhouette s’extirper de sa limousine de fonction, j’avais été heureux d’apprendre que les plus gros corps de l’Etat pouvaient être équipés des mêmes prothèses que moi. Mais, cette fois-ci, il y avait quelque chose de nouveau. Le docteur à postiche avait sorti d’une cachette secrète une mallette métallique dont l’ouverture avait claqué de manière lugubre. Avec moult précautions, il en avait sorti un appareil à cadrans dont la noirceur ne me disait rien qui vaille. Sans un mot d’explication, le moustachu cynique en avait plaqué la face rugueuse sur mon thorax, en dedans de l’épaule gauche. Après quelques longues minutes cela avait fait comme un déclic. A voir la satisfaction narquoise sur la face du morticole, je sus qu’il s’était passé quelque chose de terrible. Engoncé dans un respect suranné et surtout mort de trouille dans l’ignorance complète de ce que l’on m’avait fait, j’avais fui comme un pestiféré pour regagner au plus vite mon gourbi solitaire.

Maintenant, il va falloir que j’aille sur Internet pour voir et vérifier. Mais je n’ose pas. Que ferais-je si c’était vrai ? A vous je peux le dire : je pense qu’ils ont introduit dans l’appareil prothétique un dispositif de surveillance et de commande à distance. « Vous en avez pour cinq ans de tranquillité », m’avaient-ils claironné après m’avoir « implanté ce PACE » comme ils disent. Comment vivre en paix avec lui maintenant ? Tenez, je ressens des irrégularités, des à-coups, des palpitations, des sueurs froides. Et s’ils décidaient de le régler à 300 battements/minute ou encore de l’arrêter ? Et si un hacker bloquait tous les stimulateurs de ce modèle pour faire du chantage ? De quel résogiciel vais-je faire partie, qui saura tout de mon corps ? Je sens que je m’engage à l’intérieur d’un corridor sombre.
Bertrand P.

La visite dura vingt minutes, et pourtant elle lui sembla durer une éternité. Pour commencer, la personne avant elle était arrivée en retard, ce qui eut le don de l’agacer, alors qu’elle avait déjà les nerfs en pelote. La ponctualité, tu connais ?!!! Elle afficha néanmoins un sourire poli quand la secrétaire vint la chercher pour lui annoncer qu’on allait la recevoir. Elle entra dans une pièce couleur crème, au style minimaliste, et s’assit en face d’un homme à l’air avenant, la bonne cinquantaine, les cheveux poivre et sel coupés courts. Ce n’était pas son premier rendez-vous avec lui, mais elle ne pouvait s’empêcher de stresser, surtout quand elle pensait à ce qu’elle attendait de la visite d’aujourd’hui. Préoccupée, elle entendit à peine ce qu’il lui disait, elle avait hâte d’en finir avec les formalités d’usage. Au bout de quelques minutes, ils se levèrent et l’homme la dirigea vers une autre pièce. Enfin, ils allaient passer aux choses sérieuses ! Elle soupira de soulagement quand il lui dit, après un long moment de silence : « Tout a l’air normal. » Puis il ajouta, avec un petit sourire en coin : « C’est parti pour l’exploration ! » Elle retint sa respiration et fixa son regard sur l’écran de surveillance. Soudain, elle poussa un cri de surprise en apercevant la petite silhouette à l’intérieur d’un corridor sombre.
Meryl

 

Exercice : portraits croisés
Diviser une feuille en 2. Sur la première colonne, faire une fiche d’un personnage humain. Dans la 2ème un personnage imaginaire ou historique. Il doit y avoir un personnage masculin et un personnage féminin. 
Mettre les feuilles pliées sur la table, puis chaque participant pioche une feuille et écrit une histoire avec ces 2 personnages.

carabosse

La petite quarantaine, assez grand, un visage carré toujours mal rasé, Charles Porcheron était un homme ordinaire. Il aimait tellement les vacances qu’il était devenu prof, prof d’histoire exactement. Il adorait les petites histoires de la grande Histoire, avec un H majuscule. Devant ses élèves, il essayait de faire revivre Jules César, Louis XIV ou Napoléon avec leurs soucis, leurs joies ou leurs préoccupations humaines. Certains élèves écoutaient, bouche bée la traversée du Rubicon, les fêtes libertines à Versailles ou la préparation de la bataille d’Austerlitz, d’autres se mettaient en mode « sommeil » et il n’y avait rien à en tirer.
Pour se reposer de ses dures semaines, Charles partait avec son petit bateau sur un ilot désert tous les week-end, à partir du vendredi midi car il n’avait pas cours l’après-midi. Là, seul, au calme, il pêchait un peu, mais la plupart du temps, il rêvait.
Ce vendredi-là, juste avant d’accoster sur la rive, il vit une silhouette noire sur l’ile. Il eut presque envie de faire demi-tour, mais finalement, il jeta l’ancre et s’approcha de la plage. C’était une vieille femme aux cheveux blancs, bossue lui sembla-il. Lorsqu’elle tourna sa tête vers lui, il eut un sursaut de recul. Sur son nez crochu trônait une verrue et lorsqu’elle lui sourit, sa bouche édentée ne laissa voir qu’une seule incisive.
Elle était vraiment repoussante et Charles dut faire un effort pour lui rendre son sourire.
D’un air avenant et d’une voix douce, elle se présenta :
-       Bonjour, je suis la Fée Carabosse
Charles n’en revenait pas. Il venait de rencontrer une sorcière !!! Peut-être allait-elle lui jeter un sort et le transformer en crapaud. Il regarda à gauche, puis à droite, mais personne pour lui venir éventuellement en aide. De sa voix, toujours aussi douce et calme, elle continua :
-       Je pensais que cet ilot était désert. Pardonnez-moi de vous avoir effrayé. Si je suis là c’est uniquement pour venir en aide aux peuples des mers qui sont en train de mourir à cause de la pollution et de la surpêche.
Charles ouvrit des yeux ronds, il ne savait pas que les sorcières étaient écolos.
Elle commença à lui expliquer qu’elle était en quelque sorte la gardienne des espèces en voie de disparition. Elle lui dit également qu’elle avait plus de 500 ans et que le sort d’une fée jalouse d’elle l’avait rendue si repoussante. Au coin du feu, ils partagèrent un repas frugal. Charles s’endormit.
Lorsqu’il se réveilla, le soleil était déjà haut dans le ciel. Il était seul. Il se dit que la veille, il avait dû rêver. Pourtant, il se souvenait très bien de la vieille femme, il entendait encore le discours qu’elle lui avait tenu de sa voix si douce. Dans le ciel, il entendit un cri et leva les yeux. Un aigle tourna trois fois autour de lui, comme pour le saluer, puis disparut dans le ciel. Il venait de décider que le combat de la fée Carabosse serait désormais le sien. C’était étrange comme il se sentait bien.
Fabienne

 

 

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