Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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3 mai, 2017

Atelier d’écriture du 1er mai 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:29

C’est le 1er mai, mais à l’atelier, on travaille quand même !!!

muguet brinz

DEVOIR : Prenez un livre, page 24, 3ème phrase pour commencer ou terminer une histoire.

parc

Des rangées de tulipes rouges défilaient au garde-à-vous le long de Park Avenue tandis que nous roulions à tombeau ouvert  pour tenter de rejoindre dans les délais Grand Central Terminal. Il était déjà 17h15 et le train pour New Haven devait quitter la gare à 17h40. Mardge était inquiète, partagée entre la peur de rater son train et la crainte de ce qu’elle allait découvrir une fois arrivée chez John. Leur relation, quoiqu’intermittente durait depuis cinq ans déjà et elle possédait la clef de l’appartement, un grand loft avec vue sur East Rock Park.
John s’était montré bien mystérieux, lui demandant de rejoindre au plus vite New Haven tout en l’informant qu’il ne serait pas à l’appartement quand elle arriverait. Il s’était dit très pressé et avait  abrégé la conversation, remettant les explications à plus tard.
Ce comportement excentrique ne correspondait pas à la personnalité de John, toujours pondéré et maître de lui. Les idées se bousculaient dans la tête enfiévrée de Mardge : maladie ou décès d’un proche ? Non ! Il le lui aurait annoncé. Problèmes au travail ? Mais quelle aide pourrait-elle lui apporter dans ce domaine ? Non ! Il s’agissait d’autre chose, quelque chose de grave ! Mais quoi ? Dans quel bourbier John s’était-il fourré ?
A son arrivée, Elle constata, un peu rassurée, que l’appartement était parfaitement en ordre. Comme toujours, chaque chose était à sa place et rien ne pouvait laisser penser à un départ précipité. Elle alla chercher une boisson fraiche dans le réfrigérateur et s’installa confortablement sur le canapé. A la télé, rien de bien intéressant, l’attente, c’est sûr, allait être longue. de temps à autre, elle jetait un coup d’œil sur le téléphone comme si  cet objet inerte pouvait lui délivré un message, une explication. Les heures passaient et John ne l’appelait toujours pas. Lassée, elle prit la décision d’aller se coucher mais avant, elle partit explorer plus attentivement chaque pièce de l’appartement comme à la recherche d’un indice. Des murs, bien insonorisés, ne filtrait aucun bruit. Elle se sentait seule et l’angoisse prenait le pas sur l’énervement.
Lorsqu’elle pénétra dans la chambre, une surprise l’attendait sous la forme d’une enveloppe libellée à son nom, enveloppe posée ostensiblement sur la table basse. A l’intérieur, un message laconique : « j’ai mis l’appartement à ton nom, il est donc désormais à toi , tu peux en disposer comme tu veux. Notre histoire s’arrête là,  je te quitte. Ne cherche pas à savoir où je suis, ce que je fais, ni ce que je deviens. Ma vie ne me convenait pas ; j’ai décidé d’en changer.
Bien à toi,
John
PS : Tu trouveras sur le petit carnet marron, dans le tiroir sous le téléphone, l’adresse de mon notaire ».
Estomaquée, Mardge s’affala lourdement dans le vieux fauteuil de cuir brun sur lequel John  rangeait soigneusement ses vêtements chaque soir. Enfin ! Jusqu’à ce soir…
Patricia

-       Je vous jure, Monsieur le Juge, ce n’est pas moi qui l’ai tuée.
-       Pourriez-nous nous le prouver ?
-       Mais bien sûr, Monsieur le Juge.
-       Ma femme a pris le pistolet, comme ceci, dit l’accusé, en prenant le pistolet d’un policier. Ensuite, elle l’a mis contre sa tempe, exactement comme cela.
-       Et alors, dit le juge ?
-       Eh bien, elle a tiré, comme cela, répondit l’accusé en appuyant sur la gâchette.
Le pistolet était chargé et le juge constata :
-       Quelle façon stupide de mourir ! (Richard Bach – Un)
Fabienne


Exercice
 : Inventez une histoire à partir de cette photo

photo

 

Il était un temps où les hommes étaient tout puissants.
Il était un temps où ils triomphaient et portaient des casquettes.
Il était un temps où leur volonté s’exerçait dans la rue comme ailleurs.
Il était un temps où le calme et l’ordre régnaient.
Il était un temps de froide liberté.
Il était un temps où la fourrière municipale venait prendre les femmes perdues.
En vérité je vous le dis, vous le promets, ce temps reviendra.
IL SUFFIT DE NOUS VOILER LA FACE.
Bertrand

Attrapez-les ces impudiques ! Ces moins que rien ! Regardez comme elles s’exhibent, dans la rue, à la vue de tous… Bel exemple pour nos enfants ! Attrapez-les vite et embarquez-les sans délais ! Et en plus ça a le verbe haut ! Comme si cela ne suffisait pas de troubler l’ordre public avec ces tenues plus que légères ! Tu parles de féministes ! Des putes, oui ! Qu’on enferme ces délurées !  Le charme d’une femme, tout de même, c’est avant tout la discrétion, le bon goût, l’élégance de savoir se taire par exemple pour mettre en valeur les propos édifiants de son époux.
Ah ! Que suis bien aise d’avoir épousé clémentine !
Patricia

C’est à croire qu’on nous épiait, qu’on nous suivait ! Je paris que c’était encore cette vieille chouette d’Anna ! Pourtant, nous ne faisions rien de mal ! A l’abri des regards indiscrets, c’était une activité saine et physique. Alors pourquoi toutes ces grenouilles de bénitiers s’insurgeaient-elle comme un seul homme ? Elles n’avaient rien d’autre à faire ? Nous ne faisions pourtant pas de mal.

A peine étais-je sortie de la cabine qu’un grand costaud me ceintura, et que la vieille Anna (j’avais raison, c’était bien elle, l’instigatrice !) empoignait Suzie, alors qu’une foule en colère suivait. Le panier à salades était garé devant et cette fois-ci, nous étions bonnes pour de la prison ferme… La dernière fois, on nous avait mis une amende, chère… Mais que voulez-vous, nous n’avions pas résisté à nous baigner par cette chaude journée et voilà que la brigade des mœurs allait nous emprisonner : nos maillots étaient jugés indécents. Mais je suis sûre que plus tard, les femmes pourront montrer leur corps, si elles le désirent, et même, pourquoi pas, se baigner nues, sans choquer personne !
Fabienne

Exercice : Inventez des proverbes idiots sur le mois de mai

Mai

 

Mai lasse, préférer le juin.

Mets Mémé dans la maie, elle a fumé.

Pour moi, mai c’est Mathilda.

La fée de mai ne fait que méfaits.

Il n’y a plus de mai, ou alors sous les ponts.
Bertrand

Et Mathilda May

Fait ce qu’il lui plait !

Orgasme en mai,
Lardon en février !

A la Sainte-Denise, je te ferai une bise !!
Au milieu des cerises
Laisse tomber, j’attendrai les campanules…

En mai, pense à t’épiler !

Si en mai,
Tu violes qui te plait,
Attention en juin
aux syndromes vénériens

En mai, tu m’as désirée
Mais en juin, t’es parti loin !
Fabienne

Bertrand

Bonne chance à Bertrand, qui est parti pour d’autres cieux métropolitains, au pays basque.
Merci à lui, pour ces bons moments partagés !

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