Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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28 avril, 2017

Atelier d’écriture du 24 avril 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:53

Devoir« Les vignettes de Pâques ».

La semaine dernière, dans les oeufs de Pâques, se cachaient 3 petites images pour écrire une histoire.

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Une élection surprenante

Finalement, c’est onze candidats qui brigaient le poste à l’élection présidentielle. La France était en état de siège depuis que la campagne électorale avait commencé. .
Cette campagne avait vraiment mal débuté et avait été entachée par de sordides affaires de gros sous, sans compter les échauffourées et bagarres en tout genre de Français qui voulaient imposer leurs idées.
Des attentats avaient endeuillé le pays, non seulement à Paris, mais également dans plusieurs grandes villes. L’un des candidats avait même été touché par les tirs d’un terroriste. Heureusement ses jours n’étaient plus en danger. Par contre, plusieurs policiers avaient trouvé la mort.
Le pays était divisé et aucun des candidats ne faisait l’unanimité.
C’est dire l’ambiance électrique en ce dimanche 23 avril 2017. Tout le monde était mobilisé : il fallait voter à tout prix, pour éviter le pire. Mais le pire était mal défini, il dépendait ce que chacun pensait.
Les quelques 1,4 millions de Français à l’étranger et une majorité des 2,8 millions des Français des Dom-Tom avaient déjà voté mais aucune information ne devait filtrer avant les résultats français. Les bureaux ouvrirent en métropole à huit heures tapantes. Les policiers, armes au poing, étaient partout et habilités à fouiller tous ceux qui iraient voter.
Les dirigeants qui avaient eu peur d’une abstention massive virent leur crainte confirmée. A midi, personne ne s’était encore présentés aux urnes. C’était la consternation générale dans la classe politique.
Soudain, à treize heures, comme si tout le monde s’était donné le mot, les bureaux de vote furent assaillis par des millions de votants.
Les queues s’allongeaient et la patience des gens commençait à atteindre leur limite. Des noms d’oiseaux fusaient, vite réprimés par les forces de l’ordre.
Les agents municipaux, débordés, ne savaient où donner de la tête. Des isoloirs furent improvisés, n’importe où. Bref, une vraie pagaille.
A vingt heures précises, lorsque tous les bureaux fermèrent, il fallut se rendre à l’évidence : cette élection avait atteint des records. Puis l’information fut diffusée : sur les 47 millions d’électeurs, 100 % avaient voté. Du jamais vu !!! Tous les Français, conscients de l’enjeu s’étaient mobilisés en force. Oui, mais quel allait être le résultat et qui seraient les deux candidats restants pour le second tour ?
Lorsque tous les bulletins furent dépouillés, les dirigeants et la classe politique furent consternés : tous les bulletins étaient blancs. Exprimés mais non comptabilisés !
Ce vote, pour une fois, représentait vraiment ce que pensaient les Français : un immense ras-le-bol ! Il disait : aucun des candidats en lice ne nous convient, nous voulons quelqu’un d’autre. Un candidat intègre, ne tirant aucun avantage de ses privilèges, honnête et aimant la France plus que lui-même.
Cette élection fut donc annulée. Une autre allait être mise en place dans les six mois. Déjà de beaux parleurs tiraient avantage de cette situation pour avancer leur pion… Finalement, rien ne changerait.
Fabienne

Exercice : Tout compte fait, cette petite mort lui avait redonné vie. Depuis, il lui semblait que son cœur marchait devant elle, perché sur des talons aiguilles.

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Quand elle avait rencontré Jacques, elle n’y avait même pas prêté attention. Une soirée entre amis, un beau parleur, comme tant d’autres. Pourtant il s’était montré très… présent. Toute la soirée aux petits soins pour elle. A peine son verre était-il vide qu’il le remplissait. Elle avait même été obligée de lui dire d’un ton sec qu’elle ne voulait pas s’enivrer. Il la servait, lui donnant les meilleurs morceaux.
Elle aimait bien ses amis, mais vraiment il leur arrivait d’inviter n’importe qui pourvu qu’il fût célibataire. Car on voulait la caser à tout prix. Elle, n’aspirait qu’à une chose : la tranquillité. Ses bleus à l’âme n’étaient pas encore guéris. Elle vivait, insouciante, comme dans sa jeunesse, ne faisant que ce que bon lui semblait. Invitée ou seule, peu importait, elle appréciait tout. Par contre, ses amis se désespérait de la voir toujours si solitaire et ne renonçaient pas à lui trouver l’homme « parfait ».
Alors, ce soir-là, Jacques était pour elle un opportuniste, un mâle en mal d’affection ou tout simplement un mec qui recherchait un bon coup. Elle était rentrée tôt, les plantant tous là.
Une semaine après, elle l’avait croisé, par hasard, en faisant ses courses. Elle l’avait vu au dernier moment et n’avait pu l’éviter. Il lui avait proposé de boire un verre le soir-même. Elle n’y tenait pas. Il avait un peu insisté mais pas trop. Si bien qu’elle avait accepté. Elle passa une soirée délicieuse. Car, contrairement à sa première impression, Jacques était drôle, gentil, galant (ce qui se faisait rare). Bref quand il lui avait demandé une deuxième rendez-vous, elle avait dit oui sans hésiter. Et ils s’étaient revus… Plusieurs fois. Apparemment, il n’attendait rien d’elle si ce n’est de bons moments partagés entre amis. C’est peut-être pour cela qu’un soir, elle l’invita… à boire un dernier verre chez elle, comme on dit. Et ce qui devait arriver, arriva. Elle se rendit compte de tout ce qu’elle avait raté en s’enfermant dans une carapace, en s’interdisant de souffrir, en s’interdisant de vivre…
Tout compte fait, cette petite mort lui avait redonné vie. Depuis, il lui semblait que son cœur marchait devant elle, perché sur des talons aiguilles.
Elle déambulait dans les rues de son quartier en souriant à tout, à rien, au soleil, au vent, bref à rien… Jusqu’à ce qu’elle le voit, à un carrefour, embrassant à pleine bouche une superbe rousse.
Fabienne

La semaine précédente elle avait joué Juliette. Que dis-je, elle avait été Juliette ! Allant même jusqu’à boire ce poison. Oh ! Une petite quantité certes ! Mais elle avait voulu souffrir dans sa chair, ressentir ces spasmes qui avaient eu raison de son héroïne. Elle s’en été tirée avec un lavage d’estomac et, sur le moment, le sentiment gratifiant d’être  réellement ce personnage romantique qu’elle avait voulu incarner «  pour de vrai », comme disent les enfants. Mais avec le recul, cet avant-goût de la grande faucheuse avait été un électrochoc salutaire qui lui avait ouvert d’autres perspectives. Désormais c’est goulument qu’elle croquait l’existence, son existence !
Tout compte fait cette petite mort lui avait redonné vie. Depuis, il lui semblait que son cœur marchait devant elle sur des talons aiguilles. En une nuit, elle était devenue cette fille sexy qui attirait tous les regards et narcissiquement en jouissait.
Finalement, le poison avait bien tué Juliette !
Patricia

 

Exercice : faire un acrostiche avec le mot TARIQUET, en vers si possible et parlant d’autres univers 

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Tout passe, même le temps,
Alors, profitez de chaque instant
Riez, buvez, faites la fête
Immergez-vous dans cette quête
Que votre vie vous soit heureuse et douce
Un jour viendra où vous direz « pouce ! »
Et vous vous en irez, dans d’autres univers
Tout passe, même le temps ! C’est clair !
Fabienne

Tournez, incertaines planètes
Abandonnées au chaos,
Rachitiques conquêtes,
Inutiles vaisseaux,
Qui peuplent l’univers
Utilisant l’envers
Et renversant l’endroit
Tout en niant les choix.
Patricia

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