Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

5 avril, 2017

Atelier d’écriture du 3 avril 2017

Classé dans : Non classé — joie55 @ 3:57

DEVOIR : le conte du pourquoi :

Pourquoi les hommes sont de couleurs différentes ?

Bavarisaurus

bmzgio72

Mesdames, Messieurs, restez debout. De toutes façons, j’ai fait enlever les chaises.
Je vous ai fait venir ce dimanche pour une communication de la plus haute importance, juste après la messe. Gary vous a prévenu un peu tardivement. En aparté : Sean, je t’avais pourtant dit, aucun mec de CBS, fous-le dehors. Kellyanne, je t’en prie, ne t’allonge pas sur le divan, tu es en minijupe. Rex, aux pieds ! Ivanka, Jared arrêtez de vous peloter, sinon vous serez privés d’actions de la Bank of China.
Venons-en au fait. Un de mes amis scientifique climato-ultraseptique (tel une fosse), le Dr Nothing Yseclear, vient de faire une découverte génétique de la plus haute importance. Nous avons 93 % ou plus de matériel génétique commun avec Chamaeleo. Notre ancêtre commun semble être un certain Bavarisaurus apparu sur plusieurs continents il y a plus de 100 millions d’années. L’autre branche que la nôtre a abouti aux caméléons qui persistent encore sur plusieurs continents, mais je vais m’en occuper. Avec quelques degrés de plus en Afrique et en Amérique centrale, on n’en parlera plus. America first : je vais faire construire autour des USA un mur réfrigérant.
S’il faut en croire mon cher Nothing Atoll, les premiers hommes avaient eux aussi la capacité de changer de couleur. Non pas seulement le rubicond de la rosière que, entre parenthèses, j’aimerais bien franchir (veni, vidi, sauti).  Oui ! A la manière de nos cousins, nous étions capables de nous parer totalement ou partiellement de toutes les couleurs. Oui, y compris les teintes fluo. Tiens, cela me rappelle un film de Blake Edwards avec un duel dans le noir très préservé ! Aussi bien pour nous camoufler que pour traduire nos émotions, nos cellules chromatophores se dilataient et se contractaient à la demande. Au repos nous étions vert savane arrosée, au combat brun rougeâtre, à l’ombre presque blancs et au soleil complètement noirs pour mieux absorber les UV. Mon grand ami Nothing Wreall pense que cela a commencé à se dégrader après la dernière glaciation. Mettez un chat au moins dix  jours au congélateur, il en ressortira toujours gris, même de jour. De plus son autonomie sera très altérée.
Nothing est « fantastique ». Pour lui, tout ceci est préservé dans notre mémoire ADN. C’est  pour cela que les enfants et même les adultes qui jouent à la guerre continuent de se peinturlurer agressivement. Tous les peuples primitifs, sauf les Wasp, rivalisent d’imagination en peintures ou tatouages, parfois jusqu’à l’extrémité du bagayou. La branche des caméléons a donc conservé ses talents tandis que les hominidés perdaient de leur superbe. Au point de ne plus vivre que comme dans un vieux film de guerre, en noir et blanc.
Nothing Beutmy, mon frère de sciences, pense qu’il nous en reste néanmoins des traces. Bien évidemment, le cerveau reptilien, celui des fonctions vitales et des besoins naturels : respirer, manger, boire, baiser, uriner, déféquer, transpirer… et j’en passe. Mes activités préférées commencent par un B. Un mâle descendant de Bavarisaurus n’en supporte pas d’autres sur son territoire. Il se gonfle, se dresse sur ses pattes, se balance de droite à gauche, ouvre la gueule pour souffler, hausse les épaules et achète des talonnettes. Ses deux yeux sont indépendants mais dès qu’ils ont repéré leur proie, un décolleté profond suréquipé, ils convergent en louchant et « je ne peux pas me retenir » ! Il me reste encore la possibilité de faire changer de couleur ma perruque : plus foncée quand je suis en colère, plus claire quand j’ai la trouille, mon cerveau reptilien, vous dis-je.
Mais il y a bien quelque chose que je regrette absolument. Non pas les trois mues par an, réservées pour Ivanka, non pas le fait de garder en permanence trois appuis sur terre y compris en courant, non pas la queue préhensile, encore que… Non, c’est un outil merveilleux qui me fait envie tous les jours même sur les parcours de mes golfs pour attraper ma balle. Nothing Douing ne croit cependant pas à une résurgence ADN de cet engin. La langue en accordéon. Ah ! Pouvoir la déclencher en French kiss, frapper avec précision la luette et la coller avec son extraordinaire glu. Je serais sûr alors de déclencher des orgasmes de gorge comme jamais la Nasa n’en a provoqué.
Voilà Mesdames et Messieurs. Je pense que vous avez saisi la portée universelle de ces propos incontestables. Certes, l’humanité a régressé, perdant la possibilité d’être multicolore et tolérante. Mais elle a gagné un génie : MOI ! Pas de questions !
Bertrand

 33

Il y a fort fort longtemps, lorsque Dieu créa les humains, il les fit sans aucune couleur. Enfin, sans couleur propre. Là où il faisait nuit, les humains étaient noirs et sur la neige, ils devenaient blancs. Lorsqu’ils se mettaient sur l’herbe, ils étaient d’un beau vert et dans un champ de coquelicot, ils devenaient tout rouges. Quand ils étaient dans l’eau, ils étaient bleus et sur le sable, ils devenaient gris.
Cette capacité de camouflage, ce mimétisme, devait leur permettre de survivre dans un monde totalement hostile et d’éviter toute différence entre eux.  Cependant, Dieu émit une condition : « Vous ne devrez jamais jamais tuer l’un de vous. Si cela arrivait, vous seriez punis ».
Or, les hommes qui sont humains par essence, adorent désobéir. Ainsi, Caïn commit le premier crime de l’humanité et tua Abel. Dieu entra dans une très grande colère.
« A partir de cette minute, vous allez garder pour toujours la couleur que vous avez et chacune des couleurs vivra séparément des autres dans un coin de la terre. Les noirs iront en Afrique, les blancs, en Europe, les jaunes en Asie et les rouges en Amérique. A partir de ce jour aussi, chacune des couleurs détestera les autres. J’appellerai ça le « racisme ».
Les gris passèrent inaperçus partout tandis que les bleus et les verts qui n’étaient pas du tout d’accord avec les propos de Dieu partirent loin, très loin dans l’espace et l’on n’entendit plus parler d’eux.
Fabienne

Couleurs de peau

Quand les créateurs du monde… oui, ils étaient plusieurs, car supposer que la quantité de choses à créer ait pu l’être par un seul homme semble bien déraisonnable d’un point de vue scientifique… Donc, quand les créateurs du monde en vinrent à la création de l’être humain, les questions furent nombreuses : ailes, pates, combien de chaque ? Pied ou sabot ? Petite ou grandes oreilles ? Après plusieurs mois de négociations au sein du groupe projet « Création des nuisibles », ils parvinrent à un prototype. Mais il restait un sujet de taille, pour une raison somme toute inconnue, ils avaient décidé que l’humain n’aurait ni poils, ni écailles, ni plumes. Il n’avait donc que la peau sur les os. Et il fallait choisir la couleur de cette peau. Toutes les couleurs y passèrent ! Comme aucun compromis ne semblait envisageable, ils procédèrent à un vote. Sauf que chacun vota pour sa propre idée. Ils étaient donc dans une impasse. Lorsque le responsable projet alla rapporter le problème à son N+1, celui-ci lui répondit simplement : « Eh bien, faites-en de toutes les couleurs ! ».
Chose dite, chose faite. Ils durent bien sûr trouver quelques compromis, ils choisirent donc le blanc, le noir, le rouge et le jaune ainsi que tous les dégradés compris dans cette palette pour les humains terrestres. Pour ne pas vexer le fils du N+3, ils accordèrent la couleur verte aux martiens et pour faire plaisir à la fille du N+5, ils donnèrent la couleur bleue aux Schtroumfs. Cet arbitrage semblait quelques peu contestable, puisqu’il était évident que les martiens et les Schtroumfs sont difficilement assimilables à des êtres humains, mais les « fils et fille de » ne faisaient pas partie du projet pour leur intelligence. L’affaire fut donc réglée et les humains libres de créer une échelle de valeur liée à leur couleur d’origine…
Claire

 

Exercice : Un petit vent rêvait de devenir une grosse bise.

33

C’était un petit vent, tout petit, qui n’avait jamais percé. Pourtant, il avait de grandes ambitions et rêvait de devenir une grosse bise. Il était né dans un coin reculé où plus personne ne se parlait à cause de querelles intestines.
Il savait que pour lui, le chemin serait long, très long… Alors, il s’entrainait, roulait, grondait, mais c’était beaucoup de bruit pour rien. Ses congénères ne le tenaient pas en odeur de sainteté. Il disait de lui que c’était un prétentieux, bref, qu’il pétait plus haut que son cul. Un jour particulièrement douloureux pour lui où il en avait plus qu’assez de rester là, confiné, il décida d’évacuer cet endroit merdique. Il se mit alors à grandir, à s’amplifier, à gonfler, à remonter le courant tant et tant que lorsqu’il s’expulsa de là, on crut vraiment qu’une grosse bise qui s’était perdue venait de claquer sur ce qui ressemblait à deux grosses joues.
Fabienne

 

Exercice : faire l’éloge de la procrastination !

33

Qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de nous !
Qu’est-ce que j’aime cette phrase ! Quand je vois les gens s’activer autour de moi et faire tout un tas de choses absolument indispensables, ça me fatigue.
Quand je pense qu’il y en a qui se lève à cinq heures du matin… moi, je retarde mon lever le plus possible. J’attends, là, comme un bienheureux, dans un demi-sommeil. Je passe toute la journée à m’inventer des excuses pour ne pas sortir la poubelle ou ne pas faire le ménage. Quand je prépare un déjeuner, j’ai de la chance s’il est prêt pour le dîner.
Je déteste tout ce qui doit être fait, et vite, toutes les dates butoir.
Il faut remplir sa déclaration de revenus avant le 31 mars… non mais quelle horreur, tiens, je la remplirai vers la mi-mai, si j’en ai le courage.
Il faut que je mette de l’essence dans ma voiture… mais non, pas aujourd’hui, il fait beau, j’irai à pied.
Il faut que je désherbe mon petit jardin… Tiens, je le ferai demain…
Il faut repeindre ma chambre… C’est idiot, quand je dors, il fait nuit et ça ne se voit pas…
Il faut que je fasse mon devoir pour lundi prochain… tant pis, je dirai que je l’ai oublié…
Alors, certes, il ne faut jamais remettre au lendemain, ce qui peut être fait le surlendemain… par quelqu’un d’autre !
Fabienne

Laisser un commentaire

 

Du cours en stock: le franç... |
lavieenprose |
Cahier de Français |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'3nvers de la caverne
| ASSOCIATION CORAMBE
| ylds