Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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23 février, 2016

Atelier du 8 février 2016

Classé dans : Non classé — joie55 @ 1:25

Devoir : Ecrivez les 7 derniers jours du journal intime d’un assassin qui va commettre un crime,  en faisant ressortir un évènement chaque jour.

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Le crime d’un bel assassin.

 

8ème arrondissement de Paris, Moi.
Plutôt que d’avoir peur d’en prendre pour plus de  vingt ans ou même jusqu’à perpette envisageons le crime comme une faute grave, une erreur, au pire un acte fâcheux. Pour mes actions je n’aime pas du tout faire intervenir la morale. Un peu de noirceur, un zeste de perversion, du vice tant que je peux. Je me fous de la transgression, du délit. Aucune tache sur mon costume. Par contre j’aurais horreur que vous me trouviez monstrueux, abject. Ce serait même douloureux.
Lundi :
J’ai laissé passer dimanche. Jour de repos favorable à la réflexion, à l’élaboration de plans. Les neurones se mettent en place, les tracas se mettent en phase. Submergé par mon job je tente de me trouver des distractions. Lundi donc début du stratagème. Bien sûr, j’en ai parlé à Séléné dite Juju. Rien que l’évocation de ses voiles fluides et translucides vous donne une folle envie de démarrer le scooter. Sur l’idée elle est d’accord Elle m’admire tant avec sa bonne bouille de pleine lune quand elle croque son magnum. Dans ce monde hostile de femelles teigneuses. Enfin du vrai, dans le calme et la volupté !

Mardi :
Ce jour là je me fais mon paquet de 2 Mars au petit déjeuner. Impossible de boutonner facilement ma veste mais je m’en moque. On ne pourra pas me dire que le costume est trop grand. Début des hostilités. Première flèche. Je l’ai conviée comme tous les autres en tête à tête.  Pour toi, ce sera possiblement ou plus encore probablement le Quai d’Orsay. Le p’tit teigneux catalan l’aurait bien vue au Musée du même nom. Quel ennui ces séances de casting. Tout ça parce que l’antiquaire veut pantoufler.

Mercredi :
Le mercure monte. Elle a annoncé aux quatre enfants qu’elle partait en voyages mais qu’ils la verraient très souvent sur CNN. Au pluriel, voyages. Discours à New York, au Conseil… tout le toutim. Mercredi radieux, comme pour les Orthodoxes. Je lui passe un SMS en plein conseil des ministres : ça va bouger ! E fait je l’enverrais bien en Antarctique. Avec les pingouins ou les manchots, je sais plus. En tout cas au frigo.

Jeudi :
Soyons jupitérien. JE COMMANDE. A midi, du saumon de l’Adour, débrouille-toi. Et des cœurs d’artichaut, j’adore, je fonds.  Les petits pois ça me gonfle. Grisant d’exprimer ses désidérata au cuisinier. Rata au cuistot : elle est bonne ! Avant la sieste, je lui téléphone. T’as des plaques CD pour ta bagnole ? Tu sais que ton corps est encore diplomatique ! Là, j’exagère. On m’a dit qu’elle s’était fait livrer un cent de cartons de déménagement. Et une mappemonde avec des fléchettes. Cela me fait penser au jeudi de l’ascension. Elle va atteindre des sommets.

Vendredi :
Vénus l’attaque. Elle vient de commander chez Mariotto trois petits tailleurs jupes. La robe affichant son image a dû la marquer. Elle reste modeste mais d’habitude c’est du prêt à porter. Je demande au Dircab de l’appeler pour lui demander si elle avait fait des progrès en mandarin. Sa bravitude sur la Grande Muraille avait un sens, finalement. Elle a fait appeler l’ambassade de la République Populaire. Ferrée !

Samedi :
Ce boulot me prend tout mon temps, y compris les repas. C’est seulement en fin d’après-midi que je me suis souvenu de mon entourloupette. Que j’aime ce mot qui a tant de belles rimes. J’ai reçu une pétition « off » par la valise diplomatique. D’après leur sondage « maison » sa candidature suscite 32% de NON. Qui leur a transmis l’info ? Elle ? Envoutée, ensorcelée. Je suis le Baron Samedi, comme dans James Bond.

Dimanche :
C’est demain que sort la liste. Encore une douzaine de postes à pourvoir. Les derniers on les jouera au Mistigri. Harassant ! Aux dernières nouvelles, le brocanteur veut garder la COP 21 pour les derniers six mois. Y font tout pour me faire braire, ces enfoirés. Demain à 11 H 00 cela sort sur Médiapart. A moins le quart je l’appelle.

Lundi :
J’ai pas pu tenir. Je l’ai convoquée à 10 H dans la petite bibliothèque, c’est plus intime. Pas mal, le tailleur rouge sang, adapté à la situation ! T’as vu qu’elle a reculé d’emblée son fauteuil loin du bureau. Quel croisé de jambes ! J’ai failli l’appeler « chérie ». Ma grande : en dépit de tous mes efforts, crois le bien, on a trouvé un autre héros pour le Quai. Tu restes à la Ségologie. Putain de lapsus ! Elle en est restée… VERTE. AHeeeeeuuu !

Toute ressemblance avec des évènements récents est impossible et serait vraiment immorale.
Bertrand

 Journal d’un assassin

Mardi 2 février
Je suis allé hier chez mon psy et il m’a donné deux conseils (obligations ?) pour aller mieux : rédiger un journal dans lequel je noterai tout, absolument tout, sans aucun frein, ce que je fais, ce que je pense, ce que je ressens, mes pulsions les plus inavouables… et faire une longue promenade dans la nature chaque matin en marchant rapidement et en respirant à fond. Il paraît que cela pourrait compléter la thérapie. Bon, je veux bien…
Ce matin je me suis donc levé très tôt pour pouvoir démarrer ma journée à 6H30. Je préfère ne rencontrer personne sur mon chemin. Comme j’habite un petit chalet de bois un peu à l’écart du bourg, j’ai choisi de descendre jusqu’à la rivière, puis de suivre la berge jusqu’au pont en dos d’âne qu’on appelle le Pont du Diable, le traverser, revenir en face jusqu’au Pont Vieux qui marque l’entrée du village et terminer la boucle. En marchant vite j’ai mis une heure et demie. A 8H j’étais à la maison sans avoir vu un chat et une longue journée d’ennui a commencé. J’ai essayé de ne pas penser, j’ai bu des bières et j’ai dormi. Je ne comprends pas mon psy, je me sens toujours aussi mal.

Mercredi 3 février
Ce matin pendant ma marche, un événement s’est produit. J’ai rencontré quelqu’un : une joggeuse a croisé ma route. Elle m’a salué, s’est arrêtée un moment à ma hauteur pour reprendre son souffle et on a échangé quelques mots, des banalités, mais j’ai vu sa peau laiteuse sur ses épaules et dans son décolleté quand elle était penchée en avant, les deux mains sur les genoux et j’y ai pensé après. J’y pense encore maintenant que je suis rentré, toute cette blancheur parsemée de petites taches de son, ça m’obsède. C’est normal, non ? Je suis un homme normal, après tout. Mon psy ne trouvera rien à redire, il me semble. L’après midi je suis allé en ville pour acheter une belle tenue de sport.

Jeudi 4 février
J’avais hâte de la revoir aujourd’hui, j’ai soigné mon apparence et j’ai couru jusqu’à la rivière. Quand on s’est croisé de nouveau, on s’est souri et on a échangé plus que des banalités. Elle est professeur au collège voisin et elle court tous les matins avant d’aller en cours. On fait le même trajet. Je lui ai dit que j’étais artiste peintre et que j’habitais sur la rivière un peu à l’écart parce que j’avais besoin de solitude, de silence et de concentration. Je ne peux pas lui dire que je suis malade de la tête et au chômage. Pourvu qu’elle ne demande pas à voir mes œuvres !
Je lui ai demandé si elle n’avait pas peur de courir si tôt toute seule et elle a ri en répondant : « non, je ne rencontre personne à part vous et vous ne me feriez pas de mal ». J’ai dit non, bien sûr, mais ça m’a donné des idées.
J’ai eu toute la journée pour penser à elle en buvant des bières : je voyais mes mains sur sa peau de lait et une fois j’ai eu envie de serrer  très fort. Je crois que ce n’est pas bon. Demain, je change de sens, comme ça je ne la croiserai pas. Et j’arrêterai de boire des bières, ça me donne de mauvaises pensées.

Vendredi 5 février
Tout va mieux, je ne l’ai pas croisée, je n’ai pas bu et je n’ai eu aucune pulsion néfaste. Je suis soulagé.

Samedi 6 février
Ce matin j’ai décidé de changer d’itinéraire pour éviter toute tentation. Je suis parti marcher de l’autre côté de la nationale, il y a une jolie forêt avec des myrtilles et des champignons. Demain j’en cueillerai. Je n’ai vu personne.
En rentrant je me suis arrêté au village pour acheter le journal. J’ai bien vu qu’il se passait quelque chose, il y avait une effervescence inhabituelle sur la place, les gens parlaient entre eux.
Le journal disait qu’une joggeuse avait été agressée hier le long de la rivière et qu’on l’avait étranglée.
Ce n’est pas moi ! Je m’en souviendrai. Non ?
Je suis vite rentré, j’étais retourné. Elle s’appelait Sandrine Guillot.  J’aime bien ce prénom.

Dimanche 7 février
Comme je suis le seul qui habite près de la rivière, et que le corps a été découvert pas très loin de chez moi, la police est venu m’interroger. Comme témoin éventuel. J’ai dit que je n’avais rien vu d’anormal mais j’ai bien senti qu’ils se posaient des questions et hésitaient à me croire. Ils vont faire une enquête.
Ils sont revenus ce soir. Comme j’ai compris, ils avaient pris contact avec mon psy. Qu’est-ce qu’il a pu leur dire, ce con ? Ils ont tourné dans le chalet et ils ont vu ce journal. Ils l’ont lu, mais pas emporté, ils n’avaient pas le droit. Je suis quand même inquiet.

Lundi 8 février
J’ai passé une mauvaise nuit, j’ai des bouffées d’angoisse. Pourtant je n’ai rien fait de mal, enfin je crois, je ne suis plus sûr de rien. Mais je vois bien qu’on m’accusera et alors comment je vais m’en sortir ? Je ne veux pas aller en prison.
J’ai bu toute la journée pour chasser la peur et maintenant tout est clair. Mon vieux fusil de chasse est là, il n’y a plus que cette solution.

On retrouva le corps de Julien Brévin le lendemain, quand les policiers vinrent chez lui pour lui annoncer qu’on avait arrêté l’assassin de Sandrine Guillot
Huguette

 

Lundi 1er février :
Le voisin du haut a encore tapé sa femme hier soir. Je n’en peux plus de l’entendre crier quand il lui fout des coups de poing. Et puis a suivi un long et inquiétant silence.
J’en ai pleuré de voir tant de violence.

Mardi 2 février :
Ce matin, celle du coin de la rue est passé devant chez moi pour amener son petit garçon à l’école, comme tous les matins. Cette sale bonne femme lui a foutu une claque parce qu’il voulait lui faire un bisou pour lui dire au revoir… Le regard si triste de ce petit garçon a croisé le mien à travers la fenêtre. J’en ai pleuré de voir tant de méchanceté.

Mercredi 3 février :
Les jeunes du bout de l’impasse ont encore attaqué la petite mémé du rez-de-chaussée. Quand elle était par terre, ces ordures ont dansé et ri autour d’elle.  J’ai appelé le SAMU, elle avait un œil au beurre noir et une jambe cassée. J’en ai pleuré de voir tant de bêtises.

Jeudi 4 février :
Le voisin de droite a un chien. Ce n’est pas un beau chien ni un chien intelligent, mais il est tellement gentil quand il vient se faire caresser à travers le grillage. Ce soir, son maître s’est mis à crier, puis à taper. Le chien a aboyé, puis a geint, puis s’est tu. Qu’avait bien pu faire cette malheureuse bête ?  J’en ai pleuré de voir tant de cruauté

Vendredi 5 février :
Ce matin, je faisais les courses dans le centre-ville. Des jeunes cagoulés ont commencé à se moquer d’un homme parce qu’il avait l’air efféminé. Puis ils l’ont insulté, puis ils l’ont tapé. Personne n’a bougé. J’en ai pleuré de tant d’intolérance.

Samedi 6 février :
Je suis resté couché toute la journée. Je n’ai plus envie de voir le monde. Il faut que cette violence, cette méchanceté, cette bêtise, cette cruauté, cette intolérance cessent.  J’en ai pleuré de tristesse. J’ai beaucoup réfléchi aussi.

Dimanche 7 février :
Aujourd’hui chacun aura ce qu’il mérite !
Fabienne

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Koh-lanta

 Jour 1 :
Plus que deux jours avant que nous ne manquions de nourriture.

Jour 2 :
Les regards sur chacun d’entre nous se font de plus en plus lourds afin de trouver le responsable de cette famine à venir.

Jour 3 :
Nous avons mangé les derniers grains de riz.

Jour 4 :
Je l’ai regardé dans le blanc des yeux, un espoir de survie ?

Jour 5 :
Je suis parti à sa recherche, la traque ne fait que commencer.

Jour 6 :
La haine et la faim grandissent et me guident.

Jour 7 :
J’ai enfin mis la main sur le poulet !
Claire


2/ Exercice
 :

Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons.
D’abord, parce qu’il n’était pas à notre dimension, et pas assez optimiste…

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En effet, notre famille s’appelle LEPETIT. Avouez que ce n’est pas un nom d’envergure ! A chaque fois qu’on m’appelle, j’ai l’impression de me recroqueviller, de renter dans ma coquille. Heureusement que mon prénom, Alexandre,  sauve un peu l’ensemble. Alexandre, ça a du panache, ç’en impose, ça sonne bien…
Lassés par tous les quolibets que nous entendions tous les jours, je pris ma femme et mes deux filles et décidai d’aller au bureau des changements de patronymes.
Bigre, il y avait du monde, une queue interminable, en fait. Je n’aurais jamais cru qu’autant de gens soient insatisfaits de leur nom. Au bout de deux heures, nous nous retrouvâmes finalement devant un agent administratif grincheux et l’air peu amène. Je vis sur son badge qu’il s’appelait Monsieur Revêche. En moi-même, je me dis qu’il portait drôlement bien son nom. Et puis je réfléchis, c’était peut-être son nom qui l’avait rendu comme ça. Mais, enfin, pourquoi n’avait-il pas changé de nom ? Il était pourtant bien placé…
Lorsque je me penchais vers l’hygiaphone pour lui expliquer mon problème, ce monsieur me coupa aussitôt pour me lancer :
- Il faut remplir le formulaire B305-412, vous ne l’avez pas encore rempli ? Et puis, il faut argumenter aussi, on ne change pas de nom comme cela, il faut de bonnes raisons.
Je m’enquis de ce formulaire. Il fallait le récupérer au premier étage, au fond du couloir, bureau 14. Je me dis que nous n’étions pas venu pour rien et nous voilà à monter l’escalier, à refaire une queue tout aussi interminable que la première. Bref, le formulaire en main, nous nous mîmes dans un coin pour le remplir. Nous séchâmes un peu puis chacun y alla de son idée :
- Notre nom manque d’envergure et de panache.
- Notre nom n’est pas assez optimiste.
- Notre nom nous réduit à de petites choses, alors que nous sommes tous très grands ! C’est injuste.
Mille autres raisons nous vinrent à l’esprit. Notre formulaire devenait un dossier et même un gros dossier.
Devant tant de détermination, les autorités n’ont pu que donner leur autorisation. Voilà pourquoi maintenant, je m’appelle Alexandre LEGRAND. C’est un peu plus compliqué pour ma femme Catherine…
Fabienne

Ce matin, au saut du lit, nous avons décidé de changer de nom. Ceci pour diverses raisons. D’abord parce qu’il n’était pas à notre dimension et pas assez optimiste. Ensuite, parce que nous voulions quelque chose de plus poétique et qui rime avec nos prénoms. Après plus d’une heure de réflexion, nous nous sommes entendues sur Joli. Virginie et Emilie Joli, c’était tout de même plus engageant que Virginie et Emilie Courteau.
Il ne restait plus qu’à convaincre nos parents. Ce ne serait pas une mince affaire car Papa avait pour habitude d’utiliser tout un tas d’expressions qui commençaient par « Chez les Courteau… ». « Chez les Courteau, on se tient bien à table ! », « Chez les Courteau, nous n’avons jamais arnaqué un seul de nos clients », « Chez les Courteau, nous sommes garagistes de père en fils »… Pas de chance, il n’avait que des filles !
Nous avons décidé de commencer par convaincre Maman. Après tout, elle avait accepté de changer de nom en se mariant, elle pouvait très bien recommencer. Il nous restait à trouver les meilleurs arguments. Au bout de dix minutes de concentration intense, nous n’étions pas très avancées. Alors, d’un commun accord, nous avons décidé de reporter l’élaboration de notre plan d’attaque à demain. Aujourd’hui, ce serait piscine !
Claire

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