Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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7 février, 2016

Atelier du 25 janvier 2016

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:02

Devoir : Dans leur petite boutique au fond de la ruelle du Premier de l’An, Amélie et Justin vendaient des « Premières fois ».

1p

La boutique des Premières Fois

 Je devais avoir vingt ans et, tandis que j’expliquais à ma tante le désespoir d’une de mes amies de n’avoir jamais encore embrassé de garçon, elle me conseilla de me rendre à la « boutique des Première Fois ». Evidemment, je la questionnai sur le fonctionnement d’une telle boutique, mais elle m’invita à m’y présenter directement. C’est ainsi que quelques minutes plus tard, je poussai la porte du minuscule magasin. Je tombai nez à nez avec Justin qui semblait légèrement plus âgé que moi et avait les cheveux aussi orange que la devanture.
- Que puis-je faire pour vous Mademoiselle ?
- Voilà, je discutais avec ma tante d’une amie qui regrette de ne toujours pas avoir embrassé de garçon et elle m’a conseillé de venir chez vous.
- Comment s’appelle votre tante ?
- Mme Léontine Gribert.
- Ah oui je vois, c’est une de nos plus fidèles clientes. Donc, vous recherchez pour votre amie un Premier Baiser, c’est bien cela ?
- Euh… Oui, je crois.
- Alors voyons voir… Je peux vous proposer plusieurs baisers allant de chaste à langoureux.
- Euh… Quelque chose d’intermédiaire je suppose.
- Baiser passionné, cela vous convient-il ?
- Oui je crois.
- Maintenant nous allons devoir définir les goûts de votre amie en matière de garçon. Préfère-t-elle un charmant jeune homme châtain, blond ou roux ? Et la couleur des yeux, bleus, marrons, verts ?
- Alors là je n’en ai aucune idée, mais le dernier garçon dont elle m’a parlé était blond il me semble, avec des yeux noisette.
- Parfait, j’ai toutes les informations nécessaires, je vous prépare ça immédiatement.
- Et combien va me coûter ce Premier Baiser ?
- 150 Francs.
Je vis Justin pénétrer dans l’arrière boutique et en ressortir avec une petite poche orange entouré d’un joli ruban rouge vif.
- Voici pour votre amie. Il y a un petit flacon à l’intérieur, elle devra le boire et dans la semaine qui suivra, elle connaitra son Premier Baiser.
- Il n’y a pas de risque d’effet secondaire ?
- Non absolument aucun sauf si elle est allergique à l’essence de rose. »
Je saluai Justin et ressortis perplexe de la boutique des Première Fois.
La semaine suivante, je me rendis chez Blanche, mon amie à qui je souhaitais offrir son Premier Baiser. Nous bûmes le thé en compagnie de ses parents, puis nous regagnâmes sa chambre pour bavarder. Je lui offris mon cadeau en lui expliquant le principe. Elle me regarda d’un air contrarié et me demanda si c’était une farce. Je lui assurai que non mais que n’ayant pas testé moi-même, je ne pouvais pas lui garantir le résultat. Je réussis à la convaincre d’essayer et après m’être assurée qu’elle n’était pas allergique à l’essence de rose, elle but le contenu du flacon. Blanche fit une petite grimace et me signifia que le goût était trop fort. Nous continuâmes à bavarder encore quelques temps, puis l’heure du diner approchant, je décidai de rentrer chez moi. Blanche promit de me tenir informé si, enfin, elle obtenait son premier baiser.
Trois jours plus tard, mon amie accourut à la maison peu après 15h, salua poliment mes parents et demanda à ce qu’on aille se promener le long des berges de la Seine. Mes parents acceptèrent de nous laisser sortir seules. Pendant la promenade, Blanche m’apprit qu’un jeune homme, ami de ses parents, l’avait embrassé hier après-midi après qu’ils eurent discuté pendant des heures dans le jardin de ses parents. J’en restai bouche bée, je n’avais jamais sérieusement cru que mon cadeau allait fonctionner. Blanche était aux anges, il était magnifique, grand, blond, les yeux noisette comme elle les aimait tant. Je fus ravie pour elle de ce nouvel amour.
Cette histoire est mon premier souvenir de la boutique des Premières Fois. J’y suis souvent retournée par la suite pour mes amis ou moi, et une fois pour me venger d’une personne que je n’aimais pas. Je suis restée des années sans comprendre comment cela pouvait fonctionner.
Claire

Il était une fois un homme qui était arrivé aux portes de la vieillesse. Il était encore plein de vie et d’énergie mais il avait l’impression d’avoir tout vécu. « Je ne vivrai plus jamais de première fois », se disait-il avec nostalgie. Il avait tant aimé les premières fois ! Les premières fois heureuses : le premier émoi amoureux, le premier battement de cœur, le premier baiser, le premier corps à corps, le premier mariage, le premier enfant, le premier petit enfant… Et même les moins heureuses : le premier mensonge, la première trahison, le premier divorce, la première perte d’un être cher, la première grosse alerte de santé… Oui, quand il regardait son passé avec attendrissement il aimait tout parce que tout était découverte, nouveauté, exaltation…  Tout lui apprenait à vivre, à évoluer, tout l’enrichissait, l’emplissait.
Aujourd’hui plus rien n’était nouveau, ni l’odeur de la terre après la pluie, ni le goût iodé d’une huitre, ni le regard amoureux d’une femme. Aucun parfum qu’il n’ait déjà humé, aucun sentiment qu’il n’ait déjà vécu…
On était à l’aube de la nouvelle année, il marchait seul dans le petit matin silencieux. Les alizés étaient doux et tièdes sur sa peau, la mer  d’acier sombre luisait sous un soleil encore pâle. Les derniers fêtards  rentrés, tout dormait paisiblement alentour. Pourtant il se sentait légèrement  triste : il avait beau être en bonne santé, entouré d’amis et d’une famille affectueuse, les festivités  ne le réjouissaient plus comme autrefois. Rires, chants danses et cotillons le lassaient…
Il en était là de ses réflexions un peu désabusées quand il se retrouva par hasard devant une ruelle inconnue bizarrement nommée « rue du Premier de l’An ». Tout au fond, s’ouvrait une petite boutique dont l’enseigne l’intrigua.
« Les premières fois » Voilà ce qu’il y lut en lettres un peu décolorées. Au-dessous : « Amélie et Justin »
Il entra. Derrière un comptoir de bois se tenait un couple de charmants petits vieux. Amélie s’adressa à lui comme si elle le connaissait déjà :
- Nous avons ici ce que vous cherchez : le frisson d’une première fois.
- J’aimerais, oui , répondit-il simplement.
Justin ouvrit un gros catalogue et le feuilleta devant lui :
- Voulez-vous connaître des pays exotiques ? Plonger dans le golfe persique ?  Piloter un bolide fantastique ?
- Non, non, répondit l’homme, j’ai déjà fait tout cela.
- Bigre ! Voulez-vous sauter à l’élastique ? Vivre un grand amour dans l’Antarctique ? Apprivoiser un tigre en Afrique ?
- Non, non, rien de tout cela ne me tente.
- Je vois, dit alors Amélie, c’est le moment de sortir notre «  offre spéciale ».
Avec un petit rire très doux, Justin prit le bras de l’homme et le raccompagna à la porte en lui disant :
- Rentrez simplement chez vous et attendez.
Quand il revint de sa promenade matinale, l’homme tenta de raconter sa drôle d’aventure mais tout ce qu’il entendit fut :
- Et bien, tu devais être bien imbibé, toi, hier soir !
Il se tut et attendit plein d’espoir.
Vers le soir rien ne s’était produit. Il se coucha déçu.
Un douleur violente dans la poitrine le réveilla en sueur vers minuit et il sut qu’il allait mourir. C’était cela sa dernière première fois. Il l’avait tant attendue qu’il  la savoura jusqu’au bout.
Huguette

Non, non, non et non ! Ce à quoi vous pensiez n’est pas à vendre. Maintenant la loi punit le client.
Amélie et Justin avaient découvert cette maison de ville tout au fond d’une ruelle en plein centre de Caméliac. La petite ville de dix sept mille habitants était la leur, depuis quatre générations pour Amélie, trois pour Justin. Leurs familles y avaient joliment prospéré. Le gros village portait bien ce nom depuis des millénaires croit-on. Le centre était resserré comme un bouton floral avec de petites rues piétonnières comme de fines veinules. Les différents quartiers s’arrondissaient en pétales tout autour. La rue du Premier de l’An, d’à peine cinquante mètres, était la plus proche du temple occitan. Cette solide construction granitique beaucoup plus large que haute n’avait pas d’exemple dans la région ni dans le pays.  Son caractère primitif et même primal étonnait et parfois inquiétait. Malgré son ancienneté, à aucun moment on n’avait pu parler de ruine. L’extérieur était lisse et imposant avec une douzaine d’entrées obliques. L’une de ces ouvertures s’éclairait plus nettement le matin du premier de l’an. Ceci  conférait son nom à la courte rue en regard qui s’alignait alors à l’est.  Venaient ensuite des couloirs et une série aléatoire de pièces de tailles variables, en labyrinthe.  Certaines étaient des puits de jour pour permettre de ne pas recourir à un éclairage artificiel. Imaginez, mais seulement imaginez, les possibles transes adolescentes nocturnes dans cet édifice intemporel. Etait-ce réel ou bien un dangereux cauchemar ? La légende courait mais sans témoin fiable. Y avait-il une trentaine, une cinquantaine de chambres totalement vides ? Personne n’avait pu les dénombrer. Justin était monté sur les toits pour tenter de dresser un plan mais il ne surplombait pas assez nettement le bâtiment. Il avait simplement évalué à dix-sept le nombre de puits de jour. Par son entêtement et un  incroyable sens de l’orientation connu chez lui dès la petite enfance, il avait réussi après deux années d’explorations prudentes, à en élaborer une carte mentale. Il était donc, à ma connaissance, le seul à se déplacer en confiance dans ce dédale. Depuis plusieurs mois, il partait seul sans fil d’Ariane, pour quelques minutes ou quelques heures, emmenant seulement une gourde d’eau et un livre de poèmes. Ceux de René Char avaient sa préférence. Justin n’avait rien d’un illuminé ni d’un calculateur. Simplement il se faisait confiance ce qui lui figurait une sourire quasi permanent, celui des yeux, pas celui des lèvres. Il le gardait dans son sommeil, quelqu’une pourra vous le dire.
La nuit de ses dix huit ans il avait demandé à Amélie de se laisser guider en ce mystère d’Oc. Le sourire de Justin était contagieux et elle avait pris sa  main. Alors un des puits de jour était devenu un puits de nuit, pour un Premier baiser, rien de plus sous les étoiles. L’étonnement les prit de se découvrir UN. Les voyant avec le même sourire leurs familles scellèrent leur union. Tante Olivia leur céda volontiers la jolie maison de ville au fond de la venelle du Premier de l’an. Le rez-de-chaussée était presque une seule pièce avec un escalier latéral menant aux deux chambres d’étage.  Cette grande salle avait en devanture une large baie vitrée et l’évidence fut d’en faire un magasin. Mais que vendre ? Ni l’un ni l’autre n’avaient un métier ni même un court apprentissage. Justin décida d’autorité : il serait le guide  officieux (et il devint « officiel ») du sanctuaire languedocien. Il créa un site internet qui intrigua rapidement un grand nombre de curieux. La proposition était d’emmener à la découverte une ou deux personnes, jamais plus. La rumeur éolienne fit le reste.  Pour billet d’entrée il fallait faire l’acquisition sonnante et trébuchante d’une fleur, d’un fruit, d’une plante aromatique, d’un mouchoir brodé, d’un livre, une certaine fois, on ne sait comment, d’un elzévir.  Cette foule d’objets disparates sans cesse renouvelés avait le charme et la beauté d’Amélie qui les dénichait comme des oiseaux fragiles. Ils fleuraient le bonheur des Premières fois.
Bertrand

C’était le 31 décembre, un jour d’affluence particulière dans le magasin. Il était 20 heures et la boutique allait fermer. Justin et Amélie se congratulaient de ce jour et de cette année particulièrement faste. Ils avaient vendu toutes sortes de « Première fois » et étaient fiers qu’aucun client n’ait été déçu de leurs prestations.
Premier baiser, premier dépit, premier émoi, premier chagrin… Ils proposaient un large éventail de « Premières fois » et leur commerce prospérait rondement jusqu’à ce soir-là où une étrange demande les tourneboula.
Le carillon se fit entendre plus discrètement qu’à l’accoutumée et elle entra dans le magasin, tête baissée, presque honteuse. Elle était maigre et portait un manteau râpé, bien trop fin pour cette soirée si froide. Cependant, elle était jolie, des traits fins, des yeux verts, un petit nez, une bouche bien ourlée.
-  Bonjour dit-elle, je voudrais…
- Bonjour Mademoiselle, que pouvons-nous faire pour vous aider ? Demanda Justin.
- Ce n’est pas facile à dire, dit-elle.  Ses sourcils se froncèrent et elle sembla chercher ses mots. Voilà, je cherche un premier deuxième baiser.
- Mais enfin, Mademoiselle, cela n’est pas possible, nous ne vendons que des premières fois, certifiées originales. Mais dites-moi si vous cherchez un premier deuxième baiser, cela veut dire que vous avez déjà acheté un premier baiser ?
- Oui, j’en ai acheté un sur internet. Vous comprenez, je ne connaissais pas encore votre boutique. Cet achat était en promotion… Mais il ne correspond pas du tout au descriptif du site ni même à ce que je recherchais. C’est un baiser au rabais. J’en aurais vraiment honte pour une première fois.
- Je comprends, Mademoiselle, mais voyez-vous, une première fois n’est pas forcément merveilleuse ni inoubliable. Une première fois ne doit sa valeur justement qu’à son caractère de première fois et permet ainsi de réussir les fois suivantes. C’est ce que par la suite, on appelle l’expérience.
Elle semblait vraiment déçue. Des larmes embuèrent ses yeux.
- Oui, je comprends, mais voyez-vous que dirai-je à mes petits-enfants quand je serai très vieille et qu’ils me demanderont comment était mon premier baiser ?
- Vous n’êtes pas obligés de dire la vérité. Vous pouvez très bien raconter ce deuxième baiser comme une première fois. Il n’y a que vous qui saurez. Et puis, croyez-moi, Au fil des ans, vous oublierez vite ce si décevant premier baiser. Ne restera que la magie du deuxième. Il deviendra, en quelque sorte votre premier VRAI baiser, celui dont vous vous souviendrez toujours avec émotion. Mais faites-moi une promesse.
- Oui, laquelle ?
- De prendre vraiment le temps de choisir ce deuxième baiser afin d’en avoir un de très bonne qualité.
Un sourire éclaira son visage.
- Oh merci !
La journée de travail était finie pour Justin qui, même s’il avait l’impression d’avoir raté une dernière vente, se sentait heureux d’avoir si bien terminé l’année.
Fabienne


Me promenant de bon matin
Dans la ruelle de 1 er de l’An
Je vis une adorable boutique
Amélie et Justin
Vendaient des 1 ères fois
Mon esprit de suite s’emballa
Une première fois jouer du piano
Comédienne à Hollywood
Escalader le mont Everest
M’approcher d’un gorille au Kenya
Peindre les émotions
Tant de 1 ère fois à solliciter
Pourtant, j’en choisi une
Être fée avec sa baguette magique
Transformer l’impossible en réel
Devenir l’héroïne de Jane Austen
Après bien des déboires
Vivre auprès de mon bien-aimé
Sourire, ne plus jamais pleurer
Aimer sans absence, en toute quiétude
A chaque lever du jour caresser son visage
Le même regard échangé dans la tendresse
Vivre à jamais une première fois « le Bonheur ».
Brigitte


Exercice
 : le conte du pourquoi « Pourquoi la terre est-elle ronde ? »

p9

Pourquoi la terre est-elle ronde ?

Quand Dieu créa la Terre, au tout premiers jour des premiers temps, il la fit plate comme une assiette, comme un frisbee, comme un 78 tours, plate comme une galette bretonne, un béret basque… Sauf que toutes ces choses étant encore incréées, on n’avait pas encore de mots pour la qualifier. La Terre était, tout simplement.
Dieu n’était pas mécontent. Il la trouvait plutôt réussie, toute plate et luisante sous le soleil. Il disposa à sa surface des terres et des océans, saupoudra une poignée d’îles et quand tout fut fini, il la peupla d’êtres « à son image », enfin c’est ce qu’ils ont cru, après…
Et il les regarda évoluer sur cet espace bien délimité.
Mais voilà que ces êtres stupides se mirent en tête d’aller au bout du bout de leur monde et fatalement leur curiosité insatiable et morbide les poussa au bord du disque, tout au bord… Beaucoup se penchaient, tombaient et étaient perdus à tout jamais. Croyez-vous que cela servait de leçon aux autres ? Que nenni ! Tels des moutons de Panurge (ou du moins ce qu’on appellerait beaucoup beaucoup plus tard des moutons de Panurge) ils se précipitaient en troupeaux dans le vide sidéral.
Dieu n’avait accepté ce boulot (et oui, Dieu avait un chef ! On le sait peu, il ne faut pas l’ébruiter, chut, donc…) que parce qu’on lui avait promis qu’il ne travaillerait que 6 jours et que le septième il se reposerait, et ce, pour l’éternité (car sa création devait se reproduire à l’infini, comme des lapins). C’était un excellent job pour lui qui était plutôt glandeur (on l’a compris bien plus tard, quand il avait bien fallu se rendre compte qu’il avait bâclé le boulot) Or à cause de la bêtise de ces humains qui sautaient allègrement dans le vide,  il se voyait contraint de recommencer la tâche chaque semaine !
Il décida donc de modifier son œuvre (par pure fainéantise, vous l’avez compris) . Après consultation des meilleurs architectes divins, la forme de boule fut arrêtée comme la plus ergonomique.
Dieu était ravi : la forme sphérique donnait aux humains une occupation infinie : ils partaient dans un sens, dans l’autre, arpentaient leur espace indéfiniment, sans se lasser, sans jamais repasser deux fois au même endroit, et surtout sans jamais en sortir ! Finie l’hémorragie ! Il put enfin se reposer pour les siècles des siècles.
Huguette

 

Pendant des siècles et des siècles, la terre fut plate. L’eau entourait un énorme continent et tombait en cascades lorsqu’elle arrivait aux limites de la terre. Nul ne savait où cet océan se déversait. Par crainte d’être emportés, les hommes n’osaient s’aventurer loin des côtes.
Un jour, le roi Jadis en eut assez de vivre dans la peur. Il convoqua de nombreux chercheurs venus des quatre coins du continent pour qu’ils trouvent une solution. Les propositions furent nombreuses. Un petit homme chauve proposa d’attacher une longue corde à chaque bateau pour éviter la chute. Une femme élégante envisagea la construction de barrière aux limites de la terre. Mais la solution que choisit le roi fut de rendre la Terre ronde. Le travail serait long, mais le jeu en valait la chandelle. C’est ainsi qu’après des millénaires de travail, la terre devint ronde.
Claire


Au début, la terre était carrée, mais Dieu en avait vraiment assez de laisser trainer des choses dans les coins. Choses d’aileurs qu’il ne retrouvait jamais… Alors, il décida de la faire en triangle, mais cela s’avéra une belle bêtise : un nombre incalculable de gens s’entassaient dans les angles. Les premiers, poussés par les autres ne pouvaient plus reculer et étaient sauvagement piétinés. Cela faisait des amas dans les angles et rien au milieu.
Ensuite, il décida de la faire plate, mais c’était un vrai casse-tête car c’était un perpétuel équilibre. Si seulement une personne de plus allait sur le côté droit ou gauche, cela rompait ce si bel équilibre et la terre versait tout. Avouez que c’était ballot !
En désespoir de cause, Il décida que la terre serait ronde et qu’ainsi, en partant d’un point, on se retrouverait déjà sur le retour. Forcément. Il s’admira d’avoir pensé une si jolie chose…
Il était si heureux de son invention qu’il alla voir Galilée pour avoir son sentiment. Ce dernier, qui cherchait à prouver cet était de fait depuis des années, lui répondit complètement hagard : Ah ! Je l’avais bien dit !
Dieu fut déçu d’une réponse si lapidaire, alors qu’il s’était tellement creusé la tête !
Fabienne

 

La terre est ronde parce que la lune s’ennuyait avec le soleil qui luisait trop chaudement, et bien entendu elle ne pouvait jouer avec lui.
Un jour donc, elle imagina une forme ronde identique à la sienne et pourquoi pas animée de petits bonhommes.
C’est ainsi qu’elle demanda à l’univers de l’aider à réaliser son vœu et d’un tour de magie céleste, la terre fut crée, toute ronde, toute colorée pour le plaisir de la lune qui depuis joue à cache cache avec la terre et parfois, s’invite le jour dans un ciel azuré toute habillée de blanc.
Brigitte

Exercice : Ecrire la suite du fameux incipit : « longtemps je me suis couché de bonne heure »

10p

No sleep

Longtemps je me suis couchée de bonne heure. Puis un jour je suis tombée sur des statistiques. Nous passons un tiers de notre vie à dormir. C’est certes toujours moins de temps que les chats, mais quel temps perdu ! Comme la tendance était au «no quelque chose», après le «no sugar», le «no pollution» et le «no sex», je lançai le «no sleep».
Le premier jour fut difficile. Vers 20h je luttais vaillamment devant le journal télévisé. 23h, le Soir 3. A 2h du matin, je pris un petit café et décidai de me lancer dans une activité ludique, j’allumai donc l’ordinateur. A 4h, je m’imaginai dans la peau d’un vampire. A 8h, je partais au travail.
Après trois jours de ce rythme là, j’étais évidemment épuisée. J’avais gagné du temps mais pour quoi faire ?
Après une semaine, j’en vins à la conclusion que l’extrémisme avait ses limites et la modération du bon. Je m’endormis sur mon canapé et me réveillai trois jours plus tard. J’avais raté l’anniversaire de ma sœur…
Claire

Longtemps je me suis couchée de bonne heure…
Pas par choix, bien entendu, mais contrainte et forcée par des parents et grands-parents qui jugeaient que la croissance harmonieuse des enfants nécessitait douze heures de sommeil, à partir de huit heures du soir dernier délai.
Je me suis donc couchée longtemps de bonne heure…
Ou du moins j’ai fait semblant. Car à peine ma lampe de chevet éteinte, je m’installais sous mes couvertures pour « piler » jusqu’à « point d’heure ».
Quel bonheur c’était que de voler ces heures à la nuit, à l’insu de tous !
Bien sûr cela demandait quelques précautions car ma grand-mère n’hésitait pas à surgir dans ma chambre – qui jouxtait la sienne – dès qu’elle croyait y apercevoir une lueur suspecte. Ce jeu du chat et de la souris me ravissait presque autant que les activités que je pratiquais en douce : lecture de livres « interdits » et écriture de mon journal intime -que je laissais bien en évidence, pour que ma mère lise les horreurs que je pensais d’elle.
Plus tard, au pensionnat, j’ai continué à pratiquer cette activité nocturne, par provocation. Je passais mes heures d’étude à folâtrer, à jouer, mais dès la nuit tombée, dès que la pionne sonnait l’extinction des feux, je campais sous mes draps avec livres et cahiers pour faire enfin mon travail scolaire.
Arrivée à l’âge adulte, où je n’avais plus de compte à rendre à personne, grands-parents, parents, surveillante générale, j’ai pu enfin librement me coucher tard.
Mais c’est avec quelque regret que j’accueillis ma nouvelle liberté : l’interdit avait tant de charme !
Huguette

J’aurais aimé dire que longtemps je me suis couchée de bonheur, hélas il m’a fallut attendre de proposer ma couche au bonheur.
Présentement, j’aimerais que ce fût toutes les nuits mais comme un caprice insupportable du destin, je dois attendre afin de dire avec certitude et en continuité ; longtemps je me suis couchée de bonheur mais je m’y atèle !
Brigitte

 Longtemps je me suis couché de bonne heure,  comme mes parents me l’avaient si bien enseigné, mais comme je n’arrivais pas à dormir et me retournais en tous sens dans mon lit, je décidai une bonne fois pour toutes de faire la fête tous les soirs et ainsi, épuisée et complètement ivre, je pus enfin dormir tout mon soûl !
Fabienne

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