Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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7 février, 2016

Atelier du 1er février 2016

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:16

Devoir : Une photo

 devoir

Et la cloche sonna…

 Marc venait de gagner une partie de billes quand la cloche de l’école sonna. Il se releva déçu, il n’avait jamais aimé l’école. Il regroupa les billes qu’il avait gagnées puis, sentant une agitation inhabituelle, regarda autour de lui. Ses camarades courraient, ce n’était pas la cloche de l’école qui avait sonné mais la sirène qui annonçait une alerte à la bombe. Il rejoignit rapidement la cave de la maison voisine qui servait de refuge aux élèves et se réjouit du temps gagné qu’il ne passerait pas sur les bancs de la salle de classe. Il aimait bien sa maitresse pourtant, elle était belle et gentille. Mais il détestait les maths, il ne comprenait rien.
Les enfants commencèrent à s’ennuyer et, pour passer le temps, décidèrent de jouer aux devinettes. Des rires résonnèrent dans la cave, la maitresse décida de les laisser chahuter encore quelques temps. Le temps fut court. Une explosion retentit juste au-dessus d’eux. Un énorme bruit et un nuage de poussière s’engouffra dans la cave. Les flammes commencèrent à crépiter devant la porte. La maitresse hurla aux enfants de reculer le plus loin possible. Elle s’approcha de la porte et l’ouvrit, c’était la seule issue possible. Le feu était encore faible, elle jeta des sacs de pommes de terre dessus et ordonna aux enfants de fuir le plus vite possible et de se mettre à l’abri où ils le pourraient.
Marc habitait trois maisons plus loin, il courut chez lui sans se retourner. Pendant une heure encore il entendit les bombes tomber sur le village aux côtés de sa mère, pâle d’inquiétude. Quand le calme fut revenu depuis plus d’une heure, sa mère accepta d’ouvrir la porte. Le village était un champ de ruine, la plupart des maisons étaient détruites. Le clocher de l’église gisait dans le cimetière, écrasant les tombes sous son poids. Marc se précipita dehors, sa mère tenta de le retenir mais ne put que lui arracher un bout de chemise. Il courut jusqu’à l’école. Il trouva un tas de pierres en feu. Il s’avança lentement vers le brasier et baissa les yeux, aveuglé par la lumière. Il vit une main dépassant des décombres, il dégagea les débris le plus rapidement possible et découvrit le visage de sa maitresse, il l’a secoua mais elle ne bougea pas. Sa mère arrivait derrière lui, elle le prit par les épaules et l’obligea à regagner la maison.
Le lendemain les survivants commencèrent à nettoyer le village et à compter leurs morts. Quatre camarades de Marc manquaient à l’appel. Dans l’après-midi, comme pour se recueillir, les enfants se retrouvèrent devant l’école. Le feu avait été maitrisé dans la matinée. Marc s’avançat dans ce qui avait été la cour ombragée. Il vit de minuscules flaques de couleurs sur le sol. Il se pencha et toucha du bout des doigts ces taches étranges. Il reconnut les couleurs, c’était ses billes. Elles avaient fondu là où il les avait laissées. Après quelques instants il se releva le visage dur et passa devant ses camarades sans un mot. Sa décision était prise, à dix ans, il entrerait en résistance.
Claire

Le petit René n’aimait qu’une seule chose à l’école : les récréations. Tout le reste, ça l’ennuyait. Le français, les dictées, les maths, l’histoire, la géo, l’instruction civique… Il se demandait vraiment à quoi ça servait d’apprendre tout ça. Surtout pour ce qu’il voulait faire !
Onze heures vingt-cinq, plus que cinq minutes et ça serait la deuxième récré de la matinée. Il pourrait enfin voir Clémentine.
L’école des garçons était mitoyenne avec l’école des filles, mais jamais, au grand jamais ! Ils ne devaient se mélanger…
Pourtant, au fond du préau, derrière les toilettes, sur environ 30 centimètres, le mur était tombé. Et personne ne l’avait vu. Personne, sauf le petit René. Il n’était peut-être pas fort à l’école, mais il était malin !
Il avait rencontré la jolie Clémentine le jour de leur rentrée au CP, elle devant l’école des filles et lui devant celle des garçons. Ce fut le coup de foudre pour ces deux-là. Il y avait déjà trois ans… Et depuis, à chaque récréation, René et Clémentine se disaient qu’un jour, quand ils auraient passé leur certificat d’études, ils partiraient ensemble. Et qu’ils feraient le plus beau métier du monde : ils seraient vendeurs de rêves !
René (Haby) ne devint jamais vendeur de rêves, mais en 1975, alors qu’il était ministre de l’Education nationale, il fit voter la loi sur l’obligation de la mixité scolaire, en souvenir de la jolie Clémentine !
Fabienne

« Photo de classe »

Onze heures vingt cinq, plus que cinq minutes. Le maître va être furieux et je vais me faire taper sur les doigts, avec la règle en fer sans doute. Je suis son souffre-douleur. Tu parles. L’autre jour, en faisant semblant de ramasser un crayon, j’avais mis le feu à son lacet. Cela a fait une grosse fumée puante et on a été obligés d’ouvrir les fenêtres en plein hiver.  Il a tout de suite trouvé le briquet que j’avais planqué dans mon pupitre avec ma fronde et mes  billes. Je l’avais piqué à mon grand frère qui fume des feuilles de platane. Tout le monde a rigolé mais j’ai eu trois samedi matin de colle et c’est pas la première fois. Depuis je suis passé du premier au dernier rang, même pas à coté du radiateur. Plus que cinq minutes pour rédiger cette satanée composition écrite. Tout le monde va se foutre de moi.  Ils ont l’habitude. Le « nain » qu‘ils m’appellent. C’est vrai que sur mon bureau je touche pas terre !  Si au moins ma mère m’avait pas fait la coiffure de Tintin. Cela va être ma fête après la cantine. Y vont encore me piquer mon béret. Plus que cinq minutes et suis sec. Le sujet du devoir ? « Mange ta soupe » !
Bertrand


Exercice
 : Par le plus grand des hasards, vous avez été en contact avec l’objet familier d’un grand personnage.
Cet objet va vous « parler » et vous allez pouvoir, grâce à lui, revivre un moment de ce grand personnage.

Mitterrand

J’étais par hasard tombé sur le chapeau de François Mitterrand lors d’un séjour à la campagne. Pour m’amuser, je le mis et une chose étrange se produisit, je me trouvais comme propulsé dans le passé. J’entendais un téléphone sonner au loin. J’ouvris les yeux, j’étais François. J’allais décrocher et une petite voix me dit : – François, c’est moi.
- Oui, que se passe-t-il ?
- Es-tu seul ?
- Oui
- Le téléphone est sur écoute ?
- Non, que se passe-t-il ?
- Je suis enceinte.
Je reçus un coup dans le ventre, je n’arrivais plus à respirer. Elle attendait un enfant de moi.
- François ?
- Oui, je suis là. Que comptes-tu faire ?
- Je veux le garder.
- Peut-on se voir ?
- Oui, mais je ne changerai pas d’avis.
- Demain 20h au même endroit que d’habitude.
- D’accord.
La journée du lendemain fut interminable. Je cherchais tous les arguments pour la convaincre de renoncer à cet enfant. Le monde se modernisait, mais pas au point d’annoncer à la France entière que j’avais conçu un enfant dans le dos de la Première Dame.
A 20h, je me rendis dans l’appartement du XXème dans lequel nous avions l’habitude de nous retrouver. Elle m’ouvrit la porte, elle était magnifique. Je l’embrassais et entrais. En la regardant, je me rendis compte que je voulais cet enfant. Je le lui dis, elle me sourit et répondit : « Si c’est une fille, nous l’appellerons Mazarine ».
Claire

Marylin M.

Le parfum de Marylin

Il était une heure du matin et elle sut que ce soir, encore, il ne viendrait pas… Alors elle repoussa les draps de satin blancs, mit un peignoir, et se versa un whisky.
Voilà une semaine qu’il n’était pas venu… Pourtant, comme les autres soirs, il l’avait appelé vers 20h : « je vais essayer de me libérer, mais je ne te promets rien ». Elle savait que, par sa fonction, il était très occupé, et puis il fallait toujours faire attention. Comme tous les soirs pourtant, elle avait espéré. Elle s’était longuement préparée pour être toujours la plus belle. Elle avait pris un bain aux essences rares. Elle avait enduit son corps d’onguents précieux. Elle s’était maquillée longuement puis avait parfumé sa nuque, le creux de ses bras et de ses seins, l’intérieur de ses poignets avec ce merveilleux parfum de Chanel, le n° 5 qui lui ressemblait tant. Elle s’était glissée nue dans les draps frais pour l’attendre.
Mais ce soir encore, il ne viendrait pas. Etait-il vraiment si occupé ou bien avait-il rencontré une femme plus belle et plus jeune ? Elle avait déjà la quarantaine, elle se croyait moche et vieille, alors qu’elle n’avait jamais été aussi belle. Elle devait paraitre stupide aussi car ne dit-on pas que les hommes préfèrent les potiches ? Elle avait fait tout ce qu’elle pouvait et malgré tout, il ne quitterait jamais sa femme. Alors ce soir, c’était le soir de trop ; elle ouvrit une boite de somnifères. En prit un, puis deux, puis la boite…
Fabienne


Exercice
 : Dans ma valise, il y a :

p11

Dans ma valise, il y a
Tout un tas de choses que je ne mettrai pas
Des « au cas où », des « on ne sait jamais »,
Qui ne servent jamais
Peu importe l’endroit
C’est toujours le même choix.
Il faudrait qu’un jour je puisse
N’amener que du dentifrice !
Fabienne

Dans ma valise il y a… il n’y a plus rien. La charmante hôtesse très souriante du service bagage de Roissy m’a gentiment expliqué que par une malencontreuse mauvaise manipulation des bagagistes, ma très jolie valise s’était très légèrement ouverte et que son contenu s’était délicatement rependu au sol. Bien sûr, ils avaient tout récupéré et je pouvais vérifier que tout était au complet dans le splendide sac poubelle jaune qui trainait dans le coin là-bas. Il ne me restait plus qu’à m’acheter une nouvelle valise maintenant…
Claire

Dans ma valise, il y a toi
Il y a moi, il y a nous
Il y a notre histoire
Il y a tes doutes et mes certitudes
Il y a ta tendresse, il y a mon amour
Il y a ton départ, mon attente à te rejoindre
Mes nuits sans toi
Tandis que ton cœur me garde une place de choix
Dans ma valise
Il y a tout l’espoir du monde
D’une vie auprès de Toi
Toi que j’aime à l’infini.
Brigitte

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