Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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7 février, 2016

Atelier du 18 janvier 2016

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:18

Devoir : Terminer un texte par « Voilà pourquoi, ce lundi-là, il s’en allait ».

1p

Il était totalement, parfaitement, heureux.
La veille les enfants avaient regagné l’internat du lycée de Rennes dans lequel ils faisaient de brillantes études en prépa. Ce matin il avait pris son petit déjeuner avec Hélène face à la mer et ils s’étaient redit, avec émotion et un peu d’étonnement, combien ils s’aimaient, depuis si longtemps. Puis elle était partie pour une journée complète de répétition avec l’orchestre philharmonique.
Seul, debout sur la terrasse, son gros sac à ses pieds, il regardait vaguement, en souriant, le tableau mouvant de la mer qui grimpait sur les rochers au bout du jardin. Le soleil levant le teintait d’or  pâle : la journée serait parfaite.
Sa vie était parfaite, lisse ronde et polie comme les galets de la plage. Aucune aspérité, aucune errance, pas la moindre blessure, le plus petit accident de parcours. C’était une rivière majestueuse et étale, sans traitre remous, le malheur n’y avait pas fait son lit. Ni doute ni incertitude n’avait pu s’insinuer dans son cours. Il ne pouvait pas être plus heureux.
Comme devant les « chebakia » dégoulinant de miel de son enfance, un écœurement l’avait pris.
Voilà pourquoi, ce lundi là, il s’en allait.
Huguette

 

Il trouvait que « Maîtresse » n’avait plus d’imagination et que les exercices de l’atelier d’écriture étaient de plus en plus nuls.
Voilà pourquoi, ce lundi-là, il s’en allait.
Fabienne

Lundi 18 janvier 2016. C’était son dernier jour ! Il rangea ses affaires dans un petit carton et ouvrit la porte, le cœur léger.  Il jeta son carton dans la première poubelle venue.
Après quarante années de labeur, il était enfin à la retraite. Voilà pourquoi, ce lundi-là, il s’en allait.
Fabienne

2p

Son quinquennat avait été catastrophique. Tout était négatif : le chômage, la sécurité, la relance économique, la dette.
Alors, le peuple avait choisi et l’avait éjecté. Voilà pourquoi, ce lundi-là, il s’en allait.
Fabienne

2/ Exercice : Logo-Rallye

Il faut intégrer les phrases dans un texte au fur et à mesure qu’elles sont dévoilées.
1 – Ce fut lui qui s’éveilla le premier
2 – Il n’y avait pas un souffle de vent
3 – Pour la première fois, il vit passer une lueur de détresse dans les yeux de son maitre
4 – Ce soir pourtant, la nuit tombait en lourdes vagues sombres qui recouvraient peu à peu les collines.

4p

Ce fut lui qui s’éveilla le premier. Il se demanda ce qu’il devait faire : attendre patiemment son réveil à elle ? Partir discrètement et la laisser dormir ? Aller préparer le petit déjeuner ? Sortir acheter des croissants ? Il n’avait pas l’habitude de ce genre  de situation, ordinairement c’était lui qui amenait les filles chez lui…
Il se leva lentement, sans faire de bruit et partit à la découverte de l’appartement de… Au fait, elle s’appelait comment ? Elle lui avait sans doute dit son nom, mais il était incapable de s’en souvenir…
La chambre s’ouvrait sur une terrasse et il avait envie d’une cigarette. « Commençons par là », se dit-il et il sortit s’accouder à la balustrade. C’était l’été. Il n’y avait pas un souffle de vent. Des jasmins odorants poussaient dans des jarres et embaumaient. Il fuma une cigarette, puis deux, regardant de temps à autre dans la chambre pour voir si celle dont il ne se rappelait pas le nom se réveillait. Mais non…
Le temps passait, il était bientôt 11 heures et il n’y avait toujours aucun mouvement dans le lit. De guerre lasse, il se décida à rentrer et à la réveiller.
Son immobilité lui parut soudain inquiétante. Il s’approcha, écouta, la tête posée sur sa poitrine : aucun souffle ! La jeune femme qui l’ avait dragué la veille et qui l’avait invité à boire un dernier verre chez elle était… morte !
Il fut pris de panique. Sa voiture était restée devant la boite de nuit. C’était elle qui l’avait conduit jusqu’à cet appartement et il était trop éméché la veille pour se souvenir de l’adresse et du trajet.
Sans plus réfléchir, il s’habilla, sortit en courant de la chambre, de l’appartement, de l’immeuble, sauta dans le premier taxi et donna son adresse au chauffeur. Vite, vite, il lui fallait rentrer dans son nid, se mettre à l’abri, retrouver ses esprits pour pouvoir analyser la situation plus sereinement.
Son chien l’accueillit en jappant furieusement : il avait faim, il voulait sortir, jamais on ne l’avait laissé seul aussi longtemps. Mais il se fit vite plus conciliant car pour la première fois il vit passer une lueur de détresse dans les yeux de son maître.
Le jeune homme était encore dans un tel état de confusion qu’il ne parvenait pas à prendre une décision. Devait-il aller à la police ? Mais il ignorait le nom et l’adresse de cette fille… Et puis, est-ce qu’on n’allait pas l’accuser ? Il se dit que personne ne l’avait remarqué, le plus sage serait sans doute de se taire et de rester tranquillement à la maison ce dimanche. Mais pouvait-il être tranquille ? Il tourna, retourna, prit un café, avala une tranche de saucisson, fuma de nouveau quelques cigarettes, alluma la télévision, l’éteignit, prit un magazine, l’abandonna. Il s’ennuyait ferme.
Soudain, il se souvint que sa voiture était restée sur le parking de la boite de nuit, quelle tuile ! Il lui fallait la récupérer, vite…
Il hésita à téléphoner à un ami pour lui demander ce service et lui balancer toute l’histoire, il aurait eu besoin d’un soutien, d’un conseil, mais il se ravisa : mieux valait ne pas ébruiter l’affaire.
Prendre un taxi lui parut aussi risqué, alors il prit le tram, puis un bus, puis il termina le trajet à pied pour arriver jusqu’aux portes de la ville, là où les jeunes se réunissaient pour danser, boire, draguer et éventuellement consommer quelques substances illicites…
Quand il arriva enfin à destination, la nuit tombait en lourdes vagues sombres qui recouvraient peu à peu les collines.
Sa voiture était seule sur l’immense parking vide. Il se précipita.
Un puissant projecteur l’enferma dans un cercle de lumière, une voix autoritaire lui ordonna de ne plus bouger. Machinalement il plaça les mains sur sa tête.
« Je ne suis pas dans la merde !»
Ce fut sa dernière pensée.
Huguette

Ce fut lui qui s’éveilla le premier. Il ouvrit les yeux, regarda la lumière entrer par la fenêtre. Juliette dormait toujours. Il avait atrocement mal à la tête. Les souvenirs de la veille étaient flous. Il hésita à la réveiller pour qu’elle lui raconte ce qu’il s’était passé, mais renonça. Il décida de prendre une douche. L’eau le dégrisa doucement.
Il rejoignit la terrasse, il n’y avait pas un souffle de vent. C’était un des ces matins lourds, écrasant. Il bu son café face à la mer en attendant Juliette. Enfin elle arriva, les yeux gonflés de sommeil. Il l’a questionna, que s’était-il passé hier soir ? Elle n’en savait rien, aucun souvenir mais demanda où était le chien. Il partit à sa recherche et fit le tour de la maison.
En arrivant dans le garage, il hurla. La voiture était couverte de sang. Le chien apparut et pour la première fois il vit passer une lueur de détresse dans les yeux de son maitre. Juliette les avait rejoint et ouvrit des yeux ébahis.
La journée fut la plus longue de leur existence. Aucun moyen de recoller les morceaux, aucun souvenir. L’angoisse ne les quitta pas. Ce soir pourtant, la nuit tombait en lourdes vagues sombres qui recouvrent peu à peu les collines. L’horreur ne faisait que commencer.
Claire

3p

Ce fut lui qui s’éveilla le premier. Il était tôt mais un rayon de poussière dorée entrait déjà par les persiennes entrouvertes.  Les autres devaient dormir car il n’entendit aucun, bruit. Il se leva et sortit dans le petit matin. La chaleur moite de la nuit s’était dissipée. Il n’y avait pas un souffle de vent. Il prit rapidement un café et sortit pour une petite balade. Il siffla Méloffée, sa chienne labrador pour l’accompagner.
Ensemble, ils se dirigèrent vers un sentier abrupt qui serpentait vers la colline. Ils se promenèrent longtemps si bien qu’ils se perdirent. Il ne savait plus retrouver le chemin de la maison. Il fit plusieurs tentatives mais s’aperçut qu’ils tournaient en rond. Il n’avait amené avec lui ni eau ni casse-croute. Le soleil commençait à être haut dans le ciel. Quand soudain, son pied glissa et il dévala dans le ravin. La chienne le suivit dans sa chute. Sa cheville était douloureuse. Au début, il était confiant, il allait remonter sur le chemin. Mais au bout de plusieurs tentatives, il s’aperçut que la pente était trop boueuse et qu’il ne pouvait pas remonter ! Il avait trop mal !
Pour la première fois, Méloffée vit passer une lueur de détresse dans les yeux de son maitre.
La chaleur devenait étouffante. De grosses mouches bourdonnaient autour d’eux. Bêtement, il avait pensé que l’eau courait dans ces sentiers humides. Mais non, il n’y avait rien à boire et rien à manger.
Puis soudain, il se rappela : il avait son téléphone avec lui. Il le sortit vite de sa poche mais il n’y avait pas de réseau, évidemment.
Que faire ?
Il se dit alors que ses amis allaient s’apercevoir de son absence et bien sûr de celle de la chienne et allaient partir à leur rencontre.
Ce soir pourtant, la nuit tomba en lourdes vagues sombres qui recouvraient peu à peu les collines sans que personne ne vînt à leur secours.
Fabienne


3/ Exercice
 : Petit poème
J’ai choisi un mot au hasard : effervescence
Puis un autre : bouche
Choisir un mot qui rime pour chacun d’eux et faire un petit poème en rime croisée.

5p

De ma jeunesse, je me souviens l’effervescence,
Comme des fruits rouges, des baisers sur ma bouche
Désormais, de mon âge, je sens la décadence
Et maintenant, seule, je reste sur ma couche.
Fabienne

Une ruche en pleine effervescence
Qui lui mettait l’eau à la bouche
Voilà une magnifique providence
Mais peut-être un peu louche

Mille senteurs en effervescence
Mille saveurs en bouche
Mille souvenirs de mon enfance
Mille et une babouches
Claire

Il était en effervescence
Ses gros yeux fixés sur sa bouche
Pendant qu’elle prenait de l’essence
Il la lorgnait d’un regard louche.
Huguette

La foule était en effervescence
Tandis que je faisais la fine bouche
Les carnavaliers mangeaient en opulence
Salis par la sauce, ils prirent une douche !
Brigitte

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