Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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14 novembre, 2015

Atelier du 2 novembre 2015

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:30

Devoir : ça va être le cirque !

1

Mon père est fou.
Mon père est fou depuis qu’il a laissé tomber ma mère.
Depuis qu’il a laissé tomber ma mère du haut du grand mât.
Elle n’est pas morte…. Elle est seulement tétraplégique. Elle a un super fauteuil électrique. Je monte sur ses genoux et on fait la course. Elle ne parle plus, ne rit plus et il faut l’aider pour tous les gestes de la vie quotidienne et elle bave.
Mon père et elle étaient trapézistes. Les plus grands trapézistes du monde. Quand ils se balançaient là-haut, tout  le monde retenait son souffle. Et puis un soir, mon père l’a lâchée et elle est tombée.
Depuis ce jour-là, tous les soirs, c’est le cirque : on fait et refait le même spectacle mais sans le numéro de trapézistes ; comme ça, mon père pense que ça n’a jamais existé. Et que ma mère est toujours la belle et magnifique trapéziste qu’il a connue.
Mon père est fou ; ce soir, ça va encore être le cirque.
Fabienne

Ça va être le cirque !

 Je suis né un 29 février, comme Michèle Morgan, 28 ans plus tard. Je suis sûr qu’elle aussi se contrefout des conséquences : il n’y a pas de jeux olympiques des anniversaires. En cette belle année 1968 je le fête et ma copine a décidé de m’offrir quatre cadeaux, comme manque à gagner. Elle ne me connaît que depuis quatre jours ou quatre semaines je ne sais plus très bien. Moi j’ai l’impression de la fréquenter depuis quatre heures, 4 H du matin pour être plus précis, une nuit blanche avec une oie blanche. Voulez-vous voir mes cadeaux ? Un bonnet en laine bleu roi, une veste longue façon patchwork, une fausse moustache en guidon de vélo et un nez de clown. Sur la table du studio loué par ses parents elle avait installé les quatre paquets autour d’un petit gâteau en chocolat blanc nacré : ça va être le cirque a-t-elle crié. Crié si fort que le message s’est gravé en moi de manière indélébile pour me rappeler que le célibat était la seule position tenable en amour. Pour les siècles des siècles, AMEN. Et à 4 H de l’après midi nous nous quittions bons amis, surtout moi. L’argument décisif : elle m’a demandé, vêtu de mes quatre cadeaux, d’animer certains après-midi le service de pédiatrie où elle était infirmière stagiaire depuis quatre mois. Néanmoins je ne lui en veux pas. L’idée de cirque, je ne sais pourquoi puisque je suivais les cours de géographie à la longue-vue, m’a tout de suite évoqué Gavarnie. Voilà mon cadeau bissextile!  Le temps de retrouver l’adresse de la Fac de droit que j’étais sensé fréquenter assidument depuis un an et demi et je retrouvai les copains de l’Unef seuls capables de m’organiser trajet et hébergement Toulouse- Mont Perdu. En fait autostop et refuges, plus l’adresse du copain d’un ami, dernier ours des Pyrénées avant l’Espagne. Après mûre réflexion je décidai d’attendre fin avril pour entreprendre cette randonnée pédestre, d’attendre le printemps juste avant mes examens de mai. Les partiels de fin 67 avaient été calamiteux,  alors… mai 68 ne pourrait être pire. Le bon air ne pourra que faire du bien à mes neurones glandeurs.

Tôt le matin, au péage autoroutier,  un vieux 12 tonnes m’a chargé sur la banquette avant entre mon sac à dos, presque aussi gros que moi et un mâle malinois, presque aussi gros que mon sac. Miraculeusement l’ensemble est arrivé à Lourdes, partageant l’odeur canine et les effluves tout aussi odoriférantes du maître. Le lendemain matin, encore très tôt, exploit rarissime de ma part, direction l’Espagne. Les derniers kilomètres ont été parcourus au rythme de la camionnette postale. Le conducteur m’a gavé de blagues grivoises avec un accent rocailleux correspondant au paysage. Il a bien voulu me mener jusqu’au pont de pierre à la sortie du village de Gavarnie avec le conseil de me grrrrrrouiller si je voulais arriver avant 16 H au refuge des Sarradets. Après le pont démarre le chemin muletier le long du ruisseau miroitant au grand soleil de printemps. A ce moment de l’année les neiges ne fondent que très peu et le cours d’eau fait entendre sa petite musique de ruisselet. Je remplis ma gourde de cette eau minérale qui fera le gave de Pau. Le postier avait raison. Distance et dénivellation me firent comprendre qu’une marche forcée était nécessaire. L’approche des falaises semi-circulaires force l’admiration et la modestie. Le Cirque est majestueux. La circonférence ferait 6 kms si elle était complète et les parois culminent à 3000 m. Plus qu’une heure d’ensoleillement et je me retrouve au bas des échelles des Sarradets. En parcourant le guide touristique aussi bien que je défie le Dalloz, j’avais cru comprendre que je grimperai sur des ferrailles rouillées. Mais ici pas d’équipements fixes, rien que des escaliers naturels. Et j’en ai sué ! Quand j’arrive au refuge j’ai les mollets raides comme du bois. Il y a quelques bûches sorties de la réserve par les précédents occupants, que je m’empresse de faire flamber. Je serai seul ce soir. Avec  trente places en saison non gardée d’octobre à avril, j’ai le choix, le plus près possible du feu que je photographierai cette nuit, comme souvent. Les volets sont déjà fermés, la cheminée tire correctement mais quelques dentelles de fumée me font tousser puis  ,gagnent le plafond et disparaissent dans l’obscurité autorisée par la seule ampoule allumée. Quand sans dîner, je me mets au lit sur la paillasse grinçante je ressens une oppression surprenante. La trouille ? Pas le temps d’y réfléchir, je m’entends tout de suite stertorer. Huit heures dans un trou noir et je me réveille grelottant, n’ayant pas alimenté le feu. Mes chaussures me serrent, que je n’avais pas enlevées. J’ai un peu mal à la tête et m’asseoir me fait du bien. Par contre, j’ai du mal à me lever, j’aurais du mieux me préparer à cette excursion. Le feu est reparti de quelques braises soufflées. Vite chauffer l’eau pour un thé très fort et très sucré. Cela va mieux et je peux entrouvrir les volets rouges. Je suis pétrifié. Le soleil levant dessine les hauteurs qui me cernent. La Tour, l’Epaule et au plus haut le Casque de Marboré. En face de moi, en deux sauts sur 400 m. dégringole la cascade du gave. Tout en bas luit le pont de neige que le froid induit par la chute d’eau fera persister toute l’année. Le grand beau temps est toujours là. Essoufflé, je rassemble mes affaires dans mon sac, éteins le feu et sors sur le pas de la porte. Malgré les lunettes de soleil, je suis ébloui en un vertige de quelques secondes. J’aurais bien eu besoin d’un bâton de marche. En levant le regard je perçois comme une gifle la Brèche de Roland. Rouge du sang de Roncevaux, Durandal a tranché la montagne. La lame est intacte et de dépit Roland la jette au ciel, jusqu’à Rocamadour. C’était le temps des géants et moi que suis-je ? Quelle est ma quête ? Je me retourne vers le magnifique refuge en pierres de taille au toit en pente douce dont les plaques de cuivre m’ont protégé cette nuit. Il me faut le quitter pour monter, monter encore. Partout les petits glaciers reliques à éviter avec mes baskets légères. Je sinue en montant pour atténuer la pente et le souffle me manque. Je sens monter de mes bronches des glaviots siffleurs. Tous les prétextes sont bons pour une pause. De ci, une gentiana verna, de printemps, trompette bleu foncé très vif, dont les racines macérées servent à faire la Suze. Un petit tonique, voilà qui m’irait bien maintenant. De là, une hépatica nobilis, anémone aux feuilles trilobées et aux fleurs bleues en rosettes dont levers est rosé, couleur foie de veau cru. Au moyen âge la médecine des signatures lui donnait le rôle de soigner les affections hépatiques jusqu’à la mélancolie, la bile noire. Voilà qui ne me donne pas trop le moral. Cahin caha, en quelques heures j’ai progressé de quelques centaines de mètres et il m’en reste autant pour atteindre la Brêche. Derrière, l’Espagne, le comté de Sobrarbre et la Maladeta d’où naissait Garonne. Cet effort pour respirer m’épuise. Anéanti je tombe, littéralement, devant l’entrée d’une grotte. Ce doit être le refuge ancien et spartiate en partie creusé par le père Gaurier, étape obligée des randonneurs et des contrebandiers. A cette heure-ci la cavité est faiblement éclairée et je rampe sur le sol rocheux m’écorchant sans ressentir de douleur. Je réussis à m’asseoir dos à la paroi humide. De la commissure de mes lèvres coule un liquide spumeux et rosé. Je suis seul dans le ventre de la terre avec mon « mal des montagnes ». Sans plus pouvoir bouger, j’admire depuis tout en haut l’immense amphithéâtre de Gavarnie qui rougit au couchant. C’est la fin : quel cirque ce fut !
Bertrand

2/ Exercice : Ecrire des poèmes ou des aikus sur le chocolat

chocolat

Humm ! votre cadeau …
Chocolat fou mêlé d’amandes,
Eclats sucrés au  piment doux,
Danse ma langue en sarabande
Sur un délice de velours roux.
Je rends les armes et suis à vous…
Patricia

Blanc, noir ou au lait,
Délices des cœurs esseulés
Carrés adorés
Fabienne

Tablettes de plaisir
Déclinées à l’infini
C’est choc, chocolat !
Fabienne

Mendiants ou bouchées
Gâteaux aux cœurs chauds, coulants
Mourir de plaisir !
Fabienne

Un chocolat se présenta à ma bouche
Tout noir, lisse et luisant
A peine osai-je le toucher
Pourtant il me regardait tendrement
Il savait l’amour que je ressentais à son égard
Par le passé, bien de ses amis firent jouir ma bouche
De leurs saveurs exotiques
Quand cela arrivait, je n’étais plus moi-même
Mon corps tressaillait de toute part
Nous étions amoureux l’un de l’autre
Lui d’être si bien au chaud
Moi, de le satisfaire avec ma salive
Des « je t’aime » fusaient tel un feu d’artifice
Le bien-être qu’il me procurait
Mouillait mes yeux d’émotion
Ah ! Comme il faisait bon le sentir en moi
Ma langue de rouge se colora d’ébène
Il me plaisait tant mon cacao
Imaginer ma vie sans lui, nenni
Chocolat mon chocolat
Dis que jamais tu ne me feras défaut
Car à moi, tu manqueras, c’est une certitude
Te délecter fait ma raison de vivre
Sans toi, en chocolat, je fabriquerai mon cercueil !
Brigitte

 

Atelier du 26 octobre 2015

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:11

Devoir : un sandwich

sirène

E844


Je m’inquiète parce que mes voisins pourraient passer et me voir je m’inquiète qu’ils puissent penser que cette femme est ma petite amie….
sirène ou morue ma grande passion fraie dans le lit du grand canal
elle dort toute la journée sur le ventre comme nourriture une pincée de poudre quatre fois par nuit sa dose je prépare à l’avance
le jour pointe elle disparaît dans les trous et les pneus à cause des voisins qui passent pour un oui pour un non qui matent son bassin ondulé moi son cornac attitré pendant ce temps je ronge mon frein en me cachant dans la bouche d’égout
les donneurs de leçons que penseraient-il de tant d’attention pour cette femme pas tout à fait femme ni tout à fait pélagique plate comme une brème bossue plus qu’un bec de cane barbue comme un poisson-chat grosse comme une baleine elle sent le suif quand elle est cuite à minuit c’est de la sardine à l’aïoli odeur de gril à tous les étages bruits et sniff quand elle est en rut c’est la truie qu’on égorge la grande sirène des pompiers les Hauts de Hurlevent les voisins imaginez leur réaction quand je la prends dans mon filet pour la mettre dans mon assiette minuit dans la poêle à huile bouillante je la retourne saignante poivre et sel à la tomate les jours de pleine lune mise au court bouillon à l’échalote clous de girofle herbier à volonté elle adore face à elle je perds toute volonté sans résistance mordu pour elle jusqu’à l’extrême je suis le caresseur d’écailles sirène ou morue je la dévore je la suce jusqu’à l’arête
lit des rigoles des trottoirs des égouts des eaux polluées la ville baigne dans son jus la ville avec ses malveillants aussi des jaloux des aigris furieux de notre liaison ragots perfidies oui quelle honte pour le quartier bla bla bla situation amorale ces deux là une insulte à la décence ils entretiennent une liaison contre nature disent-ils vous pensez avoir sous ses yeux en permanence le spectacle de la dépravation devoir supporter cette amitié entre un humain et une femme-poisson femme-animale une femelle dépravée  voilà une femelle pas si sûr moi j’ai jamais pu savoir y a t-il un clitoris sur ces bestioles mais qu’importe le sexe et le genre et la beauté tout est à l’intérieur grosse laide velue odorante à souhait effluves de dugong décomposé elle pue je pue elle louche mais quel esprit quelle culture j’adore cette créature il a eu la truite de Schubert aujourd’hui il y a la morue d’Albert mais quel avenir pour nous deux pour quels projets avoir des enfants impossible ça ferai quoi comme race
la mauvaise réputation le quand dira-t-on ça m’agace bien sûr mais ce que je crains par dessus tout c’est qu’ils passent à l’action ces voisins sont capables d’en venir aux mains contre nous ces imbéciles ont peur et la peur rend fou ils ne supportent pas notre différence ils comprennent rien ils ont faux sur toute la ligne ils croient savoir tout de nous quelle prétention
cette sirène cette morue cette espèce mi femme mi poisson cette mutante n’est pas ma petite amie car en réalité moi et elle nous n’existons pas séparément elle et moi nous sommes une créature unique une fusion totale de nos chairs saumonées
elle est mon ombre mon air l’eau du bain l’eau de la source elle est ma dent je suis son univers elle est moi les biens pensants ils ne savent rien mais tant pis pour les risques c’est décidé demain matin au grand jour nous sortirons main dans la main main dans la nageoire os et arêtes entrelacés nous irons à la plage nous nous baignerons nus après au marché nous achèterons des coquillages de collection et l’après-midi nous serons à l’opéra pour la première de Tristan et Iseult même pas peur des regards de haine et nous voguerons comme dans un rêve nous marcherons sur l’eau de son bassin rêve ou cauchemar rêve ou réalité impossible amour Alexandre et Cléopâtre Éloïse et Abélard Bonnie et Clyde la mort rode la mort chasse la vie demain est un jour funeste dernière séance derniers instants
rien ne se passera comme prévu je le sais les gens bien ces clones de la normalité les vieilles bigotes et leur bible debout sur leur cane à brandir leurs fourchettes c’est cuit nous sommes cernés ils se rapprochent foutus ils plantent leurs dents percés de part en part c’est l’hallali chacun son morceau vite fait bien fait bref plus personne au vent froid seule les ombres des dents rougies des fourchettes sur les murs dansent sur le trottoir deux fantômes l’un et l’autre enlacés dans leur drap de revenants parlent de poésie algorithmique
je marche dans la rue désespéré ils nous ont tués puis dépecés vidés donnés aux chiens ces voyous là-bas sur la place je les vois le corps recouvert d’écailles pavoiser hurler leur bonheur danser de joie autour du feu l’arbre de la liberté un tronc barré d’une flèche deux cœurs brûlent l’inscription d’amour Albert aime Albert
rétroviseur en main sur le bord du trottoir je marche à l’équilibre jusqu’à la fenêtre et je regarde la ville j’ai envie de sauter et de m’écraser sur le pavé en bas.

 prous

p1

Je m’inquiète parce que mes voisins pourraient passer et me voir Je m’inquiète qu’ils puissent penser que cette femme est ma petite amie.
Elle n’est ni mon amie, ni petite. Elle est vulgaire et cruelle. Je la déteste, pourtant, je couche avec elle. Pourquoi, me direz-vous ? Parce que je n’ai pas le choix !
Habituellement, je la vois chez elle, un petit appartement obscur et sale.
Je ne voulais pas qu’elle vienne dans mon quartier, mais comme d’habitude, c’est elle qui a eu raison.
Elle sait des choses sur moi…  Des choses terribles ! Je ne sais pas comment elle a pu les apprendre. Depuis, je suis son prisonnier, son esclave, obligé de faire tout ce qu’elle veut.
Maintes fois, j’ai pensé en finir, la tuer. Mais elle a comme un cinquième sens et déjoue tous mes stratagèmes…
En cette après-midi d’automne, je suis dans ma chambre, je réfléchis encore et encore et ne vois aucune solution. Je ne sais plus comment échapper à cette sorcière.
Je marche jusqu’à la fenêtre et je regarde la ville. J’ai envie de sauter et de m’écraser sur le pavé en bas.

 

2/ Exercice : Faire la fiche d’un personnage et d’un objet

3/ Exercice : histoires croisées : mettre tous les fiches sur la table, piocher au hasard et écrire une histoire avec ce personnage et cet objet

A la UNE du journal local, un journaliste qui a sûrement dû se tromper de métier s’est vu dans un rôle prédominant de « la Cage aux Folles » et pensait que des milliers de gens se pavanaient devant son art ; s’il n’en était ainsi, il était certain de les insulter d’autant plus si les critiques étaient aussi abondantes !
Il confondait aisément sa petite amie BCBG avec Zahia notre mascotte de l’atelier d’écriture et pour définir la volubilité de Julie, il disait qu’elle aboyait et que pour ne plus l’entendre, il la mettait à la cuisine pour confectionner un délicieux pot au feu.
Inutile de vous dire que Julie était à l’écart de l’atelier d’écriture car prendre la place de notre célèbre Zahia, il n’en était pas question !
C’est ainsi que feu Monsieur Albert Dupontiel s’en alla voguer sur d’autres océans car, de journaliste, il n’en avait pas la trempe et le public ne s’en portait pas plus mal, bien au contraire !
Quant au Président de la République actuel qui n’avait d’yeux que pour Julie s’en trouva fort dépourvu car Julie resta aux côtés de son Albert Dupontiel qui sans être trop instruit, n’était pas d’une bêtise qu’elle ne pourrait gérer au quotidien !
Ainsi fut fait, ainsi fut vécu la vie éphémère de Julie et Albert laissant François tout pantois !
Brigitte

 

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