Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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10 août, 2015

Atelier du 3 août 2015

Classé dans : Non classé — joie55 @ 3:04

Devoir : Quatre personnes se promènent dans un parc, un dimanche après-midi : le père, la mère, et deux enfants. Sexe et âge des enfants au choix.
Image parfaite du bonheur en famille. En apparence…*
Vous allez faire un texte à « quatre voix » : chacun des personnages vivra la même situation, mais avec des pensées différentes.
But de l’exercice : pouvoir décrire une même situation sous plusieurs points de vue.

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Quatre  au parc.

 

 Tête de file, tête d’oiseau, tête de nœud, il a bien la tête de l’emploi. Un père comme on en faisait plus mais, il semble qu’on ait retrouvé le moule.  Oh, ce n’est pas bien difficile : visage rond, rougeaud, ravi de son apparence et il y a de quoi. Sa petite taille, son ventre replet, ses magnifiques poignées d’amour, lui permettent de maintenir son pantalon bien au-dessus du nombril. Ainsi les pouces qui sont l’aboutissement grassouillet de ses bras courtauds s’insèrent avantageusement au bas de ses bretelles roses. Sa braguette est malheureusement apparente du fait d’un excès récent, il sort de table. Enfin, il a réussi à sortir de sa chaise à lui seul dévolue grâce à deux garçons rigolards dépêchés par Georges, tenancier de la meilleure brasserie charcuterie de la sous-préfecture de l’Auge. Ce département est depuis trois ans lauréat haut le cœur du concours gastroantinomique de France continentale. La Corse et autres dépendances iliennes en ont été exclues, on ne sait comment ni par qui. Ils ont dû le mériter. Bougna qui comprendra. Autre avantage de ce pantalon haut placé, je dirais même présidentiel, c’est de dégager la cheville, certes épaisse, mais garnie de chaussettes orange tricotées par feue maman il y a dix ans. Ces amours en laine à contre-saison dégoulinent sur les malléoles. Ceci permet la vision délicate d’une toison molletière poivre et sel rebiquant sur le revers frangé d’usure de la culotte rouge garance.

 Les sandalettes à boucle n’offrent pas de particularités. Si ce n’est qu’elles laissent voir une protubérance du gros orteil gauche mais cela ne lui porte pas bonheur. Elle signe une hyperuricémie inégalée dans le canton que n’a pu  dégrader le Docteur Luciole qui n’est pas brillant tous les jours. Aux conseils de ne boire que du Bordeaux certes à volonté, notre aimable personnage a répondu : tu me Vichy ! Ce qui n’est pas conseillé non plus. Tout ceci donne au quatrième adjoint, poste que n’avait jamais atteint son père putatif, une démarche à petits pas d’anatidé presque sauvage, à rapprocher du mandarin scabreux, espèce disparue depuis le succès mondial du petit livre rouge. Notre héros n’en a pas pris connaissance, du livre rouge, pas du canard,  n’ayant trouvé aucune poche ni aucune circonvolution cérébrale où le loger. Bien que ce joli parc Yvonne de Gaule (héroïne de la dernière guerre mondiale qui a lancé depuis la cuisine le fameux appel de 18 heures : à table Charles ! Seul cri encore en mémoire chez les patients atteints de démence sénile, c’est à dire de plus de 55 ans, âge officiel et syndical de la retraite cérébrale) ce joli parc donc, soit de dimensions réduites, le souffle manque à notre randonneur circonspect qui cherche désespérément du regard un banc à sa largeur. Sa respiration de machine de Cuvier donne l’alarme à son premier suiveur, une suiveuse pour être précis.

 Tête en l’air, tête à folle chevelure, tête d’ange luciféreux (les lucifériques ont un oxygène supplémentaire leur permettant une meilleure apnée émotionnelle), la fille du bourgeois décalé est dans ses rêves. Petit nez, petits yeux, petits sourcils circonflexes,  petite bouche de merise, petites pommettes pâles, son visage s’étonne de tout mais son âme ne s’étonne de rien. Elle a 12 ans ! A son âge elle depuis quelque temps joint les deux bouts, largement si je parle de joint, un peu moins si j’ose parler de bouts où l’on fume plus rarement. Sa bulle de rêveries est l’indigne descendance de la Vague d’Hokusaï. Les mangas sur lesquels elle surfe ne lui permettent de dormir qu’au collège, même pas en cours de japonais. Manganette est son surnom. Elle en serait prête à s’habiller en costume d’écolière, jupe plissée courte, hautes chaussettes sur ballerines bleu marine, l’effrontée, et chemisier blanc collet monté. C’est un comble pour cette élève assidue redoublant sa sixième, ce qui est théoriquement impossible. Elle a obtenu une dérogation pour maladie du sommeil. Mais aujourd’hui quelle mouche l’a piquée ? Dans son web incertain, son père s’appelle Bill et elle est armée d’un katana ou d’un tantô, mais celui-là ce doit être pour plus tard, elle ne sait pas très bien.  Elle en perçoit très nettement le sifflement quand elle manie ce sabre de manière rapide et experte. Le même cri aigu que font les hirondelles qui volètent au-dessus d’elle, puis çà, puis là. La goutte de sang qui perle à l’extrémité de la lame lui paraît délicieusement vermeille, voluptueusement merveille. La boule calvitieuse a pirouetté plusieurs fois en l’air si vite qu’elle n’a pu compter les tours. Elle se le repassera au ralenti. Et même en super slow motion. Papa s’est assis sur un banc et effectivement, sa tête n’est plus visible.

A quelques mètres derrière on perçoit un ronchonnement, mâchonnement, bourdonnement, expression difficilement audible mais permanente, la basse continuo de l’adolescent, cet être blessé dont seuls les psychologues scolaires perçoivent  les cicatrices. Son frère ainé.

 Tête en fleur de nave ou plutôt en boutons, tête à venin, tête de rouquin à poil dur, il a quinze ans. A son grand regret, il ne les fait pas, le follicule pileux étant très rare au menton.  Curieusement Brel l’a déjà décrit il y a un demi-siècle mais sa famille ne s’en est pas aperçue. Il a entre ses sourcils la ride du lion, ce qui est peu banal à son âge mais marque le même froncement que la figue sèche qui lui tient lieu de matière grisâtre.  Les dernières captations par son browser sont très nettes, de très bonne qualité, créées par des spécialistes avec des sous-titres explicatifs sans équivoque. Un seul dieu, lui seul soit loué. Les armes sont vendues. Un seul texte sacré, les autres sont vendus. Un seul festin, le djihad. Ce doit être comme le tajine mais en plus épicé lui a dit une copine de sa sœur, brunette iroquoise percée de partout, mais vraiment de partout. Un seul paradis celui des chiites. Cela doit être du shit mais en plus épicé, lui a expliqué la même copine. L’histoire des 72 vierges aux yeux noirs, cela ne l’intéresse pas trop. Il a déjà passé la moitié de sa vie à changer de main devant les vidéos enregistrées par son père. Il a trouvé sa mère infiniment ridicule quand elle lui offert, à lui et à tous ses amis, le spectacle d’une stripteaseuse pour l’anniversaire de ses treize ans.  Il se fout du fait que ces filles arabiques à la gomme n’aient jamais été touchées ni par un homme ni un djinn. Même pas un Levis, lui a susurré la même copine.  Par contre le fait que son père soit roumi, ça, ça le stimule. Putain de sa race ! Il a vu dans le dictionnaire des synonymes  qu’on pouvait aussi dire décollation. Je vous passe ce qu’a compris la brunette à pois chiche. En plus, cela rendrait service à sa mère, la dernière personne de ce lent défilé de mode, touchant de sérénité.

 Tête en poire, tête de linotte, tête de turc, elle promène sa silhouette de jeune fille en épelant son pas avec un la, un si, un tu et un de. Elle se réjouit en silence, comme à l’habitude, il ne faut pas montrer. Seuls ses petits yeux bleu opalescents, rapprochés de son long nez fin, sourient. On peut le voir à son strabisme qui converge sur ses idées courtes. Ce matin elle a oublié son amant dans le placard fermé à double tour. Elle l’avait accueilli sans émotion apparente ni apparue, vers trois heures du matin. C’était pleine lune et il avait cru voir de la lumière derrière la baie vitrée ouverte de sa chambre. Il lui avait raconté le match de rugby des All Blacks qu’il venait se suivre en plein décalage horaire, l’empêchant de s’endormir. Malgré quatre essais, il n’avait rien réussi à transformer. A tout prendre, elle se demandait si elle ne préférait pas les ahanements édiliques  du rapport post-menstruel de son gras-double de mari. Au moins c’était bref et elle pouvait s’échapper rapidement au salon pour moins entendre le bruit de décollage d’un Boeing 747. L’ancien modèle, celui qui empêchait de dormir à la fois les habitants de Roissy et d’Orly. Là encore, le « quatrième » avait le record du canton. En tout cas Armand ne ferait pas l’étonné. Il avait aussi été placardisé dans son administration, le service des sports de la mairie. Elle le libèrerait la nuit prochaine, s’il n’y avait pas trop de nuages. En tout cas elle avait bien fait de planquer toutes ses affaires, y compris les Church,  dans la grande machine à laver familiale que son conjoint lui avait offerte à Noël. Avait-elle lancé le programme de rinçage? Sa mémoire aussi lui était un défaut. Il faut dire que ses parents l’avaient très peu dotée, que ce soit en acide désoxyribonucléique remarquable ou en actions Eurotunnel. Elle était persuadée qu’un événement magique allait se produire. Cet homme pour lequel le curé lui avait promis le pire et avait tenu parole, allait s’effondrer ou au moins perdre la tête.

 De cette mignonne famille respectueuse des conventions, des convenances, du convenable et du convenu, trois membres auraient joyeusement voté le retour de la peine capitale. Seul le « quatrième «  avait la tête ailleurs, dans les miasmes de sa quatrième part de tarte tatin arrosée de Calvados hors d’âge.
Bertrand

 

Clara : Mère de Basile
Jonathan : Père d’Abbie
Abbie : 14 ans
Basile : 16 ans

Clara : – Quel plaisir de pouvoir profiter en famille de cette ballade dominicale dans mon parc préféré ! D’autant que cette année nous avons droit à un bel été indien. Jonathan a bien fait d’emporter ce ballon de foot pour jouer avec Basile. Ces deux-là commencent à s’entendre comme larrons en foire.

 Basile : – Quelle angoisse ces promenades dominicales  !!! On veut nous faire croire que rien ne vaut l’ambiance des familles recomposées…… Et bien moi, je déteste devoir me barder cette insupportable Abbie qui ne me lâche jamais les baskets. J’étais bien mieux dans ma vie d’avant, fils unique, heureux et peinard. Et ce bouffon de beau-père qui s’escrime à vouloir m’apprendre à jouer au football alors qu’il est nul.

Abbie : – J’en ai marre !!! Depuis que mon père et moi avons emménagé chez Clara, il n’a jamais plus un moment à me consacrer ; si ce n’est pour faire une ballade pourrie dans un parc archi nul, où il passe son temps à se ridiculiser avec un ballon. J’aurais mieux fait de rester dans ma chambre à tchatter sur Facebook  avec les copines.

Jonathan : – Ce parc est magnifique avec ses couleurs automnales. Après ma partie de foot je prendrai quelques photos avec mon nouvel iphone6 et dès ce soir elles seront sur Facebook. Notre belle famille et son bonheur vont encore faire des envieux.

Clara : – Comme les enfants ont l’air heureux !!!! L’amour de leurs parents se déploie tout autour d’ eux et les remplit de joie. Je suis trop contente que les petites difficultés liées au début de notre nouvelle vie se soient très vite aplanies.

 Basile : – Voilà ce naze de Jonathan qui veut nous prendre en photo !!! Au secours, tous les copains vont me voir sur Facebook au milieu de ces nullos. Et cette idiote d’Abbie qui me chatouille pour me faire rire.

Abbie : – Allez Basile, un petit sourire, ne cache pas ta joie. Je sais que tu me détestes, mais, rassure-toi ce sentiment est partagé. Tu n’es qu’un nul et un pervers. Si tu crois que je ne t’ai pas vu me mater dans la salle de bain chaque fois que je laisse – exprès – la porte entrouverte …..

Jonathan : – Tiens, après la ballade, je vais leur proposer une séance de ciné. Le dernier film de Jean-Jacques Annaud « Le dernier loup » vient de sortir. Il devrait plaire à toute la famille.
Françoise

Abbie : – Et puis quoi encore ? Pourquoi pas Cendrillon !!! mon père est de plus en plus ouf. C’est bon là, j’en ai ma claque. Je les plante tous les trois au parc et je file chez ma copine Margot.

Basile : – Quelle chance je viens d’apercevoir Léa, la plus jolie meuf de ma classe. Je la kiffe trop. Je rêve, elle s’approche de moi et m’invite à venir préparer le contrôle de math chez elle. Désolé la famille, mais la séance ciné, ce sera sans moi.

Clara : – Nous avons vraiment les meilleurs enfants du monde. Ils ont préféré s’éclipser pour laisser à leurs parents des moments d’intimité.

Jonathan   :  Et si j’emmenais Clara faire une petite bouffe chez l’italien du coin ? Cela clôturerait en beauté ce merveilleux dimanche d’automne.
Françoise

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 Dimanche 3 avril 2011, le jardin des Plantes à Nantes

 1/ Benoit, 13 ans :

Vraiment la barbe, ces promenades du dimanche ! Déjà que Mère m’oblige à servir la messe le matin… Et oui, je suis « enfant de chœur » à l’église Saint-Félix. Bon ! Je ne m’en plains pas trop parce que ça plait aux filles. J’en ai repéré une ce matin, en faisant la quête, faudra bien que j’arrive à lui parler… C’est embêtant, elle est toujours avec ses parents… Je vais trouver une excuse, ça c’est sûr… Les filles, il faut s’en servir et puis les jeter… Pour pas faire comme mes vieux…

 2/ Anne, 16 ans :

Il faut absolument que je vois le Père Martin pour me confesser… J’ai encore eu des pensées impures… J’ai si peur d’aller en enfer.
Et puis, je suis si inquiète pour mon père. Je soupçonne de lourds secrets dans sa vie. On dirait que tout va bien, mais je sais que ce n’est pas vrai. J’ai vu Mère pleurer hier, encore…. Mon Dieu, protégez les ! Je vais prier…

 3/ Agnès, 48 ans :

Il me dit qu’il fait des affaires, mais je n’arrive pas à savoir quoi. Il me dit que c’est trop compliqué. Je sais qu’il me cache plein de choses… Chaque fois que j’essaye de discuter avec lui, il se dérobe… Hier, la banque m’a téléphoné.
Je sais aussi qu’il voit d’autres femmes, j’en sens leur parfum sur lui, quand il rentre tard dans la nuit…
Je ne reconnais plus cet homme que j’ai épousé il y a 23 ans. Il y a quelques années, il m’a parlé de « mort collective ». Je n’ai pas bien compris à l’époque. Maintenant, j’ai peur… Dès que nous aurons terminé cette promenade, j’irai prier à l’église Saint-Félix. Mon Dieu ! Protège nous.

 4/ Xavier, 50 ans :

Je n’en peux plus. Agnès commence à poser de plus en plus de questions. Elle va bientôt savoir que je n’ai pas de vrai travail, pas de patrimoine non plus. Quelle naïveté dans cette femme pourtant si dure, sous ses dehors de grenouille de bénitier. Heureusement que Claudia, Sylvie et les autres « m’aident » à vivre.
Demain soir, tout sera fini ! Il faut que je tienne jusque-là. J’ai tout minutieusement prévu. Bon je récapitule : envoyer un sms au travail d’Agnès pour dire qu’elle est malade, dans un premier temps, prévenir aussi les écoles des gosses… ça me fera gagner quelques jours. Acheter de la chaux, une pioche. Et puis écrire une lettre à ma sœur. Je vais lui dire que nous allons émigrer au Etats unis, dans le plus grand des secrets, et que nous bénéficions d’un programme de protection de témoins. Et que j’étais un agent secret, tiens ! Ah oui, c’est bien ça… Plus c’est gros et plus ça marche.
Bon, c’est décidé, demain,à moi la liberté !!!  Je les tue tous… Mais en attendant, il faut sourire, comme si de rien n’était.
Fabienne

 

2/ Exercice : le conte du pourquoi

Ecrivez un conte pour expliquer pourquoi les cactus ont des piquants.

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Mary avait dans son jardin de l’Arizona une très jolie plante grasse qui poussait tel un phallus majestueux. Elle l’arrosait consciencieusement, jour après jour, et s’émerveillait de sa croissance vigoureuse. Toutes ses amies venaient l’admirer et rêvaient à comment elles pourraient assouvir leurs envies si seulement elles avaient pu la couper et la ramener secrètement chez elles.
Mais seule Mary avait le droit de l’utiliser. Elle pouvait, à son gré, prélever un rejet qui la comblait pendant un certain temps. On aurait dit que la sève de la plante l’embellissait, la fortifiait, la rajeunissait. Les années passaient et n’avaient pas d’emprise sur sa beauté.
Une nuit, l’une de ses voisines n’y tenant plus vint arracher l’unique plante phallus pour la planter dans son propre jardin.
Lorsque Mary s’aperçut de l’horrible larcin, elle s’effondra de chagrin. Le manque fut immense. Aucun homme ne put la remplacer. Elle décida, un jour où le vide se faisait ressentir plus que de coutume, de demander l’aide de la plus grande sorcière de la région. Cette dernière lui révéla le nom de l’usurpatrice. Elle lui remit également un filtre magique que Mary s’empressa aussitôt de verser dans le jardin de la voleuse, au pied de la plante phallus.
Quelques jours plus tard la plante fut recouverte de piquants qui la rendirent inaptes à toutes utilisations charnelles.
Françoise

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Les piquants ont des cactus : pourquoi, pourquoi pas !
Le globosulcus glauque était une très belle plante.  Fière de ses origines pré-dinosauriennes  elle avait survécu aux divers cataclysmes naturels qui ont égayé notre préhistoire. Les plantes aquatiques, algues nonchalantes, n’avaient pu ou pas voulu connaître son statut tellurique. Elle avait la première pris racines, radicelles et autres pompes à minéraux. Elle puisait sa sève à dix coudées sous  la cendre volcanique. Ainsi s’élaborait, s’alambiquait mais à basse température, un nectar épais, d’une savante viscosité, légèrement salé, légèrement sucré, un peu amer, très peu acide enfin un tout petit peu gras. Au dessus du sol, sa tige était modeste renflée à l’extrémité, d’un beau vert  très pâle. Cycliquement la sève remontait, par pulsions successives, spontanées et fécondantes qui permettaient à globosulcus de se reproduire facilement. Un jour dans cette prairie heureuse survint un animal étrange. Une ânesse prénommée Uve, ou probablement Ove, non bien sûr Eve. Dotée d’une grande langue habile, elle s’aperçut rapidement de l’arrivée spontanée de cette belle liqueur nourricière. Elle en fit ses délices à en braire de plaisir. On sait depuis Charles Robert Darwin que la nature sait s’adapter. Globosulcus  fit pousser sur son extrémité mais aussi sur son corps glabre de fines aiguilles en grand nombre. Il est depuis du genre cactus téquilaférens. Quant à ce grand âne d’Adam, il s’est aperçu depuis que Dieu ne lui avait pas tout appris.
Bertrand

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Il y a fort fort longtemps, dans un pays fort fort lointain, était un magnifique petit village. Aux abords de ce village, poussaient par milliers des cactus. En ces temps reculés, les cactus n’avaient pas de piquants et chaque printemps, fleurissaient. Ils avaient de magnifiques fleurs, rouges, blanches, jaunes, roses… C’était un enchantement. Les habitants du village prirent l’habitude de cueillir toutes ces fleurs de cactus. Ce phénomène prenant de l’ampleur, de toutes les villes alentours et même de plus loin, il vint un nombre considérable de touristes. Les habitants, profitant de cette manne pour développer leur village, disaient que ces fleurs portaient bonheur.
Or, la nature, qui protège toujours ses enfants, décida de faire pousser des piquants aux cactus, à la place des fleurs, afin qu’ils ne soient plus pillés.
Hélas ! A cause de ces piquants, les cactus ne purent même plus se reproduire à la saison des amours.
Alors, la nature, toujours généreuse, leur fit pousser à nouveau de splendides fleurs, au milieu des piquants… Elle les incita même à partir et à migrer vers des régions désertiques afin qu’ils ne soient plus déranger. C’est pourquoi, maintenant, les cactus ont des épines, pour se protéger !
Fabienne

 

 

 

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