Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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9 mai, 2015

Atelier du 4 mai 2015

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:17

Atelier hors les murs, à la galerie photo LABEL IMAGE pour écrire des textes sur une exposition de Bertrand POUGET : feu et glace

-1

1Et je vole et je danse
Libérée de toute attache
Vers le ciel je bondis
Mireille

Aux premières lueur de l’aurore,
Il exhala son dernier soupir.
Son âme alors quitta son corps
Et rejoignit le monde des esprits.
Fabienne

5Seul dans la nuit, j’attends ma proie
Que goulument je dévorerai
Avant qu’à son tour elle me consume
Mireille

Plante carnivore
Tu hurles à la mort
Transperçant les ténèbres de ta flamme funèbre
Tu expulses ta haine dans un cri de désespoir
Laurent

FEU FOLLET
Sa gueule
Clapet vénéneux
S’ouvrit dans la nuit profonde
Elle attendait son heure pour dévorer
Les mémoires accumulées
Pages noircies
Feuilles jaunies
Par le temps
S’arcboutaient
Happées irrésistiblement
Par  le végétal oriflamme
Qui dansait dans le vent
Elles se fanèrent à l’envi
Pour s’envoler vers
Son ventre gargouillant
Crépitant d’impatience…
Tapie dans les bois
La prédatrice monstrueuse
Savourait à l’avance le festin
Que l’homme lui avait concocté
A la lisière de la forêt centenaire
Aline

10Le cheval de feu observe les décombres de ma vie.
Perplexe, il se demande ce qui en jaillira.
Mireille

 

12Monstre des souvenirs qui me bouffait
Maintenant le feu t’éteint
Enfin libre, je m’élance sur le chemin de la vie
Mireille

C’était un véritable autodafé… Je brûlais méthodiquement cinquante ans d’archives familiales, le coeur un peu serré, les yeux vagues. C’était comme si je regardais se tordre dans les flammes puis se consumer mes ancêtres. Et soudain je l’ai vu, là, sorti de la gueule béante d’un livre de comptes, mon père ! Tel qu’il était dans mon enfance, très brun, moustache et barbichette bien taillées. J’ai eu un mouvement de recul, j’ai cru qu’il venait me persécuter, se venger de l’incendie criminel que j’avais allumé. Mais non ! Son oeil malicieux et son large sourire me convainquirent qu’il comprenait mon geste : fais-en une fête ! Semblait-il dire. Fais-en une oeuvre d’art, me dis-je, pour que le souvenir au moins persiste.
Huguette

C’est dans les flammes qu’elle avait décidé de laisser son message : un visage apparut à peine éclairé à la lueur du roman auquel elle avait donné vie depuis tant d’années. Elle réalisait enfin ce pour quoi son auteur l’avait créée. Elle, qui n’avait été qu’un spectre dans l’imagination de ses lecteurs, avait désormais une vie, même si celle-ci partait déjà en fumée. On pouvait même entendre sa voix au travers des crépitements qui résonnaient dans la nuit comme une confession.
Sylvie

Bloquée là au coeur des flammes
J’ai souffert de tant de blâmes
Et pourtant je n’ai rien volé
Et toujours mes comptes étaient équilibrés
Françoise

La foule compacte gémit et s’agite
Cernant de toutes parts le grand bûcher.
Depuis longtemps déjà, le linceul n’est que cendres.
La Mort, indifférente, offre au peuple médusé l’ultime regard du grand chef :
Deux larges orbites creuses trouant une face décharnée
Patricia


13Fantôme d’or massif plus léger que l’air
Je virevolte en caressant la panthère de feu
Mireille

Les esprits m’envoyaient un message
C’est par là qu’était le passage
Par là que je devais continuer de marcher
Le chemin était tracé
Je ne devais pas me tromper
Fabienne

 

17De papier et de rien nous sommes faits
Qu’un simple feu emporte
Mireille

Emergeant du magma d’un soleil couchant,
L’aigle majestueux s’élève,
Frôlant l’à-pic de monts infertiles
Patricia

Que fais-tu là au milieu des cendres
Vas-tu enfin le comprendre
On ne veut pas de toi dans cette aventure
Corbeau de mauvaise augure
Françoise

Dans les profondeurs de l’océan
Des monstres effrayants
Attendent patiemment leur heure
Fabienne

1De la fange émerge un homme nouveau
Pur, fragile et beau comme le cristal.
Mais aussi éphémère que la vie,
Dans la terre il retournera
Mireille

Dans les méandres de ton corps affamé
un fœtus pâle déjà se dessine et ta vie prend sens.
Patricia

HUMUS
Mon enfance brûla
Nuitamment
Se dessinant sur l’humus
Transparence gelée
Fœtale
Se délitant sur la terre
Durcie par l’hiver
L’enfant que je fus
Se profila
Avant de tirer sa révérence
Me faisant signe
Une dernière fois
Souvenir dissout
Doucement
Dans le sein de la terre Mère
Qui m’attend
Aline

4
La neige recouvrait le sol gelé.
On ne voyait que les casques des guerriers
Qui, tremblants, attendaient l’assaut final.
Fabienne

Le crocodile pleure
Au milieu de la glace il a peur
Il va bientôt mourir gelé
Même la lune ne peut le réchauffer
Françoise

La terre n’est plus.
A l’infini répond l’infini…
Effrayés et éblouis, nous divaguons dans le sillage d’une myriade d’étoiles
Mais peu à peu se dessine l’éclat rassurant de notre prochaine escale.
Patricia

16Je ne voulais pas être agricultrice
J’aurai voulu être une artiste
Regardez cette silhouette gracieuse
C’est bien moi cette jolie danseuse
Françoise

 

14Dieu était sagement assis et attendait.
Il avait réuni en conseil tout l’univers
Les animaux du ciel, de l’eau et de la terre.
Il avait convié aussi
Le monde des esprits
L’heure était grave face à la menace de l’humanité.
Fabienne

4A  la lueur d’une torche,
La sorcière en transe
Prépare son philtre d’amour ou de mort.
Fabienne

Une météorite est tombée…
La terre s’est embrasée…
Quelques humains luttent désespérément pour la survie
Dans cette atmosphère d’apocalypse.
Huguette

7
Seul le cœur d’une mère peut rassurer vraiment
vierge de glace, protège l’enfançon !
Patricia

10
Mes bras sont grands ouverts,
Gélatineuse et bienveillante protection d’un martien en exil.

Patricia

9
Pour vous je naitrai et donnerai la vie.
Je suis la tentation ultime,
L’odalisque, la coupe fertile,
Le gage d’éternité : je suis la femme.
Patricia

Femme aux courbes fragiles
Diaphane et insaisissable
Offerte au soleil
Source de ta vie et de ta mort
Une invitation à l’éternité
Laurent

9
De l’immatériel, l’éphémère, l’insaisissable,
De la structuration des molécules et des éléments,
Des particules à la matière,
Nait la forme
Projetée dans son éternité
Laurent

2Ton voile donne vie au plus sombre
Ta caresse assagit les moins dociles
Tu surprends de tes facéties
Que le soleil embellit.
Laurent

L’Atlandide engloutie
Sous l’eau transparente et glacée
Conserve son mystère…
Huguette

5LE POISSON
Il surgit soudain
Sous mes pas
Flottant à la surface
Du sol glacé
Translucide
Transparent
Sa bouche tordue
Hurla silencieusement
Les yeux vagues
Vaguement ouverts
Vers l’eau d’ici vers l’au-delà
Ephémère cartographie
D’un temps  suspendu
Sa nageoire caudale
S’étirait telle un pont
Sur lequel se profilait
Le Maître des Terres Inconnues
Son épée venait de pourfendre
Des manants dont les têtes
Yeux exorbités
Roulaient vers un précipice
Insondable
Aline

21Fuis, douce licorne,
Cette forêt de feu ; tant de gens t’espèrent encore.

Patricia

Pour la sauver, n’étouffe pas de ton lasso la licorne effrayée.
Les bonnes intentions se révèlent parfois les pires remèdes
Patricia

3
Etourdi de bruits, de couleurs et d’odeurs,
L’enfant  contemple, émerveillé, les chevaux de feu
D’une feria andalouse.
Patricia

 L’étalon fou galope,
fulgurante incandescence dans l’encre de la nuit.
Huguette

3
Givre épineux
Après l’ère du grand réchauffement, des extraterrestres débarquèrent pour envahir la planète. Pendant que les habitants et ces extraterrestres s’entretuaient, ils ne remarquèrent pas la venue brutale de l’ère glaciale. Celle-ci fut fulgurante. Elle givra tout sur son passage. On ne distinguait plus entre eux les combattants en pleine mêlée. Les silhouettes se mélangeaient entre elles. Sur un lieu de combat, on pouvait encore deviner la tête d’un alien en train de crier.
Arnaud

18Main de feu

 Pourquoi en était-il arrivé là ? Il ne se rappelait plus. Tout ce qu’il savait, était la souffrance de se sentir brûlé, consumé par ce feu, salvateur pour ses justiciers, et peut-être aussi pour lui. Il ne sait comment il a pu résister si longtemps dans ce brasier, la rage sûrement envers ses tortionnaires. Il n’avait plus qu’un œil à peine rougeoyant. Celui-ci lui permit de voir son âme sortir de son corps pour s’envoler. Dans un dernier souffle de désespoir, il tendit sa main pour rattraper sa dernière flamme de vie. Mais cet œil en train de s’éteindre n’appréciait plus correctement les distances. Sa main de feu se ferma sur du vide. Son crâne se détachait de son visage.
Arnaud

6

Lapin de Pâques,
Pas malin avec ce froid,
Pauv’ lapin glacé.
Arnaud

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