Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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6 mars, 2015

Atelier du 23 février 2015

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:27

Toujours en vue de la collaboration avec l’artiste AKA, textes écrits à partir d’une oeuvre :

Aluminium Diametre 42
Le chaos en fusion
Se délecte
Bientôt, il se fait cosmos
Aline

L’APOCALYPSE
La terre est en fusion
Nous avons perdu nos illusions
Pourtant au milieu de ce magma
Un petit coeur toujours bat
Françoise

On est là dans le ventre d’une nature minérale : chaos de rochers de corail gris acier étranglés par les racines noueuses des banians, grottes obscures soutenues par des piliers de stalactites…
Silence.
Atmosphère à la fois sereine et étouffante. On se sent bien, on se sent mal, protégé comme un foetus et écrasé par la formidable puissance du surnaturel.
Huguette

La capsule de bière rongée par la rouille du temps
Une petite mousse bien fraîche
Négligemment oubliée
Dans la mousse d’une plage lointaine
Mireille

Médaillon du dragon des mers
Autour du cou de la déesse Héra
Tel une cuirasse de fer
Qui la fortifiera
Vro

 Inox 34X23

Pi circonvolue
Evolue depuis l’autre
Fiat lux des temps
Aline

Lourde spirale de métal
Point d’interrogation inversé
Je tente vainement de m’affranchir d’un cadre trop rigide.
Infini questionnement…
Patricia

Tourne la vie
Chaque jour si semblable à hier
Et pourtant si différent
Que sera ma vie ?
Fantôme ou point d’interrogation ?
Mais avec courage je m’y jetterai
Car l’harmonie de ton cœur me rassure
Mireille

A l’heure héliatique
Où l’hélix en plaque
Renait de la conque
J’entends l’écho métallique
Du sculpteur maniaque
Sylvie

L’œil de Sainte-Lucie sacrifié,
Revint sur le sable un jour d’orage,
Evocation de sa prière passée,
L’opercule sur son visage
Vro

Rotation et ascension
Révolution et élévation
La spirale anime tout l’univers
Fabienne

Laiton benitier 44X36

Yin Yang
Le masculin / le féminin
Erotisent l’éternel
Aline

LE YIN ET LE YANG
Le yin a disparu
L’équilibre est rompu
Deux yangs retenus par des chaines
Vers la mort se trainent
Françoise

Le temps n’a pas de prise,
Je suis et je demeure
Immobile symbole,
Spirale hiératique
Je suis et je demeure
Michèle

Les carpes blanches dansaient à la surface du bassin
Elles me fascinaient
Une main posée sur le rocher, je les admirais,
Le remous formait des kanjis en message de paix
Vro

Ah, dérive irrésistible des continents
La Terre tu chamboules,
Qui du sud ou du nord mangera l’autre ?
Mireille

La mer pleure ses larmes de sel.
Elles sont douces à ma langue.
Ophélie légère, je dors en son sein.
Huguette

Au cœur des vagues de laiton,
Ecume blanche et douce,
Je valse sans fin.
Patricia

 laiton cuivre 42X33

LE GILET PARE BALLES
Derrière toi je me cache
De la violence de tous ces lâches
Qui veulent nous priver
D’exprimer notre liberté
Françoise

Hors la nuit des temps,
Sombres vicissitudes,
Fratricides combats, béance des plaies ouvertes,
A toi seul, beau bouclier d’airain,
Dérisoire puissance,
Nous délivras tu des malfaisances humaines ?
Michèle

J’attendais la luciole d’or à la nuit tombée,
Je la devinais à travers les briques rouges du verger
J’avais un souhait à formuler,
Celui de pouvoir voltiger à ses côtés
Vro

Robot brûlé par les feux de l’Enfer,
A travers tes yeux vides tu m’observes,
Et ta bouche édentée que me dit-elle ?
Mireille

Planquée derrière le moucharabieh
Couverte de son hijab doré
La femme musulmane voit tout, sait tout
Mais est invisible et se tait
Huguette

Sous le bouclier rouillé de ton voile,
Femme niée, forte et pourtant fragile,
Vibre  ton corps de lumière.
Patricia

Le monde s’est brisé
En mille morceaux
Aline

Plastron de Don Quichotte portant haut les couleurs de la Mancha,
Sa cuirasse brille des mille feux de la Justice.
Isabelle

 Sous leur armure de cuivre
Les soldats cachent des trésors
Qui les feront vivre
Libres et couvert d’or
Fabienne

 Plomb aluminium nickel 40X40

La vérité,
Un mensonge cousu de fil de fer barbelé
Aline

Eclats, fragments, mouvements
Une vie, c’est tout à la fois,
Serments, ruptures et rabobichements
Michèle

Monstre antédiluvien improbable,
Campé sur mes pattes de stalagmites,
J’observe avec perplexité ce monde
Tout de consistance et de vide
Mireille

Tout avait sauté
Tout était étain
J’avais mes plombs dans la main
J’étais disjonctée
Vro

Dans son pays en guerre
Exsangue, criblé de balles
Agenouillée, la pauvre mère
Dépose sur la pierre tombale
Des fleurs à son fils
Fabienne

 

 

 

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