Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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7 octobre, 2014

Atelier du 6 octobre 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:49

Exercice 1 : Ecrire une histoire à partir d’un tableau de Miro.

Joan-Miro-The_Tilled_Field
C’était le jour « J », le premier jour d’un bel été qu’on attendait depuis des mois.  La lumière du soleil avait embrasé le paysage à tel point que tout avait la tonalité de l’astre en plein midi, le ciel, le sable et la mer étale…
A l’horizon, l’arbre sémaphore au chapeau triangulaire flanqué de trois drapeaux fumait un nuage de type négroïde et hagard, une coupe de rouge à portée de vue… Une voile se gonflait dans le lointain poussé par Zéphir dont l’énorme oreille poilue et striée flottait telle une baudruche devant un taureau écorné qui s’étirait.
Un palmier immense dont le faîte était à peine visible tant il était haut avait traversé le sable entre les mâchoires de deux scies musicales verdoyantes dont l’une était transpercée par le museau d’un tamanoir revêtu d’une robe aux pieds sales titubant sous la canicule.
Un arbre aux branches noires se mit à onduler sous le rythme des macrosillons de terre et de sable pendant qu’un chien, sur le dos, tétait un cheval gris-bleu hennissant.
Mes amis et moi, qui craignions la chaleur, étions abrités dans la pénombre d’un arbre à cils au feuillage ovale.  Pendant que la poule se hissait péniblement du sol, que le lapin sautillait autour d’une touffe d’herbe à carottes, l’escargot s’approcha de moi pour se plaindre mais je l’enviais : j’avais été obligée de m’affubler d’une canette trouée pour me protéger de la chaleur alors que lui…
Le gong fut frappé violemment, je perdis mon chapeau pointu, mes griffes, ma queue, ma
fourrure et mon masque coloré…
Je tremblais de froid, enfouie sous l’édredon, dans la grande ferme teutone dont j’avais héritée d’un ancêtre, dans la Forêt Noire… Il me regardait fixement, accroché dans son cadre arborant fièrement sa mèche et sa moustache tristement célèbres.  L’hiver ne finirait-il donc jamais ?
©Aline MORI

miro1

Dans la famille Framboise, c’était « Soleil noir » quand le vin rouge coulait à flots. Le père Framboise devenait carrément hystérique, les yeux lui sortaient de la tête. Il prenait sa matraque et c’était la valse des gnons. Pif ! Paf ! Il voyait rouge…
Les gosses se demandaient s’il jamais il avait vu du blanc, aurait il vu blanc ?
Il devenait tellement furieux qu’il ressemblait à un taureau un jour de corrida. Sauf que là, c’était pas forcément les matadors qui gagnaient ! Le mère Framboise elle, son vin rouge, elle l’affichait direct sur son nez… Une grosse truffe écarlate. Et puis, elle partait en live, rigolant à tout va. Heureusement, plus la soirée avançait et plus les coups se faisaient imprécis. La fille Lulu et le garçon Ninin se foutaient d’eux. Ils jouaient à celui qui en éviterait le plus et marqueraient le moins. Sinon, ça jaserait encore à la récré.
Ah, la famille, y a que ça de vrai !
Fabienne

Et le même tableau pour Françoise :

J’entrouvrais doucement une petite porte dissimulée dans un tronc d’arbre et pénétrais dans un autre monde. J’étais de petite taille pour mes trois ans et les étranges personnages qui m’entourèrent tout à coup me firent trembler de frayeur.
Juste derrière la porte, sur la gauche, un horrible monstre qui ressemblait à une grosse patate au grand nez criait après tout le monde : « Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Je vous avais demandé de faire le ménage ». Une araignée aux gros yeux lui répondit qu’elle n’était pas sa bonne et qu’il n’avait qu’à le faire lui-même.
Sa cousine, la grosse araignée ébène, avec des pattes qui se terminaient par des petits points noirs, ne daigna même pas lui répondre. Elle venait d’apercevoir E.T., juste au -dessous d’elle, et lui lançait quelques petits points noirs avec lesquels il jonglait adroitement.
Devant E.T., une petite souris sans oreille, portait une ravissante jupe en corolle. Elle faisait une grosse bulle remplit de filaments tandis qu’un petit fantôme à la tête en forme de croissant de lune, s’approchait dangereusement de Monsieur Patate. Celui-ci continuait à hurler, pestant contre les moutons noirs qui jonchaient le sol.
L’araignée aux gros yeux appelait ses bébés qui se trouvaient juste devant Monsieur Patate et qui risquaient d’être piétinés.
A ce moment précis l’horrible Monsieur Patate remarqua ma présence : « Mais qui est cette petite bestiole qui ose entrer dans notre domaine ? »
Sans demander mon reste, et bien qu’à moitié pétrifiée, je réussis à retrouver la petite porte de sortie.

Exercice 2 : Où est papa ?

ou-est-papa-10

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