Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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16 septembre, 2014

Atelier du 8 septembre 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:23

DEVOIR : un sandwich

une-soiree-entre-amis-pour-detendre-l-atmosphereElle n’en était pas à sa première erreur. Elle avait le don pour tomber sur les mauvais numéros. Et même les cinglés…
Incroyable ce qu’elle avait supporté.
Elle se souvint de ce juge d’instruction qui, s’étant aperçu qu’après une douche chaude le soir, elle s’endormait illico, sans lui faire un câlin, l’obligeait à se doucher à l’eau froide, même en plein hiver. Et puis, de cet autre, jaloux exclusif, qui ne voulait pas qu’elle porte de jupe, qu’elle se maquille… De cet autre encore, joueur compulsif qui n’avait pas hésité à la jouer alors qu’il avait tout perdu…
Non, vraiment, elle en avait bavé. Au point même de se dire que tous les mecs devaient être comme ça.
Aussi, quand elle rencontra Thomas ce soir-là à une soirée chez des amis, elle se dit qu’il avait l’air tellement beau, intelligent et gentil qu’elle en resta désemparée. Ils bavardèrent toute la soirée. Il était psychiatre. Elle le trouva fin, cultivé. Alors que tout le monde partait, sans hésiter, elle lui proposa de la ramener. Elle ne savait pas qu’elle venait de rencontrer le diable…  Il était pire, bien pire que tous les autres.
Il avait décidé de la prendre dans ses filets et joua le jeu : Il dressa sa main droite en direction de sa tempe, en un garde-à-vous comique.
Fabienne

Elle n’en était pas à sa première erreur. Elle avait le don pour tomber sur les mauvais numéros. Et même les cinglés… Alors elle finissait par savoir comment s’y prendre avec eux, même si elle ne parvenait pas encore à les éviter. Un réel progrès ! Et plutôt que d’adopter son habituelle attitude soumise et peureuse, elle se réjouit intérieurement du mauvais quart d’heure qu’elle se préparait enfin à lui infliger.
Pendant un mois il avait été parfait et elle y avait cru. Elle le souhaitait tellement alors elle évitait de trop creuser…. Et puis des dérapages flagrants étaient apparus progressivement. Il tâtait prudemment le terrain pour savoir si sa proie était à point, mûre pour la destruction.
Toute à sa déception, elle avait d’abord refusé la vérité, attribuant à des maladresses toutes masculines ces piques blessantes qu’il commençait à distiller. Puis son instinct de vie avait hurlé : « encore, tu vas encore te faire détruire par un pervers ! Barre-toi, laisse le tomber ! ».
Elle avait ruminé son désespoir en le fuyant durant cette période de fragilité. Et maintenant, elle passait à l’attaque ! Afin d’exhiber son invulnérabilité, elle avait mis sa robe préférée, cette belle robe vert bouteille qu’il avait qualifiée de « démodée et vulgaire » dès lors qu’il avait su qu’elle l’adorait. Sur le coup, ouille ça lui avait fait très mal. Maintenant, ce serait son étendard.
Très sûr de lui, il arriva avec son heure de retard. Habituellement, elle mourrait de faim et trompait son angoisse en grignotant des cochonneries très néfastes à sa ligne. Le même scenario tournait en boucle, un si bel homme, beaucoup trop bien pour elle évidemment, avait finalement renoncé à la fréquenter, logique. Désespérément logique. A chaque fois une plongée dans l’abysse de la dépréciation de soi et soudain il débarquait avec un grand bouquet de roses rouges, son parfum envahissait la pièce, elle fondait de soulagement et oubliait tous ses griefs, se soumettait à tous ses caprices…
Ce soir, elle avait dîné seule en regardant un film et n’avait préparé la table que pour lui. Il serait furieux ! Fou de rage ! Et effectivement, le sourire de pub pour dentifrice se figea instantanément. « Tu n’as mis qu’un seul couvert ?! Oui, j’avais faim alors j’ai mangé. Je savais que tu serais en retard. Comme d’habitude.
Il arqua des sourcils perplexes devant cet acte de rébellion totalement imprévu et décida qu’une bonne correction s’imposait. Mais encore trop sûr de lui, il se lança trop vite. Peut-être que s’il avait fait preuve d’imagination, il lui aurait été possible de la déstabiliser. Mais pas là !
- Oh et puis tu as mis cette robe….. c’est pour ton bien que je te dis ça, je veux que tu sois belle. Mais là, on dirait que tu sors d’une poubelle ma chérie.
- Bah, les goûts et les couleurs, Charles. Moi je l’adore cette robe alors je la mets.
Non, sa voix ne s’enrouait pas. Non son cœur ne battait pas la chamade. Ses mains ne tremblaient pas. Elle était sereine. Et se permit d’observer tranquillement cet homme qui finalement ne lui plaisait plus du tout.
Cette fois les sourcils se froncèrent de réprobation, la bouche s’entrouvrit pour lancer une pique mais son instinct de chasseur lui souffla de ne pas insister. On attaquerait sur un autre front. « Alors je mange tout seul et tu vas me regarder ? En esquissant un pas de danse elle s’entendit répondre avec une belle insouciance qu’il était tard et que la télé proposait un programme nettement plus intéressant que ses mouvements masticatoires à lui. Elle empoigna la télécommande d’un geste décidé.
« Non ! Pas de télé ! Pour te punir de ne pas m’avoir attendu, tu me regarderas manger ! Tu sais bien que je suis débordé au boulot, ça ne se fait pas de ne pas attendre ! ». Il commençait à bouillir de rage. Il s’assit à table, se servit un grand verre de vin et une portion de ragout.
- C’est froid ! Et c’est dégueulasse, trop cuit, trop salé ! Tu es nulle, tu…
- Puisque je suis nulle, je me demande pourquoi nous perdons notre temps ensemble. Tu vois cette porte ? Elle conduit au palier, c’est la sortie…
- Si je franchis cette porte, tu ne me reverras plus jamais ! Tu m’entends, plus jamais ! Penses-y !
- C’est tout réfléchi, je te demande gentiment de partir »
Ca alors ! Il adorait briser les femmes, il jouissait de les humilier, de les détruire mais celle-ci lui échappait. Le rouge rubis du vin lui rappela la couleur du sang et il envisagea de la tuer. Rien de plus facile. Sauf que son second meurtre lui avait valu 15 ans de prison pour cause de mauvaise préparation. Plus jamais ça !
Car contrairement à ce que sa première victime avait soufflé en mourant, il n’était pas cinglé, oh que non ! Lui, c’est un artiste, un virtuose de la manipulation destructrice, bref, un génie. La situation actuelle n’est pas à son avantage et il le mesure parfaitement. On verra plus tard ce qu’il conviendra éventuellement de faire…..
La colère reflua lentement et laissa place à un certain respect car elle l’avait sacrément roulé, il n’avait rien vu venir. Alors, en franchissant le palier… Il dressa sa main droite en direction de sa tempe, en un garde-à-vous comique.
Mireille

1/ Histoires en boucle : Chacun prend une feuille et commence à écrire un phrase puis fait passer la feuille à son voisin qui écrit lui aussi sa phrase pour continuer une histoire. C’est celui qui a écrit la 1ère phrase qui termine son histoire.

1/ Ce matin, je ne me suis pas levée de bonne humeur. Il pleuvait, j’avais froid, j’avais mal…
Soudain, une lumière rougeâtre traversa le rideau. Une flamme vive se propagea comme une trainée de poudre sur le canapé, puis un grand silence. Un environnement étrange, inconnu. Je compris avec effroi que j’avais changé de monde. Ce jour tant attendu, ce jour décrit par les grand scientifiques ou médiums était arrivé. L’éclair m’avait transporté à une vitesse inouïe, inconnue de tous. Des êtres étranges essayaient de communiquer avec moi. Je n’avais plus froid, plus mal et une douce lumière naturelle traversait l’immense fenêtre. Je revins rapidement dans mon appartement comme j’en étais partie…Mais à partir de ce jour, je sus comment m’absenter quand tout allait mal dans ma vie, sans que personne ne s’en rende compte. Et d’ailleurs, peut-être qu’à cet instant même, je ne suis pas là… Mais vous ne vous en êtes pas aperçus !

2/ Il lui fallait toujours une histoire le soir. Une histoire pour faire de beaux rêves. Mais ce soir-là, il était tombé sur un récit énigmatique. Un homme racontait qu’il avait vu trois soleils briller en même temps. Le pire était que cet homme était digne de confiance et appuyait ses dires à l’aide d’une photo.
Imaginez… Trois soleils scintillants, éblouissants. Trois soleils identiques… Impossible ! A moins que, soudainement, tout ce que j’avais appris jusqu’à ce jour n’explosât… Ou bien que nous fussions dans une BD de Fred où le personnage principal part sur l’ile de A. Car seulement là, il y a trois soleils… Et même plusieurs lunes. Mais non, ce récit ne venait pas d’une BD, il avait été écrit par un chercheur dans une revue scientifique.
Et soudain, il comprit : il n’y avait pas trois soleils, mais un seul qui se reflétait sur le lac et sur la vitre de sa fenêtre ouverte. Il poussa un soupir de soulagement mais fut déçu. L’histoire qui lui était tombée sous la main quand il était passé à la bibliothèque était sans intérêt et il s’endormit… sans faire aucun rêve !

3/ Le temps était incertain. Cependant, par-delà nos habitudes, le monde changeait si rapidement que c’en devenait angoissant. Tous les repères disparaissaient.
Tout devenait flou, presque irréel. Je ne reconnaissais plus rien, je me mis à avoir peur. Soudain, je me rendais compte que j’étais perdue. Tout à coup, au milieu de la brume épaisse, j’aperçus la silhouette d’un homme marchant dans le néant. La neige était reine et souveraine de l’espace. Il était énorme et grand. C’était un yéti venu des temps anciens pour prévenir les hommes. Je le reconnus à ses longs poils blancs. Il avançait vers moi d’un pas décidé. J’étais morte de peur. Allait-il me dévorer entière ? Me couper en morceaux ? Il avançait toujours et je m’aperçus, quand il s’approcha, que son visage était extrêmement beau. Ses yeux verts et bridés dans un visage tanné par la réverbération pétillaient de malice. Il me tendit une main énorme. Je la saisis, tremblante… Elle fila entre mes doigts. Il avança encore et me traversa de part en part, comme si je n’existais pas. Où étais-je ? Dans un autre monde, certainement. Nos mondes se côtoyaient, se touchaient presque, s’interpénétraient sans échanges véritables. La main qui s’était tendue allait à la recherche des rênes du traineau de cet être mystérieux. Bientôt, il serait loin et moi, je demeurerai clouée sur place, fichée dans la neige comme glace, tels ces stalactites qui se décrochent des toits et fendent l’air, attirés par la neige. C’était là, dans ce sarcophage de givre que je devais terminer mes jours. Mais son regard irisé, ses éclats de lumières, je m’en souviendrai éternellement.

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4/ Ce matin, il décida de partir à la pêche, malgré le mauvais temps. Le ciel devenait de plus en plus sombre. Les nuages noirs avançaient, terribles, menaçants. C’est à ce moment précis qu’il vit l’énorme carpe sortir de la rivière en faisant un saut périlleux très semblable à celui d’un dauphin.
Tant pis s’il prenait une saucée, il voulait absolument attraper ce poisson… Alors, il sortit son plus beau leurre, le plus cher aussi. La carpe n’y résisterait pas ! C’était un leurre un peu particulier, qu’il avait fabriqué de ses propres mains, sur les conseils d’un vieil ami, grand pêcheur devant l’Eternel… Un leurre en forme de crucifix ailé qui avait la particularité de lâcher progressivement des osties rubescentes d’un éclat sans pareil. Sûr, la carpe n’y résisterait pas. Carpe diem !

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5/ Sur le pont de l’abbaye de Langonnet, au fin fond de la Bretagne, un couple d’amoureux s’abandonnaient à un baiser langoureux. La religieuse les observait, curieuse et rêveuse. Elle se posa la question : « pourquoi me suis-je engagée dans les ordres ? L’homme a l’air pas mal en fin de compte, par rapport à Dieu… Oui, Dieu, si présent pour nous ordonner tant de choses, mais si… lointain de nos corps… nos pauvres corps de femmes délaissées. Cependant, Dieu a un avantage sur cet homme car il est l’époux de toutes celles qui lui offrent leurs âmes et qu’il est capable, tout-puissant qu’il est, de leur donner du plaisir sans même les toucher.
Sainte Thérèse d’Avila, dans son ascétique retraite en sait quelque chose. Les jours de grands messes, son esprit s’emballe, son corps frémit dans un orgasme absolu sous l’emprise des louanges cardinales, des prophéties sacerdotales.
Que tout cela est compliqué, songea la religieuse en s’abandonnant au paysage grisonnant de l’hiver… Mais après tout, n’est-ce pas le sens de la vie ?
« Plus je te cherche, plus je te trouve. Et plus je te trouve, plus je te cherche… » disait Catherine de Sienne. Sainte Catherine.

6/ Son bébé était né avec un trou dans le cerveau, c’est pourquoi, il était… disons… un peu lent. En grandissant, les autres enfants le surnommèrent « 2 trous »… Il n’osait pas le dire à sa mère… Elle aurait eu trop de peine. Alors, il vivait avec ce secret. Mais un jour où ses camarades de classe avaient dépassé la mesure, il décida de se venger.
Il imagina ainsi un jeu diabolique : une roulette russe basée sur le célèbre jeu de « Qui veut gagner des millions ».
Lui ne risquait rien car il avait déjà le cerveau percé. C’est ainsi qu’il resta le seul survivant de sa classe : l’appât du gain fut le plus puissant et tous les élèves insistèrent pour jouer.
Il se retrouva seul face à lui-même, seul face à son trou…
C’est alors qu’il décida de se confier à sa mère. Elle le prit dans ses bras, non seulement pour le consoler, mais aussi pour lui expliquer que surpasser certaines limites pouvait coûter très cher… Ils allaient devoir se séparer : les sirènes retentirent dans le silence de la nuit.

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7/ Ce matin, le lapin furetait autour de son terrier. Il avait encore trop peur. Hier, il avait échappé au chasseur. Il rencontra le cerf qui lui demanda pourquoi il était si agité. Le lapin lui narra alors la frayeur que lui avait causé un bipède qui avait dirigé vers lui une corne bruyante d’où s’échappaient des crottes capables de traverser la peau et même le corps de certains animaux à carapace.
Le cerf hocha gravement la tête et convint que le lapin l’avait effectivement échappé belle. Comme il était très vieux, il décida de lui parler de ces bipèdes…
Il lui raconta l’histoire des hommes, leurs peurs, leurs espoirs, depuis la nuit des temps… Et lui dit que, finalement, l’homme avait beau essayer de comprendre, au final, il ne savait que détruire, tuer… Et pourtant… Il savait aimer.
Tout ce qui inquiétait le lapin, se réduisait, pour l’instant à sa survie.
« Primum mandicare deinde philosophare ». Le cerf voulut le protéger et l’amena dans son lopin de montagne, au-delà de la maison bleue des maîtres. Le lapin était indécis : toute sa famille était restée cachée dans le terrier. Si le chasseur revenait, alors, il penserait à déménager de cette zone. Et pourquoi, dans ce cas, ne pas aller au pays du cerf ?

2/ Faites l’inventaire de choses simples qui vous mettent de bonne humeur :

- Regarder le ciel bleu
- Entendre le chant d’un oiseau
- Le murmure d’une rivière
- Le glissement du bateau
- Faire un gros câlin avec ma Minette
- Sentir le calme de la nuit
- Passer un moment en bonne compagnie
- Réussir un bon coup dans un jeu
- Observer certaines mimiques dans la rue
- Rire
Mireille

- Voir un rayon de soleil quand j’ouvre mes rideaux le matin
- Ne pas avoir mal
- Croiser un sourire dans la rue
- Avoir un message de mes fils
- Lire un bon livre
- Prendre un apéro entre amis
- Prendre un bonne douche bien chaude
- Voir un arc en ciel après la pluie
Fabienne

7 septembre, 2014

Atelier du 1er septembre 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:04

1/ DEVOIR : Trouver l’origine de l’expression

  « Mariage pluvieux, mariage heureux »

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* 23 mars 1974, un village du sud. Je viens de me marier avec Robert.
A la sortie de la mairie, il pleut des cordes et tout le monde de crier :
« Mariage pluvieux, mariage heureux ! »
J’ai à peine 18 ans, lui en a 25.  Nos familles ne s’entendent pas, nous non plus d’ailleurs. Trois ans et un fils plus tard, il boit, me frappe, mais heureusement, part avec la nounou de notre fils.

 * 14 juin 1982, Paris. Je me suis remariée avec Claude, un Champenois. J’ai 26 ans. A la sortie de la mairie, il pleut des cordes et tout le monde de crier :
« Mariage pluvieux, mariage heureux ! »
Il est radin, égoïste et moi, un peu dégoûtée quand il se tire avec ma meilleure amie de l’époque : une pouf blonde.

* 7 février 1987, Drancy. Si je suis heureuse à la sortie de la mairie, ce n’est pas parce qu’il pleut des cordes et que tout le monde crie :
« Mariage pluvieux, mariage heureux ! »
Mais c’est parce que nous allons partir habiter dans le Pacifique avec mon nouveau mari Dominique. Un autre fils et 15 années de vie commune plus tard, il se casse avec sa secrétaire !

 * 3 janvier 2003, Nouméa. Presque un cyclone sur Nouméa et pour notre « faux mariage », tous nos amis invités de crier : « Mariage pluvieux, mariage heureux ! ». J’ai 47 ans et je le sais, je vieillirai avec lui !
Je n’ai jamais autant aimé un homme que lui. Ce n’est pas facile, il habite loin, est marié, mais ce n’est pas grave, nous vaincrons tous ces obstacles. Il divorce, vient habiter à Nouméa et… me quitte pour un autre homme.

* 20 mai 2034, Nouméa. Il fait un temps magnifique quand nous sortons tous les deux de la mairie, tout doucement, avec nos déambulateurs. Je viens de me marier pour la dernière fois de ma vie. Il a 80 ans, moi un peu moins. Il est doux, gentil, patient, drôle et généreux.
Et maintenant, j’ai compris : « Mariage plus vieux, mariage heureux ! ».
Fabienne

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Il était une fois un tout petit village nommé ARIKA, situé au nord du Chili, et réputé comme étant l’endroit habité le plus aride au monde.
Dans ce village amérindien tout le monde se préparait à célébrer le mariage de WAKISA (dit guerrier déterminé), fils du grand chef AMAROK (l’esprit du loup) avec sa promise « AMA » qui signifie « l’eau ».
Le grand chef AMAROK avait réuni toute sa famille, assise en rond autour du feu, à côté de son tipi pour un grand conciliabule. Ils étaient assis en rond car ils croyaient que le pouvoir de l’univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde.
AMAROK prit alors la parole : « Nous pas avoir pluie depuis plus de cent lunes car Grand Esprit très fâché ». « Plantes, animaux meurent. Bientôt nous mourir aussi car plus rien à manger. » « Moi avancer date mariage WAKISA avec  AMA  car moi rêver elle déesse de l’eau, apaisera Grand Esprit par ses prières. »
AMAROK demanda alors à AMA de s’approcher du feu. Il lui remit une coquille remplie de feuilles de sauge. Après avoir allumé les feuilles elle déposa la coquille sur le sol et attira vers elle la fumée avec une plume. Elle remercia le Grand Esprit pour la vie qu’il lui avait accordée et demanda son aide pour qu’il apporte l’eau tant convoitée. Puis le Grand Chef alluma le calumet qu’il partagea avec ses proches. Ils entamèrent des danses en cercle autour du feu, accompagnées d’incantations pour remercier le Grand Esprit de bien vouloir entendre leur prières.
A ce moment précis, un aigle blanc survola le village. Tous poussèrent des cris de joie car ils voyaient en lui le messager du Grand Esprit. Puis Le Grand Chef AMAROK les congédia tous car ils devaient se reposer pour être en forme le lendemain, jour du mariage.
AMA retourna pour la dernière nuit dans le tipi de ses parents. Avant de s’endormir elle implora encore le Grand Esprit. Elle rêva qu’il bénissait son mariage avec WAKISA et qu’il leur offrait en cadeau la pluie tant attendue. Elle fut réveillée au petit jour, par le toc toc joyeux des gouttes de pluie sur le sommet du tipi.
Le mariage d’AMA et de WAKISA se déroula dans la liesse générale puisque le Grand Esprit l’avait béni. C’est depuis ce jour que l’on utilise l’expression « Mariage pluvieux, mariage heureux ».
Françoise

2/ EXERCICE : Vous êtes l’un des personnage de ce tableau de Jérôme BOSCH (peintre néerlandais, né en 1450) : le char de foin

boschJe suis le tout petit, en bas, à gauche du tableau. Je suis Kirikou, le petit noir. On me remarque tout de suite, il n’y en a pas tant que ça ! Je suis venu là parce qu’ils ont dit qu’il y aurait un super méchoui après avoir rentré les foins. Je viens de voir le feu, mais c’est seulement un tout petit poulet qu’il y a à manger… Je vais rester à côté pour surveiller et être dans les premiers quand ils commenceront à servir. Quel monde !!! Apparemment ils n’étaient pas tous là pour travailler.  Il y a l’évêque sur son blanc destrier qui est venu en grande procession pour bénir tout ça. Un saint baratine une bonne sœur. Un paysan est en train d’assassiner quelqu’un dans l’indifférence générale, alors qu’une femme, à genou devant un homme est en train de faire des trucs sales ;  ça crie et ça gesticule de partout. Quel bazar ! Ils ont bu ou fumé quoi ? Et ça chante, et ça danse, il y en a aussi qui font de la musique. Et Dieu là-haut qui fait semblant de gérer mais qui a l’air complètement dépassé.

Un drôle de type vient vers moi, il a un haut de forme bizarre. Il est propre et bien habillé. Il s’approche et ouvre sa cape. Il est tout débraillé. Au secours !!! On se croirait dans un tableau de Bosch. Les vieux satyres très peu pour moi et si c’est ça, je m’en vais. Je trouverai à manger ailleurs ! Tiens, je vois d’ailleurs un poisson géant !
Fabienne

3/ EXERCICE : Tourner autour du pot.
Choisir un personnage célèbre ayant existé ou pas et le décrire avec de nombreuses périphrases, sans le nommer.

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Elle fumait ses fines cigarettes avec élégance. Au volant de sa jolie voiture de sport elle se laissait griser par la vitesse. Sans être belle, elle était toujours entourée d’hommes jeunes et distingués qui adoraient sa compagnie. Elle était la reine de tous les excès et frôla plusieurs fois la mort.
Je ne me lasse pas de relire ses livres qui ont accompagné mon adolescence et qui, aujourd’hui encore, encombrent ma table de nuit sans aucune « tristesse ».
Françoise

J’ai été un grand homme et même tout petit, j’étais déjà grand. J’ai reçu une très bonne éducation. C’est toujours pendant des périodes de troubles que j’ai donné toute ma démesure. C’est sûr, j’ai toujours été un meneur. Seul, solitaire a t on dit, j’ai eu la chance de rencontrer une compagne effacée mais de bon conseil. Cependant, l’amour de ma vie n’a été que l’amour de mon pays. Je chérissais les paysages du nord où, derrière les collines je surveillait l’ennemi. On me reconnaissait à ma moustache et à mes bons mots. Lorsqu’on m’a renvoyé du poste suprême, je n’ai pas pu y survivre. Je n’ai eu que le temps d’écrire mes mémoires avant de mourir, solitaire au pied de la croix qui était mon symbole.
Fabienne

degaulle

 

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