Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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29 août, 2014

Atelier du 25 août 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:22

1/ EXERCICE :

discours-anniversaire-amitiéA chaque anniversaire on lui offrait du passé et ça commence à l’énerver sérieusement.
 « Tiens ! Un collier assorti à la belle robe verte que je t’ai offert il y a 10 ans.
-  Grrrrrr !!!
- Regarde, je t’ai encadré notre photo de mariage comme ça nous restons ensemble même quand je m’absente…… »
Et c’est toujours comme ça ! A chaque anniversaire il me plombe avec un boulet. Il ne comprend donc pas qu’un anniversaire c’est la conclusion d’un passé, d’un créneau de vie et surtout le rebond vers un futur !
Un anniversaire c’est l’ouverture vers un nouvel âge, de nouvelles activités, des rencontres… Et lui il tourne en rond dans son passé, dans sa vie. Un cercle infernal. J’en ai assez. Je veux vivre.
Alors c’est décidé ! Pour son anniversaire, je lui offre notre divorce et ma liberté !
Mimi

A chaque anniversaire, on lui offrait du passé et ça commençait à l’énerver sérieusement, ce qu’elle voulait, elle, c’était du futur, des piste à suivre, des projets à élaborer, des opportunités à venir. Bref, elle voulait être surprise par la vie et ne plus ressasser ses erreurs et ses errements d’autrefois.
Immanquablement, quand arrivait la date de son anniversaire, un 20 octobre, elle commençait à stresser, à paniquer, à étouffer… Oui, elle étouffait dans cette vie. Elle avait l’impression de revivre le même jour. Le matin, tous ses amis lui feraient un petit coucou : par mail, par sms, sur Facebook, ou encore en l’appelant. Personne ne mentionnerait l’événement. Tout le monde ferait comme si c’était un jour ordinaire. Et puis, en fin d’après-midi, une bonne copine l’amènerait boire un verre ou faire du shopping, pour que Charlotte, sa colocataire ait le temps de tout préparer. Elle arriverait assez tard dans leur petit appartement cosy avec la bonne copine, évidemment, qui prétexterait l’envie de revoir Charlotte qu’elle n’avait pas vu depuis longtemps. Lorsqu’elles entreraient, il ferait tout noir. Puis les lumières s’allumeraient et un énorme « surprise !!!» ne la surprendrait plus. Et là, chaque phrase commencerait par : « tu te souviens ? ». A croire qu’elle avait déjà tout vu, tout vécu. Certes, elle aimait beaucoup ses amis, elle était touchée même qu’ils pensent aussi régulièrement à cette date, à elle. Mais elle en avait plus qu’assez que tout se passât aussi d’une façon aussi identique. A croire qu’ils n’avaient pas de mémoire…
Or, ce soir là, la bonne copine reçut un appel et la planta là, disant qu’elle devait absolument s’en aller. Elle rentra donc seule chez elle. Ouvrit la porte, toucha l’interrupteur qui aussitôt donna une douce lumière tamisée. Elle n’en revenait pas… Elle était seule, le soir de son anniversaire ! Même Charlotte n’était pas là. Tout le monde l’avait donc oubliée. Pourquoi s’était-elle plainte ? Doit on toujours se rendre compte du bonheur quand il a disparu. Malgré elle, des larmes coulèrent à cette pensée. Elle s’en voulut. Puis, prenant son parti, elle passa dans la salle de bain pour se changer pour la nuit. La sonnette retentit. Qui pouvait bien venir à cette heure ? L’espace d’un instant, elle eut peur. Et si c’était un bandit, un voleur, pire, un violeur. Mais tout valait mieux que cette solitude. Elle ouvrit et, les yeux écarquillés, découvrit un homme bien habillé, distingué, beau même se dit-elle. Il tenait dans ses mains une bouteille de Champagne. « Bonjour, SOS anniversaire, je suis votre cadeau ! ».
Fabienne

A chaque anniversaire, on lui offrait du passé, et ça commençait à l’énerver sérieusement. Non, mais sérieusement, du passé, toujours du passé. Et voilà du passé surfait, du passé refait, du passé en tranche et même du passé cru, en veux-tu en voilà,  mais toujours braqué vers l’arrière, et bonjour l’originalité.
Ah ! Le progrès : trois en avant, deux en arrière, qu’ils disent, mais ils ont oublié de préciser le sens, pardi. Toujours blablater et s’enfermer dans l’histoire vécue des autres. Certes, le futur est une reproduction de notre histoire, mais comment faire autrement quand tout le monde se contente de regarder les ombres sur la paroi. Et le présent, n’en parlons pas ! Il ne leur viendrait pas à l’idée, un seul moment, de me souhaiter ma nouvelle année dans les temps et d’en profiter avec moi. Puisque c’est comme ça, j’avance à hier. Ils sont tellement borgnes et bigleux qu’ils ne m’y verront pas et que j’aurais le plaisir de me plonger dans les présents de la vie tels qu’ils sont écrits.
Rodin, le 24 août 2014-08-28

2/ EXERCICE : A la manière d’une recette de cuisine, racontez votre philosophie de vie.

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Dans un grand plat rose, important la couleur ! mélangez à l’aide d’une cuiller en argent et uniquement en argent, hein ! donc : ¼ d’amour, ¼ de joie, 1/4 d’acceptation et ¼ de rêve.
Mouillez d’un zeste d’humour, parfumez d’une once d’égoïsme et malaxez bien.
Laissez lever, badigeonnez de spiritualité et mettez dans le four bien chaud. Quand l’odeur vous donne envie d’y croquer à pleines dents, sortez du four et savourez, c’est tout simple.
Mimi

Recette du gâteau du bonheur pour autant de personnes qu’on veut
Prenez une bonne base d’amour. Mettez-la quelque temps au frigo pour qu’elle ne dessèche pas. Sortez la et pétrissez-la bien de vos mains. Il faut vraiment y mettre tout votre cœur. Faites une pâte ambivalente : amour filial, amour maternel, amour de l’autre…
Montez de l’humour et des rires en neige pour qu’ils soient tout légers. Les étaler sur la pâte. Ajoutez-y une grosse part d’amitié. Elle nourrit bien, même si l’amour n’est plus là. Ajouter un soupçon de fantaisie et une pincée d’érotisme. Faire cuire longtemps, en alternant petit feu et feu vif.
Lorsque le gâteau a pris une bonne teinte et ne pourra plus retomber, sortez le et décorez le avec un peu d’argent. Oui, on le sait, ça ne fait pas le bonheur, mais ça aide.
Ce gâteau a une particularité très singulière : plus on le partage, plus il y en a !
Fabienne

Ingrédients :
-       1 corps
-       1 esprit

Recette :
Etape 1 : écoute ton corps
Etape 2 : arrête de dire n’importe quoi, vis et réfléchis

Pour la cuisson : laisser le monde vous emporter et adaptez-vous y en respectant votre propre philosophie.
Rodin, le 24 août 2014

DEVOIR : Canitie,  décalvant, et ovalie

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Noiraude, les yeux pétillant de malice, la présidente ouvre la séance. La Canitie, la plus haute instance de la République Autonome de Cane se réunit en séance exceptionnelle pour débattre d’un sujet particulièrement grave.
Qu’on en juge ! Certains humains, exaspérés de se prendre les pieds dans les innombrables merdes de chiens jonchant les trottoirs, souhaitent interdire purement et simplement la circulation des canidés sur le domaine public.
C’est dire combien le problème est préoccupant. Pour les humains et aussi pour les chiens, s’ils se trouvaient privés de sorties !
On avait bien inventé un produit décalvant à l’efficacité redoutable mais il est cher. Et les gens qui paient des impôts mais n’ont pas de chiens en ont assez. La Canitie s’est donc réunie en urgence pour chercher une solution.
« Et si on interdisait aux humains de sortir ! s’interroge un molosse qui ne leur pardonne pas de lui avoir coupé la queue.
-  A nous la rue ! enchaîne un énorme Berger allemand.
-  Du calme, du calme, temporise un minuscule chihuahua terrorisé à l’idée de se retrouver sans la protection de son maître »
Dans l’Ovalie, ce grand terrain ovale en sable qui héberge la Canitie, c’est le chaos. C’est à qui aboiera le plus fort et la présidente se désole de son impuissance.
Après une bonne heure de débats houleux et de propositions vaseuses, on parvient enfin à une grande décision prise à l’unanimité : attendre et surtout ne rien décider.
Voilà qu’on prend les mêmes travers que les humains maugrée la petite présidente en trottinant vers chez elle……..
Mimi

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Chaque hiver avait lieu la canitie. C’était la coupe des roseaux, des canisses, comme on les appelait, chez nous, en Provence. C’était un travail très dur, fatigant et seuls les plus pauvres étaient volontaires pour les ramasser. Ils les attachaient en gros ballots, qu’ils déposaient sur une charrette tirée par un cheval blanc, un Camargue. Les canisses coupaient comme du verre. Ils faisaient de grosses entailles sur les avant bras. On disait qu’ils étaient décalvants. Par la suite, ce mot là désignait aussi les gens qui effectuaient cette dure tâche.
Les canisses coupées étaient acheminées à l’usine où ils devenaient des coupe-vent très prisés à l’époque qui protégeaient les cultures des assauts du mistral.
Avec d’autres, on fabriquait des cannes à pêche, très renommée dans la région pour la pêche à l’ovalie, petit poisson de « roubines », ces petits canaux d’eau salée qui font communiquer l’étang à la mer. On mangeait les ovalies frites, les soirs d’été, sous la tonnelle, accompagnées d’un pastis bien frais.
Fabienne

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Il marchait tranquillement le long du trottoir, satisfait d’une vie bien remplie. Il se laissait guider doucement par le souffle du temps, et de ses pas emplis d’une expérience rassurante, ce charmeur décalvant.
Le vent jouait avec ses dernières mèches grisonnantes, fierté de son crâne dégarni ainsi qu’avec sa musculature naturelle, certes un peu ovalie où la course des âges altérait à peine ses traits. Il était, ma foi, bien conservé pour un homme de quatre vingt ans.
Après une promenade riche en rebondissements olfactifs, il se posa calmement sur un banc pour voir, l’espace d’un instant, immobile,  le monde s’épanouir autour de lui.
Tout à coup, il vit une dame apparaître le long du chemin. Elle arriva rapidement à son niveau. A cet instant, le vieil homme lui adressa un sourire respectueux et la salua tandis que celle-ci dévoilait une mimique d’écoeurement.
-  Un peu de décence, Vieillard, lui lança-t-elle. De nos jours, les dentiers ça existe et les perruques aussi, surtout à ce niveau de canitie.
-  Oh, ma p’tite Vieille, lui décocha-t-il taquin, prenez garde aux étalons de votre verbiage, ils vous entraînent vers un vulgaire marécage.
Outrée, elle lui rétorqua :
-  Moi, mon vieux Monsieur, je m’entretiens. Manucure, yoga et lifting, quand besoin est. L’âge n’est pas une raison pour se laisser aller et polluer la vue d’autrui. Ainsi, vous ne l’avez sans doute pas deviné, mais je suis plus âgée que vous, du haut de mes cinquante huit années. Oui, je sais ! Je  ne les fais pas et parais bien plus jeune. Que voulez-vous, moi, je me maintiens et j’acquiers ainsi le droit de me montrer.
Amusé par un tel narcissisme et manque de lucidité, le vieil homme la regarda simplement glisser sur cette route, la laissant s’enliser dans cette société de l’image où le physique, hors du temps, ne peut en rien être comparé à la beauté éphémère d’une plante, un matin de printemps.
Rodin, le 24 août 2014

22 août, 2014

Atelier du 18 août 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:04

DEVOIR : Boucle-la !

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Boucle-la ! Je ne veux plus t’entendre ! Je le sais qu’on ne part que pour une semaine, mais que veux-tu, je ne peux pas m’empêcher d’amener la maison entière dans ma valise… Faut bien que je prenne mon sèche-cheveux, imagine s’il n’y en a pas là-bas. Et puis mes serviettes de plage, elles sont si jolies, je les ai achetées exprès. Sûr qu’elles tiennent de la place. Et puis je prévois au moins trois paires de chaussures et deux sacs. On va peut-être sortir. J’ai pris aussi cinq robes car je ne sais quelles choisir et les bijoux fantaisie qui vont avec… Je ne sais pas voyager léger. Du coup, ça fait une heure que j’essaye de boucler ma valise et toi, au lieu de m’aider, tu ricanes…
Je suis très fatiguée car hier j’ai dû rester très tard au travail pour boucler les dernières pages de mon magazine. Et puis partir, ça me stresse, ça m’excite, bref j’ai du mal à dormir. Alors, cette nuit j’ai bouclé mon budget pour les vacances. Je vais pouvoir m’offrir des petits extras. Et si je commençais par aller chez le coiffeur me faire boucler les cheveux, tu crois que ça m’irait ?
Ouf ! Enfin ma valise est prête. Va boucler tous les bagages dans le coffre et boucle la maison aussi. Promis, à partir de maintenant, je la boucle… ma ceinture et en avant pour l’aventure !
Fabienne

BOUCLE – LA

Aux carreaux cogne la pluie
A travers les barreaux
Que je me suis construits
Pour qu’il ne soit plus mon héros

Boucle- la mon coeur
Arrête de battre la chamade
Délivre-toi de cette douleur
Ne joue plus cette mascarade

Une fois encore il t’a trahi
Une fois encore il est parti
Vers une autre conquête
Te laissant à nouveau en miette

Boucle- la mon coeur
Cette fois c’est bien fini
Je ne veux plus de ce menteur
Qui bousille ma vie

Mon smart phone se met à chanter
Ma mélodie préférée
C’est lui qui m’appelle
Et déjà tu bats de plus belle

Mon coeur tu ne peux la boucler
Te voilà une nouvelle fois emballé
Prêt à tout lui pardonner
Françoise

Photo de Vivian Maïer

Photo de Vivian Maïer

Je te vois, mais ne t’entends pas. Tu es là, contre la paroi, tel un chérubin laissé dans l’ombre. Te voilà tapant à la fenêtre, de cette fine toile, peinture d’un passé délaissé dans l’oubli.
Que regardes-tu si intensément ? Le monde, la vie, les autres, l’espoir… Ou moi. Moi qui t’ai abandonné pour me conformer à cette société.
Ainsi ton regard erre-t-il, immobile, accusant ce futur qui a oublié son passé et ses origines.
Et la pénombre qui te noie et gagne du terrain sera la conséquence  de nos visions aveugles jusqu’à la fin.
Je me vois mais ne m’entends pas hurler d’un murmure assourdissant. Or, nul besoin de sons pour ressentir l’ampleur de mes nausées, car je sais que je ne vois pas ma vie seul, sans toi.
Rodin

Je ne veux pas d’enfant, ça, c’est sûr. Je n’aime pas les enfants, ça crie, ça braille, ça court et ça s’agite partout. D’ailleurs mon mari est du même avis que moi. Il a dit oui. Il dit oui à tout ce que je dis… et il a plutôt intérêt, si vous voyez ce que je veux dire.
Et voilà que pour notre anniversaire de mariage (et oui, déjà quinze ans !), il m’a offert ce drôle de cadeau. Dès que je l’ai ouvert, je suis restée muette. Ça ne me ressemble pas ! Il m’avait offert un cadre, avec un enfant à l’intérieur. Je ne savais trop que penser… Alors je lui ai donné son cadeau, une superbe montre en or ! Il m’a remercié du bout des lèvres.
Il a mis le cadre entre nous et m’a dit :
-  Tu vois, ce tableau est spécial : si tu ouvres la vitre, ce petit garçon sortira du cadre et viendra avec nous.
-  Mais enfin, Georges, tu sais bien ce que je pense des enfants.
-  Oui, ma chérie, mais celui-ci est différent. Dès que tu le décideras, il retournera dans son cadre.
Ce soir-là, encore choquée, je n’ouvris pas le cadre et nous dinâmes dans un profond silence.

Le lendemain, l’enfant était toujours là, mais chose curieuse, il me souriait. Georges était parti travailler. J’hésitais longtemps mais finis par ouvrir le cadre. Le petit garçon en descendit et s’approcha de moi. Instinctivement, je reculai.
-  Tu as peur de moi ? Je suis si petit !
-  Mais non, je n’ai pas peur de toi, je suis simplement surprise.
Je me mis à le regarder et bien malgré moi, je le trouvais mignon. Oui, mignon. Alors que les autres enfants étaient sales et mal élevés, celui-ci était bien habillé. Il portait une culotte courte, et une chemise blanche sous une veste bien ajustée. Ses socquettes blanches étaient bien tirées et ses chaussures brillaient. Mais malgré tout, il se dégageait comme une profonde tristesse de l’ensemble.
Il me regardait en silence. Il ne bougeait pas.
Je lui demandai son nom. Il s’appelait Denis. Denis comment ? « Denis comme tu veux m’a t il répondu ».  Je ne pouvais en supporter plus et le remit rapidement dans son cadre.
Le soir venu, lorsque Georges rentra et me demanda si j’avais fait la connaissance du petit garçon, je lui mentis.
Les jours suivants, dès que Georges partait au travail, j’ouvrais le cadre et Denis et moi commencions à faire connaissance. Il m’intriguait et peut être était-ce réciproque.
Fabienne

3/ EXERCICE : Dans la peau d’une plante verte

aaPLANTE DU PIED

…Il faisait noir. La terre me piquait les yeux.
Le cul trempé plusieurs fois par semaine et je germais vers la lumière.
Au premier coup d’œil ma mère était grosse, verte et sentait le caoutchouc. Peu importe. Chacune de ses visites me portaient l’eau maternelle. C’est en grandissant que je compris : la grosse verte qui tournait autour de moi depuis ma naissance, c’était la botte du jardinier.
Vro

arbre-pousse-1

Que cet équilibre est parfait !
La douce brise du vent matinal caressant mes pétales fatigués d’une nuit mouvementée, succédée par l’humide rosée nettoie et rafraîchit nos corps enivrés.
Voici que l’aurore, à son tour, apparaît, colorant notre monde d’une énergie qui s’amplifie.
Que cet équilibre est parfait !
Gaïa, notre chère mère, chérit l’immense unité qu’elle a fait germer. Zeus nous a apporté eau et nutriment pour vivre et nous reproduire en paix.
Que cet équilibre est parfait !
Jusqu’à ce que la main de l’homme, déité autoproclamée, vienne nous arracher, laissant un crépuscule infini faire tout vaciller.
Rodin

Longtemps, je suis restée graine, bien à l’abri dans la terre. Et voilà que le printemps arrive ! Et voilà que déjà, la graine s’écarte, s’ouvre et laisse apercevoir une petite pousse, bien verte… C’est si dur de percer la terre. Je vois le soleil pour la première fois et en tombe aussitôt amoureuse. J’ai l’impression que ses rayons ne sont que pour moi, juste là pour défroisser mon unique feuille, au bout d’une tige minuscule. Les grands arbres, à côté de moi, me protègent des marcheurs indélicats. Je suis si fragile. Mais le soleil du matin se transforme vite en astre implacable qui me fait courber la tête. Heureusement, des nuages commencent à s’amonceler. Puis, une pluie fine m’abreuve, c’est si bon ! Je sens mes petites racines s’enfoncer dans la terre. Je sens la sève qui monte. Après cette pluie bienfaisante, un arc en ciel apparaît. Je me sens toute neuve !
Ma voisine est une fougère acariâtre. Rien ne lui convient. Elle se plaint sans cesse de la pluie et du beau temps. Alors, je tourne ostensiblement mes feuilles vers les arbres majestueux.
C’est si bon la vie ! Un jour, je serai comme eux !!!
Fabienne

20 août, 2014

Atelier du 11 août 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:41

1/ EXERCICE : « Rien n’est plus beau » Armelle Barnier

« Rien n’est plus beau
Que les gouttes d’eau qui tombent du parapluie,
Qu’un coquelicot rouge au milieu d’un pré,
En fait, rien n’est plus beau que les gouttes de coquelicot. »

A la manière d’Armelle Barnier, écrivez un poème en décrivant 2 choses que vous trouvez belles, douces, moches, énervantes… et en faisant un raccourci commençant par « en fait, rien n’est plus… ».

Rien n’est plus douxZaza
Que la fourrure de Zahia après son bain
Que le sourire d’un bébé,
En fait, rien n’est plus doux que la fourrure d’un sourire.

mère

Rien n’est plus fort
Que l’amour d’une mèrearc
Qu’une tartine de Roquefort
En fait, rien n’est plus fort que l’amour d’une tartine.

Rien n’est plus beau
Que le regard d’une fille amoureuse
Qu’un arc-en-ciel après la pluie
En fait, rien n’est plus beau que le regard d’un arc en ciel.

Rien n’est plus horrible
Que l’assassinat d’un innocent
Qu’un lundi quand on travaille
En fait, rien n’est plus horrible que  l’assassinat d’un lundi.nain

Rien n’est plus petit
Que le trou d’une souris dans le grenier
Qu’un nain de jardin prétentieux
En fait, rien n’est plus petit que le trou d’un nain de jardin.
Fabienne

Rien n’est plus pur
Que l’amitié
Que le ciel d’une nuit d’été
En fait, rien n’est plus pur que l’amitié d’une nuit d’été
Léo-Paul


2/ EXERCICE
 : choisir une photo d’Edward HOPPER et écrire ce qu’elle vous inspire.

EH

Comme tous les soirs, il était rentré de son travail et l’avait embrassée, distraitement sur la joue. Comme tous les soirs, il s’était installé dans son fauteuil, et comme tous les soirs, elle lui avait amené son journal, ses pantoufles et sa pipe.
Comme tous les soirs, il s’était plongé dans la lecture de son quotidien, sans même lui parler.
Et elle, dans son coin, elle attendait un mot gentil, une parole, quelque chose qui lui aurait fait penser qu’il s’intéressait un tant soit peu à elle, à sa vie, mais non ! De soirs en soirs, il l’ignorait et leur vie s’enlisait dans l’irréversible. Mais ce soir-là, elle avait couché les enfants tôt, elle avait préparé un repas très fin, mis du champagne au frais. Et malgré tout, il n’avait rien vu. Alors, se dit-elle, ce soir serait le dernier soir !
Fabienne

DEVOIR :
Un toast et 4 mots obligatoires : aile, exprimer, mule et scoop

La jeune femme avec une robe jaune et des fleurs rouges semblait porter un sac poubelle très lourd ; dedans elle y avait mis tous les sentiments qu’elle ne pouvait exprimer. Car, mère de famille et femme dévouée, elle réprimait sa passion, sa colère, ses remords, son désir de liberté. Elle qui jamais ne pouvait déployer ses ailes pour s’envoler, enchainée par le devoir. Car son mari, têtu comme une mule disait toujours qu’une femme devait être pondérée et calme. C’est pourquoi elle prit la décision de se débarrasser de ces poids inutiles qui comprimaient son âme…
Cette histoire n’a rien d’un scoop, elle se répète tous les jours.
Léo-Paul

La jeune femme avec une robe jaune et des fleurs rouges semblait porter un sac poubelle très lourd. Rentrant d’une soirée très arrosée je ne sais pas ce qui a le plus attiré mon attention ? La robe à fleurs ou le fait qu’elle peinait à porter le sac poubelle au travers de ses bras ? Ce qui la faisait trébucher par accoups. J’entrevoyais le SCOOP du jour « une jeune femme cherche à se débarrasser du corps de son souteneur qu’elle a découpé en morceaux à l’aide d’une scie à métaux ». TETE DE MULE que je suis je n’ai qu’à lui proposer mon aide gagnant ainsi une paire d’AILES de sauveur très utiles pour l’écriture de ce maudit roman policier pour lequel me tanne mon éditeur. Après le best-seller bien inattendu de mon premier roman que j’aurai qualifié de « roman de gare » il me manquait un deuxième succès pour EXPRIMER tout mon talent.
Je m’approchais d’elle tout souriant roulant déjà des mécaniques mais à peine suis-je à deux mètres d’elle qu’elle me balance le dit sac dans mes bras en s’exclamant « C’est tout mon tri sélectif de la semaine faites-en bon usage, sale paparazzi fouilleur de vie privée ! ». Et d’un pas rageur dans sa si jolie robe jaune à fleurs rouges elle fait volte face me laissant abasourdi et très con ».
Ani7

La jeune femme avec une robe jaune et des fleurs rouges semblait porter un sac poubelle très lourd.
 Si lourd que tantôt elle le tirait, tantôt elle le poussait. Un moment, à bout de forces, elle s’arrêta et d’un geste plein de grâce s’essuya le front du revers de sa main longue et racée. Ce geste exprimait sa fatigue mais aussi sa détermination. Elle fixa pendant un moment ses petites mules à talons et pompons rouges, semblant réfléchir intensément. Il était tard déjà, il fallait qu’elle se dépêche ; bientôt allait apparaître les premières lueurs de l’aube. Heureusement, la rue était vide. Pas même le bruissement d’aile d’un oiseau matinal. « Je n’aurais jamais pensé qu’il soit aussi lourd », se dit-elle dans un rire nerveux et tout de suite après : « quel scoop, si les gens savaient ! ».
Elle arriva enfin devant sa voiture et réunit toutes ses forces pour hisser le sac dans le coffre, mais sans succès. Elle essaya encore, mais tous ses efforts furent vains. Alors qu’elle allait abandonner, elle sentit une main se poser sur son épaule et sursauta, livide, autant de surprise que de frayeur.
« Hé bien, ma p’tite dame, on a besoin de gros bras ? ».
Fabienne

8 août, 2014

Atelier du 4 août 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:42

1/ EXERCICE : le conte du pourquoi
Le conte devra commencer par « Savez vous pourquoi » et expliquer une particularité du monde (par exemple : pourquoi la mer est-elle salée ?) ou une particularité physique d’un animal (par exemple : pourquoi la girafe a-t-elle un long cou ?) ou d’une plante (par exemple : pourquoi le cactus a-t-il des piquants ?).
Le conte devra se dérouler dans un monde merveilleux, c’est à dire un monde dont les caractéristiques sont différentes des nôtres. Il est possible par exemple que les animaux parlent ou que les plantes se déplacent etc.

CHIENS
Savez vous pourquoi les chiens se sentent toujours le derrière ?

 Il était une fois, il y a bien longtemps de cela, un royaume gouverné par Dieu lui-même. En ces temps reculés, les chiens avaient la parole et étaient les messagers de Dieu. Un jour, Dieu voulut envoyer un télégramme à son fils, qui était le Président d’Amérique, le téléphone portable ni skype n’étant encore inventés. Il appela donc Médor, son fidèle messager et lui confia le précieux télégramme en lui disant : « Médor, je compte sur toi pour que mon fils prenne connaissance de ce télégramme de la plus haute importance ».
Médor, un puissant labrador lui répondit : « Maître, je ne vous ai jamais déçu. Je m’acquitterai de cette mission ». Il partit aussitôt, courant à en perdre haleine. A peine avait-il le temps de s’arrêter dans quelque auberge pour se sustenter. Il courut, courut, courut… et un soir, arriva au bord de l’océan. Médor n’avait pas prévu ça… Il commença à nager, le télégramme entre ses dents. Mais le télégramme commença à prendre l’eau. Il revint sur la rive et passa toute la nuit à réfléchir comment transporter ce fameux pli sans qu’il se mouillât. Il ne vit pas le reflet de la lune sur l’onde, il ne sentit pas le vent léger lui chatouiller le museau. Il pensa, pensa, pensa…
Aux premières lueurs de l’aube, il avait enfin trouvé ! Il allait mettre le télégramme dans un endroit sûr, à l’abri de la mer et des intempéries : son derrière.
Il nagea, nagea, nagea… sans s’arrêter, jusqu’à la mythique terre d’Amérique. Il arriva, exténué sur ces rivages lointains. Mais ce n’était pas encore la fin de son périple, il devait aller à Spirit City, là où résidait le fils de Dieu. Ses flancs étaient devenus saillants, de la bave coulait de sa gueule. Il fit encore plus de 2.000 km mais arriva par une radieuse matinée à destination. Il se dirigea immédiatement vers le palais du fils de Dieu et fut accueilli avec tous les honneurs dus à son rang lorsqu’il révéla l’objet de sa visite. On le pansa, on le nourrit et on le rendit présentable avant d’entrer dans la salle du trône. Il entra, disant qu’il était le messager de Dieu et avait un message pour le Président. Médor voulut récupérer le télégramme, il chercha, chercha, chercha… mais il n’y avait plus rien !!! Comment avait il pu le perdre, il le pensait si bien à l’abri.
Alors, le fils de Dieu entra dans une colère mémorable et lui dit : Médor, à partir de ce jour, toi et tous ceux de ta race perdrez la parole et vous serez condamnés à chercher éternellement le télégramme.
C’est pourquoi les chiens se sentent le derrière, espérant un jour y trouver le fameux télégramme.
Fabienne

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Savez-vous pourquoi les corossols ont des piquants ? Mous qui plus est ?
Je vais vous expliquer.
Il était une fois une roussette qui répondait au nom de Jo et comme toutes les chauves-souris, elle aimait le sucre. Son met favori était ces gros fruit vert qui pendait lourdement aux branches des corossoliers. Et en ces temps anciens, si anciens que les hommes n’avaient pas encore vu le jour, les corossols étaient lisses et brillants.
Jo avait toujours eu les yeux plus gros que le ventre, littéralement. Et les corossols sont des fruits bien trop volumineux pour qu’une roussette puisse les manger en entier. Ces fruits charnus étaient sages et savaient que pour l’équilibre du monde, certains d’entre eux devaient être sacrifiés pour nourrir d’autres espèces. De plus, les animaux qui les mangeaient dispersaient les graines, participant ainsi à la pérennisation de l’espèce. Mais cette roussette ne finissait jamais son repas et les pauvres corossols se retrouvaient pendus aux branches, à moitiés grignotés, leurs graines intactes.
Cela ne pouvait plus durer ! Les corossols décidèrent d’envoyer un message olfactif à tous leurs confrères, et, porté par les vents, les corossols des quatre coins du monde entendirent l’avertissement et prirent des mesures. Ils décidèrent de faire pousser des épines sur toute leur surface, des épines dures et acérées. Une grande clameur retentit alors à travers les animaux des pays chauds. Un conseil eut lieu où chaque race était représentée et tous accusèrent de concert la roussette JO. A cause d’elle, plus personne ne pouvait approcher ces délicieux fruits jusqu’à ce qu’ils tombent au sol et commencent à pourrir. Un décret fut alors lancé : nul animal ne devait s’en prendre aux corossols sans le finir. Bien entendu chacun devait partager afin d’être sûr de le manger en entier.
Et donc les corossols, sous ces conditions, acceptèrent de rendre leurs piquants mous, mais les laissèrent apparents en guise d’avertissement.
La prochaine fois que vous cueillerez un corossol, si vous ne pouvez pas le finir, pensez à le mettre au congélateur !
Léo-Paul

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Savez-vous pourquoi les biscottes tombent toujours du côté tartiné de beurre ?

 Il était une fois, dans un cirque, une famille de biscottes acrobates qui était le point culminant du spectacle. Un petit singe facétieux, au roulement de tambour, tartinait consciencieusement de beurre un côté de chaque biscotte.
Les spectateurs haletaient, réclamaient plus, criaient « Ho ! Y en a trop !… ». D’autres trépignaient des pieds sur les gradins.
« Mesdames et Messieurs, comme vous le constaterez vous-mêmes, clama alors soudain Monsieur Loyal, chaque biscotte a été tartiné de beurre sur une face ! Au prochain roulement de tambour, elles seront lancées dans les airs, par cette soufflerie à droite et vous pourrez constater, à leur arrivée au sol, qu’elles ont bien atterri sur leur côté beurre.
L’explication ? Il n’y en a pas, Mesdames et Messieurs ! La pesanteur ? Le déséquilibre subtil du beurre, l’attrait du sol par la matière ? Que sais-je ??? Mais ça marche à tous les coups !
Et les rares fois où une biscotte est tombée sur le mauvais côté, Mesdames et Messieurs, elle a été immédiatement piétinée par notre éléphante de quatre tonnes et demi, Josépha ; ceci pouvant, en effet expliquer cela !
Les spectateurs, hilares et machiavéliques, guettaient la biscotte « hors norme », mais devaient admettre que les biscottes suicidaires visiblement n’étaient pas légion.
Ani7

 

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Savez vous pourquoi un si petit insecte nous horripile autant par son bruit et par ses piqûres ?

Il était une fois un joli royaume où  les insectes, tous plus beaux les uns que les autres, vivaient en parfaite harmonie et appréciés de tous. Chaque princesse avait son insecte de compagnie. Pour la princesse Aurore, c’était une jolie petite coccinelle qui lui portait bonheur chaque fois qu’elle s’envolait vers le ciel, avant de revenir chargée de poudre d’or. La Princesse Arielle était accompagnée d’une gracieuse libellule. Ses ailes étaient couvertes d’une poudre turquoise qu’Arielle utilisait pour parer ses paupières. La princesse Blanche Neige adorait sa copine « Zaza », une petite cigale qui la divertissait chaque jour, accompagnant par son chant joyeux les nains qui rentraient de la forêt.
Tout ce petit monde faisait bon ménage jusqu’au triste jour où celle qu’on appelait « la Reine Maudite », la belle-mère de Blanche Neige décréta qu’elle voulait, elle aussi, avoir son insecte de compagnie. Mais aucune de ces petites bestioles ne voulut d’elle. Pas plus les grillons que les sauterelles. Ils la craignaient et la détestaient tous.
Elle décida alors de se venger et  concocta une potion magique qui la transforma en un tout petit insecte, tout juste visible à l’oeil nu. Soir et matin elle s’amusait à piquer tous ceux qu’elle exécrait. Tout le royaume passait son temps à se gratter à cause du poison qu’elle leur injectait et qui provoquait de vilaines boursoufflures.
Et puis un jour, la potion magique devint irréversible. La Reine Maudite fut condamnée à rester, jusqu’à la nuit des temps, ce vilain moustique, détesté de tous, qui encore aujourd’hui trouble notre sommeil.
Françoise

2/ EXERCICE :
Chacun écrit son nom sur un morceau de papier. Ensuite on tire au sort et on doit écrire quelque chose de gentil et d’original à la personne inscrite.

Léo, le lion,

Tu as déjà la crinière prête à s’envoler vers le vase de Soissons et tu découvriras, là-bas, l’origine de cette affaire dont tu feras, dans les années à venir, une de tes blagues favorites. Peut-être même que tu l’introduiras dans un de tes rôles pour faire le malin, ce que tu sais faire remarquablement d’ailleurs !
Ta petite copine, hier soir, elle en est restée dans tes bras. C’est vrai, c’est connu, les filles aiment qu’on les fasse rire et tu y arrives bien.
19 août, 8 heures 15 : tu t’envoles du caillou avec le coeur un peu en casserole, troué d’émotions diverses et plein d’excitation.
Pas de Calais ! Droit devant ! A toi de t’y caler pour les deux années à venir et nul doute que tu vas manquer à l’atelier !!! Mais tu pourras au moins sur le blog faire un écrit sur le vase de Soissons, sinon, par Toutatis ! on te rase la toison et tu deviendras un bichon au lieu d’un lion…
Ani7

 Pour Alain,

Alain, la première fois que je t’ai vu,
Il n’y a rien eu de particulier
La deuxième fois non plus,
Mais je me suis habituée

A toi, tes rimes et tes vers
Ta poésie et toutes ces belles choses
Que tu déclames à l’envers
Pour rendre notre vie moins morose

J’aime bien quand tu es là,
Ça fait au moins un mec
Parce qu’avec toutes ces nanas,
Des fois ça craint sec.
Fabienne

DEVOIR :
Ecrire un slam (un poème avec votre propre « flow » – rythme) sur la Nouvelle-Calédonie avec 8 mots obligatoires :
Coutume, souffrance, clarté, métissage, souffle, vert, nickel et esprit. 

mb-mine-goro-nickel

LE DESTIN COMMUN

Calédonie ma terre d’accueil
Calédonie mon amour
Calédonie oublie ton orgueil
Calédonie à toi pour toujours

Le destin commun
Est notre salut
Le destin commun
Ne compte pas d’exclus

Calédonie terre de partage
Calédonie fière de ton métissage
Calédonie terre de coutume
Calédonie oublie ton amertume

Le destin commun
Est notre salut
Le destin commun
Ne compte pas d’exclus

Calédonie retient ton souffle
Calédonie plus de barouffle
Calédonie riche de ton or vert
Calédonie et ton nickel prospère

Le destin commun
Est notre salut
Le destin commun
Ne compte pas d’exclus

Calédonie libère ta souffrance
Calédonie terre d’espérance
Calédonie plus d’avidité
Ton salut est d’une telle clarté

Calédonie oublie les mauvais esprits
Calédonie as-tu compris ?
Françoise

Ta terre rouge saigne et souffre
De tes entrailles, on arrache l’or vert
Du nord au sud, le nickel, trésor pervers
Te laisse exsangue, au bord du gouffre.

Sur tes montagnes, sur tes rivages
Souffle l’esprit des anciens
Ici, coutume rime avec métissage
Pour apprendre à vivre demain.

Peut être qu’avec de la patience
Tu oublieras les souffrances
D’une histoire, d’un passé
Fabienne

7 août, 2014

Atelier du 21 juillet 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 1:47

L’atelier d’écriture a reçu le grand artiste PAUL WAMO : un grand moment de partage !PLImage de prévisualisation YouTube

A voir : son dernier clip AEMOON

Paul-Wamo3-750x500

Nous lui souhaitons « TOUT LE BONHEUR DU MONDE » pour son mariage, le 18 août !!!!

 

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