Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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19 juillet, 2014

Atelier du 7 juillet 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:36

DEVOIR : mots extraordinaires

Des lucanistes

Des lucanistes

Lucaniste et diaphorès

il y avait déjà longtemps
Que Fabienne ne nous avait plus donné
Un devoir horripilant
Sur des mots compliqués

Ces mots incongrus
Venaient toujours par deux
Le plus souvent inconnus
Et pas même harmonieux

Cette fois nous avions droit
A Diaphorèse et Lucaniste
Ce dernier je ne sais trop pourquoi
me faisait penser à caviste

Chaque lundi à l’atelier
Nous partagions quelques bon vins
Qui étaient nos alliés
et nous rendaient sereins

Le deuxième mot choisi
Etait Diaphorèse
qui évoquait pour moi une maladie
Une sorte de faiblesse
Qui nous rendait léthargique
Et peut être alcoolique
A cause de Lucaniste
Notre caviste.
Françoise

L’équipe des Lucanistes venait d’égaliser. La tension était à son comble. L’équipe adverse, les Nicolanistes n’avaient qu’à bien se tenir. Et pourtant, ils étaient sur leur terrain et étaient pronostiqués les plus forts. Il ne restait plus que l’épreuve de diaphorèse. Les deux capitaines respectifs, Lucas et Nicolas s’approchèrent du micro. Ils étaient tendus et très concentrés. L’arbitre abaissa le drapeau et l’épreuve commença dans le silence le plus complet. Lucas commença et marqua le point, suivi de très près par Nicolas. Lucas renchérit mais Nicolas marqua un temps d’hésitation qui fut fatal à l’équipe… Les Lucanistes avaient gagné !!!! Ils se précipitèrent sur leur capitaine pour le porter en triomphe devant les Nicolanistes, complètement abattus.
Fabienne

2/ EXERCICE : Chacun tire un papier et doit écrire une histoire avec les 3 mots inscrits.

-       Non ! Ce n’est pas ma faute !
C’était toujours ce qu’il disait alors qu’il passait sa vie à faire des bêtises. Tant qu’il était petit, ce n’était que de petites bêtises : il cassait un jouet ou un jeu exprès pour que sa sœur ne puisse en jouer, il renversait son verre sur son costume du dimanche et c’était encore la petite Marie qui prenait car ce coquin l’accusait. Et ses parents, qui étaient en adoration, n’entendaient et n’écoutaient que lui. Marie, elle pleurait dans son coin et personne ne venait la consoler.
Quand il eut 14 ans, il devint le meneur d’une bande de voyous qui ne pensaient qu’à faire les 400 coups. Ils volaient, saccageaient tout sur leur passage et tapaient les plus faibles. Mais lui avait toujours une excuse et ne fut jamais pris. Il séduit plusieurs filles et les abandonna sans un regret. Marie ne supportait plus ce frère veule et lâche. Alors, elle prépara sa vengeance.
Fabienne

3/ EXERCICE : quel est votre plus vieux souvenir d’enfance ? Quel âge aviez vous ?imagesJe me revois encore, serrant de toutes mes forces des pièces dans mes petites mains. Ce n’est pas que j’étais vénale ou avais une adoration particulière pour l’argent. Non, ce n’était que de petites pièces. Mais elles me permirent de traverser toute la pièce ! Cramponnée de toutes mes forces à cette menue monnaie, je fis mes premiers pas, encore toute étourdie. Hésitante au départ, je me mis à rire, soûle de mon audace, alors que personne ne m’avait encore vue. J’étais si fière, dans ma jolie robe rose et mes belles chaussures blanches toutes neuves.
Je revois mon père qui aussitôt me tendit les bras, anxieux, sur le qui-vive, prêt à me retenir si par malheur j’avais trébuché. Il me souleva dans ses bras si forts. J’avais 23 mois et il avait eu si peur que je ne marche jamais !
Fabienne

6 juillet, 2014

Atelier du 30 juin 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:02

DEVOIR : destins communs

images

Petit Poisson errait tout seul en suivant le courant. Le cœur serré, il filait sans rien regarder autour de lui, ressassant inlassablement les paroles de ses parents. Ils l’avaient gentiment mais fermement chassé de la maison et il se retrouvait seul pour la première fois de sa vie. Désespéré.
« Fais attention aux prédateurs » lui avait dit sa mère. Tu parles ! Je t’en ficherai moi des prédateurs. De toute façon qui voudrait se donner la peine d’attraper un minuscule poisson d’un demi centimètre de long.
Le lagon lui paraît immense et effrayant. C’est pas qu’il le soit vraiment, mais quand on est si petit tout semble gigantesque.
- « Hep, psitt, psitt ! Et ben, tu fais le fier ? Tu passes sans saluer ? ».
Le petit s’arrête, stupéfait ; on dirait que quelqu’un s’adresse à lui.
- Ben oui c’est à toi que je parle grand béta !
- Ah, bien le bonjour répond le petit à une somptueuse anémone toute pourpre.
Ce qu’elle est belle se dit-il in petto.
- Alors que fais tu par chez nous ? demande ingénument l’anémone qui connaissant parfaitement les mœurs des poissons clowns a immédiatement saisi la situation. Lui, il n’a qu’une envie, pleurer à gros bouillon son paradis perdu. Mais du peu qu’il a appris dans sa brève existence, il faut éviter de montrer ses faiblesses à des inconnus. Surtout que, on peut rêver, elle pourrait peut être l’accueillir, alors montrons nous fort.
- Et bien je visite le coin s’entend-il répondre d’une voix plutôt convaincante.
- Ah, quelle chance tu as de pouvoir te promener regrette la belle en ondulant délicieusement. Raconte moi ce que tu as vu.
Le petit est terrifié par cette requête. Depuis son départ il nage les yeux embués de larmes même si sous l’eau ça ne se voit guère alors qu’aurait-il à raconter ? Mais il ne peut se débiner et se lance dans la description endiablée de son petit chez lui, enfin ça c’était avant.
Il parle de la belle tête jaune qui était juste en face de chez eux avec tous ces poissons multicolores qui défilaient sous son abri. Le travail des poissons nettoyeurs, les perroquets qui s’emmitouflent le soir avant de dormir dans l’eau claire. Voilà que les larmes lui reviennent alors il se détourne pudiquement.
- Heu c’est gentil par ici, hein ? Bafouille-t-il.
La belle n’est pas dupe et s’ennuie toute seule mais elle ne veut pas perdre l’avantage. Il cause bien le petit toutefois ça ne suffit pas.
- Parle moi encore répond elle évasivement. Puis, lâchant un peu de lest, je m’ennuie accrochée à mon rocher.
- Je comprends répond le petit qui ne comprend pas et voudrait dire que lui, les voyages, franchement ça ne le branche pas. Il a l’âme sédentaire voyez vous. Comme elle s’est un peu ouverte, il s’engouffre désespérément dans la faille, peut-être un peu vite, la maladresse de la jeunesse.
- Et toi, tu vis seule ? Demande-t-il en rougissant de son audace. Une aussi belle anémone, c’est impossible mais autant le savoir tout de suite, cette attente est insupportable.
La belle hésite. Il est attendrissant ce petit poisson orange bariolé de blanc, minuscule, infime dans l’immensité. Voyons un peu de quoi il est capable, après tout, ça n’engage à rien.
- Tu veux visiter ?
- Oh ouiiii et il jaillit dans le velours ondulant des tentacules avec un cœur tout neuf. Ah, il va falloir bien se souvenir des leçons de papa. De la délicatesse, de la douceur, il faut qu’elle soit contente de moi mon anémone. Et il s’applique à récurer les tentacules un par un. Débris d’anciens festins, vilains parasites, tout y passe. Il s’étonne de l’ampleur du travail puis, retrouvant un peu d’aplomb, il réalise qu’il est seul. Aucun concurrent ! Incroyable ! Comment est ce possible ? Et si le boulot terminé, elle le jetait dehors …
- Mais où sont les autres demande le petit en tremblant ?
L’anémone est agréablement surprise. Ce petit, malgré sa taille, a du talent. Alors elle décide de le garder avec elle.
- Et bien confesse-t-elle, des humains sont venus et ont capturé ma famille avec un filet. Ils ont essayé de couper mon rocher mais il a résisté. Du coup ils ont pris ma copine qui était juste en face. On n’arrêtait pas de rigoler toutes les deux et maintenant je m’ennuie toute seule.
Des humains ? Le petit a eu la chance de ne jamais en rencontrer. Perplexe, il imagine quelque chose ressemblant au gros Barracuda qui est passé un jour. Mais les Barracudas ne s’intéressent pas aux anémones. Se sentant accepté, il ose montrer son incompréhension.
- Les humains mangent les anémones et les poissons clowns ?
- Mais non idiot ! Un jour, une vieille tortue m’a tout raconté. Ils l’avaient blessée en la pêchant pour la manger puis d’autres humains sont venus et l’ont soignée puis libérée. Pendant son séjour, elle a vu des tas d’animaux dans des sortes de petits lacs d’où ils ne peuvent s’échapper. Ils nous capturent pour nous regarder. La tortue n’a pas bien compris mais il paraitrait qu’ils sont plus à l’aise dans l’air que dans l’eau. Alors ils amènent l’eau dans l’air.
L’air ???? Le petit qui hormis son bref voyage n’a jamais mis les nageoires hors de l’anémone parentale, ne comprend pas. Il est vrai qu’à part la tortue, cet animal extraordinaire qui relie la terre à la mer et quelques poissons qui sautent et parfois volent, personne dans le monde sous marin ne peut imaginer la terre.
Ennuyée de devoir reconnaître son ignorance, l’anémone se contente d’un vague :
- Tu sais les tortues vivent très vieilles alors elles connaissent plein de choses.
Le petit reste avec sa perplexité mais il est épuisé. Il a trouvé un havre et se blottit au creux des tentacules en suçant son pouce. L’anémone ondule de tendresse. Ces deux là se sont bien trouvés.
Mireille

pap3

A l’heure où le soleil va se coucher et inonde la plaine d’une lumière rasante, à l’heure où ses derniers rayons saupoudrent d’or et de rubis les troncs torturés des niaoulis, à l’heure où le ciel devient rose et mauve et la montagne, au loin violette, un magnifique papillon bleu femelle vint se poser à côté d’un vilain papillon de nuit mâle qui venait tout juste de se réveiller.
Ce dernier crut qu’il rêvait encore tant ce papillon était splendide. Ses quatre ailes bleue électrique, moirées d’écailles vertes et frangées d’un noir profond ressemblaient à du velours. Son corps, ses pattes, fines et élégantes, ses longues antennes, tout était racé en elle. Mais ce qui marqua le plus le papillon de nuit fut son regard, plus bleu que le lagon et plus profond que la nuit, il n’en avait jamais vu de pareil auparavant. Il s’avança près d’elle et commença à lui parler. Il lui dit de ne pas s’effrayer de son aspect si différend du sien et lui raconta combien il était émerveillé de la voir si belle, combien ses couleurs éclatantes enchantaient son regard et combien son allure le ravissait. Le papillon de nuit était poète et savait parler merveilleusement bien, mais bien sûr, il n’en avait pas conscience. Il parla, parla si longtemps que la nuit était bien avancée quand il s’arrêta. La belle ne réagit pas. Et pour cause : elle dormait profondément !
Le papillon de nuit, un peu triste, s’envola, comme chaque soir pour aller vivre ses aventures nocturnes, en compagnie de ses congénères. Il les trouva vraiment miteux avec leurs ailes de poussière marron, leur corps lourd et leurs antennes courtes. Ce qu’il aimait plus que tout, c’était la lumière. Mais tout le monde lui répétait : « ne t’approche pas de la lumière, tu risquerais de te brûler les ailes ! ».  Quelquefois, il s’en approchait le plus qu’il pouvait, jusqu’à sentir la chaleur, mais ce soir, il n’avait pas envie de mourir. Il voulait revoir ce si joli papillon bleu.
Comme un jour nouveau se levait, il vint se poser sur la même branche de niaouli d’où il était parti. Comme les premiers rayons du soleil commençaient à le caresser, le papillon bleu s’éveilla, tout étonnée et ravie de voir le papillon de nuit à nouveau à côté d’elle.
-       « Veux tu être mon ami ? lui demanda-t-elle tout de go, le monde est magnifique, mais je n’ai personne avec qui le partager ».
Bien sûr, le papillon de nuit acquiesça. Il était très surpris car il pensait que quelqu’un d’aussi beau devait forcément avoir des tonnes d’amis, alors qu’elle était seule, tout comme lui.
Ils commencèrent à discuter, mais au bout d’un moment, le papillon de nuit, épuisé par sa nuit sans sommeil, mais ravi, s’endormit. La belle, quant à elle, avait les ailes qui la démangeaient et elle s’envola sur un rayon de soleil, au milieu d’une orgie de couleurs. Elle papillonna toute la journée, simplement heureuse.
Quand elle revint ce soir-là réveiller son ami, elle avait mille choses à lui raconter, mais saoûle de soleil et de fatigue, elle s’endormit au milieu d’une phrase. Le papillon de nuit regrettait que son monde ne soit qu’en demi-teintes, allant du blanc au noir. Alors, pour mieux l’appréhender, il développa son odorat pour raconter à sa belle sa vision olfactive d’un monde merveilleux, car, c’est bien connu, c’est au cœur de la nuit que les plantes et les fleurs exhalent leurs plus secrètes fragrances.
Et ainsi, de soirs en matins et de matins en soirs, ces deux papillons si dissemblables partagèrent leurs expériences pour une vision complète du  monde. Il y avait bien longtemps que l’amour avait remplacé leur amitié du début. Pour pouvoir rester ensemble plus longtemps, ils se réveillaient plus tôt et s’endormaient plus tard, à la limite de leurs forces. Ils apprirent que leurs différences faisaient leur originalité. Ils apprirent aussi à ne pas juger mais à connaître et comprendre. Ils devinrent curieux de tout.
Mais la fin de la saison arrivait à grands pas et, avec elle, ils le savaient, la fin de leur courte mais riche vie.
Alors que les matins devenaient bien frais, Le papillon bleu pondit ses œufs, puis, épuisé,  enroula ses longues antennes autour des antennes du papillon de nuit pour un sommeil éternel.
A la prochaine saison, naquirent les nouveaux papillons. Au moment où ils sortirent de leur chrysalide et déplièrent leurs ailes toutes froissées, la moitié d’entre eux étaient bleus et l’autre moitié marron. Chaque fois que vous verrez un beau papillon bleu de Nouvelle-Calédonie, regardez un peu autour : il y sûrement un papillon de nuit dans son ombre.
Fabienne

2/ EXERCICE : Auguste Duplat, 47 ans, n’aime pas le chiffre sept. Au point que lorsqu’on l’interpelle sur son âge, il se ment à lui-même en se vieillissant. Je viens de fêter mes 49 ans. Auguste Duplat vénère le chiffre 9, par contre…

Auguste Duplat 47 ans n’aime pas le chiffre 7 au point que quand on lui demande son âge, il affirme avoir fêté ses 49 ans. A. Duplat vénère le chiffre 9 par contre, le chiffre 9, lui, ne l’aime pas. Parce qu’il a sa fierté et s’il est flatteur de faire l’objet d’un tel culte, il estime qu’Auguste Duplat dépasse les bornes de la bienséance.
Alors le chiffre 9 fait grève à la roulette, au loto ou au tiercé dès lors qu’Auguste Duplat le sollicite. Un bon tuyau à tout joueur, voyez si Duplat participe et si c’est le cas abstenez-vous de parier sur le 9 !
Et le 7 me demanderez-vous ? Se sachant détesté, il hait Duplat. Logique ! Le 7 et le 9 n’hésitent donc pas à s’associer pour étendre leur pouvoir sur Duplat, privé de 79 à 9797, etc…
Les autres chiffres assistent au match avec intérêt. Par solidarité, ils penchent plutôt pour leurs semblables.
Et c’est ainsi qu’Auguste Duplat mourut subitement, privé de chiffres. N’ayant plus d’âge, il se désagrégea !
Mireille

Auguste Duplat, 47 ans, n’aime pas le chiffre sept. Au point que lorsqu’on l’interpelle sur son âge, il se ment à lui-même en se vieillissant. Je viens de fêter mes 49 ans. Auguste Duplat vénère le chiffre 9, par contre, il ne met plus de chau7 mais ne porte que des pantalons et des souliers 9. Il n’achète jamais, au grand jamais de suc7, il préfère déguster un 9 à la coque. Et si, d’aventure, il a une aventure, ce ne sera jamais un bref 5 à 7, mais plutôt une 9orie de tous les instants. Il est d’ailleurs si confiant dans son chiffre 9 qu’il est allé parier 99.999 F aux courses sur le cheval n° 9 de la 9ème course… Il est arrivé 9ème !
Fabienne

3/ EXERCICE : écrire un texte en écriture automatique. Souligner 10 mots. Insérer ces mots dans votre épitaphe.

« Aujourd’hui c’est lundi, c’est jolie, c’est gentil, j’aime le vin et la vie.
Je ne vois que le côté positif des choses. Je ne pense pas au travail et aux interminables heures car tout ce temps je suis ailleurs.
Je suis content, je suis vivant. Non je n’ai pas fumé, je suis juste à l’atelier.

Aujourd’hui je ne suis plus en vie
Peut-être ai-je abusé du vin ou ais-je trop fumé.
Mais je ne vois que le côté positif des choses,
Car même si je suis ailleurs, je suis content d’avoir été vivant
Léo-Paul

Aujourd’hui, c’est lundi, jour de l’atelier d’écriture, le jour que je préfère. On y boit des coups, on y voit des copains, on y rigole et, bien sûr, on y écrit des histoires. Le lundi est je jour le plus important de ma semaine. Il y a des ateliers avec plein de monde et d’autres où on est en petit comité. C’est bien aussi… C’est plus intime et, au détour d’un mot, d’une phrase, un pan d’une vie secrète se dévoile. Les gens en disent beaucoup plus qu’ils ne croient. J’aime chacun d’entre eux, tous m’apportent quelque chose. C’est vraiment un merveilleux moment de partage et d’amitié. Je suis tellement heureuse d’animer ces ateliers !

Ci-git moi, Fabienne
Qui anima les ateliers d’écriture
Qui rimèrent quelquefois avec biture
On y buvait autant qu’on y écrivait
On y soignait nos maux
Avec des histoires, des mots.
Des moment d’amitié partagés,
Des copains intimes
Qui savaient manier la rime.
Je vous ai tous aimés
Car vous m’avez tant apporté.
Fabienne

 

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