Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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23 février, 2014

Atelier du 17 février 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:45

1/ EXERCICE : Pour la Saint-Valentin, Obélix écrit une lettre d’amour à Falbala

Obelix-et-Falbala

Ma très très chère, chère et très chère amie,

Quand je te vois le matin, je suis content
Quand je te vois le soir, je suis content
Et quand je te vois la journée, je suis aussi content
Ça veut dire que tu me rends toujours content.

Quand tu es près de moi, ma tête ressemble à une fraise des bois
Je ne peux rien dire, ma langue est lourde comme un menhir
En parlant de menhir, je vais y graver tout ce que je veux te dire
Et comme ça, à tête reposée, tu pourras le lire

Tout ce que je ressens pour toi sera enfin dit
Sans que mes mots ne deviennent un salmigondis
Ce menhir, si tu l’acceptes, sera le gage de mon émoi
Et fera de moi, le plus heureux des Gaulois !

Tu n’auras plus à te soucier de faire à manger
Je chasserai des sangliers par millier.
Ah ! Falbala, si tu me disais oui, ce serait tous les jours fête
Et je n’aurais plus peur que le ciel me tombe sur la tête.

Fabienne

2/ EXERCICE : donner 10 bonnes raisons (poétiques ?) de se lever le matin

tot

Parce que la lune est allée se coucher, et que c’est à chacun son tour de se lever

Parce le soleil frappe à la fenêtre de ma chambre pour me réveiller
Parce que ça sent bon le café dans la maison

Parce que l’homme est fait pour vivre debout

Parce que le matin où je ne me lèverai plus,  c’est  que mon âme aura divorcé de mon corps

Parce que mes yeux s’ouvrent sans autorisation

Parce que je ne regrette pas ce qu’ils voient à mes côtés.

Parce que chaque matin est une promesse
Marie-Pierre

 

1/ Parce qu’il paraît qu’aujourd’hui sera plus beau qu’hier
2/ Mais que si j’attends demain, ce sera encore plus beau
3/ Parce que Zahia me fait la fête tous les matins et me saute dessus pour que je me lève
4/ Parce que j’ai vraiment envie de faire pipi
5/ Parce que si je ne me lève pas le matin, ce sera vite l’après-midi et il sera trop tard
6/ Parce que la vie appartient à ceux qui se lèvent tôt
7/ Parce que c’est génial de voir le soleil qui se lève (on peut se recoucher après)
8/ Parce que le petit déjeuner est mon repas favori
9/ Parce que je suis contente d’aller voir mes collègues de travail (non ! ça, vous n’allez pas le croire !)
10/ Parce que c’est lundi et que ce soir, il y a atelier d’écriture !!!
Fabienne19495

 

 

 

 

 

 

DEVOIR : Ecrire un mode d’emploi contenant 4 verbes en T, 2 sentiments en S et 2 noms d’animaux en V

NOTICE D’INDIVIDUALITÉ
(ou comment penser par soi-même)

Vous êtes branchés à un GE (groupe électrogens) qui raisonnent pour vous ?
Alors cette notice est pour vous :
1) Pour désinstaller le téléchargement, tâtez-vous l’arrière train à la recherche de ce qui pourrait être une queue de vache.
2) Il vous faut tirer de toutes vos forces sur ce cordon ombilical qui résistera. Votre stimulation en viendra à bout.
3) Quel sera votre soulagement une fois que vous ne serez plus sur secteur.
4) Bien sûr vous ne pourrez pas taire les langues de vipères qui vous blâmeront de disjoncter !
5) Qu’importe, le coupe-circuit triomphera.
#Vro 16 février 2014


Comment tenir ou retenir son homme
(Manuel à l’usage des jeunes femmes qui voient loin)

 Tartinez lui avec sérénité son petit déjeuner tous les matin
Tapotez lui gentiment la main quand il rentre du travail
Laissez le trinquer avec ses copains
Tissez autour de lui une ambiance hypocrite et débilisante
Turlupinez lui avec satisfaction le mirliton
Et votre vautour se transformera en ver luisant
Fabienne

Texte

12 février, 2014

Atelier du 10 février 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:44

1 / Exercice : dans la peau d’une fourmi !!!

fourmis-1

Ce matin, je me suis réveillée de mauvaise humeur.
Il y a de quoi : d’abord, toutes mes copines de cellule m’ont escaladé dessus pour sortir de chez nous (la fourmilière, comme disent les humains).
J’admets que je n’avais pas entendu notre cheftaine nous appeler.
Je dormais d’un sommeil profond, parce que j’avais voulu terminer la veille au soir le roman de Bernard Werber. Je ne me lasse pas de lire autant de bêtises. C’est désopilant et cela me rassure sur notre degré d’intelligence bien supérieur aux hommes de son espèce.
Si j’étais de mauvaise patte, c’est surtout parce que Madame la Reine m’a passé un savon pas plus tard qu’hier.
Elle me reproche mon manque de rendement, alors que j’ai rentré 10 fois mon poids multiplié par 10 heures de travail, avec la pluie et la boue en prime, et pas de casse.
Faites vous même le calcul : chez FOURMIS and CO, on ne plaisante pas avec la marchandise !
Je la trouve assez mesquine, Madame la Reine, mais je crois surtout qu’elle me jalouse.  Je pense qu’elle a peur que je lui vole la vedette : mais oui, c’est çà !!
Aujourd’hui, je vais me mettre au vert.  Je vais simuler une crise de foie pour ne pas aller travailler.
Il ne me fait pas peur, le médecin inspecteur du travail. Quand il verra mes yeux humides (je sais très bien faire semblant de pleurer), il me laissera tranquille.  Je sais qu’il a un petit faible pour moi.
Madame la Reine sera rassurée : elle constatera que je ne suis pas si invincible que ça. Elle baissera la garde jusqu’au jour où je la coincerai au fond de la fourmilière, sans témoin. Je l’étoufferai de mes propres pattes, puis je l’avalerai pour qu’il ne reste rien d’elle.
On croira qu’elle a déserté le groupe : si si, ça existe aussi dans notre race, les « partis sans laisser d’adresse ».
Et comme on a tous besoin d’un chef, on me désignera, parce que je suis la meilleure.
Ce sera à mon tour de donner des ordres, de punir, de soigner ma toilette, bref d’être intouchable.
Et seule, à tout jamais.
Marie-Pierre

DAC0003Pimprenelle, la fourmi, qui a élu domicile dans ma chambre, s’est réveillée ce matin en refusant sa condition de travailleuse taillable et corvéable à merci.
Alors, elle se recouche,  rabat le mouchoir qui lui fait office de drap sur son petit corps tout fourbu et se rendort.
Quand l’après-midi fut venu, elle se trouva fort dépourvue pour se sustenter. Ses coreligionnaires qui avaient  travaillé  toute la sainte matinée refusèrent de la secourir sur ordre de la Reine.
Alors Pimprenelle, alla crier famine chez la Cigale, sa voisine.
La priant de lui prêter quelque grain.
La Cigale, La Castafiore  :  » Je suis fatiguée, j’ai chanté tout l’été et ne suis pas prêteuse, revois tes classiques avec La Fontaine »
Pimprenelle :  » On n’est plus au temps de La  Fontaine et je suis emprunteuse, alors  »
La Castafiore :  » Alors, on se trouve fort dépourvues toutes les deux »
Pimprenelle :  » T’as pas une assurance-chômage ? »
La Castafiore : « L’assureur a refusé de m’assurer compte tenu de ma condition de cigale »
Pimprenelle :  » Oh quel arnaqueur ! »
La Castafiore :  » On fait quoi alors ? »
Pimprenelle : « La grève de la faim »
Avant même que nos deux amies ne façonnent leurs panneaux de revendication, une armée de fourmis se pointe à l’horizon avec force nourriture, vins et chants guerriers..
Pimprenelle : « Qu’est ce qui se passe ? »
Le chœur des fourmis :  » Nous , le chœur des fourmis avons débrayé, retenu la Reine dans son alcôve et vidé les greniers en signe de protestation par rapport à nos conditions de travail »
Pimprenelle, La Castafiore et le chœur des fourmis ripaillent toute la nuit et le matin se trouvèrent fort dépourvues. Mais elles réagissent aussitôt en s’organisant selon leur inclinaison respective :
- Les cueilleuses ;
- Les porteuses ;
- Les cuisinières ;
- Les maçonnes… et elles élisent La Castafiore qui aussitôt instaure les congés payés, la semaine de 35 heures….  dans son nouveau  » royaume »
Isabelle

Ce soir c’est la fête de Noël avec tous les plats plus succulents les uns que les autres. Et moi, Mimi la fourmi, je vais me régaler et faire profiter de cette aubaine à mes deux meilleures copines Chloé et Zoé.
Depuis plusieurs jours nous avons mis sur pied un plan pour nous éloigner de la fourmilière, sans éveiller la curiosité de nos 500 congénères, ni surtout celle de la reine « Queen Elisabeth 5 ». Si nous sommes surprises dans notre petit complot, nous risquons la peine de mort : être dévorées par la reine qui est une horrible cannibale.
J’ai découvert, il y a quelques jours, une très jolie maison calédonienne pleine de petits recoins.La cuisine y est un trésor pour nous les fourmis. Toujours un biscuit qui traîne ou d’ autres denrées délicieuses…
Les humains qui peuplent cet endroit magique sont au nombre de quatre : les parents plus deux bambins qui ont la très bonne idée de toujours laisser trainer un peu de nourriture le soir avant d’aller dormir.
C’est donc le soir de Noël et sur la table trônent des mets délicieux. Je m’approche lentement, avec Chloé et Zoé et nous commençons à dévorer les restes d’un très bon foie gras accompagné d’une confiture à la figue.  « Allons les filles ne soyez pas si goulues sinon vous n’aurez plus faim pour goûter à ce magnifique chapon « .
Le festin dure depuis un bon moment lorsque Zoé , qui a très soif, grimpe le long d’une jolie coupe de champagne encore à demi remplie. Avant que je puisse l’en dissuader, elle saute dans les bulles. « Attention ma Zoé, ce n’est pas un spa. »
Trève de plaisanterie, ma pauvre Zoé essaye en vain de s’extirper de la coupe et rend malheureusement l’âme. Je la vois flottant sur le dos. Un immense chagrin m’envahit. Je viens de perdre ma meilleure amie.
Notre gourmandise nous a punies et c’est le coeur bien triste que nous prenons le chemin de retour à la fourmilière.
Françoise

fourmis-folles-envahissent-texas

Je suis la fourmi, fière et forte. Mon armure de chitine flamboie sous le soleil, mes mandibules acérées projette un éclat sinistre, l’acide bout dans mon abdomen. Je suis la parfaite représentante  de l’espèce myrmicéenne.
103 411, mon matricule, mon nom.
Je suis la soldate au service de sa majesté la Reine, protectrice des ouvrières, gardienne des larves et dernier rempart  contre les agresseurs. Et aujourd’hui , la 7305ème journée après la fondation du nid, est le jour où je vais donner la dernière et pleine mesure de mon dévouement. Pour mes sœurs, pour ma reine, pour l’avenir de notre colonie et les générations futures. Moi, au sommet du dôme, mes sœurs tout autour, nous allons partir à l’assaut de cette créature immense et difforme. Nous allons nous jeter dans cette bouche garnie de crocs gigantesques entre lesquels suinte une salive abondante. Les phéromones guerriers exaltent notre esprit combatif, les rayons du soleil chauffe notre sang et décuple notre force et lorsque la bête approche  nous nous élanceront, toutes ensembles.
Léo

Je suis un petit soldat noir. Mon armure d’ébène luit sous la lune ronde.
                Je suis bien sage, avance  au pas, comme tous les autres petits soldats.
Je n’entends pas mon commandant mais je marche le coeur battant.
Si notre mission reste  obscure, à de nobles motifs, elle répond, j’en suis sûr.
J’entr’aperçois au loin mes frères- fourmi ahanant sous le joug.
Ils portent en pointillés tout le fardeau du monde et leur cortège sombre dessine sur le mur mat des griffures de charbon.
S’il passait un poète, pour ces petites bêtes, naîtrait une chanson… une triste chanson.
Patricia

Je m’appelle Mimi la fourmi. J’habite un séculaire et grand arbre où ma famille a élu domicile. Je suis sortie de ma larve hier. Alors, tout ébouriffée de ma vie nouvelle, je vais et je viens comme une folle. Mais bientôt, mon instinct ancestral, mon instinct de société me dit qu’il faut que je m’occupe vite de mes petites sœurs pas encore nées et qui hochent la tête de faim. Vite, prendre dans les réserves, les nutriments qui vont les faire grandir et naître. Je n’ai pas le droit de m’occuper des futures reines, qui sont dans une autre pièce, entourées de tous les soins.
Quelques jours passés dans la pouponnière, et puis, hop, je suis larguée dehors pour défendre la fourmilière. Je me sens si petite et si faible… heureusement que toute ma famille m’entoure. C’est drôle, quand je pense, j’ai l’impression que ce sont toutes les fourmis du groupe qui pensent en moi, qui me disent ce qu’il faut faire. Aujourd’hui est un grand jour. Je n’ai pas peur, je suis bien entourée et que compte ma vie par rapport à la perpétuité de notre espèce ? A droite, là, vite, aider ma sœur qui est aux prises avec un minuscule criquet. Sans même réfléchir, je jette mon jet d’acide formique sur le corps de la bête déjà à terre. En un instant, des dizaines de mes comparses m’ont rejointe. Et l’animal est déjà mort. On le découpe en morceaux pour l’amener à la fourmilière. Mais par où est ce ? Ah, une fourmi de mon clan me donne de ses phéromones. Dix mètres devant, on tourne à droite, deux mètres et voilà la maison. Je suis quand même assez fière de m’être battue, même si je ne devrais pas. En effet, tous  les sentiments personnels sont bannis chez nous, alors la fierté, vous comprendrez…
Toutes nos pensées et nos actions n’ont qu’un seul but : le bien-être de la fourmilière.
Maintenant, je suis affectée au ravitaillement. J’ai bien grandi. Je vais tous les jours de plus en plus loin pour trouver de quoi survivre car tous les jours, notre famille grandit. Alors que je fais rouler une énorme noix devant moi, je rencontre mes sœurs qui sont de plus en plus angoissées : il faut vite rentrer à la maison car il y a une attaque de fourmis ennemis, beaucoup plus grosses que nous. Je laisse là mon précieux chargement et cours du plus vite que je peux à la fourmilière. Devant l’entrée, c’est un carnage. Ces bêtes monstrueuses ont tué beaucoup de nos guerrières. Je me jette dans la bataille alors qu’un premier ennemi entre dans le nid. Soudain, de toutes parts, mes sœurs arrivent. Nous nous battons comme des diables. La bataille dure longtemps et je vois tomber une à une les plus valeureuses d’entre nous. Alors que mes mandibules découpent et déchiquète l’ennemi, celui-ci se replie… Ouf ! il était temps ! Alors que je commence à faiblir, une de mes compatriotes me donne une prophylaxie, une part de son jabot. Hourra ! Nous sommes victorieuses ! Mais notre joie est de courte durée alors que nous pénétrons dans la fourmilière. Un vrai carnage ! Plus de larves, plus de reine. Un instant abattues, mes sœurs soudain relève la tête et me regarde. Quoi ? Qu’est ce que ça veut dire ? Moi, la nouvelle reine ? Mais vous n’y pensez pas ? Je ne suis pas faite pour ça. Elles disent que j’ai été la plus valeureuse. Et qu’un régime approprié me donnera les ailes nécessaires à l’accouplement. Une nouvelle destinée commence pour moi.
Fabienne

2 / Exercice : à partir de cette photo, écrire un texte le plus court et le plus original possible.

A quoi cela vous fait il penser ?

A quoi cela vous fait il penser

Le dernier chapeau de M. DURAND

Le chapelier a fermé boutique.
Définitivement.
M. DURAND  a rangé la clef dans sa poche et a retrouvé sa place préférée, au bout du banc municipal.
Quand le réverbère s’est allumé, il s’est levé et a  déposé son  chapeau à sa place.
Le lendemain matin, on a retrouvé ses chaussures au bord de l’étang.

C’est l’histoire du chapelier qui est mort d’amour pour des chapeaux dont plus personne ne voulait.
Marie-Pierre

Sur le banc gris git mon chapeau. Le reste de mes effets est caché derrière ce vieux tronc d’arbre.
Avant un départ en retraite bien mérité, j’ai pris pour vous cette photo-souvenir;
Signé :
l’Homme Invisible.
Patricia
     

Sur ce jolie petit banc, j’ai fait une charmante rencontre. J’y aie gagné un amour mais j’y aie perdue mon chapeau.
Léo

Je me promenais dans le parc municipal. Mon regard fut attiré par un chapeau de paille abandonné sur un banc. Je le pris et le tournai dans tous les sens. C’était un beau chapeau qui provenait d’un des derniers chapeliers de l’Avenue Montaigne. Il devait coûter fort cher. Sur le fond, une étiquette écrite à la main disait : « Que la personne qui trouve ce chapeau le porte aussi souvent que possible. Le jour où son propriétaire le trouvera, une surprise le comblera. » Immédiatement je posai le couvre-chef sur mon crâne. C’était un chapeau d’homme qui ne déparait pas avec mon jean.
Monique

Depuis un long moment (combien de temps, en réalité ?), Maurice attend dans cette pièce nue. Où est-il ? Il ne sait, la seule chose dont il se souvienne, c’est qu’il était sur un banc, puis plus rien. Et il n’a plus son chapeau… Jamais Maurice ne sort sans son chapeau. Alors que pour millième fois, Maurice se dit qu’il n’aurait pas dû boire autant, une porte coulissante s’ouvre et un bonhomme vert le fixe de ses 10 yeux. Et Maurice se dit que plus jamais il ne reboira.
Fabienne

2 /Devoir :

continuer sous forme de poème la chanson de Grégoire :

10544310-tenir-la-main-de-personnes-agees

« J’aurais aimé tenir ta main un peu plus longtemps »
J’aurais aimé être avec toi pour un long moment
J’aurais aimé te raconter les oiseaux et les soleils couchants,
Mais tu t’es endormi tout doucement.

J’aurais aimé crier ton nom dans le vent
J’aurais aimé allumer pour toi des soleils levants
J’aurais aimé te bercer comme un enfant
Mais tu es parti maintenant.

 J’aurais aimé t’avoir près de moi ma vie durant
J’aurais aimé pour toi pouvoir arrêter le temps
J’aurais aimé te guérir avant longtemps
Mais tu es mort à présent.
Fabienne

5 février, 2014

Atelier du 3 février 2014

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:10

DEVOIR : Trouver une « origine originale » à l’expression : « Poser un lapin ».

LAPIN

Petit Jean adorait l’école. Il trouvait magique que les lettres ensemble fassent des mots et que les mots ensemble fassent des phrases et que les phrases ensemble fassent des histoires. Et il adorait les histoires.
Il aimait un peu moins les mathématiques mais reconnaissait que c’était bien pour compter tout. Et il comptait beaucoup.
Mais Petit Jean avait mis bien longtemps avant de savoir lire, écrire et compter. Il avait mis plusieurs années… Car il ne pouvait pas aller à l’école tous les jours. En ces temps là, les enfants gardaient les chèvres ou les vaches de la ferme. On avait besoin d’eux. Et puis, l’école n’était pas obligatoire. Il y allait surtout l’hiver, quand il pleuvait et qu’il faisait froid et que les animaux étaient à l’abri à l’étable. Il faisait des kilomètres dans le froid et la pluie, quelquefois la neige… Ses parents tentaient bien de le dissuader, mais lui, il voulait y aller.
Pour se faire pardonner de ses longues absences, il prenait au clapier un beau et gros lapin. Ses parents ne s’en apercevaient pas car il y avait beaucoup de lapins qui courraient dans tous les sens.
Quand il arrivait dans la classe, la chaleur du vieux poêle en fonte lui faisait les joues toutes rouges. Il brandissait fièrement son lapin devant le maître compréhensif qui savait bien que les enfants ne pouvaient pas suivre son enseignement comme ils le voulaient. Petit Jean posait le lapin sur le bureau et cela voulait dire : « pardonnez-moi de ne pas être venu ».
Depuis, on a oublié le lapin, il ne reste qu’un rendez vous raté !
Fabienne

18H00 – Las Vegas – Hôtel « Le Venitian ». Théo et moi avions décidé de faire ce voyage en Californie pour nous marier dans l’incognito, sans famille ni ami, juste nous deux. Nous vivions ensemble depuis l’université et avions traversé les épreuves comme les bons moments depuis dix ans déjà.
Nous avions passé la journée dans un immense centre commercial pour essayer de trouver une tenue adéquate. Pour moi une jolie robe vintage en voile rose pale et une chemise dans les mêmes tons pour Théo.
Théo était ensuite parti récupérer les alliances que nous avions fait graver à l’intérieur avec la date de notre mariage. J’avais profité de ce temps libre pour me faire coiffer dans un style très simple avec mes cheveux longs agrémentés de petites fleurs roses.
Nous avions donc convenu de nous retrouver à l’hôtel à 18H00 précise. Notre rendez vous dans une des petites chapelles qui fleurissent un peu partout à Las Vegas étant prévu à 19H00. J’étais maintenant tout à fait prête à partir et j’attendais la limousine que nous avions réservée pour 18H30.
Après l’excitation des préparatifs, une légère inquiétude commençait à me gagner. Que faisait donc Théo ? Je l’appelais en vain sur son mobile qui se mit de suite en mode répondeur. 18H20, on frappait à la porte de notre chambre. Ce devait être Théo qui avait dû oublier sa carte magnétique.
Je me précipitais pour lui ouvrir. A mon grand étonnement je me retrouvais face à face avec un employé de l’hôtel qui tenait dans ses bras une énorme boite carrée qu’il s’empressa de me remettre. Une petite carte accompagnait ce cadeau. Je reconnus aussitôt l’écriture de Théo qui disait :
« Désolé mais je ne peux tout simplement pas faire face à cette idée de mariage. Je te pose donc un lapin, au sens propre comme au figuré».Pardonne moi.
Anéantie, j’ouvris alors la boite qui contenait un gigantesque lapin rose en peluche et de grosses larmes commencèrent à couler sur mes joues ……
Françoise

2/ 2/ EXERCICE : rallye d’écriture
Vous allez commencer à rédiger un article pour un fait divers. Toutes les 3 minutes, je vous donnerai une expression à insérer dans votre texte :
-    le premier jour, les gens ont pris d’assaut les hôpitaux
-    ça fait plus cher que le motel
-    quand on avait formé les équipes, il avait été choisi en dernier
-    il avait un boulot à faire
-   Il se concentra sur son esquimau

ON A RETROUVE LA BASKET DE TONY PARKER 

basket

Nous sommes en direct, à la veille de la finale de la NBA et de nombreux supporters se sont battus pour avoir une place ; on dénombre des dizaines de blessés. Le premier jour, les gens ont pris d’assaut les hôpitaux pour être soignés et retapés à temps pour la finale.
« Ca fait plus cher que le motel », vient de commenter sur CBS  un fan qui n’a pas de mutuelle.
« Mais je suis prêt à tous les sacrifices pour voir Tony les écraser tous », a-t’il ajouté en tamponnant son oeil au beurre noir.
Et pourtant, parlons-en, de la cote de Tony Parker. Quand on a formé les équipes, il a été choisi en dernier ; tout ça parce qu’il n’arrivait pas à remettre la main sur une de ses deux baskets ; du coup, l’entraîneur a dû attendre qu’on retrouve la basket manquante. L’homme à tout faire qui suit les joueurs  devrait  servir à quelque chose.  Il a un boulot à faire ; et il est payé cher pour ça…
Il se concentre sur son eskimau ; son esquimau, c’est son grigri. Il en a toujours plusieurs  dans sa petite glacière pour se concentrer dans les moments difficiles. Il ferme les yeux en léchant consciencieusement la pellicule en chocolat, et en général, quand il arrive au bâtonnet, il a trouvé la solution à son problème.
Ce soir, je peux vous l’annoncer en direct ; la basket de Tony Parker a été retrouvée. En jetant le bâtonnet dans la poubelle du vestiaire, l’homme à tout faire a trouvé la basket manquante de Tony Parker.
Demain, retrouvez-nous, chers lecteurs, pour découvrir la  fin de ce palpitant reportage. Vous saurez  qui a jeté la basket de Tony PARKER dans la poubelle !

Marie-Pierre

Ivre, il imite le paon en pleine rue et se fait percuter par le fourgon de la fourrière

deguisement-mascotte-paon

 Fait incroyable dans toute l’histoire des imitations de paon s’étant déroulées sans mort, un homme de 36 ans, marié et père de 3 enfants, dont un à la crèche et un en SEGPA est passé de vie à trépas dans un costume de paon, dans sa rue, sous les yeux horrifiés d’un policier et de 3 bergers allemands, dont un croisé teckel (le berger allemand, pas le policier).
Le premier jour, les gens ont pris d’assaut les hôpitaux, ne sachant pas dans lequel l’imitateur malchanceux était hospitalisé.
Alain Berbérian était en effet un réalisateur connu, ayant dirigé des films à succès dans les années 90, comme « La Cité de la Peur ».

Un hôpital, ça fait plus cher que le motel et c’est pourquoi les proches ont décidé de débrancher le malheureux cinéaste, après 3 jours en soins intensifs.
« Quand on avait formé les équipes, il était toujours choisi en dernier » résume laconiquement Jean-Claude Tergal, collègue du chauffard responsable de la mort de M. Berbérian, au sujet de son incompétence.

« Il avait un boulot à faire, expliquait Jan Kounen, ancien camarade de promo d’Alain Berbérian. En effet, la fortune du cinéaste avait été dilapidée par son ex-femme et le costume de paon restait son seul gagne-pain et source de réconfort.
« Il s’était mis à boire plus que de raison », confirme M. Kounen, mais c’était un pro, un des meilleurs réalisateurs de sa génération.
Une scène restera à jamais gravée dans ma mémoire se rappelle l’ex-camarade avec une touchante émotion
« Alain et moi étions partis à une compétition internationale de lancer d’esquimaux au Groenland, lorsque c’était encore légal.
Le record à battre avait été établi par un Ecossais, Peter McKalloway, qui était parvenu à propulser un esquimau à 120 mètres , dont une glissade de 30 mètres sur la banquise.
Lorsque son tour vint, Alain, qui n’était d’ordinaire pas sujet au trac, tremblait comme une feuille. Néanmoins, il se concentra sur son esquimau et après avoir pris son élan, il projeta le petit homme avec une force si prodigieuse que même le projectile n’en revenait pas.
Après un vol plané à une allure une altitude vertigineuse, nous vîmes les arbitres décréter le record battu et ce fut le plus beau jour de ma vie »

Toutes nos pensées vont aux proches du réalisateur, dont les obsèques se dérouleront lundi à 15 heures.
Raoul


PANIQUE SUR LA VILLE

Nous avons bien cru qu’il s’agissait d’une épidémie : tout le monde s’endormait, n’importe où, n’importe comment. Le premier jour, les gens ont pris d’assaut les hôpitaux pour se faire soigner, avoir un vaccin et surtout, être hospitalisés. Mais dame ! Une nuit d’hôpital, c’est cher, très cher, ça fait plus cher que le motel, même avec vue sur mer. Alors, peu à peu, ils sont rentrés chez eux, mais dans la rue, les gens étaient étalés sur les trottoirs. Les bus étaient arrêtés avec le chauffeur et les passagers profondément endormis. Quelle était cette maladie ? D’où venait elle ?
On fit venir une équipe médicale de métropole. Le professeur Nimbus, de l’hôpital local voulait absolument en être, mais quand on avait formé les équipes, il avait été choisi en dernier. Non pas parce qu’il était incompétent mais parce que ces médecins volontaires ne le connaissaient pas et que tous les autres médecins locaux étaient déjà contaminés. Le professeur Nimbus, lui était bien lucide et savait qu’il avait un boulot à faire : donner à tous ces braves gens une couche décente. Car on ne savait pas combien de temps allait durer l’épidémie et surtout quand les malades se réveilleraient. Comme il faisait très chaud, il prit une glace dans son congélateur et pensa à la tâche immense qui l’attendait. Et alors que tous les autres médecins s’affairaient partout à la fois, il se concentra sur son esquimau et réfléchit. Il venait d’avoir une idée lumineuse. Il sut tout de suite ce qu’il fallait faire et comment éviter la pandémie.
Fabienne

3/ EXERCICE : Pour quelle partie de votre anatomie avez-vous une tendresse particulière et pourquoi ?

On ne voit que lui !

On ne voit que lui

Depuis l’adolescence mon nez m’a toujours posé un problème. J’ai longtemps rêvé d’avoir un joli petit nez mutin au lieu de cet appendice qui m’aurait permis, d’après moi, de jouer Cyrano dans les comédies de fin d’année.Je refusais d’être photographiée de profil et je pouvais réellement me mettre en colère si un photographe passait outre.
Ma meilleure amie avait le même problème que moi et c’est peut être ce qui nous avait rapprochées. Vers l’âge de 18 ans elle décida, une fois pour toute, de subir une chirurgie esthétique. J’admirais son courage et me traitais de dégonflée car je n’arrivais pas, comme elle, à me décider. Heureusement ! Car le résultat obtenu n’était pas très réussi et ce nouveau petit nez lui faisait perdre une grande partie de sa personnalité.
Je me réjouissais donc de n’avoir pas sauté le pas et commençais, année après année, à m’habituer à ce grand nez. Je me disais alors: « personne ne parle de moi en ce référent à lui  et je suis la seule à faire cette fixation ».
Comble de l’ironie, mon fils et ma fille ont tous les deux hérité du même appendice ; mon fils n’y prêtant aucune attention et ma fille rouspétant de l’héritage que je lui ai légué. Je les trouve très beaux et j’ai finalement compris que ce nez, transmis de génération en génération, nous donne cet air de famille qui nous démarque à jamais.

Françoise

Photo0072On m’aurait posé cette question il y a quelques années, j’aurais répondu sans même réfléchir : mes fesses.
Fermes, musclées, rebondies, sans peau d’orange ni l’ombre de cellulite, elles faisaient ma fierté… Mais que voulez vous, le temps a passé et les temps ont changé…
Et depuis l’année dernière, j’ai une tendresse particulière pour mon pied droit, que j’ai cru perdu, qui a tant souffert puis s’est cicatrisé peu à peu. Et même si maintenant les douleurs persistent, je m’aperçois combien un pied est important. Alors, maintenant, je le masse, je le cajole, je lui parle et le remercie d’être encore là pour me tenir debout.
Fabienne

 

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