Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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18 décembre, 2013

Atelier du 16 décembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 8:42

Devoir :
« Dans la peau du Père Noël » avec des mots obligatoires à insérer dans votre texte (peu importe dans quel ordre) :
Gamelle – vacances – pétillant – duchesse

Père Noël sous les tropiques

Père Noël sous les tropiques

Oh la la !!! Quelle gamelle !
Je me suis pris en coinçant mes bretelles
Alors que j’effectuais la répétition
De mes premières livraisons

Comme chaque année
Les petits calédoniens
Que j’aime bien
Seront servis les premiers

Chez eux il fait beau temps
Et l’air sent déjà les vacances
Grâce au soleil pétillant
Et aux merveilleux flamboyants

Je pense à ma Duchesse
La Mère Noël, ma Princesse
Il faudra qu’elle vienne dans ma calèche aérodynamique
Pour découvrir cette île magique

J’entends déjà les enfants de toutes les couleurs
Exprimer le même bonheur
Lorsque le 25 décembre au matin
Ils découvriront leur butin

Françoise Ravelli

 

Ça y est ! la date fatidique approche ! J’vais encore m’la jouer cool « le gentil Papa Noël qui fait des cadeaux à tous les p´tits enfants sages (… ou pas sages !) « …
Mais, moi, j’en ai plein la truffe de ces montagnes de paquets à faire, de ces tournées à n’en plus finir, sans compter qu’il faut gérer les grèves des lutins qui à « J – 2″ réclament une augmentation,  et en plus, tradition oblige ! il faut que j’passe par les cheminées… Comme si j’avais toujours 20 ans et un physique de nageur professionnel… Ah ! C’est pas eux qui se râpent la bedaine dans les conduits, qui se pourrissent le costume tout juste sorti  du pressing… Sans parler d’la Mère Noël, ah! Elle s’la coule douce la Duchesse!
Elle s’croit toujours en vacances, pas même capable de chauffer ma gamelle et d’me servir un coup d’pétillant dans la timbale !.. Parce que, c’est Noël pour moi aussi, bordel ! Ah ! Si j’avais su avant ! Au lieu de faire Père Noël, j’aurais plutôt fait « petit Jésus de Noël « , ça, c’était un truc dans mes cordes… Une petite ronflette entre le bœuf et l’âne et tous les cadeaux pour Bibi ! Mais vous savez, quand on est jeune, les conseils d’orientation, on sait ou ça mène…

Patricia

 

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Je suis en train de faire la queue au Resto du cœur pour y chercher une gamelle, de quoi survivre jusqu’à demain. Aujourd’hui, ya des pommes « duchesse ». Feraient mieux de nous donner des haricots SDF ou des patates « clochards ».

Faut pas croire, Père Noël, c’est pas une sinécure, c’est pas des vacances onze mois sur douze. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, c’est plutôt la dech. Chaque année, début décembre, c’est le rush. Faut se lever très tôt pour espérer décrocher un poste. Pour moi, ça va, ça fait déjà 20 ans que je fais ce boulot.

On me retrouve au sous-sol d’un grand magasin, de midi à vingt heures en semaine, et de 10 heures à vingt heures le week-end, du 1er au 24 décembre.

Je prends la pose au rayon des guirlandes. Les enfants, les yeux pétillants, n’ont qu’une hâte : se faire photographier sur mes genoux. D’une voix usée de bon grand-père, avec un doux sourire, je leur demande s’ils ont été sages, pendant que je leur pince les fesses… J’en ai marre de ces gosses qui crient, qui piaillent et qui respectent rien !!! Des fois aussi, je leur écrase les pieds, je leur fais des grimaces horribles et je leur dis dans le creux de l’oreille qu’ils n’auront aucun cadeau, parce qu’ils sont trop méchants.  Les parents pensent que leurs petits chérubins ont peur de mon apparence de bon vieux ventru. Moi, je rigole dès qu’ils ont le dos tourné…

Fabienne

Exercice : donner une suite à l’avertissement :
« La personne qui change les enfants en chien dans notre quartier est instamment priée de cesser son manège, sinon… »

« La personne qui change les enfants en chiens est instamment priée de cesser son manège sinon je me charge de la changer en enfant et de lui attribuer les parents les plus odieux que la terre ait pu engendrer !
Non mais des fois, révise de temps à autre tes pouvoirs, Samantha où tu vas te mettre à dos toute la Congrégation des Sorcières de la 17 e rue. Et, elles, ne sont pas des tendres comme moi, elles risquent de te métamorphoser à jamais en citrouille  pour être croquée  à Halloween par les enfants que tu as changés en chiens… »

Isabelle

« La personne qui change les enfants en chien dans notre quartier est instamment priée de cesser son manège, sinon une enquête va être ouverte et si cette personne persiste, de graves mesures seront prises à son encontre : elle sera arrêtée et transférée dans un chenil de la SPANC ! En effet, au lieu des cris joyeux des enfants qui nous réveillent à 6 heures du matin, nous n’avons plus que les aboiements incessants de pauvres chiots livrés à eux-mêmes cherchant désespérément un maître à adopter. Nos pelouses ne sont plus remplies de bouteilles de sodas vides ou de papier gras de toutes sortes, mais de crottes, ce qui est révoltant. »

Fabienne

10 décembre, 2013

Atelier du 9 décembre

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:38

EXERCICE : La Mère Noël

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L’amer Noël que je venais de passer… Seule, oubliée de tous. Je décidais subitement d’en finir une bonne fois pour toutes et de me pendre… au bras de n’importe quel mec, afin de ne pas supporter un amer Saint-Sylvestre !!!
Fabienne

                                                                              La révolte de la Mère Noël

Georges, le renne

Georges, le renne

⁃    Je suis la Mère Noël, et ce soir j’ai volé la tenue de mon mari le Père Noël, pendant que ce gros fainéant n’en finissait pas de faire sa sieste. C’est MOI qui vais faire la grande tournée de Noël !
⁃    Vous comprenez, le Père Noël ne travaille qu’une nuit par an et tout le reste du temps, qui le nourrit, lave son linge, fait les courses, le ménage, hein ? Moi ! Et ça personne ne le sait ! Personne ne me connait ! Le Père Noël est connu de milliards de gens, c’est injuste ! Alors, cette nuit, à moi la gloire !
⁃    Mère Noël, apporte-moi mes bottes et ma houppelande, que je puisse aller faire ma tournée !
⁃    …
⁃    Mère Noël ? Tu m’entends ? Ah, la chameau ! Je ne vais quand même pas m’habiller tout seul !
⁃    …
⁃    Mais ! Mais… Ma tenue a disparu ! C’est une mauvaise blague ! Mère Noël, rapporte-moi ça tout de suite !
⁃    Tu peux toujours courir !
⁃    Le traineau est chargé, hop, je monte et on y va ! Le grand moment est arrivé, hue !
⁃    Sans vouloir vous offenser, Mère Noël, ce n’est pas le protocole de la nuit de Noël.
⁃    Ah bon ? Il y a un protocole ? Et bien dis-le moi, gros bêta !
⁃    Impossible, c’est un secret que seul le Père Noël connait.
⁃    Si c’est lui qui l’a inventé, ça ne doit pas être bien compliqué, je vais essayer : allez, mes chéris, au galop !
⁃    C’est gentil mais ce n’est pas le protocole.
⁃    Rennes du Père Noël, élancez-vous dans le ciel pour aller combler des milliers d’enfants étonnés !
⁃    C’est poétique, mais ce n’est pas le protocole.
⁃    Bande de feignasses, vous allez bouger votre cul ?
⁃    Ces vulgarités ne font pas partie du protocole.
⁃    Qu’est-ce qu’on va faire ?
⁃    Si vous permettez, Mère Noël, il faut Né-go-cier ! Je vais appeler le Père Noël, vous allez me donner vos revendications, on va signer un accord, et la situation sera débloquée.
⁃    C’est un bon conseil, d’accord.
⁃    Allo ? Père Noël ? Votre femme a votre tenue et votre traineau, elle est en position de force, vous ne pourrez faire votre tournée que si nous trouvons un terrain d’entente. Je vous fais remarquer que l’heure tourne, qu’on a tous les pieds gelés, qu’on est garés en double file, qu’il va falloir dépasser la vitesse autorisée pour rattraper le retard, que mes collègues risquent de se mettre en grève si vous les poussez trop, bref, il faut NE-GO-CIER… urgemment !
⁃    Bon, allez-y !
⁃    Je veux que tu m’aides à faire la vaisselle, le ménage, les courses, la cuisine, le repassage…
⁃    Non ! Pas le repassage !
⁃    Je veux que tu m’emmènes danser sous les étoiles, pique-niquer dans le ciel l’été et voir la grande féerie des étoiles filantes tous les ans en août.
⁃    Si tu veux.
⁃    Je veux que tu me fasses un cadeau pour mon anniversaire, je veux des fleurs pour ma fête, que tu me dises des mots gentils, que tu arrêtes de roter à table et de regarder le foot à la télé à longueur de journées.
⁃    Ah, non ! Pas le foot !
⁃    Bon d’accord.
⁃    Enfin et surtout je veux que ce soir, exceptionnellement parce que c’est nos 100 ans de mariage et que tu l’as oublié, tu m’emmènes avec toi faire la tournée de Noël.
⁃    Ah ça, non ! Ce n’est pas la coutume, ça ne s’est jamais fait !
⁃    Il faut parfois changer les traditions ! C’est à prendre ou à laisser !
⁃    Père Noël, si je puis me permettre, le temps passe, pensez aux enfants, à leur déception s’ils n’avaient pas leurs cadeaux demain sous l’arbre
⁃    Bon j’accepte !
⁃    Promis juré craché, devant tous les rennes témoins ?
⁃    Promis juré craché, devant tous les rennes témoins !
⁃    Alors voilà ta tenue, embrasse-moi, mon Nono et partons !
⁃    Tu peux y aller Georges.
⁃    Quoi ? C’est tout ?
⁃    Oui, mais c’est le protocole.Huguette

EXERCICE : écrire la suite

Le grenier de ma tête

Le grenier de ma tête

…Il n’y a aucun doute, depuis quelques temps, j’entends marcher dans le grenier de ma tête. Parfois c’est le matin, parfois c’est le soir. Jamais dans la journée car j’ai autre chose à faire que d’écouter les hurluberlus que j’ai embauché pour faire le ménage dans mes pensées.
Le matin, c’est Mademoiselle Paisible qui prend le temps de décapsuler mes tiroirs crâniens farcis de rêves. Les chics et les illusions. Miss Paisible trie mes carottes pour avancer.
Le soir, c’est Dame Irritée qui bouscule les meubles, la vieille fille ne sait plus où ranger mes colères. La poussière d’explosion a envahi la pièce.
Elles déambulent dans le grenier de ma tête pour me choyer un équilibre.

Vro

Le prisonnier de ma tête

Le prisonnier de ma tête

Il n’y a aucun doute, depuis quelque temps, j’entends marcher dans le grenier de ma tête.
Parfois c’est le matin, parfois c’est le soir, jamais dans la journée.

Je pense que dans la journée, il y a trop d’interférences, trop de bruits venant de toutes parts qui m’empêchent d’entendre les pas ; ces pas qui, tard la nuit ou tôt le matin me rendent follent. Un, deux, trois, demi-tour… Mais qui peut bien marcher là-haut ? Je n’entends aucune voix, encore heureux ! On me prendrait pour Jeanne d’Arc, mais quand même ça m’aiderait bien à savoir qui marche…

Un, deux, trois, demi-tour. Maintenant que j’y pense, ça fait un bout de temps que ça dure. Depuis mes 18 ans, tiens ! Au début, je pensais que c’était normal et que tout le monde avait quelqu’un dans le grenier de sa tête, mais quand j’ai voulu en parler, on m’a regardée d’un drôle d’air, suspicieux… Alors, je me suis tue. J’ai fait avec. Mais maintenant, ça suffit, il va falloir que je sache.

Un, deux, trois, demi-tour. Un, deux, trois, demi-tour… Qu’est-ce que ça signifie ? ça me dit quelque chose… OUi !!! j’y suis ! Un prisonnier dans sa cellule… un, deux, trois, demi-tour. Et là, tout s’illumine !!! C’est mon esprit qui est resté prisonnier dans ma tête depuis le jour de mes 18 ans où j’avais annoncé à mes parents que je voulais devenir un écrivain…

“Un écrivain ? Mais tu n’y penses pas, ma fille, tu es bien trop bête !!!”.

Fabienne

 

319231Il n’y a aucun doute : depuis quelque temps, j’entends marcher dans le grenier de ma tête.

Parfois c’est le matin, parfois c’est le soir, jamais dans la journée.

Il faut dire que dans la journée, je ne peux pas entendre marcher dans le grenier de ma tête. En effet, je travaille dans les caves d’un célèbre viticulteur, en Bourgogne.  Etant sous terre, ma tête sonne creux, et mes narines se remplissent des effluves du vin qui sommeille dans les fûts de chêne.

Je suis donc bien à l’abri des résonances. C’est mon abri anti-soucis à moi, rien qu’à moi.
A la tombée du jour, quand j’ai effectué mes 7 h 15 de travail, mon syndicat me l’a dit et répété : « tu ne fais pas une minute de plus de travail. Tu remontes à la surface ».
Pour ne pas me mettre à dos le puissant syndicat des vignerons du bas-Mâconnais, j’obtempère.
C’est alors que les ennuis commencent.
Comme ma tête est remontée à la surface, ça se met à s’agiter dans le grenier. J’ai beau écarquiller les yeux, il y a sûrement plein de toiles d’araignées qui gênent mon nerf optique à droite ou à gauche : ça dépend des jours.  Je ne vois plus très bien clair. J’entends des petits pas furtifs qui passent d’une oreille à l’autre.

C’est comme une joyeuse sarabande qui s’éclate après des heures d’emprisonnement.

Hier soir, j’en avais assez : je me suis jeté la tête la première contre le mur. Mais rien n’y a fait : j’ai la tête dure, je m’en suis tirée avec une grosse bosse, mais les pas ont continué de marteler le grenier de ma tête. Après tout, ils me tiennent compagnie : le matin et le soir, je sais que je peux compter sur eux. Ce sont mes seuls amis, les plus fidèles. Ils ne me décevront jamais car ils m’appartiennent.

Marie-Pierre

3 décembre, 2013

Atelier du 2 décembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 9:08

DEVOIR : 4 mots

Chaise – firmament – courage – feu

Manuel Garcia Lopez

Manuel Garcia Sanchez

Sanchez. Il s’appelait Manuel Garcia Sanchez, mais tout le monde l’appelait Sanchez. Il était maçon, comme son père et son grand-père avant lui qui s’était réfugié dans le sud de la France après la guerre d’Espagne. Pourtant, son rêve à lui c’était de devenir matador. Il rêvait de briller au firmament des plus grands : Manuel Benitez, El Camino, Joselito….
L’été, il s’entraînait tous les soirs. Il imaginait que par son courage et son audace, il mettait le feu aux arènes, tel El Nimeno qui avait dû combattre six taureaux à lui tout seul. Il deviendrait le plus grand, celui dont le nom serait cité par les générations futures.

Fabienne

Le cul sur ma chaise, je contemplait le firmament…ce soir-là, aucun courage pour m’attaquer aux multiples tâches laissées en suspend. Je rêvassait baignée par la torpeur de ce tiède  soir d’été quand soudain un bruit strident me vrilla les tympans: au feu! Au feu! J’avais oublié d’éteindre la poêle réchauffant mon souper et déjà les pompiers tambourinaient à ma porte.

Patricia

 

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