Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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29 novembre, 2013

Atelier du 26 novembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:45

1/ Exercice :
Elle dressait son arbre généalogique, quand tout à coup, elle se trouva perchée sur une branche.

Mon arbre généalogique

Mon arbre généalogique

Elle dressait son arbre généalogique quand, tout à coup, elle se trouva perchée sur une branche.
Mais que faisait-elle là, entre l’oncle Octave bedonnant et la tante Eulalie moustachue ? Ces deux vénérables vieillards avaient connu ses grands-parents, mais rien de commun avec elle. Et si elle les appelait « oncle » et « tante », c’était par imitation de ses propres père et mère.
Aussi faillit-elle tomber de sa branche quand elle entendit la tante Eulalie, pourtant décédée depuis des lustres, grommeler à ses côtés :
« Te voilà bien court vêtue, pour une jeune fille de bonne famille ! C’est-y que t’as grandi trop vite ? ».
En rougissant, elle tira vainement sur sa jupe pour la descendre au-dessus des genoux. Mais, ce faisant, elle dévoila son nombril est ses hanches.
« Ah ben, ma fille, » s’exclama l’oncle Octave, « c’est pas un spectacle pour un homme de mon âge. Si ce n’était déjà fait, je jurerais que tu veux ma mort ».
Excédée, elle poussa un cri, qui eut le bonheur de la réveiller. Accablée de sommeil, elle avait simplement piqué du nez sur son arbre.

Jean-Louis

Elle dressait son arbre généalogique, quand tout à coup, elle se trouva perchée sur une branche. C’était une branche pauvre, du côté de sa grand-tante Proserpine. Cette branche se desséchait avec elle car cette sœur de sa grand-mère ne s’était pas mariée. Elle décida donc de sauter sur une nouvelle branche, mais ne put se retenir et tomba. Elle tomba longtemps. Une éternité, pensa t elle. Plusieurs générations, en fait… Et là, découvrit avec ravissement, une branche pleine de ramifications, de bourgeons et de fruits. Elle regarda la date : 1789 !!! Wouah ! Elle n’aurait jamais pensé que sa famille eût participé à la révolution. En fait, c’était des paysans de Provence. Probable qu’ils n’avaient jamais connu Paris. Marie et Jean, lut-elle. En trente ans de mariage, ils avaient eu huit enfants. Un seul était mort en couches. Elle se mit donc à rêver de ce couple, ses ancêtres. Ils habitaient des villages voisins et s’étaient mariés très jeunes. Dix huit ans pour elle, vingt pour lui. Elles les imagina, dans une paisible chaumière. Lui avait repris la ferme familiale, elle avait amené, en dot, une petite parcelle adjacente. Ce n’était pas la richesse, mais à force de travail, ils avaient eu de quoi nourrir leur prospère famille. Un bonheur simple, en somme.

Elle qui se sentait si seule, se promit, dès le lendemain d’effectuer des recherches et de réunir toutes les branches de sa famille.

Fabienne

2/ Exercice :
Depuis qu’il trempait sa plume dans l’eau de vie
, des milliers de lecteurs buvaient ses mots.

l-ivresse-des-mots
Depuis qu’il trempait sa plume dans l’eau de vie, des milliers de lecteurs buvaient ses mots. Ils se saoulaient de ses histoires. Ils en sortaient titubants, hébétés, hagards, dépendants au point de ne souhaiter qu’une chose : boire jusqu’à plus soif un de ses nouveaux romans.
Oui, sa littérature était devenue la drogue dure la plus puissante du XXIème siècle !
Le gouvernement s’en était inquiété et avait tenté de lutter : campagnes de prévention, interdiction aux moins de 18 ans, prohibition même ! On avait interdit la vente de ses livres avant chaque week-end afin que les gens sortent enfin de chez eux pour se livrer à des activités familiales, culturelles, politiques ou sportives. En vain ! La population entière stockait, les imprévoyants achetaient au marché noir et sDepuis qu’il trempait sa plume dans l’eau de vie, des milliers de lecteurs buvaient ses mots. Ils se saoulaient de ses histoires. Ils en sortaient titubants, hébétés, hagards, dépendants au point de ne souhaiter qu’une chose : boire jusqu’à plus soif un de ses nouveaux romans.
Oui, sa littérature était devenue la drogue dure la plus puissante du 21° siècle !
Le gouvernement s’en était inquiété et avait tenté de lutter : campagnes de prévention, interdiction aux moins de 18 ans, prohibition même ! On avait interdit la vente de ses livres avant chaque week-end afin que les gens sortent enfin de chez eux pour se livrer à des activités familiales, culturelles, politiques ou sportives. En vain ! La population entière stockait, les imprévoyants achetaient au marché noir et d’endettaient. Sous le charme irrépressible de ses histoires, les gens oubliaient tout : travail, famille, patrie.
Un conseiller qui voulait faire le malin suggéra de remplacer l’eau de vie par du vitriol : ce fut pire ! La contestation se répandit dans le pays, la révolte menaça les fondements de la république…
C’est alors que le président eut l’idée d’un sevrage foudroyant : ses services secrets remplacèrent en douce l’eau de vie par de l’eau bénite.
Dès le livre suivant le malheureux auteur fut délaissé et le peuple libéré de son asservissement aux livres put, avec la bénédiction des autorités, se livrer à une activité autrement plus saine : dévorer de la télévision

Huguette

Depuis qu’il trempait sa plume dans l’eau de vie, des milliers de lecteurs buvaient ses mots. Et ils s’en saoulaient, littéralement. Ils arrivaient à peine à en parler, mais ils étaient tous complètement accros. Ils balbutiaent des morceaux de phrases, de vers, de poésies et tombaient aussitôt dans un comas éthylique. Ils décidèrent alors de fonder un atelier d’écriture. Un atelier où les verres remplaceraient les vers et où les bouteilles s’appelleraient “inspiration”. Ils tremperaient leur plume dans de subtils nectars qui les transporteraient dans des mondes merveilleux et imaginaires.

Fabienne

Depuis qu’il trempait sa plume dans l’eau-de-vie, des milliers de lecteurs buvaient ses mots. Des claquements de langue de satisfaction ponctuaient leurs conversations aux relents éthyliques. Certains trouvaient à ses textes une robe de velours, d’autres s’extasiaient sur le goût de pierre-à-fusil de telle expression, et tous célébraient en choeur le « nez » aux arômes d’agrumes de ses derniers poèmes. Et c’est ainsi que cheminaient d’un pas hésitant et incertain, des cohortes de lecteurs en proie à l’ivresse de ses écrits. Ecrits ? Ecrits – vins !

Jean-Louis

Alcools

Depuis qu’il trempait sa plume dans l’eau de vie, des milliers de lecteurs buvaient ses mots…
Longtemps il avait en vain cherché l’inspiration mais ayant donné à sa vie une régularité d’horloger, les phrases restaient enfouies au fond de sa gorge et sa main restait inapte à traduire la moindre émotion. Pourtant,  son emploi du temps méthodiquement établi laissait la place belle à des travaux d’écriture! Mais voilà, s’il disposait du temps nécessaire, d’une technique ni moins bonne ni meilleure qu’un autre.. rien !… Toujours rien! Sa page restait blanche et son humeur très sombre.
Un jour que, comme à l’accoutumée,  il essayait piteusement d’ébaucher un semblant d’histoire, il fut brusquement tiré de sa torpeur littéraire par les sons enroués d’une antique boîte à musique dont il avait oublié jusqu’à l’existence même. Cette mélodie inattendue eut un effet étrange. Il se sentit comme aspiré et ramené  bien des années en arrière. Il se revit jeune marié, militaire, adolescent, enfant…il repensa à sa mère et à tout l’amour qu’elle n’avait pas su lui prodiguer.
Une colère immense le submergea , l’étrangla, l’étouffa.  Hors d’haleine,  il se précipita hors de son domicile, aspirant à longs traits l’air glacé. Pour éteindre cette ardente rage, des flots d’alcool  bien forts s’avéraient nécessaires et le premier estaminet fit l’affaire. Au fur et à mesure que d’âpres et multiples  breuvages glissaient au fond de son gosier, il reprenait son souffle.Il se mît à respirer de plus en plus amplement, puis, peu à peu, se prit à rêver.  La vie devenait presque belle et son imagination se déliait, s’amplifiait, voile tendue par une inspiration débordante ouvrant grand  la porte à de fabuleux récits.
Depuis ce jour mémorable, sa soif d’écrire n’a d’égale que son inextinguible soif de boire mais au fond de chaque verre il pêche désormais pour nous une nouvelle histoire.

Patricia

 

28 novembre, 2013

Atelier du 18 novembre

Classé dans : Non classé — joie55 @ 22:32

ABECEDAIRE des choses que j’aime (5) :

V comme Vagissement : le mot a quelque chose de touchant. Le vagissement n’est pas le cri d’un bébé, comme l’indique faussement certains dictionnaires, mais le « monologue d’un bébé qui prend plaisir à entendre sa propre voix ».
Je ne parlerai que pour moi-même : il me semble que mes exercices à l’atelier d’écriture sont autant de vagissements.

Jean-Louis

V comme Vacances : temps où le temps ne compte pas !

W comme Wagon-lit : voyager en dormant, comme dans un rêve.

X comme Xylologie : qui est « l’étude des bois ». J’ai entendu ce mot pour la première fois où l’un de nos boursiers partait à la Sorbonne étudier la xylologie et je trouvais ce mot magique !

Y comme Yeux qui sont paraît-il le reflet de l’âme !

IMG_4014Z comme Zahia : qui m’a été confiée par mon fils, il y a deux ans et demi. Du coup, l’avoir à mes côtés c’est un peu de mon fils que j’ai avec moi. Elle est une compagne douce, gentille, aimante et fidèle !

Fabienne

Vadrouiller : voir musarder, je crois me souvenir que mon père « partait en vadrouille »

Varon : ce mot surgit du fond de ma mémoire pour me rappeler la soeur d’une amie de jeunesse : elle était chercheuse en biologie et son sujet était le varon, cet insecte qui troue le cuir des bovins et le rend inutilisable en maroquinerie…Je ne sais pas ce qu’elle est devenue, ni ce qu’est devenu le varon !.

Wagon, wallaby, wapiti…tous mots qu’on cherche à poser au scrabble pour se débarrasser du w, et avec wok, on pose le k en plus !

X : l’inconnue

images-1Youyou : que j’en ai entendu, annonceurs de bonnes ou de mauvaises nouvelles ! Mais jamais je n’ai pu imiter les femmes arabes qui les lançaient…

Zoé : j’aime que ce soit le nom d’un bébé crustacé, c’est ma petite fille, ma crevette, la vie.

Huguette

12 novembre, 2013

Atelier du 11 novembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 2:31

DEVOIR : l’abécédaire des choses que j’aime (4)
Faire une liste des choses que vous aimez en expliquant pourquoi, sous forme d’abécédaire (de Q à U) :

Q comme Qualité : mieux vaut privilégier la qualité à la quantité. On parle également d’une personne de qualité
R
comme Rêves qui rendent la vie plus douce et permettent parfois d’oublier les problèmes

Atelier du 11 novembre 2013 apple-iphone-5-smartphone-gsm-umts-4g-1-150x150

S comme smartphone

S comme Smartphone, le premier que j’effleure chaque matin, complètement addict

Tcomme Trésor. On peut rêver toute sa vie d’en trouver un et passer à côté des jolies petites choses que l’on côtoie journellement sans les voir

Ucomme Utopie. Là encore j’en reviens au rêve comme pour R et T. Serais-je une inconditionnelle rêve

Françoise

 

Quête : Souvent, les romans qui parlent de quête sont des romans de science fiction. Mais il ne faut pas voir ma quête comme « l’inaccessible étoile », mais plutôt la simple quête de soi, de la vérité
Regarder
, non pas voir mais regarder les autres, avec amour et bienveillance
Solitude
 : longtemps, elle fut liberté, puis peu à peu, sans même que je m’en aperçoive, elle est devenue solitude, « ma dernière compagne ».
Tendresse
 : « c’est refaire pour quelques instants un monde en bleu avec le cœur au bord des yeux », parce qu’elle est dénué de tout sentiment négatif et s’exprime par de la douceur et de la délicatesse.
Usufruit
 : juste pour le mot qui veut dire « jouissance », un vrai programme !

Fabienne

 

Exercice : continuer le texte :

« Pierrot était pupille de l’Etat. Longtemps, il avait cru qu’il était les yeux de l’Etat, une sorte d’espion ».

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Pierrot, pupille de l'Etat

Pierrot était pupille de l’Etat. Longtemps, il avait cru qu’il était les yeux de l’Etat, une sorte d’espion. Il pensait que les pupilles de l’Etat était le nom donné aux enfants des agents du FBI. N’ayant jamais vu son père, il l’imaginait comme un agent secret, si secret qu’il ne pouvait dévoiler sa véritable identité, même à son propre fils. Pierrot s’évertuait donc à  consigner tout ce qui était bizarre pour que, lorsque son heure viendrait, il puisse présenter un dossier solide et recevoir son accréditation en tant qu’espion.
Il rêvait de ce moment où le costume et le badge lui seraient remis par le Chef de l’état, et où son père, un inconnu parmi le public, se dévoilerait et lui poserait les mains sur les épaules, le regard plein de fierté.
Mais maintenant, il le sait, être pupille de l’Etat, c’est n’être personne aux yeux des autres…

Léo

Pierrot était pupille de l’Etat. Longtemps, il avait cru qu’il était les yeux de l’Etat, une sorte d’espion.
Il faut dire que chaque lundi matin, depuis qu’il était en âge d’écrire son nom, M. Dubout, le clerc de notaire, se présentait au bureau du directeur de la pension où il était placé, à 7 heures précises :
« Monsieur le Directeur,  est-ce que vous pouvez appeler Pierrot ? Tous les lundis, c’était la même question.
Et toujours, le directeur, sans dire un mot, se levait lourdement de son fauteuil et sortait en refermant doucement la porte derrière lui, laissant M. DUBOUT seul au milieu de la pièce.
Deux minutes plus tard, pas une de plus, Pierrot se tenait devant lui, dans son uniforme bleu foncé  à boutons dorés, les mains le long du corps, immobile.
« Pierrot, avez-vous remarqué quelque chose la semaine passée ? ».
« Non, Monsieur, répondait, Pierrot, les yeux sur ses souliers cirés ».
« Vous êtes sûr de vous, insistait le directeur ? ».
Pierrot répondait d’un simple signe de la tête.
« Bon, puisque c’est ainsi, j’y vais, grognait M. Dubout  en  attrapant sa serviette en cuir ».
Et il disparaissait jusqu’au lundi suivant. C’était ainsi depuis qu’il avait 7 ans, il allait aujourd’hui sur ses 21 ans.
Mais ce lundi là, ne fut pas comme les autres.
Bien sûr, M. Dubout se présenta, comme tous les lundis matin, à 7 heures précises. Bien sûr, il demanda qu’on aille chercher Pierrot. Bien sûr, Pierrot répéta qu’il n’avait rien vu, rien entendu de nouveau.
Ce jour-là, M. Dubout n’en resta pas là.
Les sourcils froncés, la mine grave, il sortit un papier de son cartable, ôta le capuchon de son stylo-plume  et le tendit à Pierrot.
« Allez, Pierrot, signe-là ».
Pierrot attrapa le stylo, aux jolis reflets bleu nuit, comme son uniforme, à part, qu’il n’a y avait pas de dorure, alors que lui, ses boutons l’étaient.
« Vas-y dit doucement, dit le directeur, n’aie pas peur. »
Pierrot se mit à transpirer, il avait comme une idée sombre devant les yeux, c’était un peu comme si un nuage traversait sa tête. Il n’arrivait pas bien à déchiffrer les petites lettres serrées les unes contre les autres.
« Tu es un homme maintenant, rajouta le directeur, je ne te retiens pas ».
Alors, Pierrot comprit. Toutes ces années, il n’avait rien vu, rien entendu de nouveau. Il allait être puni et c’était normal. Il prit le stylo et signa juste là où il y avait une petite place, en bas de la lettre avec un ruban bleu blanc rouge en haut de la feuille.
Le lendemain, on est venu le chercher, on l’a emmené à la caserne. Il a changé son uniforme d’interne pour celui de soldat  car il venait de s’engager dans la grande guerre sans le savoir. Comme il n’avait rien vu ni entendu pendant toutes ces années d’internat qui puisse intéresser M. Dubout, il se dit qu’il avait une grosse dette à payer à l’Etat.  Il se porta volontaire pour aller en première ligne  dans les premiers combats, et comme il n’avait jamais eu de chance dans al vie, il fut tué lors du premier assaut de sa compagnie.
Finalement, si il eut de la chance : celle de mourir sans souffrir, celle que personne le pleure, car il n’avait pas de famille.
Ah pardon, j’ai oublié : si il avait une famille : l’Etat français.
L’état aurait pu le porter en tombe. Mais comme son corps fut déchiqueté par un obus, personne ne fut capable de le reconnaître, et il fut enterré dans la fosse commune.

 Marie-Pierre BEAULIER, Nouméa, le 11 novembre 2013

Pierrot était pupille de l’Etat. Longtemps, il avait cru qu’il était les yeux de l’Etat, une sorte d’espion. C’est pour cela que, depuis qu’il était en âge de comprendre, il s’efforçait de tout enregistrer. Il avait même commencé un petit cahier où il notait tout, de peur justement que sa mémoire lui joue des tours. Ainsi, pour le 11 novembre, il avait écrit : ce matin, le jardinier est allé donné ses légumes à la cuisinière qui a beaucoup rougi. Il en déduisit que le jardinier avait la faculté de faire également rougir les tomates et les poivrons… Ce qui, il est vrai, restait un vrai mystère pour lui. Le 12 novembre, le jardinier a embrassé la cuisinière sur la joue. Faisait-il de même pour les légumes, afin qu’il poussent plus vite ? Le 13 novembre, la cuisinière a embrassé le jardinier. Il se dit que les légumes devaient être très bons. Pourtant, en se remémorant le repas de la veille, il ne voyait rien qui pût justifier un tel comportement. Le 14 novembre, le jardinier chuchota quelque chose à l’oreille de la cuisinière qui hocha affirmativement de la tête. Lui demandait-il si elle voulait encore de ses si bons légumes ? Il se dit que s’il était à la place de la cuisinière, il aurait plutôt embrassé le boucher !Peut-être que de telles choses n’étaient pas intéressantes pour l’Etat, mais comment en être sûr ? Peut être la cuisinière et le jardinier étaient des ennemis de l’Etat, ou mieux, des extra-terrestres !!! Il était donc essentiel, voire vital, de surveiller, leur faits et gestes.

Fabienne

5 novembre, 2013

Atelier du 4 novembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:55

Devoir : suite de l’abécédaire des choses que j’aime (3)

L comme Lumineux : qualificatif dont on découvre toute la valeur dans un pays comme la Nouvelle-Calédonie. Le ciel est lumineux, l’océan est lumineux, la plage est lumineuse… nous vivons dans l’archipel de la lumière.
M comme Méticuleux : un peu long, ce qualificatif, comme pour mieux souligner les précautions dans la démarche de l’intéressé. Je croyais que la signification était « soigneux », il semblerait que ce soit davantage timide, craintif… Peur de mal faire ?
M (encore !!!) comme Mirabelle : très intéressant. La traduction : « gland parfumé ». Comme on voudrait qu’ils le soient tous et toujours !!!
N comme Nostalgie : ou le désir de retour, mais si l’on en croit Apollinaire : « ni temps passé, ni les amours reviennent ».
O comme Ouailles : les brebis, les moutons, désigne aussi les fidèles à l’office du dimanche (tombe en désuétude).

Atelier du 4 novembre 2013 fard-a-paupiere-4_s
P comme Paupière : d’un infinitif qui signifie « caresser ». Le mouvement répété et automatique de la paupière sur l’oeil est donc une caresse destinée à humidifier régulièrement le globe oculaire. Notre corps n’est pas qu’une mécanique tant on découvre de raffinement et d’attentions dans son fonctionnement.

Jean-Louis

images abécédaireL comme Livres qui ont été mes premiers amis lorsqu’enfant, j’étais malade et ne pouvais pas jouer avec les autres et qui le resteront jusqu’à la fin de ma vie.
M
comme Mystère, mystères de la vie, mystères du cosmos, tout est mystère et il me plait qu’il n’existe pas forcément de raisons cartésiennes à tout
N
comme Nuit quand les autres reposent et que je n’arrive pas à dormir, j’ai l’impression d’être le maître du monde quelquefois, ou très seule, la plupart du temps.
O
comme Ouvrir : ouvrir sa porte, ses bras, son cœur…
P
comme mon Père parti trop tôt et à qui je n’ai jamais pu dire que je l’aimais.

Fabienne

3/ Exercice :
dans la peau de
: un banc

banc-300x167 banc

Je suis le vieux banc...

Un parc verdoyant,
Un chemin parmi les arbres et les bassins,
Un banc.
Ce banc, ancré depuis des décennies, fait maintenant corps avec la terre, il vit au rythme du parc, et se nourrit des murmures des passants.
Ce banc pourrait être celui sur lequel vous vous asseyez lorsque vous cherchez la solitude et le calme, celui qui vous a fait une forte impression au détour d’un sentier ou celui que vous ne remarquez même plus.
Bien sûr, il en a vu passer des gens. Et toutes sortes de personnes se sont assises sur lui. Il reconnait les habitués du parc et les habitués le reconnaissent. Il accueille les marcheurs occasionnels qui lui en sont reconnaissants.
Des gens l’aiment, le respectent, l’ignorent, cherchent à l’abimer, à le défigurer. Chaque personne y laisse une marque, un souvenir, une émotion.
Mais demain il sera enlevé, et un tout neuf le remplacera. Dommage, je l’aimais bien.

Léo

Je suis le vieux banc, au fond du parc, solitaire et glacé.
Offert, comme une invitation à se reposer, j’accueille les postérieurs de toutes formes et dimensions : les pointus, qui creusent dans ma chair tendre, comme s’ils voulaient y imprimer leur marque, les ronds qui s’étalent flasquement hors des limites permises,, les fermes et rebondis (ma préférence), qui font couler dans mes veines une sève insoupçonnée.
« Sonder les reins et les coeurs », un vieux rêve. Je ne sonde rien du tout, mais je me plais à imaginer l’insondable mystère. Un organe me manque et tout est impossible : un noeud protubérant et tortueux.
Ainsi va la vie au fond du vieux parc….

Jean-Louis

JE SUIS LE VIEUX BANC,
Te souviens tu de ce banc où nous avions gravé nos noms au milieu d’un grand coeur ? Nous avions 16 ans et toutes nos illusions et nous pensions nous aimer pour la vie.
Regardes ce joli banc témoin de notre amour. Trente ans plus tard, il est toujours le même, lumineux dans ce joli paysage d’automne. La vie nous a éloignés et nous sommes partis, chacun de notre côté, au quatre coins du monde.
Et pourtant, tout au fond de moi, surtout dans les moment difficiles, où tout semblait vain et inutile, j’ai toujours gardé  l’image de ce joli banc, le jour où tu m’as dit : « Je t’aime et t ‘ aimerai toujours ».
Puisque la vie nous offre une deuxième chance, mettons fin à cette parenthèse qui nous a trop longtemps séparés. Asseyons nous sur notre banc et retrouvons la folie de nos 16 ans et, cette fois-ci, plus rien, ni personne, ne pourra nous séparer.
Françoise

Ami, prends le temps, assieds-toi ! Prends le temps de t’arrêter et regarde. Regarde ce qui est autour de toi, regarde-toi. Prends le temps d’enlever la poussière terrestre de tes yeux, prends le temps d’aimer, d’avoir des amis.

Tout va si vite dans ta vie que t’arrêter là et maintenant, est un luxe que tu ne connais pas. Et pourtant, sais tu qu’un jour, la flamme de ta vie s’éteindra ? Tu l’auras gaspillé en mille choses inutiles et qui te semblent si essentielles, sans même avoir vu la beauté du monde. Moi, je suis là depuis des centaines d’années et pour longtemps encore. Alors, assieds toi, écoute le vent qui emporte tes rêves et donne-toi un moment d’éternité…

Fabienne

 

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