Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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30 octobre, 2013

Atelier du 28 octobre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:25

DEVOIR : l’abécédaire des choses que j’aime (2) – G H I J K

G comme
galipette : Fiévreusement, j’ai foncé sur mon dictionnaire étymologique. J’ai découvert « origine obscure ». Pudiquement, j’ai refermé.
Hcomme

Atelier du 28 octobre 2013 images3

H comme haricot

haricot : Le mot a existé avant la chose, pour désigner « un ragoût de viandes coupées en morceaux » (XIVe).
Puis, au XVIIe, croisement de l’aztèque « ayacotli », transmis par les Espagnols sous une forme « ayacote ». Utilisé dans les ragoûts déjà appelés « haricot ».
I comme
indulgence : j’essaie d’en acquérir ; y a encore du boulot. Je regrette l’époque où on pouvait les acheter.
J comme
jeûner : je rêve de jeûner. Non, ça ne signifie pas « redevenir jeune », il y a longtemps que j’ai renoncé.
Mais si Assimil nous sortait une méthode « Le jeûne sans peine », c’est sûr, j’y retrouverais l’élégance de mes 20 ans.
K comme
kilo : voir le mot précédent.

Jean-Louis Rousse (28 octobre 2013).

La gentillesse, l’honnêteté, l’intelligence du cœur et la joie de vivre devraient être les qualités essentielles de tous les humains. Hélas, il n’en est rien, mais on peut retrouver ces qualités… chez les chiens !!!

Quant au K, je ne vais pas dire que j’aime les képis, encore moins les keufs !!! Ma sensibilité personnelle pencherait plutôt vers le Kama Sutra !

Fabienne


G
comme : gadget qu’on achète sur un coup de tête et qui ne marche jamais !
H comme : harmonie des sons, des couleurs, la « Zen attitude ».
I comme : irrésistible charme de tes yeux verts qui m’observent
J comme : Justice, tellement bafouée de nos jours.

1a0bb-orig-kilt Jean-Louis

K comme KILT, pour voir ce qu'il y a en-dessous !

K comme : kilt écossais, pour voir en dessous, l’air de rien…

Françoise Ravelli


 

 

 

 

 

2/ EXERCICE : écrire la suite
Dans mes oreilles, des paroles bavardent toutes seules, elles…

bla-300x245 VroDans mes oreilles des paroles bavardent toutes seules,
Elles échangent leur point de vue sur ma décision à prendre.
Ça fait un boucan d’enfer et ça me donne mal au crâne.
J’aimerai bien qu’elles se taisent un peu,
Que je puisse réfléchir.
Alors avec un coton-tige je les plaque contre mon tympan,
Voilà… elles ne bougent plus…
Elles s’enfoncent dans le coton et s’endorment silencieusement.

Vro

Dans mes oreilles, des paroles bavardent toutes seules, elles se disent mille choses entre elles, je n’arrive pas à tout comprendre, ça fait un boucan d’enfer et ça me donne des migraines incroyables. Alors, je m’arrête, je ne fais plus rien, je les écoute parler. Les paroles se racontent des histoires fantastiques, des histoires d’enfants. Ces paroles parlent aux hommes. Mais les hommes n’écoutent jamais les paroles d’enfants, ils les ignorent ou ne les comprennent plus. Ces paroles n’ont pas de langue ni de bouche pour parler, elles parlent directement aux cœurs des hommes. Mais le cœur des hommes a mille autres choses à penser et à se dire, alors ces simples paroles se perdent dans le néant. Elles parlent d’amour et de joie.

Fabienne


3/ Exercice
 : Cercueils à gogo

Si on réalisait des cercueils ayant une forme et un aspect correspondant à la personnalité, au métier ou au talent du défunt, quel aurait pu être l’aspect du cercueil de :
-       Jeanne d’Arc
-       Hitler
-       L’abbé Pierre
-       Edith Piaf

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cercueils de formes spéciales pour gens célèbres

Le cercueil de Jeanne d’Arc serait sculpté dans un extincteur.
Le cercueil de l’Abbé Pierre serait fait dans une baguette de pain géante, pour nourrir le peuple pendant les obsèques.
Le cercueil d’Edith Piaf serait en forme de gramophone au disque rayé  ♫♪ « Mon Dieeeu…couik…Mon Dieeeu…couik…Mon Dieeeu… » ♫♪♫

Vro

Pour Jeanne d’Arc  :
Deux jolies urnes bleues, bordées d’or. La grande officielle, la petite pour ses proches
Pour Hitler
Un cercueil noir en forme de croix gammée
Pour l’Abbé Pierre
Une simple caisse en bois, très vieille, comme usagée
Pour Edith Piaf
Un joli cercueil rose, tout petit et recouvert de notes de musique

Françoise Ravelli

Jeanne d’Arc : Un beau cercueil vaporeux, dans des volutes de fumée bleue, et des crépitements de brandons incandescents.
Hitler : Un blockhaus anguleux du Mur de l’Atlantique.
L’Abbé Pierre : un assemblage de planches de toutes essences, chacun a apporté son petit bois. A l’intérieur, une chaude couverture de laine, et des provisions pour le voyage.
Edith Piaf : 2 caisses en bois, qu’on avait accolées, suffisaient pour ce petit corps, enveloppé dans la toile cirée d’une table de café. Et, pour maintenir le tout, les cordes d’un ring venues tout droit de New-York.

Jean-Louis Rousse (28/10/2013).

Pour Jeanne d’Arc, un cercueil tout blanc, immaculé, fait d’un bois très léger, très inflammable.
Pour Hitler, un cercueil avec l’emplacement du bras à l’horizontale pour que, même dans l’éternité, il puisse crier « Heil Hitler » !
Pour l’abbé Pierre, un cercueil en forme de HLM avec plein d’appartement et des tas de familles qui disent bonjour aux fenêtres

Fabienne

22 octobre, 2013

Atelier du 21 octobre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 0:08

DEVOIR : l’abécédaire des choses que j’aime (1)
Faire une liste des choses que vous aimez en expliquant pourquoi, sous forme d’abécédaire (de A à F) :

A comme
affection : le mot, étiré sur ses 3 syllabes (4 si l’on pratique la diérèse, un peu affectée) me convient mieux que « amour », trop bref, et trop violent.
Il y a dans « affection » une certaine douceur, comme une caresse, lorsqu’on le prononce.
Inconvénient : le même terme désigne un dysfonctionnement, une maladie.
B comme
bêtise : c’est si bon d’en faire, à tout âge.
C comme
charme : A l’origine, c’est le chant magique, à caractère sacré, qui exerce une influence sur les êtres humains.
« Un je ne sais quel charme encore vers vous m’emporte » (Polyeucte, de Corneille).
Au pluriel, le terme devient concret, et désigne les courbes féminines, aux pouvoirs tout aussi magiques.
D comme
désopilant : ce qui fait rire. Je ne m’en lasse pas.
E comme
éphémère : ce qui ne dure qu’un jour, et qui prend tant de valeur précisément parce qu’il est fugitif.
Les Japonais ont développé un véritable culte de l’éphémère, qui se manifeste particulièrement lors des Sakura, la floraison des cerisiers. Célébrée comme une religion.
F comme
femme. Si je chantais, je choisirais « Femmes, je vous aime » de Julien Clerc.
Mais le plus bel hommage à la Femme est sans aucun doute cette définition, dans le dictionnaire de l’Académie de 1596 : « femelle de l’homme ».

Jean-Louis Rousse, 21/10/2013.

A comme Amitié  qui réussit où l’amour à échoué
B comme Bonheur partagé : le sourire d’un bébé, la beauté d’un soleil couchant, tous ces petits riens qui rendent heureux, même en temps de crise
C comme Chocolat noir : plaisir intense, de toi je suis accro, il me faut ma dose quotidienne
D comme Diamant, invincible, ta pureté atteint la perfection qui nous plait tant !
E comme Ecrivains, je vous aime, vous qui m’accompagnez depuis ma plus tendre enfance. Que ferai-je sans vous ?
F comme Feu qui réchauffe nos coeurs et nos corps, tu fais partie de mon thème astral et ta fugosité me ressemble.

Françoise Ravelli

Apéritif : j’adore absolument avoir un apéritif avec des amis et de l’alcool (tautogramme)
Brocante : aimer fouiner, farfouiller, chiner, trouver, et économiser (verbes à l’infinitif)
Criminal Case : j’ai une joie aigüe chaque journée, chercher coupables audacieux fébrilement. (Phrase rhopalique)
Dormir sur mes deux oreilles, j’aimerais bien, mais j’ai du mal, comment faire ? (jeu de mots)
E = acrostiche :
: écrire me plait plus que tout
C : caresser les mots
R : raconter des histoires
I : inventer des personnages
R : rassasie mon imagination
E
 : et remplit ma vie
F
 : famille : femme seule cherche à adopter famille pour passer de bons moments ensemble.

Fabienne

2/ EXERCICE : écrire la suite
Ecrire la suite de : Pendue au-dessus de son bureau, il y avait une immense langue, il s’en servait pour…
Consigne
: interdit que dire que c’est pour coller des timbres !!!


Atelier du 21 octobre 2013 langue1-262x300

Pendue au dessus de son bureau,
Il y avait une immense langue.
Il s’en servait pour coiffer sa mèche folle qui ondulait sur son front.
Le coup de tête matinal plaquait ses idées volages qui frisaient le ridicule.

Vro

Pendue au-dessus de son bureau, il y avait une immense langue, il s’en servait pour y mettre ses cheveux qu’il perdait par touffes depuis qu’il travaillait là. Il y avait plein de « seveux sur sa langue ». Quand il était arrivé dans ce bureau, la langue était déjà là. Il ne l’aimait pas, c’était une langue de vipère, une mauvaise langue qui racontait tout sur n’importe qui. Il aurait bien aimé la tourner sept fois dans sa bouche, mais impossible de la tenir. Il y avait toujours un mot sur le bout de sa langue… Et puis, par politesse, il préférait sa langue maternelle, voire les langues de bois. Il essaya bien de la donner au chat, mais celui-ci était très difficile, il ne mangeait que des pâtés Sheba… Même ses collègues se moquaient de lui : tu n’as pas encore perdu ta langue ? Lui disaient il sans cesse. Tous ces quolibets commençaient vraiment à l’indisposer.
Jusqu’au jour où, ouvrant la porte de son bureau, il vit qu’elle s’était suicidée : elle était bien pendue.

Fabienne

3/ Exercice :
Vous êtes la grande aiguille d’une horloge et vous ne pouvez pas saquer cette feignasse de petite aiguille qui se traîne à longueur de journée et n’avance à rien.

images2 abécédaire

Bonjour, ici Kelly Hart pour une interview en direct de Big Ben pour le magazine « O’clock » :
-  Bonjour Madame
- Mademoiselle, je vous prie, je n’ai jamais eu le temps de m’arrêter pour la bagatelle ni pour quoi que ce soit d’ailleurs, tic-tac, tic-tac
-  Excusez moi, bonjour Mademoiselle. Pourriez vous nous dire quels rapports vous entretenez avec votre collègue, la petite aiguille ?
-  Aucun rapport. Vous voyez bien, elle n’avance pas, elle se traîne toute la journée, comme si on avait le temps !!! Tic-tac
-  Mais enfin, vous vous rencontrez quelquefois ?
- Oui, une fois par heure, mais je ne m’attarde pas, dès que je la vois, j’ai des fourmis dans la pointe. J’ai une furieuse envie d’avancer, Tic-tac
- Et vous n’avez pas l’impression d’être un peu un accessoire ? On n’est pas à la minute près. Enfin, le plus important, c’est l’heure…
- Minute papillon !!! Il est des minutes essentielles dans la vie : la minute de vérité, la minute de silence, les minutes d’un jugement… Tic-tac
-  Oui, mais l’on dit aussi : sa dernière heure est arrivée…
-  Et pourtant, il suffit en général d’une minute, tic-tac. Non, mais regardez-la, elle se prend vraiment pour une star, à peine bouge-t-elle un peu que tous les carillons se mettent à sonner, tic-tac
-  Je suis désolée, mais il est l’heure et non pas la minute de rendre l’antenne.

Fabienne

montre-patrimony-contemporaine_21-185x300 Fabienne

- Alors ? Tu te décides ? Tu vas te bouger un peu ? On dirait une limace qui se traîne
- Dans la vie, sache-le, il faut prendre son temps. D’ailleurs, ce n’est pas moi qui décide
- Il faut peut-être prendre son temps, mais tu ne te fatigues pas beaucoup ! J’ai le temps de faire 12 tours sur le temps que tu en fais un !
- Mais regarde comme tu es fine et svelte ! Moi, je suis toute rabougrie…
- C’est vrai que tu es toute rabougrie !… Mais moi, je ne suis pas fine et svelte, je suis sportive et musclée à force de faire de l’exercice. Toi, tu grossis de plus en plus !
- Ecoute, c’est pas une asperge sous amphétamines comme toi qui va me dicter ma conduite. Le temps, c’est le temps et je fais ce qu’il me dit !
- Le temps, on en fait ce qu’on en veut. D’ailleurs, Einstein a dit qu’il pouvait se dilater. Il suffit de voyager à la vitesse de la lumière !
- C’est toi que je vais dilater si tu arrêtes pas de faire ta maligne.
- Bon ! Si tu le prends comme ça, je fais grève ! Il était, il est et il sera toujours 19h14.

Georges et Léo

17 octobre, 2013

Atelier du 14 octobre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:37

1/ EXERCICE : 5 fruits & légumes par jour !
Ecrire un texte contenant le plus d’expressions possibles avec des fruits et légumes.

Atelier du 14 octobre 2013 images-5

J’en ai gros sur la patate de ses salades !!! Me prends vraiment pour une truffe,  tellement que j’ai failli en tomber dans les pommes. Il m’a pressée comme un citron pour que je lui fourgue mon oseille, et maintenant, j’ai plus un radis. Il s’est bien mis du beurre dans les épinards, mais il aurait dû garder une poire pour la soif, au lieu de ramener sa fraise avec son chapeau melon !
Pourtant, l’était moche : rouge comme une tomate, les oreilles en feuilles de chou, haut comme trois pommes, avec un cœur d’artichaut et un pois chiche dans la tête, vraiment pas de quoi fantasmer…
Mais ça va pas  en rester là, je vais prendre un avocat. Sûr qu’il va être jaune comme un coing la prochaine fois qu’il me verra. T ‘inquiète, je lui ferai bouffer les pissenlits par la racine…

 Fabienne

 

2/ Exercice : une autre fin
Tout le monde connaît la tragédie de Shakespeare, Roméo et Juliette : la rivalité des Montaigu et des Capulet, deux familles ennemies depuis la nuit des temps, ensanglante toute la ville de Vérone. Hors, Roméo Montaigu tombe amoureux de Juliette Capulet. Amour impossible, qui conduira les deux héros à se donner la mort. Inventez fin totalement différente, burlesque, comique, romantique ou tragique.

images-6 Fabienne

Roméo avait donné rendez-vous à Juliette chez le magicien Merlin. Leur amour impossible était voué à une fin tragique. Une idée avait alors germé dans la tête de Roméo pour déjouer un tel malheur. Quel était le seul et unique moyen d’échapper à leur deux familles ennemies jurées ?
Il avait alors demandé son aide au magicien : « Mon bon Merlin, de quelle manière pourrais- tu permettre à notre amour de perdurer ». Après maintes réflexions Merlin pensait avoir trouvé la solution. Il fallait transporter Roméo et Juliette dans le futur. Il les fit entrer dans un caisson et commença à proférer ses incantations. Au bout de quelques minutes, une épaisse fumée noire sortit du caisson qui était violemment secoué. Puis ce fut le silence total. Merlin s’avança pour ouvrir le caisson. Il avait réussi ,celui-ci était vide.
Merlin se demandait, avec curiosité, vers quelle époque et quel endroit nos deux amoureux avaient-ils été transportés ?
Au même moment, Roméo et Juliette se réveillèrent sur une magnifique plage au sable blanc et à la mer turquoise.
« Youssi !!!! , dit Roméo, quel beau voyage de noces » .
« C’est ça aussi !!!! » répondit Juliette.
« Quel pied d’être enfin débarrassé des familles à les nous z’autres. Fin valab ! Approuva Roméo ».

Françoise Ravelli

1381651_10201797416193646_963636962_n-194x300 Françoise

   Au rendez-vous elle y était Juliette. Oui elle y était.
Mais ivre morte. Le château Montégu avait eu raison de cette attente interminable.
Si Roméo n’avait pas crevé en route avec sa voiture décapulée !
Trop de temps pour Juliette, sa soif l’empoisonnait.

  Vro

Les Montaigu et les Capulet n’étaient certes pas très contents que leurs rejetons aient une aventure. Car, bien sûr, ils pensaient que c’étaient une simple aventure et s’en formulèrent pas plus que ça. Dans le temps, le père de Roméo, déjà marié, avait bien eu une brève liaison avec la mère de Juliette, mais le secret n’avait jamais transpiré, croyait-il… Il était peut-être temps d’enterrer la hache de guerre et devant la crise financière qui menaçait, le vieux Montaigu eut une idée de génie : il décida de créer une agence matrimoniale, et demanda au Vieux Capulet de devenir son associé, car il avait quand même besoin de financement. Capulet regretta vivement de n’avoir pas eu cette idée en premier, car il la trouva également géniale. Les deux familles s’associèrent donc. Ce fut le début de leur fortune. En effet parmi leurs clients les plus célèbres, nous nommerons : Baucis et Philémon, Paul et Virginie,  Juliette Drouet et Victor Hugo, Bonnie & Clyde, et bien sûr Omar et Fred !

Fabienne

Roméo contempla le corps sans vie de Juliette, tétanisé. Son esprit ne parvenait pas à intégrer l’information. La fille avec qui il devait passer le reste de sa vie ne pouvait pas partir avant lui. Il avait deux solutions :
1 – Partir avec elle
2 – La ramener à lui
Après des minutes qui semblèrent une éternité, Roméo décida que l’option 2 était nettement préférable à l’option 1, sachant que l’option 1 serait toujours possible si l’option 2 ne marchait pas.
Il se souvint de ce que lui avait appris son tuteur sur la chasse : les corps ne pourrissent plus lorsqu’ils sont exposés au froid. Il transporta donc Juliette jusqu’à la maison de son oncle, boucher de son état, remerciant Dieu de l’absence de celui-ci. Il se dirigea vers la cave, constamment approvisionnée de neige fraîche en hiver. Juliette se révéla difficile à faire rentrer dans le tonneau glacé, mais il se dit qu’en un seul morceau, elle serait plus facile à faire revenir. Il baisa une dernière fois son front et lui adressa un au revoir depuis les marches menant à la trappe. Il avait environ trois mois devant lui avant que le corps de Juliette ne se décompose complètement et il allait les mettre à profit.Vérone, il finit par mettre la main sur un Sarrazin lui assurant connaître un alchimiste du nom d’Abdul Al Azhred, récemment décédé, qui avait couché sur papier, du nom obscène de « Nécronomicora » pour ramener les défunts à la vie.
Sa quête de l’amour allait pouvoir commencer…

Raoul

Atelier du 7 octobre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:13

DEVOIR :
Ouvrez vos oreilles : Lorsque vous êtes dans la rue, au travail, dans un magasin, vous assistez à une scène entre plusieurs personnages. Retranscrivez le dialogue.

Atelier du 7 octobre 2013 images-2

A la plage :
-       Elle : pourquoi tu fais la gueule ?
-       Lui : j’fais pas la gueule !
-       Elle : ben ! en tout cas, ça y ressemble !
-       Lui : Fout moi la paix !
-       Elle : mais on est bien là, non ?
-       Lui : je t’ai déjà dit, j’aime pas la plage, mais tu veux toujours m’y trainer quand même
-       Elle : tu pourrais faire un effort pour une fois qu’on est tous ensemble
-       Lui : tu m’emmerdes !
-       Le gosse : arrêtez de vous disputer !!!
-       Elle & lui : mais on ne se dispute pas !

Fabienne

2/ EXERCICE : La névrose inavouée
Jetez sur une feuille de papier 16 mots qui vous viennent automatiquement. Ensuite, sans réfléchir, les associer 2 par 2. Ecrivez un nouveau mot , par association d’idées, à partir de ces 2. Cela fait 8 mots, que vous associer à nouveau par 2 et qui vous font penser à un autre mot (expliquez pourquoi). Plus que 4 mots. Faire de même jusqu’à ce qu’il ne vous reste plus que 2 mots qui vous feront immanquablement penser à un dernier mot : votre névrose inavouée. Ce dernier mot sera donné par les autres participants.

Des surprises pour cet exercice, impossible à retranscrire sur la blog, mais très intéressant à faire.

7 octobre, 2013

Atelier du 30 septembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:06

DEVOIR : quelles sont, selon vous, les 10 choses les plus désopilantes ?

Atelier du 30 septembre 2013 fou-rire_image_full-300x2251) Les éclats de rires d’un bébé lorsqu’on lui fait des grimaces
2) Les mots d’enfants : lorsque mon petit fils de quatre ans dit à sa nounou mélanésienne « toi tu es marron »
3) Dany Boon dans « Les Ch’tis »
4) Quelqu’un qui se balance et qui tombe de sa chaise
5) Une de mes copines qui n’arrive pas à synchroniser ses mouvements à la gym et qui part  systématiquement du mauvais côté
6) Toujours à la gym, un adhérent laisse partir un pet tonitruant durant la séance d’abdominaux
7) Je mange un escargot avec une pince au restaurant et tout à coup il saute dans l’assiette de mon voisin de table
8) Quand je chante faux « I believe I can fly » sous la douche
9)  Une copine qui achète des préservatif dans une pharmacie : Lorsque le pharmacien lui demande : « 12, 24 ou 36″ et qu’elle répond : « Je ne sais pas, je n’ai pas mesuré ».
10) La pièce « Le Père NoËL est une ordure » que j’ai bien dû revoir une bonne dizaine de fois

Françoise Ravelli

-       Une fille prétentieuse qui se s’emmêle les talons hauts et se casse la figure
-       La scène mythique des Tontons Flingueurs
-       Un bébé qui rit aux éclats
-       Un garçon qui regarde tellement une fille et ne voit pas qu’il va se prendre un panneau
-       Une fille qui sort des toilettes avec une partie de sa robe dans la culotte (hilarant, surtout si la fille est pimbêche !)
-       Un chat qui tombe par inadvertance dans l’eau
-       Un frimeur qui veut faire un saut périlleux devant des filles et qui se vautre
-       La scène chez les paysans dans « Les Bronzés font du ski »

Fabienne

Et vous ? Qu’est-ce qui vous fait rire ???


EXERCICE
 :
Chacun des participants va faire 2 fiches personnages (âge, sexe, études, emploi, amis, ennemis, défauts, qualités…) sur une feuille.  Les feuilles seront retournées et mises au milieu. Chacun pioche une feuille et écrit une histoire avec ces deux personnages comme héros.

Les personnages d’Elsa :
1 – Florence : études de droit, économie, littérature.
A travaillé 20 ans dans les études statistiques puis tout quitté pour se lancer dans sa passion : la phytothérapie
Porte souvent des gris-gris contre le mauvais œil
Ses amis
 :
Ghislaine, prof de yoga ( 67 ans )
Myrtille qui bosse dans la com. et aime bien les massages, 30 ans
Jérôme et Fred, ses copains homos, qui ont ouvert un gîte à la campagne
Tous les clients du magasin de « plantes »
Florence vient de se séparer de Christophe, avec qui elle vivait depuis 15 ans… mais elle n’arrive pas à se souvenir des raisons de leur séparation.

2 –Mme Piquel : 82 ans, vit dans une maison de retraite au cœur d’un bourg de Bretagne. Aime bien descendre manger au « restaurant » du rez-de-chaussée car c’est gratuit ( il s’agit en fait, de la cantine de la maison de retraite )
Aime que M. Paul lui fasse la lecture, les ateliers mémoires du mardi et jeudi, les goûters et les gâteaux secs, le tricot, jouer aux dominos, regarder par la fenêtre, faire des «  cancans «  avec Mme Piquemal
Etait couturière dans une petite boutique de confection sur mesure. C’est la seule de ses 8 frères et sœurs à ne pas avoir travaillé dans la ferme familiale.
Signe particulier
 :  pense toujours à se mettre du rouge à lèvres quand arrive des invités

Le texte à partir de ces personnages

Madame Piquel est plutôt heureuse dans sa maison de retraite bretonne. Outre le fait que le restaurant est « gratuit » croit-elle, les résidents de la maison sont agréables. Son préféré est Monsieur Paul qui lui fait la lecture (elle ne voit plus très bien) du journal local. Il y a aussi Mme Piquemal avec qui elle échange les dernières nouvelles après le café, tout en les  transformant parfois – oh ! bien involontairement car elles ne sont pas mauvaises langues. Elle aime bien aussi la gentille dame qui vient régulièrement lui rappeler de vieux souvenirs et lui faire faire des jeux amusants, mais un peu enfantins parfois, il faut bien le dire. Comme compter de 2 en 2 par exemple, c’était l’exercice d’hier ! La monotonie des jours est rompue tous les dimanches  avec les sorties chez sa fille Florence. Depuis qu’elle est séparée de Christophe, elle vient beaucoup plus souvent la chercher. Il est vrai que Christophe n’aimait pas beaucoup sa belle-mère qui le lui rendait bien. Florence n’a jamais pu lui expliquer pourquoi ils s’étaient séparés mais Mme Piquel a toujours pensé que sa fille méritait mieux.  Malgré des études brillantes  et un emploi bien payé dans un ministère à Paris, sa fille a, un jour, tout plaqué pour se consacrer à sa passion : la phytothérapie. Elle a déménagé en Bretagne, pas très loin,  a ouvert un magasin de gélules et de plantes médicinales, s’est fait de nouveaux amis et semble beaucoup plus épanouie. Mme Piquel se demande souvent si c’est parce qu’elle a quitté Christophe ou son travail. Mais elle se réjouit de voir sa fille plus souvent. Parfois elle se demande si ce n’est pas parce qu’elle lui sert de cobaye pour tester ses gélules et ses infusions. La dernière infusion lui avait collé de sacrées coliques qu’il avait fallu calmer avec des cachets. L’infirmière avait bien été étonnée car Mme Piquel n’est pas sujette aux maux de ventre mais la vieille dame qui ne voulait pas causer d’ennuis à sa fille n’avait rien dit. Toutefois, elle a bien réfléchi.  Les prochaines gélules, censées apaiser les douleurs rhumatismales, seront testées par Mme Piquemal, qui se plaint souvent, si sa fille est d’accord évidemment.  II faudra bien trouver un stratagème pour que sa copine ne se doute de rien mais Florence ne manque pas d’imagination, avec toutes les études qu’elle a faites. Et si ça marche, elle prendra les gélules elle aussi.

Au moment où Mme Piquel se met son rouge à lèvres préféré pour la sortie avec sa Florence, elle entend du bruit dans le couloir et une agitation inhabituelle. En ouvrant la porte de sa chambre, elle reste stupéfaite : sa fille est là, encadrée par deux hommes  distingués. L’un d’eux tient un bouquet de roses. Derrière eux, Mme Piquemal et M. Paul, curieux.
« -Bon anniversaire, chère Mme Piquel. » lui dit l’un des inconnus en riant avec affectation.
Florence, habillée en gitane, la poitrine chargée de colliers porte-bonheurs tient une petite boîte. Un bijou ? Que nenni, des gélules pour booster la mémoire.
C’est vrai c’est mon anniversaire aujourd’hui, je l’avais oublié. Mais quel âge ai-je donc ?

Monique Vasapolli


Les personnages d’Huguette :

1 – Madame Bigote : 85 ans, 1,60 m, vieille fille, elle n’a jamais connu « le loup »
Née à Menton
Elle a toujours la même coiffure qu’elle avait adoptée à 15 ans : deux nattes qui furent épaisses divisaient sa chevelure brune et abondante, maintenant, blanche et rare qui lui donne un air de madone retraitée. Elle marchait à petits pas mesurés dans l’escalier et se faisait discrète, au grand dam des locataires de la maison close…
Elle aime lire des poèmes et des histoires d’amour. Bien qu’elle ne soit allée que jusqu’au certificat d’études, sa curiosité naturelle lui a permis d’apprécier Baudelaire et Aldous Huxley

 2 – Jean Charles de la Haute : 75 ans, 1,85 m, antiquaire
Né à Paris (XVI éme), Don Juan, collectionneur de cœurs
Belle allure, faussement guindé, canne à pommeau argenté, gravé aux chiffres de sa famille – quartier de noblesse oblige !
Grand front, à peine dégarni, chevelure aussi argentée que son pommeau, plaquée en arrière, lui donnant un air de vicomte dont aurait pu s’inspirer le fou chantant.
A fait des études de Lettres puis de Droit, mais son dada, c’est de chiner, de collectionner. Il a accumulé tellement d’objets qu’il s’est décidé à en faire son métier d’antiquaire

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Jean-Charles de la Haute

Le texte à partir de ces personnages

Dans cet immeuble cossu en son temps, se croisaient et se décroisaient dans la plus grande discrétion des personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Madeleine Bigote en était la concierge depuis des temps immémoriaux. Arrivée de Menton à l’âge de 15 ans, sa petite taille et ses longues tresses brunes ne lui avaient pas permis d’attirer l’attention de quelque garçon que ce soit. A 85 ans, elle était toujours vierge et, même si elle n’avait jamais eu ni parents ni amis à qui se confier, dès qu’on la rencontrait, on se disait : elle ne connaîtra jamais l’acte charnel dans les bras d’un homme…
Les locataires de passage, pour une ou deux heures de plaisir, des dames et des messieurs bien mis qui baissaient la tête en passant devant sa loge ne savaient même pas à quoi elle ressemblait. Très discrète, elle se déplaçait à petits pas dans l’escalier recouvert d’un tapis rouge, et baissait les yeux lorsqu’on la croisait. On ne voyait que deux nattes blanches, réduites comme peau de chagrin, qui pendaient tristement dans son dos.
Son destin allait croiser celui de Jean-Charles de la Haute, un jour de mars, alors qu’il neigeait sur Paris depuis plusieurs jours sans discontinuer. Ce phénomène climatique peut-il à lui seul, expliquer le mystère de l’amour, mieux, du coup de foudre ?
Jean-Charles de la Haute, âgé de 75 ans, habitait cet immeuble depuis trente ans. Il connaissait bien sa concierge et ne trouvait rien à redire aux menus services qu’elle lui rendait, comme aux autres résidents permanents de l’immeuble : signer et garder le courrier recommandé en l’absence du destinataire, arroser les plantes pendant leur absence…
Jean-Charles, parisien de naissance, d’origine noble, n’aurait jamais pu vivre dans un immeuble hausmannien dépourvu de concierge. Certes, il n’était que locataire, ayant dilapidé la fortune héritée de ses parents avec des femmes avides, futiles et vénales, mais il était « de la Haute », il était même antiquaire. Il vivait chichement, néanmoins. Sa belle allure, son mètre quatre vingt cinq, sa chevelure argentée, savamment plaquée en arrière, sa canne à pommeau d’argent, aux chiffres de sa famille (qui, d’ailleurs, n’existait plus à par lui), étaient d’un autre temps : celui du « Fou Chantant », voire même de la Belle Epoque. Bref, Jean-Charles de la Haute n’intéressait plus personne
Alors, en ce jour de mars, quand il entendit frapper doucement à sa porte, il fut quelque peu surpris. Qui pouvait venir le voir alors que Paris était paralysé sous la neige et que personne ne venait frapper à sa porte, même quand il faisait beau, ou que c’était son anniversaire, ou Noël, ou le 31 décembre, ou le 1er janvier, ou sa fête… Bref, jamais !
Pour se donner une contenance, alors qu’il avait déjà enfilé sa robe de chambre et ses chaussons, il attrapa sa canne à pommeau d’argent et ouvrit la porte.
Devant lui, Madeleine Bigote !
Bigre, à huit heures du soir ! Mais que se passait-il ? Une fuite d’eau qu’il n’avait pas remarqué, un sac poubelle qu’il avait oublié de sortir dans la cour de l’immeuble…
Il fronça les sourcils mais retint sa surprise.
-  Bonsoir, chère Madame,  que puis-je pour vous ? Sa voix était grave et chaude.
Madeleine, la tête baissée, fit un effort pour relever le menton. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son ne sortit. Elle baissa les yeux vers ses mains qui tenaient fermement un livre. Le regard de Jean-Charles se déporta vers cet objet quelque peu incongru dans les mains d’une concierge. C’était un livre recouvert d’une magnifique reliure en cuir, le tranchant des pages était délicatement doré. Il était en parfait état, malgré son grand âge.
-  J’ai pensé que ce livre serait mieux chez vous, Monsieur de la Haute, murmura Madeleine, j’ai peur de l’abimer.
Ses joues devinrent toutes rouges, son front se perla de quelques gouttes de sueur. Elle commençait à paniquer.  Presque vingt mots d’affilée, c’était trop pour elle, cela ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps… Soudain, elle fit demi-tour et s’apprêta à descendre l’escalier.
-  Attendez Madeleine ! Ne vous sauvez pas. Une petite camomille, ça vous dirait, pour fêter l’événement ? Car, c’est toujours un événement quand quelqu’un vous offre un beau livre, c’est comme un enfant qui vient de naître et qu’on prend dans ses bras.
Madeleine se retourna, planta ses yeux dans les siens. Des yeux mordorés, que peu de gens avaient eu l’occasion de contempler.
- J’accepte votre invitation, Monsieur, j’ai tant de choses à vous raconter, tant de poèmes et d’histoires d’amour à vous raconter. Bien sûr, je n’ai que mon certificat d’études, mais cela ne m’empêche pas d’aimer Baudelaire et Aldous Huxley.
Ce soir-là fut le début d’une merveilleuse histoire d’amour car seule la mort sépara Madeleine de Charles, vingt ans plus tard.

Les personnages d’Alain :
1 – Robot 
: une machine orpheline, solitaire
Ses microprocesseurs viennent de puces implantées dans le cerveau des humains pour annihiler leur intelligence, créées avec des intelligences pauvres pour gouverner le monde.
Des lumières partout
Des spots qui clignotent
Une tête à 7 faces et 7 yeux sur chaque face
7 pieds, 7 jambes, un tronc central, 7 mains à 7 doigts

2 – Les hommes : vénèrent les robots
Sont quasiment lobotomisés
Pauvres et bêtes, méchants, consumistes
Moutons de Panurge, vils et soumis
Ont une vie sans relief ni éclat
Performants pour anéantir les délicatesses et tourner le dos à la beauté du monde
Vivent dans l’artifice, le temporel
Aiment les choses chaotiques
S’entretuent

images1 Fabienne

Des humains, comme des robots...

Planète UB490, an 2436, une métropole gigantesque.
Vladeck et Héléna se trouvaient toujours dans le même rang, le soir pour quitter l’usine. Depuis quelques jours, ils s’échangeaient discrètement quelques mots, ce qui étaient formellement interdit. Ils travaillaient depuis si longtemps dans cet atelier qu’ils étaient quasiment pareils à des machines. Leur travail était dur, répétitif : assembler des organes toute la journée pour en faire des humains n’était pas un travail de tout repos.
Vladeck et Héléna posaient les yeux. Ils trouvaient qu’ils avaient de la chance car, au moins, avaient-ils une part de création dans ce travail : ils pouvaient choisir la couleur… Un jour, juste pour rire, ils avaient mis des iris de couleurs différentes pour un même humain… Pour l’instant, personne ne s’en était aperçu, mais il fallait faire attention. Les autres humains étaient différents, vils et soumis, bêtes et méchants… Ils avaient perdu toute… humanité ! Vladeck et Héléna avaient gardé, malgré tout, le goût de rire, ce qui les libérait un peu de cette vie morne et sans éclat. C’est peut-être ce qui les avait rapproché.
Arrivés dans le grand hall, ils devaient chaque matin et chaque soir faire la prière au « Grand Tout ». Cette prière était immuable : « Ô Grand Tout, toi qui nous donne et nous reprend tout, que ta volonté soit faite ! ». Le Grand Tout apparaissait alors, en apesanteur sous le sommet du dôme, pour donner la bénédiction. Il avait une tête à sept faces et sept yeux sur chaque face. De son tronc central partaient sept jambes prolongés de sept pieds et sept mains de sept doigts chacune. Des lumières clignotaient partout. Invariablement, le Grand Tout répondait : « Que ma volonté soit faite !!! ».
Ensuite, les humains rentraient dans leurs immenses dortoirs. Ils mangeaient et se couchaient. Cependant, exaspérés par cette vie abrutissante, les disputes, les coups, voire même les assassinats étaient monnaie courante. Dès qu’un humain disparaissait, il était remplacé par un modèle sorti directement des ateliers. C’est dire si la vie avait peu d’importance…
Vladeck suivit Héléna dans son dortoir. Elle lui avait glissé que le lit à côté du sien était vide depuis la veille : deux hommes en étaient venus aux mains pour une broutille, l’un deux ne s’était pas relevé. Elle avait discrètement sorti le corps le matin même, espérant de tout son cœur que Vladeck viendrait. Lui aussi se sentait irrésistiblement attiré par la jeune humaine. Elle était si différente des autres, si semblable à lui-même.
Cette nuit-là, malgré la fatigue, ils n’avaient cessé de discuter, presque tranquilles pour une fois, la nuit, il y avait peu de contrôles. Héléna montra à Vladeck son bien le plus précieux : une photo qu’elle avait trouvé un jour qu’elle était de corvée de nettoyage.
Une photo… bizarre, un homme, une femme et deux enfants dans un jardin. Ils riaient aux éclats. Héléna ne savait pas ce qu’était une famille, ni même ce que rire signifiait, mais cette photo était devenue pour elle le symbole du bonheur. Dès qu’il la vit, Vladeck s’écria : « C’est comme ça que je veux vivre… et avec toi !!! ».

C’est ainsi que débuta la « Grande Révolte ».

Fabienne

 

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