Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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11 septembre, 2013

Lundi 2 septembre 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 2:44

DEVOIR : sandwich
« Au moment où Léo Martens se levait de table, deux hommes firent irruption dans le restaurant… Il éteignit ses lumières et se mit à regarder par la fenêtre ».

Au moment où Léo Martens se levait de table, deux hommes firent irruption dans le restaurant… A peine avaient-ils franchi la porte que les haut-parleurs se mirent à diffuser un air entrainant qui fût rapidement accompagné de clap-clap en rythme. Clap-clap, les fers aux pieds, les deux hommes dansaient. Et clap-clap, faisaient les talons et les pointes de leurs souliers.
Léo Martens resta une bonne heure debout, adossé à l’un des murs du restaurant à contempler cette représentation qu’on aurait pu croire improvisée, tant les deux artistes bougeaient avec aisance et grâce !
Sur le chemin du retour, ponctué par les lampadaires de la ville, Léo Martens se rêvait lui-même en Gene Kelly dans une reprise envolée de Singin’in the rain. En fredonnant, il sortit les clés de la poche de son pantalon, tourna deux fois la serrure pour rentrer dans son appartement et déposa sa veste sur le porte-manteau. Clap-clap le son des claquettes lui restait dans la tête. Il éteignit ses lumières et se mit à regarder par la fenêtre.

Elsa Proust

Lundi 2 septembre 2013 images

L'auberge de l'Ecluse


Au moment où Léo Martens se levait de table, deux hommes firent irruption dans le restaurant…
Ils se jetèrent sur lui et, le prenant chacun par un bras, le sortirent sous le regard médusé des clients et surtout du patron. Il avait presque fini son repas mais N’AVAIT PAS ENCORE PAYE !!!
Léo était ravi d’avoir choisi cette petite auberge, près du château de Tanlay. L’Auberge de l’Ecluse. Un canal traversait paresseusement le village. A la belle saison, comme aujourd’hui, des tables étaient installées dans le jardin, à l’ombre du grand saule pleureur.  Ce cadre bucolique avait plu à Léo. Et vraiment, il ne regrettait pas. Certes, au départ, le patron l’avait regardé un peu de travers car il était seul. Les restaurateurs n’aiment pas les clients seuls. Mais Léo avait toujours inspiré la confiance et quelques compliments bien tournés avaient eu raison de la méfiance du maître des lieux.
Léo Martens avait bien mangé.
Il avait pris un fameux foie gras truffé, cuit au torchon avec du confit d’oignons, sur toast de pain d’épices, accompagné d’un Sauternes 1976. Très bonne cuvée. Ses papilles en avaient été tout émues. Il avait ensuite craqué pour des coquilles Saint-Jacques sur un lit de fondue de poireaux. Un vrai délice. Avec lequel il avait osé boire un Gevrey Chambertin 2003. Cela ne se faisait pas… Il ne fallait pas… mais lui s’en foutait. Il buvait toujours le vin qu’il voulait avec les plats qu’il avait choisis, selon son humeur, et peu importe ce que les autres en pensaient, c’était sa liberté. Il s’accordait une petite cigarette avant le dessert. Il avait choisi une tarte au citron meringuée. Il adorait ce dessert qui lui rappelait à chaque fois son enfance, la douceur de sa mère ; ça le rendait nostalgique…
La tarte était merveilleuse, presque aussi bonne que celle de sa mère. Il était repu. Il s’étira paresseusement. Il allait commander le café et puis il enverrait le message.
C’est le patron lui-même qui lui amena son café. Léo réitéra ses compliments, laissant supposer qu’il connaissait beaucoup de monde et qu’il n’hésiterait pas à recommander cette adresse.
Les deux hommes avaient donc fait irruption dans le restaurant, prenant Léo chacun sous un bras. Le patron tenta bien de s’interposer mais l’un des hommes brandit sa carte de police. Il bredouilla : « mais ce monsieur n’a pas encore réglé son repas ». « Passez au commissariat demain », lui répondit Gros Louis. Bébert et Gros Louis enfournèrent Léo dans une Audi A4 qui pouvait très bien passer pour une voiture banalisée.
La voiture démarra sur les chapeaux de roues. Léo, Gros Louis et Bébert riaient aux éclats, comme trois garnements qui avaient fait une bonne blague. Et c’était bien le cas… Il riaient surtout en pensant à la tête du pauvre aubergiste quand il irait demain au commissariat du coin.
Arrivé chez lui, Léo se dit que c’était vraiment une bonne journée : il avait fait un magnifique repas et avait gagné son pari. Ne lui manquait plus qu’une compagne. Il se sentait seul le soir, il avait vraiment envie de partager sa vie avec une femme, douce comme sa mère…
Mais peut-être était-elle là, dans la rue, alors, il éteignit ses lumières et se mit à regarder par la fenêtre.

Fabienne

images-1 détail

Le crocodile qui a bouffé John !


2/ EXERCICE
:
à partir d’un fait divers basique,  faire un exercice de style en rajoutant un maximum de détails :
« Alors qu’il fêtait son anniversaire, un homme a été dévoré par un crocodile en Australie ».

John avait invité tous ses amis pour fêter ses 25 ans. Il y avait environ une soixantaine de personnes : ses amis surfers et ses camarades d’université. John faisait un Master de droit international. Ses professeurs étaient unanimes pour lui prédire un brillant avenir. Et brillant, John, il l’était déjà. Il avait une belle petite gueule et comme il surfait beaucoup, il était bronzé et musclé, de quoi faire tomber toutes les filles alentour. Mais John avait également beaucoup de charisme. Il était toujours naturellement le chef : chef de sa promo, tout d’abord, chef du club de surfers aussi, capitaine de l’équipe de rugby et enfin, il venait d’être élu le meilleur camarade de l’année. Car, non seulement il était beau, mais en plus, il était gentil, bref, il était parfait !!! Mark n’en pouvait plus. C’était une honte de cumuler autant de qualités. Lui n’était pas beau, pas sportif et surtout, il était méchant. Il n’hésitait pas à pousser les mamies dans la rue pour qu’elles tombent, il tapait les chiens et les filles le détestaient. Alors autant vous dire qu’il s’ennuyait ferme à cet anniversaire. On se serait cru dans la maison de Babie et Ken. Tout était parfait. La maison, au bord de la rivière était magnifique et les parents de John ressemblaient à des acteurs américains.  Avant d’apporter le gâteau et comme il faisait très chaud, John proposa une baignade dans la rivière. Cette proposition fit bien sûr l’unanimité. La mère de John avait préparé des serviettes de bain pour se sécher, l’eau était encore un peu fraîche en cette fin du mois d’août. Les filles avaient bien minaudé un peu, mais comme elles voulaient toutes être près de John, elles n’hésitèrent pas longtemps. Mark, lui, n’avait pas envie de se baigner : il préférait mater. Mater les filles, bien sûr, dans leur mini maillot, mais aussi mater John. Ce mec avait une grâce incroyable, il devait bien le reconnaître… Il paraissait à la fois fragile et sûr de lui, un peu efféminé mais incroyablement viril… Non, se dit Mark, je ne vais pas moi aussi tomber dans le panneau. Il doit bien avoir une faille ce type, un secret honteux, une tare… John s’avança sur l’embarcadère de bois. Toutes les filles lui faisaient une haie d’honneur. Il se mit à courir et fit un plongeon parfait, sous les applaudissements. Alors que les autres allaient se mettre à l’eau, on entendit un cri inhumain. Il y eut comme un flottement, les gens se demandait ce qu’il se passait, surprise ou un accident ? Un autre cri, plus étouffé, presque un gargouillis et une immense tâche rouge dans l’eau ne laissèrent plus de place au doute. Un énorme crocodile passait par là et John qui était très bon en tout, devait apparemment avoir aussi bon goût, pensa Mark. Vraiment, il avait tout pour lui ce mec !

Fabienne


3/ EXERCICE
:
petit dialogue entre sourds.

Dédé et Arlette sont assis sur le banc, dans le jardin de la maison de retraite :
-       Fait frais, ce soir, commença Arlette en frissonnant
-       Tu sais bien, je suis toujours prêt !!!
-       Il serait temps qu’il fasse un peu plus chaud
-       Oui, oui, je suis bien chaud
-       Tu veux bien aller me chercher mon gilet, mon Dédé ?
-       Mais toi, aussi, mon Arlette, tu me fais de l’effet
-       Où peut-être mon châle ?
-       Quoi, notre âge ? M’enfin, on n’est pas si vieux…
-       Oui, tu as raison, je l’ai laissé près du pieu.
-       Qu’est ce que tu es belle, Arlette.
-       Oui, j’ai oublié de sortir la poubelle, mais pourquoi tu m’en parles maintenant ?
-       Toi aussi, tu te souviens du temps où on était amant ?
-       Ça va être l’heure de rentrer, mon Dédé
-       Avec du beurre salé ? Tu crois pas que ça va piquer ? Je me rappelais plus que tu étais aussi coquine
-       Oui, tu as raison, je vais appeler ma copine, on fera un rami.

Fabienne

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