Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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12 juin, 2013

Atelier du 3 juin 2013

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DEVOIR :
Imaginez que Dieu ait conservé dans son musée toutes sortes de prototypes qu’il aurait créés et dites pourquoi ces créations sont restées à l’état de projet.

Atelier du 3 juin 2013 creation-246x300

LES PROTOTYPES DE DIEU

Au commencement Dieu créa des cieux verts
Et préféra le rouge pour la terre
Au lever du jour la lune montait
et le soir elle descendait
Alors que le soleil faisait l’inverse
Bien que cela le bouleverse

Dieu créa ensuite les animaux
Et il choisit les plus beaux
Pour les sauver sur l’arche de Noé

De la parole ils furent dotés
Pour échanger des idées
Avec l’homme qu’il allait créer
Mais cela provoqua une telle cacophonie
Qu’il les rendit muets
Pour plus d’harmonie
Ne dit on pas d’une chienne
Qu’Il ne lui manque que la parole
N’est ce pas Fabienne ?…..

Au cinquième jour Dieu créa l’homme
Doté d’un très petit cerveau
Un prototype qui n’avait pas le niveau
Un peu niais en somme

Au sixième jour Dieu créa l’amour
Une femme magnifique
Qui permis à l’homme
De progresser en somme
Sans jamais devenir son égal
Dans la vie conjugale

Au septième jour Dieu transforma
Tous ses prototypes
Le soleil montait au lever du jour
La lune éclairait la nuit
Les animaux ne faisaient plus de bruit
L’Homme devint un guerrier
Pour protéger sa douce moitié

Françoise Ravelli

Le proto

D’un battement de cil
J’l'ai balayé
Dans un coin d’ciel
S’est effacé
Un crayonné
Que j’avais fait
Parce que le temps
J’voulais le tuer
Début d’semaine
Maudit lundiimage001yir-300x193 Aline
Refain : J’suis dégoûtée faut r’commencer
Tout a soudainement disparu
Mon prototype s’est envolé

Quel manque de bol quel manque de …

Du coup, il s’est
Senti des ailes
Ce volatile,
Cet imbécile
J’l'ai presque fait
A mon image
Ce drôle de type
Qu’est pas très sage,
Début de s’maine
Maudit mardi
Refrain : J’suis dégoûtée faut r’commencer
Tout a soudainement disparu
Mon prototype s’est envolé

Quel manque de bol quel manque de …

Je vous l’avoue,
Parfois j’enrage
De ne pouvoir
Du premier coup
Réaliser
Tous mes ouvrages
De ne faire que
Des trucs ratés
Milieu d’semaine
C’est mercrediRefrain : J’suis dégoûtée faut r’commencer
Tout a soudainement disparu
Mon prototype s’est envolé

Quel manque de bol quel manque de …

Où est-ce qu’il a pu
Se tirer
Ce prototype
Ce drôle de type
Sans matière grise
J’ vais l’convoquer
Il me défrise
J’dois l’avouer
Bientôt la s’maine
Des 4 jeudis
Refain : J’suis dégoûtée faut r’commencer
Tout a soudainement disparu
Mon prototype s’est envolé

Quel manque de bol quel manque de …

J’m'en vais lui rapp’ler
Quelque chose
Parce qu’aujourd’hui
C’est l’overdose
Qu’il n’est rien d’autre
Que mon jouet
Juste ma chose
Pour m’amuser
Demain j’vais pouvoir
Me poser
Refain : J’suis dégoûtée faut r’commencer
Tout a soudainement disparu
Mon prototype s’est envolé

Quel manque de bol quel manque de …

J’suis l’a déesse des zigotos
Qui sont sur Terre
Je les ai faits d’un trait, mollo
Oui … j’exagère…
Etre Dieu c’est pas d’ tout repos
Je vous l’assure…
Six jours sur sept j’suis au boulot
Qu’est-ce que j’endure
Mais comme c’est mon jour de repos
Je crois que je vais faire dodo
J’suis dégoûté, j’suis écœurée
Tout s’est soudainement effacé
Mon prototype s’est fait la malle
Mon p’tit Adam, ça t’s'ra … fatal…
©Aline MORI, Nouméa le 02 / 06 / 13

Bon Dieu,

Je veux être franche avec toi.
Tu sais, parfois, j’ai envie de faire mon Don Camillo pour que tu m’écoutes.
D’accord je n’ai pas son charme.
J’attends toujours que tu me mettes en relation avec mon âme sœur. Et quand je dis âme sœur, tu sais il n’y a pas que l’âme qui m’intéresse.
Il me faut un mec à moi, holistiquement  parlant, un vrai mec, complet des pieds à la tête, viril, avec toutes ses quenottes, et j’en passe, pas un de ces pantins  qu’on appelle en jargon un «  Omo »,
Non, je ne suis pas « Omophobe »  Omo lave plus blanc que blanc, mais c’est pas mon truc. ;

Dépêche   toi. Je n’ai plus 20 ans ! Ce n’est pas à moi de te dire ce que tu as à faire, c’est bien toi le créateur et surtout ne viens pas me dire que tu m’as un peu loupée…

Si tel est le cas, alors répare. Moi je n’ai rien demandé et surtout pas à venir au monde un 12 février, en plein nord, alors que je crains le froid et que même ici dans l’hémisphère sud sous les tropiques il m’arrive d’avoir la goutte au nez.

Si tu tardes trop je vais me transformer en stalagtite… ou mite.

Lucile TREVOUX

Dans le musée des horreurs, d’objets inutiles ou ratés, de tous les prototypes que Dieu a créés, on pourrait trouver :

-       un homme qui fait plusieurs choses à la fois, histoire de ne pas vexer les nanas
-       des blondes intelligentes pour ne pas casser les mecs
-       des voitures qui ne tombent jamais en panne pour que les garagistes puissent travailler
-       des femmes sans poil pour que les esthéticiennes puissent gagner leur croûte
-       une machine à voyager dans le temps pour ne pas foutre le bordel dans son espace temps
-       l’éternité pour que les hommes puissent croire en lui
-       un monde sans souffrance et sans guerre pour rendre les hommes plus humains

Fabienne

 

EXERCICE :
Un matin, vous vous réveillez, vous vous préparez pour aller travailler et, lorsque vous sortez, vous vous apercevez que vous êtes devenus invisibles.

invisible-257x300 Fabienne

Je suis invisible ou quoi ????

Vraiment la tête dans le cul, ce matin.
Le réveil n’a pas sonné, du coup, j’ai sauté sous la douche et me suis habillée en hâte. En claquant la porte, j’ai vu que j’avais boutonné « jeudi avec dimanche » comme disait ma grand-mère. Ma voiture était au garage, je me suis donc dirigée vers la station de bus. Justement, il arrivait, j’ai fait un grand signe, mais le bus est passé devant moi, sans même ralentir. Décidément, ce n’était pas mon jour… Je traversais la route, et m’écartais de justesse, une voiture faillit me renverser. Mais sont malades ce matin ! Qu’est ce qu’il leur arrive. Non, mais, je suis invisible ou quoi. Sans m’en rendre compte, j’avais crié. Un passant qui me croisait, s’écarta d’un mouvement brusque, comme s’il avait entendu le diable.

Diable ! Mais je vais être sacrément en retard. Bon, j’y vais à pied, tans pis. Et cette fois ci, bien sur le trottoir. Les gens que je croise me rentrent dedans. Pouvez pas faire attention, non ? Je sais bien que c’est lundi, mais quand même…

Ouf, le bureau, enfin. Je m’approche de ma collègue pour lui faire une bise, mais elle fait comme si elle ne me voyait pas. Bon, elle doit s’être levée du pied gauche, elle aussi. Pas grave ! Avec tout ça, j’ai même pas eu le temps de faire pipi. Je passe aux toilettes et me regarde machinalement dans le miroir, et là, vous n’allez pas me croire : RIEN !! rien de rien… C’est une caméra cachée, y veulent me piéger… Mais je fais comme si de rien n’était. Je tire la chasse et ouvre la porte au moment où Agnès, la femme de ménage entre. Elle ressort illico en criant. Bizarre, et si quelque chose n’allait vraiment pas, ce matin…. Genre si, subitement, j’étais devenue invisible ??? Impensable, inconcevable. Mon esprit pourtant ouvert à tout a du mal à s’y faire. Du coup, je monte à la cafet. Evidemment, personne ne me salue. Je tente de piquer un peu dans le café de Fred. Aucune réaction, il est occupé à parler avec Dany.

Je réfléchis… Qu’est ce que j’ai encore fait pour mériter ça ? Bon, ben, je vais voir ce que ça donne. La porte du bureau du DG est ouverte. J’entre, je me penche sur son épaule pour savoir sur quoi il travaille. Je me suis toujours demandée ce que pouvais faire les DG. Je vois mon nom, je lis : « penser à donner une augmentation et une prime à Fabienne F ». Bigre ! ça commence bien. J’ai un peu faim, alors je sors pour aller à la boulangerie en face. Je prends un délicieux pain au chocolat tout chaud… Hum, c’est bon ! Mais quand même, je ne vais pas passer ma journée à chiper de la bouffe et à épier les autres.

Soudain, je mesure l’étendue de la catastrophe, je n’existe plus, pour personne.

Défaite, désorientée, anéantie, je rentre chez moi, les épaules voutées, comme honteuse, tentant d’éviter tous les dangers dus à l’anéantissement de mon corps. Une idée soudain m’accable et si, n’ayant plus de corps, j’étais morte ? Invisible aux yeux des autres. Une âme errante, une pensée flottante, bref, plus de ce monde.

A peine ai-je tourné la clé dans la porte, Zahia se jette sur moi. Alors, tu me vois, ma Zaza ? Les larmes me montent au coin des yeux. Et si seuls, ceux qui m’aiment pouvaient me voir ?

Fabienne

EXERCICE :

Vous êtes un signe de ponctuation. Lequel et pourquoi ?

LE SIGNE

Il m’interroge12072059-liste-mit-satzzeichen-und-zeichen-300x211 Françoise
Et je m’exclame
Puis je déroge
J’aime pas les drames
Je me faufile
Je point virgule
Et puis j’enquille
Une minuscule
Il me reluque
C’t’olibrius

Je me défile
Je prends le bus
Il me poursuit
Droit comme un I
Il s’tirlipote
Ca me dépote
A c’t’allure-là
Ce bamboula
Va m’chavirer
Et m’débecter
Comme ça me gonfle
C’est comme un ongle
Il me fait suer
Cet incarné
Alors j’descends
Sans perdre de temps
Pour c’tanimal
C’est l’point final

Aline

Le point est définitif, parfois final. La phrase est terminée, on peut passer à autre chose. La virgule, petit repos dans une phrase nous permet seulement de reprendre notre souffle. Le point virgule, qui n’est ni point, ni virgule, devenu vieillissant et de moins en moins utilisé sert à faire une coupure dans la phrase sans en perdre le fil.
Les guillemets sont soit le début d’un dialogue, soit une façon de mettre justement entre guillemets un mot « impropre ».  Les deux points sont suivis d’une définition, une explication.

Le point d’exclamation crie tout le temps, non ça me rappelle trop ma mère. Suivant…

J’avoue que j’aime bien la parenthèse, qui permet de dire quelque chose sans le dire, la parenthèse entoure des mots qui ne devraient pas exister. Et puis le mot est joli et j’adore les sourires entre parenthèses.
La parenthèse est également un moment suspendu, hors du temps, privilégié.

Contrairement au point d’interrogation, qui pose une question et ne donne pas de réponse, les points de suspension en donnent une infinité et de tous les signes de ponctuation ; ils sont mes préférés. D’abord parce qu’ils sont trois, une trilogie qui en dit long… Plus que 2, les couples qui permet déjà d’échanger, de voir les 2 possibilités (oui ou non), moins que 4 qui donne la possibilité de groupes. 3, un chiffre impair, qui se suffit à lui-même. On a oui, non, et le reste…

Ils viennent, en principe, à la suite d’une énumération ou d’une affirmation, pour renforcer cette énumération ou affirmation, pour dire tout et son contraire… pour laisser la porte ouverte à l’imagination, pour en dire long sans justement rien dire.
Beaucoup plus explicites que le etc. qui se termine par un point et ferme les possibles.

Qu’est-ce qui se cache derrière les points de suspension ? Tout ce qu’on veut bien y mettre. Ecrivez une phrase qui se termine par des points de suspension, faites la lire à dix personnes : les dix auront chacun une réponse qui leur sera personnelle, en fonction de leur vécu, de leurs envies, de leur imaginaire…

Fabienne

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