Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

10 juin, 2013

Lundi 29 avril 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:40

DEVOIR :

A travers un petit texte, ou un dialogue, décrivez vous comme si vous étiez quelqu’un d’autre, comme si vous vous voyez pour la première fois.

La première fois qu’on me l’a présentée :
« Moi, je te présente moi »
Je ne l’ai pas aimée du tout. Je trouvais qu’elle en faisait trop. Trop pour qu’on l’aime, qu’on la trouve gentille ou intelligente, c’en était pitoyable. Et si jamais ça ne marchait pas, elle s’en rendait malade…
En plus, elle ne savait pas s’habiller : elle a eu beau me dire qu’il y a encore peu de temps, elle était mince, ça n’excusait pas tout… Mince, elle l’était peut être dans la tête, mais pas dans le corps
Et puis, avec le temps, je me suis habituée à elle, il le fallait bien car nous allions cohabiter pour de longues années.
Maintenant, j’en arrive presque à l’aimer, je la trouve touchante et surtout, pas méchante.

Fabienne

On est bien peu de chose
Et ma vie trop morose s’ankylose

Quand la brume nocturne dépose
Son voile bitume sur mes paupières closes
Les vents moirés de l’amour s’imposent
Comme un parfum léger de rose
Sur mon corps en hypnose

Délicieuse senteur sois mon loisir
Effluve envoûtante que je désire
Tes notes de santal me font plaisir
Flagrance frissonnante viens me saisir

Quand la brume nocturne dépose
Son voile bitume sur mes paupières closes
La douceur tramée de l’amour s’impose
Comme le velours nacré d’une rose
Sur mon corps en hypnose

Soie sublimée prends moi sur ton navire
Dentelle raffinée viens à moi pour embellir
Mes rêves déchirés où je chavire
Dans le corps satiné d’un beau Satyre

Quand la brume nocturne dépose
Son voile bitume sur mes paupières closes
La frénésie de l’amour s’impose
Et pénètre mon corps en hypnose
Pour rendre la vie moins morose

Dans mes nuits il y a trop peu de névroses
Et mon cœur trop morose se nécrose.

Sylvie Trabuc

EXERCICE :

Trouver  un maximum de raison pour lesquelles Dieu aurait créé la femme.

Lundi 29 avril 2013 adam-300x287

Les débuts de l'humanité

 Création de la femme

Adam, seul au paradis, allait nu. Il se nourrissait de cueillette et ne faisait aucun effort : sa tanière était une puanteur !
Dieu avait beau l’exhorter à un peu de tenue, lui suggérer d’inventer le feu et de courir après des proies pour pouvoir manger de la viande cuite, le pousser à nettoyer sa grotte en inventant le balai, la pelle et le ramasse-miettes, rien n’y faisait !
Adam passait ses journées à ne rien faire, vautré dans sa fange et se masturbant à qui mieux mieux depuis qu’il avait découvert que cette chose étrange entre ses jambes lui donnait un grand plaisir quand il la triturait…
Que faire ? Se demandait Dieu.
Il fut tenté de mettre sa création à la poubelle et de recommencer, mais comment être sûr d’un meilleur résultat ? Non, décidément Dieu était bien embêté. C’est qu’il était très idéaliste, Dieu ! Il avait imaginé pour Adam un avenir époustouflant : son Homme saurait créer un monde évolué, moderne, avec des aspirateurs et des écrans d’ordinateur, des avions et des vélibs, du fil dentaire et des tire-bouchons…
Aussi quand il vit que sa créature restait obstinément à l’état larvaire, il fut désespéré.
Et que peut faire un Dieu désespéré ? Prier ! Vous me direz : qui Dieu peut-il prier, lui, le tout puissant ? Et bien il s’adressa au diable, tout simplement !
Le malin, qui n’attendait que ça, évidemment, lui suggéra une idée géniale :
Ton Adam manque de motivation, crée donc une deuxième créature un peu différente pour compléter et améliorer ce balourd. Tu l’appelleras Femme, par exemple. Voilà la solution à tous tes problèmes !
Adam se mettra en frais pour la séduire, il inventera le rasoir et le costume trois pièces, l’after-shave et la cravate.
La femme voudra un nid coquet et confortable, elle exigera des boissons sophistiquées au lieu d’eau de pluie, de se vêtir de somptueux tissus, de peindre ses ongles et ses lèvres et même de partir en vacances .
L’Homme, sans cesse sollicité, harcelé, fera enfin travailler ce cerveau jusqu’ici inutile, tu l’as constaté toi-même.
Je te le dis, la Femme sera à l’origine de toute l’évolution technologique dont tu as rêvé pour ta création !
Si tu t’arranges pour que son corps s’emboîte parfaitement sur celui d’Adam et puisse faire des petits à son image, tu verras qu’il renoncera vite à la masturbation improductive !
Le diable, qui savait les effets d’une envolée lyrique, ajouta : et voilà le monde qui va se peupler tout seul de milliers de millions et de milliards d’hommes et de femmes !
Tous ces êtres t’encenseront  : ils chanteront tes louanges et bâtiront des monuments à ta gloire !
Il termina plus prosaïquement : tu pourras enfin te reposer, ils se chargeront de tout.
Dieu, en plus d’être idéaliste, était un peu paresseux, mais surtout il avait un ego à sa démesure… Du coup, il se sentit tout ragaillardi devant ces perspectives et ne tergiversa plus : il créa Eve, la mit dans les bras d’Adam et s’en fut s’allonger sous sa tonnelle en sirotant le nectar et dégustant l’ambroisie tout en admirant les fleurs du jardin d’Eden.
Bon ! Le diable avait juste « omis » bien à propos un détail : la femme serait une grande emmerdeuse et le pauvre Adam, comme tous les hommes suivants, un lâche qui ne penserait qu’à la tromper et lui mentir.
Ce qui fait que les bisbilles, les querelles, les noises, les guerres, la jalousie, le mensonge, la trahison, venaient du même coup d’être créés !
Et devinez qui se frottait les mains avec son fameux petit rire sardonique ?

Huguette, le 29 avril

EXERCICE  :

Un village a décidé de créer un monument aux vivants. Racontez

 

images création de la femme

Bruxelles : monument aux vivants

Le monument aux vivants

N’ayant pas les moyens d’envoyer un message dans l’espace à l’attention des futures générations, le village d’APME – entendez par là Aujourd’hui Présentement Maintenant En ce moment – le village d’APME avait décidé d’ériger un monument, non pas à l’attention des morts pour la France, morts pour ceci, morts pour cela, qui hantaient déjà les musées et les espaces verts des grandes villes, mais plutôt un monument destiné à célébrer la notoriété des habitants du village. Que les habitants soient plus ou moins célèbres importait peu puisqu’ils le deviendraient quand leur nom apparaîtrait sur le monument
Compte tenu de la crise et du peu de ressource financière même si pour la première fois tout le monde avait accepté de mettre la main à la poche, y compris les plus petits commerçants, et même la petite et unique agence bancaire d’APME. Etonnement le projet avait même reçu un accueil favorable et consensuel de l’ensemble des habitants.
C’est ainsi qu’apparut, au milieu de la place du marché, un monument dédié aux vivants. C’était une espèce de bloc composé de plusieurs centaines de boîtes en matière transparente mais résistante aux intempéries. Chaque boîte portait en façade le nom d’un habitant. Il avait été décidé de limiter le monument à une forme cubique. Le système voulait qu’à chaque naissance, une boîte serait intégrée en façade, de sorte que la boîte de la personne décédée s’enfonce à l’intérieur du bloc.
Les boîtes n’avaient pas de poignée, juste un orifice assez gros pour y glisser un index. Ainsi la personne dont le nom figurait sur le boîte pouvait à tout moment, tout au long de sa vie, rajouter ce qui lui semblait important dans la boîte. Le fait d’insérer une boîte sur la façade avant faisait sortir une boîte sur la façade arrière du bloc. Ainsi les boîtes des morts restaient dans le monument en attendant une naissance. Cela réconfortait chaque habitant de l’APME de savoir que même après leur mort, ils resteraient encore un peu parmi les vivants.

Sylvie Trabuc

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