Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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13 février, 2013

Atelier du 11 février 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:03

Devoir :

Vous êtes une journaliste et vous retranscrivez l’interview que vous avez eue avec Florence CASSEZ.

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Florence Cassez à son arrivée en France, libérée mais pas inocentée...

Un texte pas très politiquement correct, mais ô combien vraisemblable de Françoise Ravelli :

Comme cent cinquante de mes confrères journalistes je devais couvrir le retour de Florence CASSEZ.

Malheureusement, peut-être devrais-je dire « heureusement », j’en fus empêchée par une violente gastro-entérite qui me cloua au lit le jour de la libération de notre nouvelle « héroïne ».

Je regardais les chaînes infos depuis mon lit. A ma grande surprise, Florence CASSEZ eut droit au tapis rouge de tous les médias, mais également au tapis rouge de tous les élus qui se disputaient le mérite de sa libération.

Pas un seul journaliste ne lui demanda si elle était au courant du passé criminel de son compagnon et comment elle avait fait pour fréquenter ce triste individu.

Que nenni, ont fêtait son retour comme celui d’une otage. En cette période de crise économique, de chômage et de guerre, on pouvait grâce à elle détourner l’attention du public.

A noter l’arrivée sur le même aéroport, dans la plus stricte intimité et une quasi solitude, du cercueil d’un soldat tombé au champ d’honneur…

Etant, pour une fois, dans la position du lecteur et auditeur lambda, je me rendis bien compte qu’à cause de cette femme à la très forte personnalité, le suremballement médiatique avait atteint le summum du ridicule.

 Finalement je devais dire merci à ma gastro-entérite pour m’avoir empêchée de faire partie de cette mascarade.

Et un autre de Monique Vasapolli, qui est, pour l’occasion, journaliste  pour la revue «Femmes impliquées » :

Femmes impliquées : Florence, vous voilà enfin libre après 7 ans de prison au Mexique alors que vous aviez été condamnée à 60 ans. Cela n’a pas dû être drôle, non ?

Florence Cassez. : Un peu que ça n’a pas été drôle. Mon coquin de copain m’a complètement laissée tomber après m’avoir dénoncée. Les familles des soi-disant personnes que j’aurai aidé à détenir m’ont dénigrées et attaquées sans preuves, sans parler du gouvernement mexicain et de leur police qui m’ont utilisée pour leur propagande personnelle.

F.I.: Tout de même vous avez bien été accusée de participation à enlèvement, port d’armes prohibées et….

F.C. : Dîtes donc vous ! Je croyais que alliez m’interviewer sur ma libération et non sur les causes de mon arrestation. D’ailleurs depuis 7 ans j’ai oublié pourquoi on m’avait arrêtée. Je ne sais qu’une chose, c’est que ce fut une belle mise en scène. J’ai failli m’y laisser prendre et accepter d’être coupable. Heureusement que la presse française et le Président Sarkozy m’ont persuadée de mon innocence. Qu’est-ce qu’ils se sont battus pour moi.  Et pendant qu’on attaquait la justice mexicaine, on oubliait les tribunaux surchargés de la justice française, ses erreurs judiciaires, ses violeurs et assassins de joggeuses relâchés…

F.I :. Vous attendiez-vous à être libérée si tôt ?

F. C. : Non, je n’en reviens toujours pas. Tout s’est passé si vite et en plus me voilà ici en France. Et reçue à l’Elysée par le Président Hollande et sa compagne. Avec photo sur le perron de l’Elysée. Comme Ingrid Betancourt.

F.I. : La comparaison n’est-elle pas osée ?  Ingrid avait été enlevée dans son pays en faisant son métier tandis que vous, vous avez été arrêtée pour de graves délits  dans un pays étranger. Vous récusez l’accusation de participation à enlèvements mais vous deviez bien avoir des soupçons sur les activités de votre compagnon ? Vous ne vous êtes jamais posé des questions sur l’origine de son argent, sur ses activités ?

F.C. : Je suis arrivée au Mexique sans un sou. J’ai rencontré un homme au charme vénéneux qui  avait de l’argent. Pour la première fois de ma vie je vivais sans être obligée de travailler. Pourquoi me serai-je posée des questions ? Et puis ça me plaisait moi, de sortir armée. J’avais l’impression d’être enfin quelqu’un. Je l’ai peut-être aidé à couper quelques doigts pour obtenir de l’argent mais dans ce pays où l’on tue à tour de bras, perdre un doigt n’est pas un drame. Je suis bien la seule à avoir été emprisonnée pour un tel motif et si la police mexicaine n’avait pas voulu se faire mousser à mon détriment, les Français ne sauraient  même pas qui je suis aujourd’hui.

F.I. : Finalement vous ne vous en tirez pas si mal que ça ?

F.C. : En effet Grâce à vous et aux médias, je fus bien traitée en prison ; j’ai  été rapatriée gratis en France, une voiture m’attendait à l’aéroport où j’ai été reçue avec les honneurs, j’ai fait la une des journaux. Mais maintenant il me faut penser à l’avenir. J’ai pris goût à la célébrité et j’ai  besoin d’argent. Je vais sans doute écrire mes mémoires. Je suis sûre qu’elles vont faire un tabac !

Exercice 1 : 

Je tapais les premières lignes de mon premier roman quand, par mégarde j’appuyai sur la touche étoile.
C’est à ce moment-là que… 
La sonnette de l’entrée retentit. Pourtant les volets sont fermés, la voiture garée un peu plus loin. Bref, tout indique que je suis absente. Je m’étais donnée ce temps justement pour enfin me lancer dans l’écriture de ce foutu premier roman qui me trottait dans la tête depuis des années.

Agacée, indécise, j’hésite. Aller voir ? Prendre le risque d’une visite qui s’attarderait ? Les premières lignes laborieusement écrites depuis 4 h ce matin sont en suspens sur l’écran. L’astérisque étoile me nargue. Avec un soupir, je vais à la porte d’entrée, l’ouvre avec hésitation…

Un homme inconnu arbore un large sourire « Bonjour Madame, je frappe à toutes les portes du quartier, je vends des chaussettes ! ». Interloquée, je ne peux que répéter le mot « chaussettes ? ». En quelques secondes, il me fait l’article, quelques secondes qui ont laissé la suspicion m’envahir et c’est d’un air glacé que je lui rétorque je ne n’ai pas besoin de chaussettes.
Quelque chose dans mon regard lui interdit de surenchérir et il s’en va, remontant la rue d’un pas rapide et s’engouffrant dans une camionnette dont je note ostensiblement le n° de plaque minéralogique.
Non mais c’est vrai, c’est trop bizarre cette histoire ! Et si c’était un sadique pervers en train de repérer des femmes seules pour les trucider ? P’tête que je vais le signaler au commissariat ? Je reviens au clavier. M’assois avec un soupir, qu’est-ce que je ne ferai pas pour retarder de me remettre à écrire, de m’avouer que l’inspiration manque, et pire le talent ?

Re-soupir. J’enfonce la touche « effacer ».

Et je vais ouvrir les volets ».

 Ani7

Exercice 2 : 

Une chaussette orpheline rencontre un gant orphelin.

 Ani7

« Chaussette dépareillée et usagée cherche autre chaussette pour faire la paire ». L’annonce sur le site « trouver chaussure à son pied m’a fait tilt. Bon d’accord, je ne suis pas une chaussette, j’suis un gant, mais ne dit-on pas que ce sont les duos les plus mal assortis qui sont finalement les plus heureux en amour ? Ni une ni deux, je réponds. Je me décris de façon très positive mais attention hein, sobre, sans tomber ni dans l’exagération, ni dans le pathos : gant en velours noir, un peu usagé mais juste ce qu’il faut pour être tout doux fera tout pour rendre heureuse chaussette trouée ou rapiécée, chaussette portée 1000 fois ou abandonnée trop vite. Aucun critère défini. Nos différences deviendront des compléments.
Chaussette je t’aime déjà ! ».

Ani7   11 février 2013   NOUMEA

 

 

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