Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

6 février, 2013

Atelier du 28 janvier 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 2:38

Encore une galette pour fêter les Rois. Et c’est ENCORE Jean-Louis qui a eu la fève !!!

Ecrire une histoire à l’envers, en commençant par la fin :

L’Histoire à l’envers

Et voilà, neuf mois plus tard, je suis niché sur les seins de maman et je ne donnerais ma place à personne.

Qui est-ce qui pleure comme ça ? Mais que fait-il celui-là à me tirer la tête comme s’il voulait me l’arracher ? Je suis dans un tunnel très étroit et je ne peux plus respirer. Je viens de me retourner dans l’autre sens, la tête vers le bas. Mon chez moi commence à devenir trop petit car, je ne sais pas pourquoi, je n’arrête pas de grossir et de grandir.
Je me promène tous les jours dans un milieu humide et chaud. Je m’assois très souvent pour reprendre mon souffle. je nage tranquillement et je perçois comme une jolie petite musique douce. Aujourd’hui j’ai eu une envie de « Fraise Chantilly », et je m’en suis goinfré , quel gourmand !!!!!

Mais que ce passe-t-il, on me tâte de partout et cela me fait mal. J’entends des rires et une petite voix dire : »ce sera un garçon ». Les journées se suivent avec plus ou moins de repos.
Je suis balloté de gauche à droite comme si je courrais un marathon. Cela me donne envie de vomir. Arrêtez stop, je n’en peux plus. Je donne des coups de pieds partout pour me faire comprendre. Enfin une petite accalmie.

Je suis tout minuscule, mais j’entends un bruit de métronome une sorte de « tic-tac » régulier. J’ai déjà des petits pieds et des petits doigts . Je suce mon pouce avec délectation.

Je suis entassé avec 350 000 zigotos qui me ressemblent. Pour moi qui souffre de claustrophobie la situation est dramatique, il faut que je sorte d’ici. C’est un vrai parcours du combattant, où je risque la mort à tout moment. Il est impossible de faire demi tour. Je dois gravir des montagnes et traverser des rapides. Je m’agite dans tous les sens et dépasse mes congénères, une erreur d’orientation et c’est la mort assurée. J’arrive au bout du chemin tortueux. J’aperçois soudain une grosse boule, je suis le premier à la frôler,  et elle s’ouvre pour m’accueillir.

Françoise Ravelli, 28 janvier 2013

 

D’un coup sec, il lui trancha la gorge, le sang s’échappa à gros bouillons, ses yeux se ternirent : elle était morte.

Dans ses efforts désespérés pour se libérer, elle le griffa sauvagement, déclenchant en lui une bouffée de haine.

Il avait enfin réussi à lui saisir le cou de sa main gauche ; dans sa main droite, il brandissait un couteau de cuisine menaçant, qu’il avait pris soin d’aiguiser avant leur lutte.

Il pouvait lire dans ses yeux comme une angoisse de bête traquée : cette fois-ci, elle ne s’en sortirait pas par des poses alanguies ou des moues aguichantes.

Il y avait trop longtemps que ça durait : à chaque fois qu’il rentrait de son travail, c’était pour trouver le nid vide, et les enfants affamés.

                     Titre : La poule au pot

Jean-Louis Rousse, 28 janvier 2013

—————–

Quelques bonnes raisons poétiques de :

Regarder son chien dans les yeux pour découvrir l’humilité qu’on ne se connaissait pas.

Traverser le présent, et le découvrir seulement quand il est devenu passé.

Donner un coup de tipp-ex sur tout ce que j’ai gâché. Désormais, le monde est blanc.

Ne pas tarir d’éloges sur les participants/tes de l’Atelier d’écriture. Tant de richesses que j’ai failli ne jamais connaître !

Rallumer un petit feu ce soir pour réchauffer les cœurs, les corps, et faire jaillir les étoiles.

Caresser l’espoir pour le faire grandir.

Mettre des patins, plein de patins, « Sur la bouche, à pleins bécots
Fondus comme des œufs tout chauds » (Brassens,  La Marine)».

Jean-Louis Rousse, 28 janvier 2013

—————

Couper une branche de lilas pour retomber en enfance

Regarder son chien dans les yeux et le comprendre sans parler

Traverser pour découvrir ce qu’il y a de l’autre côté

Jouer à Colin Maillard pour caresser les visages et les corps de mes partenaires de jeu…

Donner un coup de tipp-ex et se croire maître d’illusion

Fermer la porte  pour mieux ouvrir une fenêtre

Ne pas tarir d’éloge et rendre l’autre bon et beau

Rallumer un petit feu ce soir  pour raviver l’espoir

Caresser l’espoir et chasser  le cafard

Attendre la Saint Glinglin : me poster à la fenêtre du donjon de mon château de princesse, et attendre le retour des croisades de mon amoureux

Couper une mèche de ses cheveux  pour posséder  le plus beau des talismans

Regarder la mer et chercher ce qu’il y a après l’horizon

Mentir,  échapper à moi-même…

Marie-Pierre Beaulier,  janvier 2013

————–

Couper une branche de lilas….parce que cela embaume et que j’en mettrai aux 4 coins du lit.

Traverser  parce qu’il un regard révolver et un sourire à justifier de se faire écraser au passage.

Jouer à colin-maillard pour te chercher, te trouver, t’imaginer au bout de mes doigts et se laisser tomber sur l’herbe tendre.

Donner un coup de tipp-ex,  passer tous les souvenirs au tipp-ex et pouvoir réécrire sur le blanc.

Fermer la porte sur l’hiver, sur le gris, sur le froid, et se retrouver sous la couette.

Faire un caprice « Parce que je le vaux bien ! ».

Ne pas tarir d’éloges sur mes pannacottas aux mangues tièdes !

Rallumer un petit feu ce soir pour faire griller les brochettes d’agneau marinées.

Caresser l’espoir qui a la joue d’un petit enfant veloutée comme une pêche et promesse d’avenir.

Couper les cheveux en 4 parce que, parce que, parce que, parce que.

Attendre la Saint-Glinglin parce que ça sent la guimauve, le réglisse et les berlingots.

Mettre des patins : Pas à glace ! Mais des patins en feutre que Maman nous obligeait à mettre pour glisser sur le parquet comme des patineurs.

Ani7

—————

  • Couper une branche de lilas pour faire un arbre de Noël printanier dans une maison de poupées
  • Regarder son chien dans les yeux pour lui dire qu’on a envoyé son maître à la campagne, où il serait plus heureux et aurait davantage de place pour vivre sa vie d’humain
  • Traverser pour aller dire bonjour au petit bonhomme vert
  • Jouer à colin-maillard pour caresser les cheveux de Gisèle, qui n’aime pas qu’on lui touche la tête
  • Donner un coup de Tip-ex pour ne garder que les mots doux
  • Fermer la porte pour que les lapins cessent de venir piquer des carottes dans mon frigo
  • Faire un caprice pour taper du pied avec volupté
  • Mettre des patins pour que les fées puissent regarder leur reflet sur le parquet
  • Attendre la Saint-Glinglin pour prendre le temps de voir le temps se déplier, s’étaler et s’écouler
  • Couper les cheveux en quatre pour pouvoir essayer quatre couleurs de cheveux en même temps
  • Caresser l’espoir pour lui donner confiance en lui
  • Rallumer un petit feu ce soir pour faire jaillir les souvenirs en buvant un chocolat chaud
  • Ne pas tarir d’éloges pour voir des joues rosir de bonheur

Julia

 

Laisser un commentaire

 

Du cours en stock: le franç... |
lavieenprose |
Cahier de Français |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'3nvers de la caverne
| ASSOCIATION CORAMBE
| ylds