Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

Bienvenue sur mon blog

  • Accueil
  • > Archives pour janvier 2013

22 janvier, 2013

Atelier du 21 janvier

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:33
Atelier du 21 janvier alim2116-300x225
alim2118-300x225 Ani7

Atelier d'écriture dans le jardin de la Maison du Livre, propice à l'imagination.... et à la gourmandise avec la galette des rois !!!

Qu’est ce qui est comique ?

 Une grenouille qui joue de la musique
Un pou qui revient du Mexique
Le génie de la lampe magique
Un régime pantagruélique
Pour un éléphant rachitique
Une araignée psychotique
Qui se pend avec un élastique
Un koala dormeur qui lit un bouquin soporifique
Un perroquet qui répète des mots sarcastiques
Bourrique Nique Phallique
Une abeille qui cherche une tactique
Pour faire partie du Pique Nique
Une souris sans fil et microscopique
Reine de l’informatique
Une panthère télégénique
Qui refait ses ongles synthétiques
Un moustique des tropiques
Venu piquer des politiques
Trop égocentriques ?

Tous ces animaux utopiques
Dans l’arche de Noé rappliquent

 

Françoise Ravelli, Nouméa, le 21 janvier 2013

 

Ecrire une histoire à partir d’une photo :

anges-300x200 Françoise

Les anges vus par Ani7

 

« Ca me parle bien en ce moment les anges. Le sentiment qu’un petit ange bienveillant plane au-dessus de moi et me parle très gentiment. Ca tombe bien, j’ai besoin qu’on me parle très, très gentiment.
Bon là, sur la photo, les anges sont plantés dans la neige. On pourrait penser qu’il s’agit de symboliser des morts. Par avalanche ? Collision entre 2 skieurs ? Noctambules enivrés ayant glissé sur le verglas ?
Non, je préfère penser qu’il y a un ange pour chacun qui choisit son ange. Romantique initiative de la station à sa clientèle blasée.

Et hop, on choisit son ange, on soulève la pancarte et on suit son petit bonhomme de chemin de la vie en s’appuyant sur son ange préféré.

Bon c’est vrai que mon ange personnel a pris du plomb dans l’aile récemment ce qui fait que je le reconnais entre mille autres anges.
Mais c’est mon ange à moi. Et sa petite auréole clignote sur ampoule LED.
Longue vie et petite consommation. Comme moi. Bref, je suis un ange » ;

Ani7, Nouméa le lundi 21 janvier 2013.

 

15 janvier, 2013

Atelier du 14 janvier 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:57

2 mots extraordinaires : Zinzolin et Accon

Atelier du 14 janvier 2013 image-1-300x246

Zinzolin, livreur de lait

ZINZOLIN & ACCON

Au village, personne n’aimait Zinzolin, le fils du laitier. On l’avait renvoyé de l’école, jeune, en raison de sa maladresse. Sa gaucherie avait maintes et maintes fois blessée les habitants de l’agglomération.

Son père, à son grand désarroi, avait pris Zinzolin avec lui à la ferme. Trop âgé, il ne pouvait faire autrement que de laisser son fils faire les livraisons de lait frais au petit matin. Zinzolin avait, depuis longtemps, remplacé le vieux clocher du village, qui lui s’était envolé bras-dessus bras-dessus avec une bourrasque, un soir de tempête.

Tous les matins aux aurores, le jeune livreur faisait tellement de tintamarre quand il trébuchait sur ses cageots que le verre des bouteilles glissait sur le pavé jusque devant les portes. Et les habitants avaient pris l’habitude d’avoir ce réveil de fortune qui s’égosillait : « Accon de lait ! »

Ils savaient que la grande cloche avait sonné.

#Vro 14/1/13


Accon et Zinzolin

Ah ! Qu’on est bien dans les bras de Zinzolin
Depuis tout petits
Nous sommes amis
Il me protège toujours
Et vient à mon secours
Lorsque des mécréants
A l’esprit malveillant
Essayent de me nuire
Zinzolin les fait partir
Mais, me direz vous
Qui est Zinzolin ?
C’est mon doudou
Mon gros lapin
Mon confident de toujours
Mon copain d’amour
Ah ! Qu’on est bien dans tes bras Zinzolin

Françoise, le 14/01/13


ACCON et ZINZOLIN : l’union fait la force

ACCON et ZINZOLIN n’étaient pas prêts à baisser les armes.
Et pourtant, ils avaient lamentablement  échoué à l’examen de passage.
Ce jour-là, le jury les avait à peine regardés, les écoutant d’une oreille distraite.
Zinzolin était persuadé que les pontes étaient à ce moment-là en pleine digestion, et que leurs facultés d’attention en étaient considérablement réduites.
Accon, pour sa part, avait noté que les dames n’avaient pas été insensibles à sa présentation : lettres bien rondes, majuscules audacieuses, sonorités pleines et fermes. Mais cela n’avait pas suffi : ces messieurs du jury n’avaient pas voté pour lui, sans doute jaloux de sa fière allure.
C’était donc le cœur lourd et plein de rancœur qu’ils avaient rejoint leurs compagnons d’infortune. Abais, Noème et Panosse étaient venus à leur rencontre, un sourire en coin : « on vous l’avait bien dit ! Ce n’est pas si facile que ça de gagner sa place : nous, cela fait 20 ans qu’on essaie ! Mais vous êtes jeunes : vous apprendrez la patience ! »
Accon attrapa Zinzolin par son  Z  et tous deux s’éloignèrent en se tortillant.
« On va leur montrer de quoi on est capable » bougonna Accon, et son O se mit à gonfler sous l’effet de la contrariété.
« D’accord »  dit son compère. « Trouvons un allié, une célébrité qui va soutenir notre candidature. Pourquoi pas Bernardine Pivote ? Tu sais : son arrière grand-père était connu pour son amour de la langue française, avant d’être déporté pour s’être opposé à l’invasion des anglicismes.
« Mauvaise idée » répondit Accon en soupirant. « Tout le monde l’a oublié. Et puis, on ne sait même plus ce qu’on signifie : alors, pourquoi intéresserait-on encore quelqu’un ?» poursuivit-il en gémissant.
Ses deux C s’aplatirent comme deux crêpes qui viennent de s’écraser au sol après un saut périlleux raté.
« Voyons, Accon, c’est tout le contraire ». Zinzolin ne tenait plus en place. J’ai une idée : il faut amuser le jury, le faire rire : ce sera notre force.
Zinzolin parvint à convaincre Abais, Noème et Panosse, de les suivre dans leur entreprise.  « L’union fait la force ! », tel était leur slogan, leur cri de guerre.
Zinzolin eut raison de persévérer avec ses amis.
A leur troisième tentative, le jury du musée d’archéologie consacré au XXIème siècle par la planète XYZ, dernière-née de la galaxie, leur accorda la meilleure note pour leur originalité et leur sens de l’autodérision.
On ne comprenait rien à leur charabia, ils ne servaient plus à rien, mais ils sautaient en toute liberté, ils dansaient joyeusement, et tous  allaient mettre un peu d’animation au musée.
Accon et Zinzolin ne se souviendraient plus jamais de ce qu’ils signifiaient sur la planète Terre au XXIème siècle.
Mais qu’importe : finie leur errance dans l’espace temps. Ils avaient enfin trouvé un logis et un sens à leur survie : un magnifique recueil de mots anciens, sur du vrai papier, que l’on viendrait admirer.
C’était désormais le refuge des sans logis, des mal aimés et des langues mortes.
Derrière une vitrine les protégeant des radiations, on pourrait bientôt les découvrir avec tous leurs congénères des siècles passés, courant sur les pages, formant des belles phrases, des poèmes, des contes, des romans.
Les visiteurs se presseraient comme le faisaient les humains sur Terre devant les hiéroglyphes : avec le sentiment d’être en fin de compte bien peu de chose devant tant d’intelligence créative.

Marie-Pierre Beaulier, Nouméa, le 14 janvier 2013

Bonne année 2013 !

Classé dans : Non classé — joie55 @ 9:38

Bonne année 2013 ! mairie_bonne-annee-janv2013-300x190Bonne année pleine d’écrits, de mots, de textes et de poésie !!!!

 

sapin-300x225

Mon beau sapin !

 

 

Atelier du 7 janvier 2013

Classé dans : Non classé — joie55 @ 9:36

Après une petite pause pour fêter dignement la fin de 2012 et le début de 2013, l’atelier d’écriture a rouvert ses portes le lundi 7 janvier.

Un petite conte de Noël commençant par :

C’était la nuit avant Noël. Dans la maison tout était calme, pas un bruit, pas un cri, pas même une souris,  j’avais mangé la dernière pour mon souper.
Je me présente : »Noël, chat de gouttière ». Enfin, ancien chat de gouttière, car ma vie a changé il y a environ deux semaines.

Je m’étais endormi dans un grand sapin, seul arbre à garder ses feuilles en hiver, lorsqu’une famille d’humains était venue dans ma forêt et avait décidé de scier le sapin. Je m’accrochais aux branches tout en essayant de me cacher. Puis, mon sapin et moi avons été entassés dans la benne d’un gros 4X4. La voiture démarra et je ne pu m’empêcher d’émettre un faible miaulement car j’avais brusquement envie de vomir.
Le plus petits des humains « Lucas » m’aperçut. Un doigt sur la bouche il me fit signe de me taire. Une fois arrivés à destination, il m’attrapa et, plus vif que l’éclair, me cacha sous son manteau. Son papa pris le sapin sous le bras et l’installa au milieu du salon. Sa maman lui expliqua qu’il fallait très vite le décorer car nous étions très en retard puisque le Père Noël devait venir tôt le lendemain matin pour distribuer les cadeaux.

Lucas décida de me cacher sous son lit. Après un bon repas il me retrouva dans sa chambre et me tendit une assiette pleine de biscuits et un bol rempli de lait. Il m’expliqua qu’il avait une idée pour me faire accepter par ses parents. Une fois la maison endormie, il m’installa au pied du sapin après m’avoir mis un gros noeud rouge autour du cou. Il me demanda de rester là bien sagement et d’observer le Père Noël lorsqu’il viendrait distribuer tous les cadeaux. Puis il retourna dormir dans sa chambre.

Au bout de quelques heures je vis sa maman arriver dans le salon les bras chargés de cadeaux. Elle m’aperçut bien vite et me dit : « Bonjour le chat, tu fais donc partie des cadeaux que le Père Noël a amenés pour Lucas ? Je veux bien te garder chez nous, à condition que tu racontes en détails à Lucas la venue du Père Noël. »
Voilà comment je devins le chat de la maison et pourquoi l’on me baptisa Noël.

 Françoise, janvier 2013

La dernière proie de Jack l’Eventreur

Atelier du 7 janvier 2013 jack-the-ripper-eventreur-ombre-img-300x180

Elle marchait à pas menus et prudents sur le trottoir verglacé, sous la lumière parcimonieuse des lampadaires nimbés de brouillard hivernal. Baby-sitter, dur métier, et pas sans risques.

En raison de l’heure tardive, les passants se faisaient de plus en plus rares, et au dernier carrefour, seul son pas résonna dans la nuit froide. Tous les habitants se blottissaient derrière leurs volets clos. C’est alors qu’elle sentit comme un glissement furtif derrière elle.

Jack l’Eventreur avait repéré sa proie. Un rictus horrible de jouissance anticipée retroussait ses babines sur des dents acérées. Et elle entendit nettement le claquement sec du couteau à cran d’arrêt qui bientôt l’éventrerait. Elle se mit à courir. Plus que dix mètres avant sa maison.

C’est au moment où elle sentait quasiment le halètement du monstre sur sa nuque qu’elle entendit derrière elle un grand fracas. La main sur la poignée de sa porte, elle jeta un regard sur le trottoir : victime d’une glissade imprévue et fatale, Jack gisait là, son coutelas enfoncé jusqu’à la garde dans le cœur.

Avec un soupir de soulagement, elle referma soigneusement sa porte.

 Jean-Louis. janvier 2013

 

Du cours en stock: le franç... |
lavieenprose |
Cahier de Français |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | L'3nvers de la caverne
| ASSOCIATION CORAMBE
| ylds