Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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13 décembre, 2012

Soirée ITINERANCES, le 11 décembre 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:19

L’accueil des visiteurs avec le texte de Sylvie Trabuc :

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Soirée de nostalgie et de fantômes

Un très joli texte, joué par une actrice dans les jardins de la Maison du Livre :

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Le fantôme de Mme Célières

Le fantôme de Mademoiselle Célières

 Des années que je suis morte ! Morte dans cette belle maison où je suis née, ai grandi heureuse, à une époque ou la vie était plus rude mais plus simple. Je l’ai adorée et toutes mes amies me l’enviaient. J’y ai vécu les meilleurs moments de ma vie et je n’ai jamais pu la quitter même en cette année 1995, lorsque mon corps fut inhumé. Mon esprit resta ici où j’ai continué à vivre à l’insu de tous, invisible, ectoplasme se baladant d’une pièce à l’autre sans bruit, et sans chaîne comme on le croît souvent. Je ne faisais même pas peur à ceux qui venaient s’y abriter clandestinement lorsqu’il devint difficile de trouver un logement dans Nouméa. Et ils ne me faisaient pas peur eux-non plus. Non. Même s’ils n’ont rien fait pour empêcher sa dégradation. C’est lorsque j’entendis, un matin, marteaux et pelleteuses entrer en action pour la démolir que je tremblai d’effroi. Au secours ! Où allais-je trouver refuge si on démolissait ma maison ? Pas question de retourner au cimetière où il ne restait plus que quelques os de ma dépouille. Et vivre avec des morts ! Pouah. Je laissai filer de longs sanglots de désespoir qui n’émurent personne. Et pour cause ! Noyés qu’ils étaient par le bruit des engins de démolition. C’était bien la fin, cette fois. Ma vraie fin. Je me réfugiai dans un coin du jardin et le désespoir m’engloutit de longues semaines. Lorsque j’en émergeai, esprit hagard et confus, toujours aussi transparent, un frisson de vie agita  mon inexistence. D’où cela venait-il ? Qui me redonnait cette légèreté ? Je ne compris qu’au moment où j’aperçus les rangées de bouquins s’empiler sur les étagères dans les pièces remises à neuf, à l’identique de celles qui ont abrité mon enfance. J’étais de nouveau chez moi, fantôme invisible mais heureux. Surtout les lundis soirs, dans la salle du sous-sol, quand autour de Fabienne, les rires de l’atelier d’écriture fusent et les bouchons de vin sautent. Grâce à eux, moi, Renée Célières, je suis aujourd’hui une âme apaisée.

Monique Vasapolli, novembre 2012

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L'atelier d'écriture

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Anita

Un acrostiche :

Invitation au voyage …
Tournoyer sur les rivages,
Insouciant, la tête dans les nuages,
Nulle part où se poser,
Entre ciel et terre, s’évader,
Rêver, songer,
Aller toujours plus loin …
Ne pas hésiter à voler vers des horizons lointains
Comme le prince des nuées
Evitant de s’accrocher
Ses ailes de géant, l’empêchant de marcher

Anita Rabouin, novembre 2012

Un autre acrostiche, écrit en commun par des poètes de passage :

Infini d’un monde étoilé
Terre de feu et flocons de neige envolés
Ingénue sans pudeur dévoilée
Ne te laisse pas entraver
En passions déchaînées
Réponds à cet appel
Afin que tu te rappelles
Nul n’a de limite en amour
Compte les étoiles, les soleils, les jours
Errance dans ce monde de vautours
Seule la mort est sans retour

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Pour tous !!!

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Aux plus vieux !

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L'atelier d'écriture : des plus jeunes...

6 décembre, 2012

Atelier du 3 décembre

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:36

 

1/Devoir : un mot extraordinaire CALCEOLOPHILE⁃  Roger, ta cumixaphilie galopante commence à m’agacer, elle encombre nos placards !

⁃  Simone, ma chérie, je ne vois pas de quoi tu parles, 764 toutes petites boîtes d’allumettes ne peuvent remplir un placard, voyons ! En revanche vois nos étagères ! Elles supportent le poids de ta sidérophilie excessive…

⁃  Roger, tu exagères, comme à l’accoutumée ! Mes antiques fers à repasser sont des objets d’art, et utiles en cas de panne de courant, qui plus est. Que devrais-je dire de nos WC, que ta cocoframophilie ont transformés en librairie !

⁃  Pas exactement, ta latrinapapirophilie contribue aussi à leur encombrement, non ?

⁃ Tu m’exaspères ! Remercie le ciel que je ne sois pas calcéolophile, Roger, remercie le ciel !

⁃ Calcéolophile ? Je cale, là ! Encore une fois, Simone, tu me bats sur le chapitre du vocabulaire…

⁃  Et oui, et je vais t’éclairer ! Landru était calcéolophile, il calcinait ses victimes, des femmes qu’il brûlait dans sa chaudière… Mes petites passions à moi sont inoffensives, remercie moi plutôt.

⁃  J’eus préféré que tu m’allumasses, de tout autre manière, hé  hé ! Car je suis pour ma part un hugophile convaincu !
⁃ Hugophile ?

⁃ Mot dérivé de l’anglais hug : qui aime les câlins à la folie. Viens dans mes bras Simone et faisons la paix.

Huguette, décembre 2012

Vous avez deviné de quoi il s’agit ??? Non ? Alors, un petit indice :

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Collection compulsive de chaussures !

2/ Exercice :

Je vais distribuer des images 2 par 2. Au fur et à mesure de la distribution, vous devrez choisir 1 ou les 2 images pour construire un récit. Il faudra prendre obligatoirement au minimum 5 indices.
Voici les photos :

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Agenda


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portefeuille

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Lettre
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Une mèche de cheveux

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Bougie

 

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Hôtel des Voyageurs

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE CAUCHEMAR

 La sonnerie du téléphone me réveille en pleine nuit. A moitié dans les vapes j’entends une voix anglaise me demander si j’accepte de parler à Mrs Stéphanie FURLAN. Je comprends que cet appel émane de ma fille qui se trouve depuis quelques jours en Californie pour voir son frère et surtout, lui présenter son neveu le petit Lucas. En pleurs elle me donne le nom de l’hôpital où il a été admis suite à de graves convulsions.
Je lui confirme que je vais prendre le premier vol disponible pour Los Angeles et j’essaye de la réconforter.
Une fois le téléphone raccroché, je me demande comment elle a réussi à me retrouver dans ce petit « Hôtel des Voyageurs » qui se trouve en banlieue lyonnaise. J’y participe à un séminaire d’informatique et je n’ai malheureusement pas pu trouver un hôtel disponible un peu plus reluisant. J’essaye de faire fonctionner, sans succès, la lampe de chevet. Je trouve par contre une bougie orange que je m’empresse d’allumer. Elle répand une jolie teinte ocre qui rend cette chambre un peu moins laide.
Le stress commence à se faire sentir et je sens ma tension grimper à la vitesse grand V. Heureusement j’ai toujours avec moi quelques cachets relaxants que me prescrit mon généraliste. J’en avale deux d’un coup et décide de concrétiser ma réservation d’avion sur le net. J’ouvre mon portefeuille où se trouve mes cartes bancaires, avec au milieu une jolie photo de ma petite fille chloé lorsqu’elle devait avoir deux ou trois mois.
Je consulte mon agenda pour voir quels sont les rendez vous à annuler. Je réalise soudain que nous sommes le 27 août et qu’à cette date Lucas n’est pas encore né…… Je ne comprends plus rien, et au summum de l’angoisse,  je me réveille dans ma chambre à la maison. Je transpire et pleure à gros sanglots. Que c’est dur d’être une mamie anxieuse !

 Françoise Ravelli, 3/12/12

 

 

 

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