Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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30 août, 2012

Atelier du 27 août

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:20

Exercice sur des reproductions de peintres surréalistes :

Atelier du 27 août cabodi4-295x300

Un texte amusant de Chantal sur une reproduction de René CABODI

« Et tu crois que je ne t’ai pas vu ? Pas besoin de te cacher ! D’abord où vas-tu ? Ca y est, c’est fini, tu me quittes…Non, mais attends, qu’est-ce que tu emportes ? Le tableau, non mais quel toupet, le tableau que ma mère nous a offert pour notre mariage ?!
Et tu emmènes aussi la scie sauteuse et la bétonnière !!
Ciel, la maison est vide !
Mais…mais tu es nu ! Nu comme un ver, hummm…tu sais que tu es beau, musclé, j’aime ton corps…

Eh, tu te souviens… oui, tu te souviens… arrête, ne pars pas, approche, discutons, pose tout, dépose les armes,
viens…

Sur une peinture de Dali : cygnes se reflétant en éléphants, un texte émouvant d’Ani7 :

  dali-300x190 Ani7

Emerveillée, je me cale confortablement dans le fauteuil de velours du cinéma et soupire de contentement. La première image éclate de beauté sur l’écran. Sur un fond de dégradés mauves, des falaises rougeoyantes se reflètent dans un lac encastré.
Chaque plan me donne le sentiment de tourner doucement dans une B.D. de Bilal…
Et quand la caméra s’avance lentement vers l’ilôt et que les cygnes blancs immenses se métamorphosent en éléphants dans le miroir de l’eau, mon coeur manque un battement et je meurs là, foudroyée de beauté et de plaisir.

4e3a1946eb678-300x158 Anna

Au premier, ya la grosse
Qui domine tout son monde avec une massue
Elle surveille ceux qui font du sport
Et tape sur ceux qu’en peuvent plus.
Dans mon HLM, le hash
Les voisins, y l’aiment.

Au premier à droite, sont complètement barges
y sont tous à poil, mais ça les gêne pas,
Ils coupent les gosses au couteau
Croient que c’est du dindonneau
Dans mon HLM, le hash
Les voisins, y l’aiment.

A la mezzanine du premier,
Ils se balancent dans l’escalier
Tout ce qu’ils peuvent trouver
Ya même un cul d’jatte qui s’est dessiné
Des jambes sur le parquet,
Juste pour y croire ou pour rêver
Dans mon HLM, le hash
Les voisins, y l’aiment

Ya Madelon chauve avec son plateau
Qui à tous propose un peu d’eau
C’est pas dl’eau qui veulent s’mettre dans le gosier
Mais juste du pinard pour pouvoir s’éclater
La vieille à côté arrête pas de repasser
Ses pauvres seins qu’elle trouve tout fripés
Dans mon HLM, le hash
Les voisins, y l’aiment….

Petite parodie de Fabienne

vague1-221x300 Chantal

Dans la gueule de la vague !

Alice surfait, comme chaque après-midi de l’été. Elle adorait cette sensation de la mer glissant sur la planche. Elle adorait regarder la danse régulière des vagues qui partent et reviennent. Elle adorait l’air frais et les embruns sur son visage, les perles d’eau qui l’éclaboussent, la planche qui lui obéit… Elle adorait se sentir libre. Libre comme le vent. Libre comme les vagues. Quel bonheur ! Rien ne lui plaisait autant que de surfer.

On racontait que l’océan était peuplé de géants des mers, mais Alice ne croyait pas ces légendes.

Pourtant, un jour, alors qu’elle surfait paisiblement comme à son habitude, Alice vit une silhouette gigantesque nageant horizontalement dans l’eau. Curieuse, elle s’approcha… Trop tard ! Elle se rendit compte qu’un tourbillon d’eau entrait dans la gueule de ce qu’elle voyait désormais être un géant. Les légendes étaient donc vraies ?

Mais… Ce géant était bleu et… immobile ! Il était mort de froid. Le temps qu’Alice s’en rende compte, elle était déjà dans le tourbillon. Elle entra dans le trou béant à une allure folle. L’écume lui arracha sa planche. Alice se noyait…

Soudain, une sonnerie stridente retentit. Etait-ce cela que d’être mort ? Non ! Alice venait tout simplement de se réveiller au bruit de son réveil. Hagarde, elle ouvrit les yeux et oublia instantanément son rêve au pays des merveilles.

Anna Benoit

DEVOIR : un mot extraordinaire NYCTHÉMÈRE

Nycthémère ? Est-ce un insecte, une plante, une insulte ?
Nycthémère toi-même. Encore faudrait-il en avoir plusieurs. Mère biologique, belle-mère, mère supérieure, mère-grand, mère patrie. Oui peut-être, je te l’accorde. Mais peut-on faire la nique à tout ça. Il faudrait en vouloir au monde entier pour lancer une insulte pareille.

Je préfère penser qu’il s’agit de quelque chose d’éphémère : un papillon, une fleur. Quelque chose de beau, qui sent bon et dont la durée de vie est trop limitée pour apprécier toute la générosité de la nature.
Mais les bonnes choses ont une fin. Et moi j’ai faim de nycthémère.

Oui, pourquoi pas, un fruit, dont la saveur douce-amère garderait secrètement le parfum mixte d’un thé de la mer. Je parle des chimères dictées par ta mère, telles les nixes qu’on énumère.
Belles à croquer, comme moi, peut-être, au clair de lune !

 Sylvie TRABUC

Dialogue de Huguette :

⁃                    Hier soir je suis allé au concert de Nique tes mères
⁃                    C’est nique ta mère !
⁃                    Oui, tu peux dire ça, toi, mais pas moi.
⁃                    ??…
⁃                    Tu m’as bien dit que tu as été adoptée ?
⁃                    Oui, mais je ne vois pas…
⁃                    Par un couple de lesbiennes ?
⁃                    Oui, mais…
⁃                    CQFD ! Je dois donc bien dire nique tes mères !

 

Il naviguait aveuglément. Non seulement le brouillard l’empêchait de voir quoi que ce soit, mais en plus, la tempête avait augmenté considérablement la hauteur des vagues, dont une avait éclaboussé son GPS et sa radio, les rendant ainsi inutiles. Quelle idée aussi que de laisser le hublot ouvert par un temps pareil !
Bref, il était seul, perdu en plein milieu de l’océan, ne voyant absolument rien à l’extérieur du bateau.
Crac ! Oh non ! Plus aucune lumière, même pas à l’intérieur du bateau. Et puis quoi encore ?
Soudain, au loin, il aperçut…  NON ! Pas possible ! Il n’en croyait pas ses propres yeux. Pourtant… si ! Il avait bel et bien aperçu une lumière… Changement de cap ? Ce dilemme mental ne dura qu’une fraction de seconde. A peine eut-il décidé de se diriger vers la lueur mystérieuse que celle-ci disparut…
Puis, elle réapparut et disparut de nouveau, presque aussitôt. Ensuite, il y eut une pause plus longue, suivie d’une lumière longue, puis courte, puis… Il ne mit pas longtemps à comprendre qu’il s’agissait d’un code en morse. Mais que voulait-on lui signaler ? Heureusement qu’il s’y connaissait.
Depuis le début, il avait lu :
Long, court, pause = N…
Long, court, long, long, pause = Y…
Long, long, long, long, pause = C…
Long, pause = T…
Court, court, court, court, pause = H…
Court, court, long, court, court, pause = é…
Long, long, pause = M…
Court, court, long, court, court, pause = é…
Court, long, court, pause = S… heu… non ! R
Court, pause = E

Pause longue… Pause très longue… Pause très très longue. Pause très très très… Ah ! C’est donc terminé ? Enfin !
Voyons, le mot est NYCTHéMéRE

Mais qu’est-ce que ça pouvait bien dire ? Il n’en avait strictement aucune idée. Bizarrement, Nicolas Temair, plus connu sous le nom de Nic, se sentit visé.

Le ciel ne tarda pas à s’éclaircir, les vagues à se calmer. Nic se rendit compte qu’il se dirigeait vers la terre ferme. Un phare éteint se reposait au sommet d’une colline. Avait-il rêvé ?

Anna Benoit

15 août, 2012

Lundi 30 juillet 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 5:07

Vous n’aviez jamais vu qu’il y avait cette porte chez vous… et d’ailleurs, elle n’existait pas ! Vous l’ouvrez et… vous vous retrouvez dans votre livre préféré !!!! Sauf que là, tout est vrai, les décors, les costumes, les gens… Bref, vous allez savoir ce qui va se passer, forcément puisque vous avez lu et relu ce livre-là…
SAUF…
Que votre présence modifie tout. Racontez !

Lundi 30 juillet 2012 200802141734520.petit_poucet3-295x300

Un texte de VRO :

Terminé le champ, terminé de labourer ma terre.
J’ai les poches du tablier encore emplie de grains de blé tellement j’en ai semé.
Il est temps de rentrer, je ramasse mon matériel pour le déposer dans le cabanon du jardin. Et là derrière ma brouette adossée au mur, un passage se dessine. Je clignote des yeux et fronce les sourcils. Bon sang mais je n’utilise pourtant pas de pesticides, pourquoi cette hallucination ?

La brouette mise à terre, je peux pousser cette porte qui m’offre un sentier vers une forêt bien épaisse. Je croyais dans un premier temps que c’était le champ du voisin.
Pour me rassurer j’empoigne la pioche pour pouvoir asséner un coup au Pitt bull que j’entends aboyer toutes les nuits.

A quelques pas du chemin se tient un petit chalet bien vétuste. Une fumée de cheminée s’en échappe et la lumière intérieure en dessine une ombre agitée.
M’approchant à petit pas, la pioche bien en main, j’entrevois à travers une lucarne un homme en habits déchirés, chaussé de sabots. Une femme attablée porte une longue robe de paysanne, tout aussi sale que lui.
Ben mince alors ! Ce n’est pas mes voisins. C’est des gens du spectacle où quoi ? On dirait un tableau du 18e siècle !

Me collant l’oreille au carreau j’entends que l’homme parle de ses enfants, qu’il n’a plus de quoi nourrir sa famille et que demain à l’aube il faudra les emmener en forêt. Plus le choix.

Heu … c’est une blague ou on me fait un remake du p’tit Poucet là ?
On y regardant de plus près, une silhouette de gamin prenait forme sous leur table.
Un blondinet au bonnet rouge qui pleurait en silence.
Mais non, je ne rêve pas ! Mon cabanon m’avait mené droit vers un conte de Perrault.

Ni une ni deux, je fais le tour du chalet et je m’engouffre, sans tambouriner, dans l’histoire.
- « Tenez mon brave, prenez ma pioche et mon tablier. Ce dernier a les poches capitonnées de grains de blé, avec ça vous pourrez cultiver des céréales à foison et nourrir votre famille. »
Sans leur laisser le temps de répondre, je reprends le chemin vers ma baraque de jardin.
Un dernier petit clin d’œil avant de refermer le passage, sans rancune m’sieur Perrault, « Qui sème le champ récolte à l’unisson ».

EXERCICE :

Ce matin vous vous êtes réveillé dans un monde totalement  silencieux. Trouvez une explication à ce phénomène et remettez le son si vous le souhaitez.

Un beau texte d’Edith

Je ne saurais dire l’heure qu’il est.
Je ne me souviens pas avoir entendu le réveil sonner.

J’ai juste senti.
Peu à peu…
La lumière de l’aube tout d’abord, derrière mes paupières, m’extirper lentement du sommeil.
J’ai perçu la pesanteur, étrangement réelle de mon corps sur le matelas.
Puis la douce fraîcheur de l’éveil sur ma peau en repoussant le drap.

Je ne saurais dire l’heure qu’il est…
Nulle odeur de café, ni de bruit de cuillère n’émane de la cuisine.
Je ne me souviens pas que l’on ait frappé à ma porte pour me sommer de me lever enfin.

Je ne me souviens pas avoir entendu le réveil sonner…Comme il le fait chaque jour, me rappelant aux enfers que seul le sommeil sait  m’épargner.

Je ne me souviens pas…
Je ne me souviens pas m’être jamais senti aussi bien.

J’ouvre les yeux, incrédule à cette trouble sensation.
Tout est là pourtant :
Les murs… quatre ;
Le lit… un ;
La porte et son hublot grillagé qui font la paire ;
Restent mêmes les sangles…il y en a trois je crois.

Tout semble intact, moi posé au milieu à l’endroit même où l’on m’y a effondré hier. Mais quelque chose a changé…
Quelque chose me manque…
Quelque chose m’a quitté.

Je cherche, je scrute, je fouille patiemment, sans m’affoler, usant de chacun de mes sens ;
Je finirai bien par comprendre…
J’explore, je sonde, je m’ausculte, j’écoute… j’écoute !
Voilà ! C’est ça !
Cette impression inhabituelle de mon improbable matin !
J’écoute, voyez-vous, mais je n’entends rien !
Ni les sermons bienveillants de mon père,
Ni les pleurs mal étouffés de ma mère,

Ni ce que je devrais,
Ni ce que je ne peux pas,

Ni mes tripes qui m’exhortent,
Ni ma violence qui m’invective,
Ni ma peur qui m’étrangle,
Ni mes doutes,
Ni mes voix, ni les miennes ni mes autres,
Ni mes rêves monstrueux.

J’écoute, j’écoute… et pourtant non, je ne les entends plus.
Le fracas de ma tête, mon chaos, mon bourreau, ma « chose » s’est comme endormie.
…Tout s’est tu à l’intérieur de moi.

Je ne me souviens pas avoir entendu le réveil sonner…
Je ne saurais dire l’heure qu’il est… ni quand l’infirmière passera ;
Mais c’est de mon plein gré que j’avalerai mon traitement aujourd’hui.


Lundi 13 août 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 4:45

Trouvez une vingtaine de mots anagrammes de « EXPERIMENTATRICES » et écrire un texte avec :

Ces expertes en la matière, carrément excitantes pimentent ta tempérance crispante et sèment tempête, crainte et respect. 

Et cet intime « entremet » rarescent, prisé et éreintant, serment d’une sincérité certaine est empreint d’étreintes animées, prémices épicées d’éternité sereine!

 Chantal B

JUANITA

Heureusement qu’elle était mince, car dans le cas contraire sa matrice n’aurait pas pu résister la pression d’un tel veau.

Ma Juanita venait de mettre bas et elle se trouvait dans un état des plus pitoyables. Son périnée s’était pratiquement détaché des ischions et ses meuglements s’approchaient des plaintes des loups par une nuit de pleine lune. Il nous fallait des médicaments pour faire taire son excès de douleur.

Les enfants assistaient à cette naissance, comme ils l’avaient déjà fait par le passé. La ferme, ils la connaissaient bien.  Et ils n’auraient abandonné leur vache préférée pour rien au monde.

C’était un animal calme, qui donnait beaucoup de lait. Elle se laissait traire même par mes enfants, pas toujours attentifs à la fragilité de ses pis. Son premier accouchement n’était pas assisté par un expert car l’orage avait rendu impraticables toutes les routes de la région. Cela faisait déjà quelques jours que la météo ne jouet pas en leur faveur. Le lait pas livré était maintenant périmé, mais traiter cet aspect  financier dans des telles circonstances ne rimait vraiment à rien, car les animaux se plaçaient au dessus de leur confort matériel. Et même si l’argent était d’une importance capitale pour le maintien de la ferme, ils ne pouvaient pas se mentir en ce qui concernait les priorités de ces parents dévoués à la terre.

Ils espéraient seulement que cette expérience resterai vite un mauvais souvenir.

Axés sur le besoin d’animer leur plus cher animal, ils n’avaient pas aperçu l’aspic qui s’approchait de Juanita, peut-être prêt à l’alléger du poids de son corps pour lui permettre de voyager vers d’autres contrées.

Juana Maria MEDINA GARCIAS (Nouméa, août 2012)

 

Anagramme de EXPERIMENTATRICES

Peins mes mains, artiste patient !
Car ta paix extrême naît en ma tête.

Retiens cette éternité, artiste rare !
Car en cette terre méprisée,
Mes prières armées aspirent ces matins-tempêtes.

Traces mes traits épicées, artiste émacié,
Car mes artères crépitent.
Tes racines étaient cet esprit épris par tes étamines.

Extraits ma maîtrise tacite, artiste expatrié.
Car ce crime macéré, parmi ces traites intérims,
expire cette étape excitée.

Estampes mes seins, artiste rescapé.
Car ta craie écarte mes peines exprimées
Et ce récit épars expire.

Recrée ma pensée riante, artiste saint !
Car ta paix extrême naît en ma tête.

Par Sylvie Trabuc

 

EXERCICE : Le schéma quinaire ou schéma narratif

Imaginez un fait qui perturbe l’équilibre de cette situation initiale :
Le paquebot qui devait nous emmener aux Etats-Unis quitta le Havre un mardi. Les passagers commençaient à se promener sur le pont…..

Lundi 13 août 2012 220px-mann-ueber-bord1-206x300

Le paquebot qui devait nous emmener aux Etats-Unis quitta le Havre un mardi. Les passagers commençaient à se promener sur le pont. Le navire était flambant neuf, le pont aussi : la foule passa rapidement des lattes en bois verni au sol impeccablement blanc de « La Perle Bleue ». Une fois tous les passagers à bord à midi trente sept précises, la sirène stridente sonna, annonça le départ imminent du bateau. Mais il n’avança pas, bien au contraire. Les vagues le firent reculer de quelques mètres. Les passagers collèrent leur nez aux hublots ou, carrément, montèrent sur le pont, malgré la fraîcheur. Ils voulaient à tout prix voir ce qui se passait. Et ils furent témoins d’un spectacle stupéfiant. Ahuris, ils observaient, bouche bée.
Le capitaine nageait  dans l’eau tout habillé ; il portait un enfant de cinq ou six ans dans ses bras. Il semblait avoir du mal à combattre les vagues qui, visiblement, voulaient le submerger à tout prix. Mais personne ne l’aida, ne lui lança de bouée, de corde. Personne n’appela les secours, personne ne bougea… enfin, sauf ceux qui s’évanouirent ou qui arrachèrent leurs enfants des hublots. Personne ne porta secours au capitaine, pas même ses matelots ! Soudain, le pauvre homme lâcha l’enfant et nagea facilement jusqu’à l’échelle de corde qui, comme par hasard, descendait du pont du navire.
Ce fut un traumatisme dont on parla  longtemps dans les médias. Mais il n’y eut pas de mort. En effet, on apprit, plus tard, qu’il s’agissait d’une étude sur la réaction du public face à un tel incident. L’enfant était en fait une poupée grandeur nature. Il y eu des campagnes de sensibilisation.
Quand un incident semblable advint réellement quelques années plus tard, tout le monde réagit bien. Heureusement car, cette fois, il ne s’agissait pas d’un entraînement.

Anna Benoit

EXERCICE :
Vous êtes en colère sur un sujet et vous écrivez à quelqu’un susceptible de vous aider et de trouver une solution.

images Anna

Cher crayon,

Mais arrête donc de me gribouiller dessus ! J’en ai marre ! Tu ne peux pas savoir à quel point ces cicatrices que tu appelles des « mots » et des « phrases » sont durables et douloureuses. Ta pointe laisse sur  ma surface, autrefois impeccablement blanche et lisse, des courbes, des points, des traits insignifiants, que tu prétends être lisible par des êtres étranges appelés « humains », mais qui, en fait, n’existent que dans ton imagination. Oui ! Ton imagination ! Elle déborde excessivement du côté de la folie !
Comment est ce possible d’avoir tellement d’idées que tu parviens inlassablement jour après jour, depuis des années déjà, de faire sortir de ta pointe des gribouillis à chaque fois différents.
Autrefois, c’était mes ancêtres, les cahiers bleu, orange, jaune, vert, blanc, violet, noir, gris puis marron que tu as massacrés du bout de ton épée de graphite. Maintenant, c’est mon tour. Un jour, ce sera au tour de mes descendants. Cette folie sera-t-elle un jour apaisée ?
Tu devrais te faire soigner à l’hôpital psychiatrique… Malheureusement, ils n’y adressent pas les crayons. Alors, la moindre chose que tu puisses faire pour moi serait d’envoyer  ta très douce et très gentille amie la gomme, qui efface, comme par magie, les cicatrices des blessures que tu m’a infligées.
Je t’en supplie, fais-le pour moi, en échange de t’avoir tant supporté ! Me voilà en train de devenir rouge de colère. Tu ne vas tout de même pas écrire sur du papier rouge, si ?

Signé : le cahier que tu as massacré.
PS : Désolé de t’avoir emprunté pour t’écrire cette lettre.

Anna Benoit

 

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