Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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25 mars, 2012

Un mot extraordinaire : fraîchin

Classé dans : Non classé — joie55 @ 6:36

Le fraîchin était arrivé, amenant cet air glacial. D’un seul coup dans la nuit le temps avait été suspendu dans un grand silence, de celui qui fait froid dans le dos.

Il réveillait ceux qui dormaient profondément et les plus sensitifs, étaient déjà à l’affut et dans l’attente anxieuse du moindre bruit qui aurait put rompre cet effroyable silence glacial. Tout le monde l’appelait le fraîchin, mais nul ne savait si c’était un phénomène météorologique un mauvais tour de sorcellerie ou une diablerie quelconque.

Les lendemains de fraîchin au village, tout le monde avait les yeux cernés, l’air fatigué et hébété, chacun se regardait subreptissement, suspectant l’autre d’être responsable de ce nouveau coup de fraîchin. Cela réveillait les haines ancestrales, mais nul n’osait faire de commentaire de peur de provoquer de graves disputes.

Quand on était de l’extérieur on pouvait noter qu’au lendemain de fraîchin chaque habitant car eux seuls semblaient touchés, avaient les yeux de plus en plus bleu, d’un bleu glacial.

Cette croyance ancienne a laissée son nom à ce village du nord : bleu et froid Le Fraîchin.

Par Sylvie BOCQ


SANDWICH : la rumeur court…. Elle n’est pas prête à affronter une famille dont elle serait considérée comme le mouton noir.

La rumeur court, Sybille la si belle, était amoureuse, cela se voyait à son pas devenu si léger, vaporeuse elle était et quand elle le voyait, son visage rayonnait, ses yeux pétillaient, tout son corps électrisé allait à lui, cela crevait les yeux.

Le seul jeune homme du village qu’elle n’aurait jamais du regarder tant leur deux familles étaient en guerre depuis des générations. Les Yafards et les Beauxfort……Elle n’était qu’à son désir si vif, rien n’existait et surtout pas la réalité. Pourtant……

Elle n’est pas prête à affronter une famille dont elle serait considérée comme le mouton noir.

Le  27/02/2012  sylvie

20 mars, 2012

Lundi 19 mars 2012 : les mots-valise

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:09
Un magnifique et subtil panel de Tôntine :
 
Ingénulle = blonde.
Cinémateur = amateur de films X.
Genouille = Aïe !
Emirabbin = la paix au Moyen-Orient.
Kalédonickel = l’or vert du Kaillou.
Syndicateur = mauvais camarade.
Hippodromadaire = cheval bossu.
Ananastrologie = l’avenir dans le jus de fruits, plus fort que le marc de café.
Maghrebéret = intégration réussie.
Chocolation = goûter
Barbuté = intégriste.
Citronche = jaunisse.
Malédictionnaire = dictionnaire des formules cabalistiques.
Caballon = cabanon de joueur de foot de l’O.M.
Gâterire = rabat-joie.
Rateautal = bide complet.
Embonpoingo = obésité due à l’excès de bougna.
Minépenthes = faune du maquis minier.
Frigolade = humour glacial.
Escargorille = erreur de la nature.
Avocalise = ténor du barreau.
Moruelle = la rue Saint-Denis à Paris.
Et quelques autres :

Siliconnasse : blonde à forte poitrine
Biblioteckel : un fonctionnaire qui a du chien !
Bachanalité : orgie ordinaire
Bérézinactif : retraité de Russie….

Encore d’autres de Juan Maria :

PREJUGE : Celui qui marche juste avant M. le Juge.
FAUX-FAYOT : Haricot qui fuit ses responsabilités nourrissantes. (faux-fuyants).
ANORAKAILLE : Mets ton anorak, ça caille !
AMOURECAGE : Sentiment universel transféré dans la forêt de shreck.
POLIANTARCTIQUE : Érosion qui provoque le soleil sur la glace.
FEUILLETONTONFEU : La feuille que mon oncle laissa tomber sur le feu.
FETICHIALER : Gros chagrin provoqué par un objet de culte superstitieux.
TEGAVERTOI : Remplir excessivement ton ventre à toi de quoi que ce soit.
PANINIUNI : Morceau de pain à l’italienne complètement indécollable.
ANORACAILLE : C’est la caille à Nora.


Superbe texte de Diego JORQUERA :

LA VIORTHENSE

C’était une fruivernale pendant laquelle les hurlauloins des faméloups vous glaçantaient. Malgré la ouatombre des tirlouridés, la rompalune bercecrétait l’endorfant dans sa silambre. Il était seulésent à son orévie, mais la nourvielle était là qui le tendregardait. Famidèle depuis toujours, elle s’était occupatienté des enfants, les voyant touragrandir, puis quitter le giromial pour s’en aller vivre leurs avidultes. Cet hiver-là il ne lui restait que le derligné, petit et dépourfensu. Elle se devait de le soignotéger encore plus que les autres.Le morfroid qui depuis deux lonjournuits isolait la viaison commençait à dessiner des résivres sur les vinêtres. Le prochilage se trouvait à plus de deux routeurs et les réserves commençaient à videspérer.Elle était seule car le perfant était parti depuis deux longanéjàs, après que la doucionnée mère ait été emportée par une foudralgie. Il n’avait pu vraimonter cette cruabsence et avait préféré s’évanaturer.

La Viorthense s’était devanlâtrassoupie et le bruit d’une croulebûche la fit brusquauter. Avait-elle rêvé ? Tendant une orive elle ne perçabora que le branchuit au dehors. Puis, de plusenfort, le frottesourd de quelquechose le long de la façadaison. Toute en alersens elle se sanbruigea vers l’arpièce, s’étant saisie au passage d’un chandelourd au cas où. Arrivée au fond, elle n’était sépartégée du dehors que par la serviporte patichénée.

Faisant glidoucer le vieuroux sans qu’il ne grince, elle était prêtenant à faire face. Prenant son courgeumains elle violarbattit l’huis contre le piermur : riensonne ! Rien que le hurlevent et la nuiceur, que la tourbilloneige qui commença à s’intergouffrer à l’intérion. Elle referma le lourpanbois, remis le vieuroux et écouta.

C’était comme si dans l’antimeure lourdencieuse l’atmosphère avait maintenant naturangé. Inquieuse, elle commença à monter les grimarches une à une. Elle devait vérifier que riensonne ne pouvait inquiéter son protéjubin. Quitte à devoir nuitormir auprès de lui, ou plutôt essayer, car le petit locomonflait beaucoup, elle avait une remplission et elle s’en jusqu’aubouterait.

?

C’est au sortirvérude, quand les routes furent dégablayées, que quelqu’un finit par sorquiéter de la Viorthense, seule dans sa maifonbois. On la retrouva raide, solongée près de son lit dans lequel elle avait instabordé une poupée. C’était la poupée qui avait alimentasmé la solvitude de cette pauvre femme. C’était elle qui, jusqu’au terme de sa vie, avait  subliloigné le désirfant que personne n’avait satisfélas.

Et quelques autres de Sylvie BOCQ :

Papilonage : papillon armé
Chiméridionnal : illusion du sud (contrairement à la chimère du nord)
Pamplemousson : pamplemousse trés trés juteux
Carrébus : carré qui a perdu sa ligne
Bourelettre : pli un peu rond
Parcourtois : chemin  fort poli
Polimaçon : sage chez les  limaces
Cabrillant : cabris en or
Colportefaix : homme qui amène de lourdes rumeurs
Plafondu : c’est une assiette en plastique parapluie
Sagaloper : histoire de famille chevaline
Cartéton : accés au 7èm ciel
Ripouxlette : jeune délinquante qui aime un flic

13 mars, 2012

Atelier du 12 mars 2012 (bis)

Classé dans : Non classé — joie55 @ 11:32

Ecrire un poème à la manière de J. Paul SCHNEIDER :  

Tu  dis sable
Et déjà
La mer est à tes pieds
Tu dis forêt
Et déjà
Les arbres te tendent les bras
Tu dis colline
Et déjà
Le sentier
court avec toi vers le sommet
Tu dis nuages
Et déjà
Les mots volent et dansent
Comme des étincelles dans la cheminée. 

Tu dis rien

Et déjà

Mon cœur se serre

Tu dis   « Non »

Et déjà

Ma joie s’enfuit

Tu dis « Plus jamais »

Et déjà

La nuit m’envahit

Tu dis « Peut-être »

Et déjà

Mon cœur sourit.

 ANI7

Tu dis j’ai soif
Et déjà
Les plus subtils nectars te sont proposés
Tu dis j’ai faim
Et déjà

Un festin t’est apporté

Tu dis j’ai chaud

Et déjà
De douces pluies te raffraîchissent
Tu dis j’ai froid

Et déjà

Mes bras t’entourent, mon amour .

 Fabienne

Tu dis hier
Et déjà voici le miroir,
Tu dis aujourd’hui
Et déjà voici le soir,
Tu dis demain
Et déjà voici l’espoir.
Monique (alias Tôntine)
Tu dis Joie
Et déjà le soleil inonde la prairie
Tu dis Tristesse
Et déjà
La pluie pleure sur la terre
Tu dis Colère
Et déjà
L’orage gronde au-delà des mers
Tu dis Bonheur
Et déjà
Il est dans mes yeux.
Fabienne
Tu dis vert
Et déjà
Le départ est donné
Tu dis mauve
Et déjà
Je te vois en fauve
Tu dis rouge
Et déjà
Ma colère apparaît
Tu dis jaune
Et déjà
C’est le rire jaune
Tu dis bleu
Et déjà
Nous sommes heureux
Tu  dis blanc
Et déjà
Nous sommes amants….

Sylvie BOCQ 

Tu dis lumière
Et déjà
Ses yeux brillent de plaisir
Tu dis éclat
Et déjà
Ses petites dents scintillent entre ses lèvres
Tu dis douceur
Et déjà
Ses cheveux t’enveloppent de leur chaude caresse
Ti dis toujours
Et déjà
Sa voix se trouble et son rire s’étrangle
comme un piano désaccordé

Marie-Pierre BEAULIER 

Tu dis amour
Et déjà
Les nuages s’effacent du ciel.
Tu dis colère
Et déjà
Tous les animaux se cachent sur ton passage.
Tu dis chagrin
Et déjà
L’orage s’abat sur ton cœur.

Juana Maria

Atelier du 12 mars 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 11:28

Vous êtes en croisière idyllique sur un paquebot ; un évènement qui survient va influencer votre opinion sur les croisières d’une façon défavorable :

La croisière avait pourtant bien commencé ; son arthrose la laissait relativement en paix et elle pouvait se prélasser sur les transats du deuxième pont tout en savourant les petits fours et sucreries offerts par les stewards empressés qu’elle remerciait par force sourires…Une petite montée de diabète serait inévitable au bout de ces deux semaines, se dit-elle avec malice, mais la brochure de l’agence de voyages insistait sur la qualité de l’assistance médicale à bord, alors elle n’allait pas se priver ! D’accord, son cœur pouvait d’un seul coup s’emballer, non pas pour un homme, ce n’était plus de son âge, mais elle avait sur elle en permanence ses petites gellules bleues.

Toute la famille avait poussé des hauts cris en apprenant qu’elle partait seule en croisière à 87 ans mais jusqu’ici tout était parfait. Une petite cabine minuscule où ses ronflements ne passaient visiblement pas la cloison, des salles de jeux où elle passait des heures à jouer en espérant gagner le jakpot…Et cinq restaurants à thèmes qu’elle testait avec gourmandise chaque soir. Elle jubilait.

Seule petite fausse note : claquant un peu trop vivement les dents sur un mendiant aux fruits secs trois jours auparavant, elle avait senti une imperceptible vibration du côté gauche. Les jours suivants, elle s’était appliquée à manger du côté droit mais petit à petit elle dû se rendre à l’évidence, son appareil dentaire était en train de foutre le camp  !
Elle commença à refuser les gâteries proposées, à choisir dans les menus des variantes n’exigeant pas trop de mastication, s’autorisa de moins en moins à bavarder car l’appareil dentaire, irrésistiblement attiré par la pesanteur, descendait tout doucement ! «Il faut que ça tienne encore une semaine !» se répétait-elle désolée. Elle avait bien dans ses bagages un tube de «mastic dentaire» mais ne se faisait pas d’illusions sur le résultat.

Et puis, PAF ! alors qu’elle s’était laissée aller à bavarder avec son voisin de transat, l’appareil dentaire s’échappe dans une syllabe, retenu in extremis par le doigt de Marie qui s’enfuit sous une vague excuse.

La pâte dentaire étalée sur les six dents, elle presse au maximum sur ses gencives, respire, espère, se rince la bouche…
Mais les jours suivants Marie devra se rendre à l’évidence, cela ne tient pas et Dieu seul sait pourquoi, le rouge au front, elle se refuse à aller au cabinet médical.

Et c’est ainsi que la passagère de la cabine n° 351 du deuxième pont, si volubile et si souriante au début de la croisière devint un pâle reflet d’elle-même au sourire convenu plaqué sur le visage à la fin du voyage.

ANI7, mars 2012

 

6 mars, 2012

Atelier du 5 mars 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:04

Thème : « Mon ici est un ailleurs pour les autres ». Décrivez une région ou un pays chers à votre coeur.

Mon ici est un ailleurs
Aussi beau que vos ailleurs
Car loin de vos airs gouilleurs
Mon air respire les fleurs.

Les fleurs ne poussent pas ici
Dans mon quartier, ma ruelle
Mais dans mon coeur une venelle
Vaut toutes les rues de Paris

Ma ville plus belle que Belleville
Née ici grandit ailleurs
Cet ailleurs, connu par coeur
Je le chante à chaque trille.

Une chanson que je fais mienne
Parfums de femmes, doux regards
Où je laisse au hasard
Cette part qui n’est pas vaine

Mon ici est cet ailleurs
Je n’en veux pour rien au monde
D’autre parmi à la ronde
Ceux que l’on m’offre à prix d’or

Ma ville, mon pays, mon rêve
Ceux que je fais chaque jour
D’un peu de ciel et d’amour
Du repos de chaque trêve.

Mon ici est un bonheur
Bien plus beau que les torpeurs
Quand vos yeux voient de la peur
Les miens voient plus loin, ailleurs.

Diego Jorquera

 

 

 

Thème : sur un quai de gare (à partir de photos)

Atelier du 5 mars 2012  actitude_come_die_sur_un_quai_de_gare45-300x200

Frères ennemis

 


Frères ennemis

Depuis plus de deux heures, ils étaient là, assis sur un banc, à l’écart du quai de gare : Pierre et Jean, les frères ennemis. Lequel allait partir ? 

Pierre plaisantait, riait, il avait gagné ! Comme toujours… 

Depuis qu’ils étaient petits, Pierre était le plus malin, le plus chanceux. Quand ils étaient jeunes et qu’ils faisaient des bêtises, c’était toujours Jean qui se faisait prendre. Pourtant il n’était ni courageux, ni téméraire, mais ne voulait pas être en reste, passer pour une poule mouillée. Alors que Pierre volait dix pommes dans le verger du Père Joyeux, le voisin des parents, Jean, lui n’en prenait qu’une et c’est toujours à ce moment-là que le vieux sortait et le voyait, et il était puni. S’ils allaient se baigner dans l’étang aux Grenouilles, Pierre lui jetait ses habits dans l’eau, il rentrait tout mouillé… C’était toujours lui qui était puni. 

Tout le monde citait Pierre en exemple : il écoutait toujours ce qu’on lui disait, ne faisait aucune bêtise, alors que lui, Jean, avait « le diable au corps », comme disait le père. Il n’écoutait pas, alors, c’était normal qu’il soit toujours puni. 

Jean connaissait bien son frère, il savait qu’il était sournois et méchant. Il martyrisait les chats et les chiens de tous les voisins. Le jour où Jean s’était précipité pour éteindre le tissu en feu que Pierre avait jeté sur Diane, la chienne de chasse du père, la mère était juste sortie de la cuisine et l’avait vu, le tissu à la main. Pierre avait aussitôt accusé son frère : « Regarde, maman, ce que Jean fait au chien du père, il est méchant ! » et éclaté en larmes. Ah oui ! quel comédien. C’était le mal incarné. Et le pauvre Jean en était arrivé à le détester. 

Pierre avait réussi tous ses examens avec brio, mais il avait triché. Peu importe, puisqu’il ne s’était pas fait prendre. Jean, quant à lui, avait réussi aussi, mais au prix de tous les sacrifices et toujours de justesse. Ses proches trouvait qu’il était mauvais, éteint et sans aucune personnalité. 

Jean commençait à croire qu’il n’y avait aucune justice… Et même aujourd’hui, c’était Pierre qui avait gagné. C’est lui qui allait partir avec Marie, la belle Marie dont Jean était fou amoureux, tout autant que Pierre, à moins que ce dernier ne fasse semblant juste pour l’enlever à son frère, juste pour la gloire d’avoir gagné une fois de plus. Et peu importait s’il la rendait malheureuse. Comment avait-il triché cette fois-ci ? Jean serrait les poings au fond de ses poche. Il n’en pouvait plus. Il allait falloir faire quelque chose, un jour ou l’autre.
Pierre riait, plaisantait, car, oui, c’est lui qui partirait avec Marie, à moins que…

Fabienne, mars 2012

 

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