Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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28 février, 2012

Un « Quatre mots » : amour, relation, idylle, pâté

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:54

Un « Quatre mots » : amour, relation, idylle, pâté :


Tu réclames de l’amour avec des yeux de pâté pour chats.

J’ai jamais eu d’chat a répondu BREL et dans idylle il y a «il» et «elle» et pas E dans l’A.

Sur quelques notes de musique fais-moi ta demande de non-relation et j’aurai l’honneur de ne pas te demander ta main.


ANI7

 

Atelier du 20 février 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:51

Après vision d’une photo de la St Valentin consigne : « Et vous, que seriez vous prêts à faire par amour ? ».   30 minutes :

Prête à faire par amour ? Cela suscite en moi un abîme de perplexité. Comme un flash back vers toutes les amoureuses que j’ai été et celle que je suis aujourd’hui. Et avec une certaine tendresse, je regarde cette autre moi qui, sur de grands coups de cœur traversait la Bretagne, la France, pour un R.V. Badaboum, mettait en scène des guet-apens avec bougies et champagne…a pris son sac à dos, une petite tente, une casserole et un camping gaz pour le rejoindre sur son voilier à Québec, en prévoyant de continuer seule OKAZOU ça ne collerait pas…

Treize ans plus tard, la trouille au cœur mais le cran de tout quitter pour un autre qui lui ouvre les bras comme un sémaphore de l’autre côté du monde.

Quinze ans ont passé, le quotidien ien ien nous a rattrappés et secoués comme des cocotiers dans un cyclone qui avait un autre nom féminin que le mien…

Et par amour, j’ai arrêté de « faire » et je me suis laissée aller à « être » et nous  avons réussi à nous re-conjuguer au présent.

« Faire ou défaire par amour,

That is the question ».

ANI7, février 2012

26 février, 2012

Un mot extraordinaire : dynamogénie

Classé dans : Non classé — joie55 @ 8:24

Un mot extraordinaire : dynamogénie :

La dynamique est l’essentiel tant l’on sait que l’inertie est mortelle. C’est donc le génie de la dynamique qui est décrit dans ce mot.

Hyppolyte Fontaine, jeune homme doué intellectuellement mais, en revanche handicapé physiquement avec des paralysies latentes, en est l’inventeur.

Il a pu agir sur ses paralysies, grace au courant électrique de la dynamo qu’il a inventée et testée sur lui. Il pouvait dynamiser muscles et neurones pour enrayer ses paralysies. Il a donc créée la dynamogénie, maintenant tombée en désuétude car il fallait, a ses côtés en permanence, une personne pour faire fonctionner sa dynamo.

Il en est resté la fameuse dynamo de nos vélos, créée avec génie et dynamisme et qui a bien éclairé nos chemins.

Sylvie BOCQ

Depuis que la bio-puce avait été introduite dans son cerveau, il se rendit vite compte nettement qu’il y voyait clairement. Il était maintenant clairvoyant. Il comprenait tout, était conscient du monde qui l’entourait. Il le percevait cristallin, éclairé, éclatant, étincelant. Tout devenait évident, explicite. Sa pensée était fluide, limpide, lumineuse, elle manifestait une netteté notoire. Tout devenait perceptible. Il était perspicace, précis, pur, sagace, sans équivoque, significatif, translucide, et ce grâce à l’intervention de dynamogénie qui venait de lui être pratiquée. Il était enfin devenu un adulte.

Jean-Jacques

Courants d’air, nuages lourds et bas, suintantes brumes humides, vapeurs confuses chargées de honteuses suées. Voilà mon espace habituel. Je me suis toujours attaché à fuir jusqu’aux plus infimes rayons de lune, la plus minime brillance qui aurait pu traquer et mettre en évidence le moindre trait, la moindre aspérité de mon visage.

J’étais né pour me confondre aux choses terrestres, vivre au seuil d’un monde éteint, livide où il ne pouvait se deviner que ma silhouette. Même mon ombre je la voulais ailleurs et j’aurais aimé me confondre en un balbutiement d’oubli. Mirage, je voulus être un mirage. Je voulus qu’on m’ignore, qu’on me laisse en marge, aux frontières du monde.

Très tôt, j’avais développé cette insuffisance de moi, cette dynamique de la gêne. Le médecin avait établi son sentencieux verdict. Aux appels implorés de ma mère pour comprendre mon maladif effacement, il s’exclama : « Madame , aucun doute, vos deux jumeaux ne se ressemblent pas ! Arthur est atteint d’une maladie rarissime :  la Dynamogénie ! ».

Les explications n’étaient dès lors plus nécessaires. Aucun traitement connu à ce jour n’avait permis d’éradiquer cette errance maladive. Et cela je l’ai su dès mon premier jour lorsque ma mère expulsa de sa matrice un bruyant petit garçon, vigoureux et plein de vie.

Je perçois encore dans une diffuse mémoire l’étonnement de la sage-femme occupée à toiletter mon frère : « mais c’est qui celui-là ! d’où sort il ?». J’avais chu dans la cuvette, flasque chair plasmatique, remugle des bas fonds, d’un bas ventre qui ignorait mon authentique genèse.

« Ciel des jumeaux ! éructa ma mère », comme si, brusquement le ciel se décrochait des étoiles.

Ces effroyables paroles avaient scellé mon destin. Et je vécu mon exclusion dans les plis d’une existence fuyante, pour ne plus penser, ne plus agir, habitant un asthénique asile, ne suscitant ni désir, ni dégoût. Accablante volonté, n’appartenir rien qu’à ma solitude, figé dans une morne conversion d’inexistence. Claquemuré dans le silence de l’oubli…. dans la transparence des courants d’air, jusqu’à la fin de ma vie.

Alain LINCKER

Un saphir scintillait au milieu du sable. Zoé fit une bouche ronde d’étonnement en se penchant sur cette merveilleuse découverte. Elle le prit dans ses petites mains en formant un berceau en même temps qu’elle laissait échapper un long « oooh ! »  d’admiration. Elle caressait le minerai sur toutes ses surfaces, attentivement et avec délicatesse. Des particules de poussière orange se posaient sur les différentes facettes de la pierre bleue, troublant sa cristallinité. La fillette frottait ces tâches dans une volonté de faire apparaître tout l’éclat du saphir, mais comme elle ne s’effaçaient pas, elle intensifia le frottement, dynamisant le bijou et celui-ci bougea.

Il tourbillonna dans un mouvement ascendant et descendant, puis se fixa soudainement sur son point de départ. Une fumée bleu turquoise commençait à l’entourer. Zoé ne voyait plus l’objet. Elle tomba à genoux, ne cillait pas. Ses grands yeux émeraude montaient et descendaient, suivant le déplacement du saphir. Ses sourcils décrivaient deux grands arcs et ses lèvres, d’un rouge vif, ressemblaient à la bouche d’un poisson affamé qui vient de découvrir du plancton. Tout son visage se concentrait sur cet événement extraordinaire.

Au bleu de la fumée s’ajoutaient d’autres couleurs qui formaient un arc-en-ciel. Des couleurs qui chantaient par sa beauté montante, au fur et à mesure que la fumée s’allongeait de façon rapide et sûre sur un ciel dégagé. Zoé monta son regard et, à ce moment précis, elle le vit. Il se dessinait dans la brume colorée provenant du saphir dynamisé, comme surgit de nulle part. Oui, c’était bien un génie !

 Juana Maria MEDINA GARCIAS    Nouméa, 20 février 2012

Aline se met dans la peau d’un chat :

Classé dans : Non classé — joie55 @ 8:04
-       Salâm Aleïkoum !
-       Aleïkoum salâm ! me suis-je entendu répondre en tournant la tête vers la voix familière qui venait de me saluer.  Personne… Je ne vis personne, enfin personne sauf un chat sans collier, étique, dont les yeux faisaient deux énormes protubérances au-dessus de ses moustaches en bataille, les oreilles en dentelles…
J’étais assis devant la mer « au milieu des terres », étale.  Le clapotis iodé, discret, semblait vouloir rythmer le pas des serveuses.  Joliment tournées, c’est le patron qui choisissait son personnel, personnellement, elles prenaient leur temps entre les tables des clients pour leur lancer un bon mot, histoire de remettre leurs mains à leurs places et de les moucher devant l’assemblée de mâles légèrement avinée qui s’esclaffait bruyamment à chaque salve. 
Il faisait bon devant  « Chez Marcel », le bistrot devenu mon Q.G. depuis que j’avais posé mes valises ici, après avoir séjourné plusieurs mois à Essaouira, un petit port marocain où les chats alentour s’étaient donné le mot depuis des générations et attendaient patiemment,  sur le quai ensoleillé, l’arrivée des pêcheurs dès le petit matin. Ils leur jetaient toujours de quoi se régaler, par tradition, comme chacun faisait dans ce pays où les mendiants ne réclamaient jamais car ils savaient que ceux qui avaient de quoi se sustenter partageaient les reliquats de leur repas avec leurs semblables qui avaient le ventre creux.
A Marseille, les mouettes, toujours aussi voleuses et criardes, se disputaient même le soir, sur un sujet qui échappait totalement aux préoccupations des buveurs de pastis, qui s’en fichaient d’ailleurs comme de l’An Quarante…
Les grillons commençaient à se faire entendre.  L’air du soir transportait des odeurs de friture qui me chatouillaient les narines et j’avais commandé un plat de sardines que la délicieuse Fanny avait posé devant moi et dont la vue seule me mettait l’eau à la bouche.  J’étais sur le point de presser le demi citron qui faisait le trottoir sur le plat ébréché lorsque je fus ainsi salué par cette expression chaleureuse mais presque interrogative…
A qui donc avais-je répondu dans la langue qui souhaitait la Paix sur celui qui était salué continué-je à me demander tout en dégustant les sardines acidulées qui croustillaient sous la dent.
-       Miaaaouuu ! Le chat n’avait pas bougé d’un poil.  Il me regardait fixement, se demandant quand je me déciderais…
Je lui lançai les queues des sardines que j’avais dégustées. Sans faire de chichis, le greffier visiblement affamé engloutit promptement l’animal mythique des blagues marseillaises et attendit les suivantes.
Soudain, il se passa un phénomène étrange, que je ne m’explique toujours pas… 
L’animal grossit à vue d’œil jusqu’à totalement se métamorphoser : l’ homme,  vêtu d’ une djellaba me remercia, me salua et tourna les talons.
-       Shalâm aleïkoum, me suis-je entendu miauler.
-       Aleïkoum shalâm, lança-t-il dans le soleil couchant qui clignait de l’œil vers mon pelage irisé.
C’était le premier soir du Ramadan, à Essaouira.
Aline MORI

Même exercice par Sylvie.

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:57

Encore une fois, elle n’avait pas respecter ces nouvelles lois.

Nous étions dans un monde maintenant entièrement aseptisé, logement, alimentation, vêtements etc….. étaient prévus par le nouvel état. Tout était distribué, contrôlé par lui. Et maintenant, dés que tu prenais quelques kilos, tu enfreignais la loi et tu étais immédiatement envoyé pour six mois sur une île déserte.

Ces prisons rééducatives étaient efficaces. Tu y étais isolé, seul sur ton île, avec cabane d’habitation, et son strict nécessaire pour y dormir et cuisiner, de l’eau et une électroradio d’habillage, celle qui, maintenant, habille tout le monde d’un uniforme unique, en fonction de la saison.

L’époque des repas conviviaux était terminée depuis fort longtemps. Une machine distribuait les repas : du tout lyophilisé pour le poisson et les œufs et du tout organisme génétiquement modifié et contrôlé pour les légumes. fini les féculents, la viande était interdite, le vin strictement prohibé, ce raisin fermenté rempli de bactéries était considéré des plus dangereux.

Ayant connu l’époque ancienne, quelques amis et moi trouvions au marché noir de quoi faire ripaille. Mais la machine imperturbable découvrait toujours nos excès et, par gourmandise, j’avais déja séjourné dans ces îles prison.

Je m’organisais donc pour le choix des cinq objets autorisés à transporter.

Pour le premier, mon « coupe-coupe suisse » était parfait . en son manche était incorporé couteau, pince, tournevis, petite pelle, ciseaux à bois, stylo et le nec plus ultra de cet outil moderne, un fil de pêche avec hameçon auto réparable.

Me voila rassurée, j’avais, en un seul objet, de quoi pêcher car le poisson lyophilisé ce n’était pas le top, de quoi être outillée pour jardiner, bricoler et aussi sculpter car c’était là une occupation fort agréable dans ces moments de solitude obligatoire. De plus je pourrais, une fois libérée, revendre les objets de ma fabrication. C’est vrai quoi ! ne perdons pas de temps……..

Pour le second objet, il s’agissait d’un gros cahier pour écrire avec, dans sa couverture, une palette de pinceaux, de l’aquarelle, et des feutres de peinture acrylique. Rappelons-nous que nous avions largement dépasser le « deux en un » de l’ancien temps.

il me restait trois objets, qui seraient trois livres, pas besoin d’effets très personnels, puisque j’étais assurée de mon retour. Là, le choix était compliqué car il fallait tenir six mois.

Sylvie BOCQ, février 2012

Exercice : vous devez partir 6 mois sur une île déserte en emportant 5 objets. Lesquels et pourquoi ?

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:47

L’ÎLE DE TOUCA-TOUCA

Je pars demain vers l’île de Touca-Touca en bonne compagnie du commandant de navire que j’ai comme voisin. Sur l’île de Touca-Touca il n’y a aucune sorte de commerce ni d’infrastructure hôtelière ou de restauration. Aucune trace de la matérialité crée par les hommes. Ceci fait d’elle l’endroit idéal pour le but de notre voyage : la méditation.
Elle doit avoir tente kilomètres de large et s’étend sur 60 en longueur. La végétation est luxuriante, les ruisseaux et cascades laissent couler une eau douce et fraîche au goût incomparable. Les plantes donnent des fruits comestibles la presque totalité de l’année, et la pêche ne pose pas de problèmes à mon commandant. L’île étant fertile et mon voisin volontaire, la condition prioritaire à la survie qui est de se nourrir (primum manducare) est remplie.

Je devrais donc apporter un grand couteau et plusieurs boîtes d’allumettes en un seul paquet au cas où nous ne saurions pas produire du feu par friction entre deux pierres. Il faudra bien griller les poissons ainsi que les poules d’eau ou d’autres animaux à sang chaud qu’on chassera. Le couteau est l’outil le plus indiqué pour les dépecer, voire les abattre. Avec le couteau on découpera des fruits et on pourra même se fabriquer deux lits en feuilles et branches. Je mets donc un couteau dans mon sac.

Pour une raison qu’on ignore, le batelier qui nous amène ne nous permet pas de prendre avec nous plus de cinq objets. Après une longue et profonde réflexion j’ai conclu  que la troisième chose à emporter sur une île déserte sont des serviette hygiéniques pour deux mois, car je ne vois pas encore très clairement comment se débrouillent les femmes qui vivent en tribu au fond de la forêt, coupées des magasins qui délivrent des serviettes. Je trouverai bien au troisième mois !

Primum manducare, deinde philosophare. C’est ainsi que j’ai pensé au quatrième objet : une bible. Le livre m’empêchera de tomber dans le probable état sauvage de celui qui ne s’occupe que de son corps, négligeant de cultiver son intelligence. C’est un livre qui se prête à des multiples réflexions et qui contient des sujets variés et controversés. Il respire la haine et l’amour, il punit et délivre des récompenses. Il chante et il pleure comme cœur qui bat au milieu d’un souffle profond.

Mon cinquième et dernier objet est ce grand stylo d’encre permanent et kilométrique qui fera sortir les boules de mots formées dans ma tête sur le papier que mon voisin apportera.

Avec ces outils essentiels et en fusion avec la nature, je parcourrai un long voyage vers la caverne de l’ours qui demeure dans le cœur de l’île, au son du tambour que je fabriquerai sur Touca-Touca. Trouverai-je dans cet endroit un pommier rempli de serpents ?

Juana Maria MEDINA GARCIAS  Nouméa, février 2012

Le 6 février : quelques haïkus sur l’infidélité par Sylvie

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:38

1/ Routine mène 
à infidélité, oui 
secret vital oh que oui.

2/ fidèle confiant
infidèle très méfiant
telle est notre loi.

3/ Rêve d’un autre
ou d’un ailleurs fidèle,
revient au même.

4/  c’est un beau couple
d’amour tendre  enlacé
il ou elle lassé….

5/ infidèle mêle
rêve et réalité,
vécue ou sentie.

Sylvie BOCQ, février 2012

ATELIER DU 23 JANVIER 2012

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:25

Dans une pièce fermée de l’extérieur, il y a 2 êtres, dont l’un est blessé. Tous deux sont là de leur plein gré. Dans la pièce, il y a : une lampe halogène, un échiquier avec toutes ses pièces , un téléviseur qui ne fonctionne pas, un journal datant d’une semaine, un tournevis.

 

Utiliser tous les éléments sans en rajouter, une intrigue et une chute. Par Sylvie :

Léa et Pierre avaient décidé, malgré cet après midi pluvieux, de maintenir leur balade prévue depuis déjà trois jours. Ils décidèrent d’aller visiter l’intérieur de cette maison au fond du petit bois où ils se promenaient habituellement.
Maison étrange, où ils n’y voyaient jamais personne mais qui était ouverte, semblant  abandonnée mais avec des signes de vie tout de même. La décision était prise, de plus, ils y seraient l’abri.
Arrivés à destination, ils  firent le tour de cette maison de style colonial qui avait une coursive où toutes les pièces ouvraient sur l’extérieur. Certaines étaient fermées, et il était difficile,  au travers des vitres poussiéreuses d’en deviner l’intérieur. Ils s’arrêtèrent devant une des porte entrebâillée, cette pièce semblait être un salon. Pris de hardiesse ils y entrèrent.

Etrange, à l’emplacement qui devait être prévu pour une table basse,  il y  a  un journal qui semble dater, au vu de sa couleur, un échiquier avec toutes ses pièces prêtes  pour un nouveau jeu. Des marques visibles indiquent  la présence d’un canapé et d’un fauteuil mais,  comme la table, ils ont disparus. Tous les deux observent, s’avançant lentement dans cet endroit sombre. Au fond, une télé à même le sol, plutôt  antique avec ses énormes boutons ronds. « Elle ne fonctionne pas », dit Pierre. Léa qui le suit, glisse et chute lourdement en hurlant, elle vient de glisser sur un objet. « Un tournevis », constate Pierre qui se précipite à son secours. Au même moment la porte claque, se ferme et il entend  la serrure qu’on ferme à clef. Il a à peine le temps de se retourner pour apercevoir une ombre furtive.

La peur s’installe. Qui a pu les enfermer dans cette pièce ? dans quel intérêt ? Léa pleure doucement, calmant sa douleur à la cheville. Pierre remarque une lampe halogène, il est supris qu’elle fonctionne, éclairant uniquement le jeu d’échec !

« Si cette situation est là pour nous faire peur, déclare Pierre et bien pas question, si quelqu’un a fermé cette porte il viendra l’ouvrir ». Léa ne le reconnait pas dans cette décision, lui si craintif habituellement.

« Je te propose de commencer une partie d’échec puisque c’est la seule chose lumineuse dans cet endroit. Enfin si tu n’as pas trop mal bien sûr ». Léa accepte, retrouvant le sourire.

Et si tout cela n’était qu’un jeu ?

 

Nouvel double acrostiche de Sylvie

Classé dans : Non classé — joie55 @ 7:08

la vie éternelle
ah ! telle était mon intention
nulle lenteur
tolérable en cette vie
était possible à ce sujet.
rien qu’une illusion,
ni vieillissement ni ride ici et là
et jeunesse tu serais sans terminal.

___________________________________________________________________

la lumière était bleutée
à l’hôpital nation
Nelly dans sa torpeur,
tentait de reprendre vie.
Elle voulait invariablement
Renaître en cette nation.
Nul pour elle n’ était là
et seule elle luttait dans son monde abyssal.

_____________________________________________________________________

Sylvie Bocq, février 2012

21 février, 2012

Atelier du 13/02/2012 : Avec des « chats »

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:48

1/ Dans la peau d’un chat :

Miaou ! Des oiseaux qui volent
et moi qui colle
à ces joncs enduits de goudron dilué
que mon maître a mis
pour chasser des moineaux
et d’autres volatiles
qui se poseront.

Au secours ! Je veux
me libérer
afin d’attraper
cette bonne nourriture
qui me nargue en me survolant.
Maître, venez déjà !
Pitié pour votre chat !

Juana Maria MEDINA GARCIAS  Nouméa, février 2012

1/ L’importance de la syllabe « Cha » :

Ce chat qui chatouille
rend hommage au chameau
caché derrière le cachalot
qui allumait le chalumeau
pour danser le cha, cha, cha.

Champs de chou,
chaloupe enchantée,
chant de lune,
chaleur féline
qui me chagrine.

Chat, chameau, cachalot,
dansons le cha, cha, cha.

Juana Maria MEDINA GARCIAS  Nouméa, février 2012

3/ Dictionnaire loup-phoque qui concerne le chat :

Chat- mot : félidé de compagnie d’un écrivain dans le désert

Chat-pelé : félidé qui avec des prières retrouve ses poils

Chat-pitre : à chaque début ou fin d’histoire, le félidé amuse le public

Chat-pont : félidé qui enjambe une rivière mais à qui il manque quelques choses

Chat-piteau : félidé au faîte de son cirque

Chat-laid : félidé pas beau qui habite la montagne

Chat-rivari : félidé qui met le Bazard et qui change souvent d’idées

Chat-maré : félidé qui a des hauts et des bas, habitant les loyautés

Chat-loupe : félidé en vue grossissante et qui tangue

Chat-moi : félidé très personnel qui aime les sommets

Chat- lent : félidé pas rapide qui regarde les étalages

Chat-luthier : félidé qui vogue et répare les instruments anciens

Jean-Jacques (fév 2012)

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