Atelier d’écriture de la Maison du livre NC

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10 juillet, 2011

Avec Véronique :

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:00

On reçoit un colis mais on ne sait pas de qui il est et ce que c’est :

18 h… Ding dong !
J’ouvre la porte, personne..
En baissant les yeux je suis éblouie par la lumière du péron qui se reflète sur du papier doré.
Je me frotte les yeux et m’accroupit pour le prendre.
D’où vient ce paquet ?
Je le secoue délicatement. C’est assez lourd mais bien calé.
Ça ne peut pas être des fleurs vu le poids.
Et si c’était une petite caisse de vin !!!! ça serait l’idéal, pile poil à l’heure de l’apéro !!
Je déchire le papier sans attendre, la soif m’envahit !
Une petite carte sur le dessus : «Prend soin de toi. Maman »
A l’intérieur je déploie un énorme livre au titre délavé.
« Etude du docteur Sansoiffe : A l’apéro, je bois de l’eau »

Toast : Animer d’une profonde ferveur pour l’écriture….. …et c’est mieux pour tout le monde.
Animer d’une profonde ferveur pour l’écriture,
Je confie mon existence à ces pages blanche,
Noircies par l’encre de mes colères.
Des pages qui font offices de boudoir…
Je crie les mots sur le papier,
A défaut de vous les balancer,
Et c’est mieux pour tout le monde.

Acrostiche avec votre prénom :
Va comme le vent qui
Engourdit mon visage et
Rosit mes joues.
Oublies qui je suis,
N’ai pas peur de t’éloigner,
Ici ou là-bas
Quelle différence ? …
Une envolée d’oiseau t’accompagne
Et je te devine au loin.

6 juillet, 2011

Atelier du lundi 4 juillet

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:59

Acrostiche par Jean-Jacques :

Je et moi conscientisé
En soi intériorisé
Allant de pair avec l’altérité
Nourri de culture sublimée

Jamais sans fin étanchée
Amoureux sans cesse émerveillé
Comme au premier jour commencé
Quête de connaissances constamment renouvelée
Ubiquité savamment raisonnée
Etroite symbiose avec la nature évoluée
Savoirs et sagesse mêlés

et un texte, à partir d’une photo, toujours de Jean-Jacques :
Trop vite, il a grandi trop vite. C’était, il y a peine, peut être, une éternité. Penché, légèrement courbé, dans cette lumière diffuse. S’éloignant, hésitant à se retourner. Mais on ne peut pas retourner à son état de naissance ! Ce landau délabré, vieux déjà, ce cocon obsolète, dont il vient de quitter les limbes évanescentes. Il disparaît dans le blafard de l’avenir incertain, entouré de ruines déjà envahies de végétations malingres. Sa courte vie s’achèvera dans un néant sublime.

Texte sur un beau paquet anonyme : (encore Jean-Jacques ! Wouah !!! très prolifique !!!)
Viiiouououotttt ! La fenêtre s’ouvre toute seule par ce matin ensoleillé. Zzzziiiiouououottt ! Un colis atterrit sur la table de la salle à manger, heureusement on n’avait pas mis le couvert. Un colis qui atterrit par un matin ensoleillé sur la table à manger, pas banal ! Bon, mais on va le prendre comme ça. Donc voyons, voyons ce colis, eh bien il est tout à fait normal, pour un colis qui arrive tout seul par la fenêtre. Enveloppé de papier bleu ciel certes, mais c’est quand même un colis d’un « parallèlèpidisme » ordinaire, sur notre table de salle à manger, c’est pas banal. Et puis qui vient du ciel, pourtant, c’est pas noël aujourd’hui. On aurait pu penser que c’était le père du même nom que le jour cité précédemment qui l’avait envoyé. Les extras terrestres… je n’y crois pas ! Dieu non plus, il n’envoie jamais de cadeaux, il a envoyé son fils et ce n’était pas un cadeau ! Un paquet bleu sur la table de la salle à manger, c’est ennuyeux, il va gêner pour mettre le couvert. Et puis un cadeau qui tombe du ciel, alors qu’on a rien demandé, c’est louche. Est-il vraiment destiné à nous ? N’empêche qu’il est arrivé sur notre table de salle à manger. Et au fait ? Est-ce vraiment un cadeau, ce paquet ? On ne sait pas ! On ne se méfie pas assez par les temps qui courent. Les temps qui courent, les paquets qui volent, allez vous y retrouver avec tout ça. Et puis qu’est ce qu’il contient ce machin là, il est peut être piégé. Volant et piégé, peut être un drone égaré et sa destination n’était peut être pas la table de notre salle à manger. N’empêche qu’il a atterri là, sur la table de la salle à manger, oui c’est vraiment pas banal.
Mon histoire non plus et comme on va pas me croire, il vaut mieux que je l’arrête là, mon histoire.

3 juillet, 2011

Exercice de l’atelier du 27 juin 2011

Classé dans : Non classé — joie55 @ 10:29

Ecrire une poésie à partir de plusieurs poèmes :
Par Sophie
Hérédia
Lecomte de Lisle
Hugo
Gérard de Nerv
al

Et je vis se dressant sur la bruyère rose
L’océan qui splendide et monstrueux arrose
Du sel vert de ses eaux les caps de granit noir
Vois ce spectacle est beau, ce paysage
Immense qui toujours devant nous
Finit et recommence
Et sur la côte au pied des dunes de St Gilles
Le long de son corail merveilleux et changeant
Comme un essaim d’oiseaux les pirogues agiles
Trempant leur aile aigüe aux écumes d’argent
La mer soupire et semble accroitre le silence
Et berce le reflet du monde dans ses plis
Oh qui n’a désiré voir tout à coup renaître
Cet instant merveilleux dont le charme éveilla dans son être
Le souvenir avec le crépuscule rougeoie et tremble à l’ardent horizon
Noyant mes sens, mon âme et ma raison

Un 4 mots :
Musique, mots (ou maux), mystère et mascarade,
par Sophie (encore !) :

Quelle mascarade ! Grinça entre ses dents Thérèse lorsqu’elle pénétra dans le salon éblouissant de la lumière des lustres en cristal. Le brouhaha des conversations ponctuées de rires lui écorcha les oreilles. « Mon dieu que je déteste cela se dit-elle en inspirant profondément, enfin à la guerre comme à la guerre, allons-y ! »
- Madame Richemont, quelle joie de vous revoir ! Ma chère, vous avez embelli, on ne vous voit plus en ville ces temps-ci, quel dommage !
- C’est que…
Elle n’eut pas le temps de répondre, l’autre lui avait déjà tourné le dos et s’envolait vers sans doute plus intéressant qu’elle.
Thérèse se balança d’un pied sur l’autre, hésitante quant à la direction à prendre, buffet ou bar ? Ces réunions mondaines l’ennuyaient et la terrorisaient à la fois. Elle les endurait comme une punition, c’était le prix à payer si elle voulait percer le mystère des lettres anonymes qu’elle recevait maintenant depuis 6 mois. Elle ne savait pas de qui elles provenaient, mais leur lecture distillait une petite musique étrangement familière à ses oreilles. Cela tournait dans sa tête, comme une ritournelle obsédante, un air entendu à la radio, qu’on déteste mais dont on n’arrive pas à se débarrasser. Elle connaissait ce style, cette façon de s’exprimer.
- Madame Richemont, Thérèse ?
- Oh, pardon, j’étais distraite, comment allez-vous Maître ?
- Bien, bien
- Votre épouse, n’est pas là ce soir ?
- Une affreuse migraine, rien de grave néanmoins…
- Tu parles, je connais les migraines de Madame pensa Thérèse, c’est juste pour pouvoir voir son amant. Thérèse était veuve depuis une quinzaine d’années de son juge de mari, elle était restée membre du Country club depuis presque son origine. L’ennui, la curiosité et son sens naturel de l’observation faisaient qu’elle était au courant de tous les petits secrets de ce microcosme de notables. Les lettres anonymes agaçaient au plus haut point sa curiosité, bizarrement, il n’était jamais fait mention d’elle ou de son mari dans ces missives boueuses.
Elle mit le cap sur le buffet ma foi bien appétissant bien que sans surprise, Amélia, la présidente du Club commandait toujours la même chose chez son beau-frère, traiteur réputé de la petite ville. Ses produits bio (enfin pas tout à fait marmonna Thérèse) se vendaient à prix d’or.
- Tu disais Thérèse ?
- Oh Amélia, tu es là ?
- Mmm, délicieux ton buffet !
Amélia haussa un sourcil soigneusement épilé, se toucha fugitivement le visage comme pour vérifier la solidité de son récent lifting.
- Ouiii, Joseph fait des merveilles n’est ce pas ?
- Des merveilles en effet, si naturelles !
- Oui, du bio, du parfaitement bio, ces graines germées, c’est tellement tendance et si sain !
Et voilà la province à l’œuvre songea Thérèse en se tournant vers les rillettes d’oie, au moins cela, c’est de la valeur sûre, avec un verre de Layon, y’a pas mieux sans rigoler…
Amélia la considéra d’un air vaguement dégoûté et lui lança du bout des lèvres :
- Tu restes pour le concert ?
- Un concert, quel concert ?
- Tu n’étais pas au courant ? Judith chante ce soir.
- Judith, quelle Judith ?
- Judith de Noblecourt voyons, notre Judith
Amélia semblait tout émoustillée, elle avait du Noblecourt plein la bouche !
- Noblecourt, mazette et elle sait chanter ?
- Voyons Thérèse, elle a été prima donna à l’Opéra de Toulouse !
- Ah bon !
- Cela va être exceptionnel, exceptionnel, martela Amélia tout en s’éloignant suffisamment vite pour que Thérèse ne puisse lui répondre. Celle-ci acheva tranquillement son deuxième verre de Layon et se retournant se cogna à Jacqueline Mirans.
- Excuse moi, bonsoir Thérèse, la voix haut perché lui vrilla le tympan gauche. Thérèse eut une sorte d’éblouissement, nom d’un chien, c’est elle, je ne sais pas pourquoi, mais c’est elle !
Elle leva les yeux vers le visage déjà fripé et les yeux de sa compagne, des yeux couleur d’onyx, en amande, presque bridés. A cet instant, celle-ci tripotait nerveusement son carré Hermès et lançait des regards vaguement effrayés sur sa droite. Mais de quoi a-t-elle peur ? Thérèse suivit le regard de Jacqueline dont la main allait maintenant de sa jupe écossaise à médaille de la vierge qu’elle triturait dans tous les sens. Soudain, elle se raidit, le Docteur Dolianès faisait son entrée dans le grand salon….

A suivre…

et de Sophie (toujours et encore !!!) : accrostiche avec BRILLANTE

Boule de feu dans le ciel
Roule sur elle-même, couleur de miel
Ivresse de l’aube qui s’étend
Le jour paraît sans qu’on l’attende
Lueur d’espoir dans la nuit grise
Au lointain flottent les balises
Nul besoin de courir, juste respirer
Trouver cet instant précieux de paix
Envouté par le silence jamais désespéré..

 

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